Athia Nu Dem Connexions ("allez, c'est parti, on y va!" en wolof) !

par A l'unisson

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Athia Nu Dem Connexions ("allez, c'est parti, on y va!" en wolof) !

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Athia Nu Dem Connexions ("allez, c'est parti, on y va!" en wolof) ! - A l'unisson

Résidence musicale, hiphop, radio, photo, politique et poétique Dalifort (banlieue de Dakar) ; Ouaga ; Marseille !

 

Présentation du projet

L'idée c'est de donner un peu plus de corps à des connexions artistiques, culturelles et politiques déjà existantes entre des gens vivants à Dakar, Ouagadougou et Marseille. Ça n'est pas un énième projet humanitaire, mais juste des amitiés teintées d'internationalisme qui veulent se donner un peu plus de moyens financiers.

Le HipHop, la musique, la poésie, la radio, la photo nous animent et nous motivent. Aussi elles nous apprennent au quotidien, nous parlent du monde, différemment que les grands médias et politiciens.nes qui ont pris l'habitude de parler à la place des autres sans pour autant les défendre. Encore plus quand, s'il s'agit de l'Afrique.

Nous avons envie d'avoir un peu de temps pour nous voir, nous entendre, partager et créer ensemble.
Nous allons aussi improviser au fil des rencontres, alors nous ne pouvons pas vous dire en avance tout ce que nous allons faire précisément mais nous savons que nous aurons de la matière (sons, images, vidéos, histoires de vies)...

Pour le moment, on peut vous dire qu'il y aura des enregistrements live de musiciens, de rappeurs, de poètes, de musiques que nous avons déjà créées et/ou finaliser en collaboration. Aussi des ateliers avec les enfants du quartier, des photos, des émissions radios lives en wolof, avec parfois des interviews traduites en français, des textes, des dessins, des repas en communs, des concerts de rue et des tasses de thé à faire tourner. On prendra ensuite le temps de faire voyager toutes ces matières entre Marseille, Dakar et Ouagadougou pour qu'elles prennent formes et traduisent les envies de chacun.une. 

Origine du projet

"Ils peuvent fermer les frontières mais ils ne fermeront pas les esprits". Amadi aka Dima Entertainment

Même avec la fermeture des frontières, nos envies de nous rencontrer demeurent !

Nous ne pouvons pas accueillir nos ami.es en France et nous sommes quelques uns.es à avoir le privilège de pouvoir voyager et se rendre au Sénégal. Dans les médias, rarement la parole est donnée aux premiers.es concernés.es pour entendre les raisons de leurs migrations, leurs désirs d'aller découvrir le monde, leurs colères, leurs vies quotidiennes et leurs aspirations pour l'avenir. Pourtant en Afrique et au Sénégal, pleins de paroles, de témoignages, de coups de gueules, d'organisations collectives existent et font bouger les choses ici et là. Les gens ne sont pas sans voix ! Et ça donne envie de partager cela plus largement.

Nous sommes plusieurs à animer l'émission La Turbine tous les mardis soirs sur Radio Galère, 88.4 FM à Marseille, autour du hip hop et de productions musicales internationales. Nous diffusons des sons, des interviews, nous parlons des contextes de productions de ces musiques et des liens que tout ça engendre. ( http://www.radiogalere.org/?q=audio/user/133 )

Plein de gens autour de nous, au Burkina, au Sénégal et en France, en ont marre des projets de solidarité, de développement et/ou humanitaires parachutés ici et là. On vient prendre leurs paroles, leurs musiques, leurs cultures sans qu'il n'y ait forcément de retours sur place, dans les lieux d'où sont parties ces créations. Les échanges sont souvent biaisés.

Alors, essayons tout d'abord de se rencontrer, s'entraider concrètement, tendre vers des formes de réciprocité, malgré les inégalités existantes.

Aussi de nombreuses personnalités, de référents, de lectures nourrissent ces dynamiques et seront avec nous dans nos valises, notamment :

- "Afrotopia" de Felwine Sarr :

"Le continent africain pourrait envisager ces riches cultures comme des forces d'adaptation au changement et les mobiliser autour de nouveaux enjeux sociétaux. Un des plus impérieux est l'élaboration d'une véritable culture démocratique, qui libère les intelligences, les forces et les énergies d'un continent jeune et débordant de vitalité, en les faisant participer à l’œuvre de construction d'un mieux être collectif et individuel. Pour cela, il faut reprendre possession de ses espaces politiques (minés du dedans et du dehors), mais également de ses ressources, et repenser ses économies, ses formes institutionnelles, et les ré-enchasser dans leurs socio-cultures respectives.

Pour mener à bien ces chantiers, deux ressources sont fondamentales. L'autonomie et le temps propre. La première permet d'opérer ses choix: prendre le temps de trier, d'expérimenter, de cueillir soigneusement des fleurs provenant de différents jardins, d'en humer les fragrances et de construire sereinement son bouquet par son art de l'arrangement floral. La seconde est le refus de la cadence imposée de l'extérieur, par l'établissement d'un temps propre qui permet de mener à bien ses expérimentations. C'est le temps de la forge, celui nécessaire à la combustion et à la formation des alliages de métaux. Aussi, il s'agit de refuser la course, il n'y a personne à rattraper, sinon à être au meilleur de soi-même"...
( P. 44-45)

- "A qui profite la culture noire?", N°3 du journal Negus.

- ” L’esprit de liberté, de dignité, de compter sur ses propres forces, d’indépendance et de lutte anti-impérialiste […] doit souffler du Nord au Sud, du Sud au Nord et franchir allègrement les frontières. D’autant plus que les peuples africains pâtissent des mêmes misères, nourrissent les mêmes sentiments, rêvent des mêmes lendemains meilleurs. ” Thomas Sankara - Août 1984

A quoi servira l'argent collecté ?

Dans un premier temps, en complément du matos son à notre disposition, les sous récoltés permettront d'acheter du matos pour aller enregistrer avec des musiciens et rappeurs du quartier de Dalifort, et en laisser sur place, payer des billets Ouaga-Dakar pour des musiciens du Burkina, et avoir de quoi faciliter l'organisation de ces jours de création commune.

Si nous en avons plus, cela nous permettra d'être plus à l'aise (Nourritures, transports, matos) sur les temps de rencontres, et d'encore plus diffuser ce qui naîtra de ces retrouvailles et échanges. L'idée d'une compil, d'un cd avec livret regroupant les productions a été lancée...

Nous avons déjà organisé plusieurs repas de soutien dans différents lieux de Marseille, pour avancer sans attendre, se rencontrer et avoir déjà de la trésorerie pour les premières dépenses. Ce financement est complémentaire de cette dynamique.


Notre équipe

Il y a tout plein d'amis.es de Marseille, Ouaga et Dakar, avec qui l'on a parlé de cela, partagé des pas de danse, des plantations et récoltes, des repas de folie, des interviews radios, des coups de gueule et des rires ! Merci à vous !

Pour cette année, nous sommes peu à nous déplacer. On verra par la suite. Athia Nu dem connexions !

Voilà déjà l'équipe qui sera à Dakar à cette période :

Obscur Jaffar, musicien, poète, ingénieur du son et animateur en éveil musical. Burkinabé et vivant à Marseille, il est un fils de Thomas Sankara et œuvre dans la musique depuis 10 ans au moins ! 

Gillou a grandi à Dakar, il continue de faire des allers-retours entre Marseille et Dakar, notamment à Dalifort, une banlieue proche du quartier plus chic où il était au lycée. Saxo, radio, gros son dans les oreilles et pas de danses chaloupés. Un peu de pain brioché et toujours du chocolat dans la poche !

Amadi -Ibrahima Wone- est un des artisans en direct du Sénégal, entre Dakar et Mbour, avec des rêves de voyage, de bon son, de tournois de luttes, d'underground, de pieds dans le sable.

Fousséni Diarra , un des musiciens des musiques déjà créées viendra de Ouagadougou avec Valian, poète et professeur de mathématiques.

Clément a déjà mis les pieds à Dakar en 2017 avec Gillou. Il a bien échangé avec les artistes et habitants de Dalifort, et enregistré des histoires de vie, des interviews d'artistes, et réalisé des graffitis sur les murs ou pour des rappeurs de Dalifort.

A Marseille il y a aussi Marie-Anna, formatrice culturelle ayant travaillé 2 ans à Dakar et 2 ans à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), elle est une des personne ressource pour l'administration et la communication.

A Marseille toujours, Mac Djoje et Modou Begue Fall font des résidences de répétitions et des concert "ATHIA NUDEM", avec Obscur jaffar.

Nous ne citons pas encore les musiciens et rappeurs qui seront avec nous. On garde un peu de surprises quand même.
Et en plus, on souhaite bien continuer à cheminer, continuer à impliquer d'autres amis.es et se rencontrer avec d'autres pour enrichir tout cela, même à distance géographique...

Indépendanse à écouter !






Le blog du projet : https://athianudemconnexions.com/

Concert Dalifort le 02 mars 2018

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