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Un potager à Bougoula (Mali)

par AFRIC'AVENIR

Vers l'émancipation des femmes du village de Bougoula et le développement de la permaculture. Nous avons besoin de vous!

Ce projet est porté par l’association Africavenir, fondée en 1992 par des étudiants du Magistère d’Economie du developpement à Clermont Ferrand au Centre d’Etude et de Recherche sur le Développement International. Nous sommes particulièrement sensibles aux projets de développement en Afrique car notre formation est ouverte aux étudiants d’origine Africaine. Depuis ses débuts, l’association a su réaliser plus d’une vingtaines de projets dans les domaines scolaires, de l'entreprenariat, de la santé, de l'éducation… Tous dans un seul but : réduire la pauvreté et rendre acteurs de leur développement les habitants locaux.

         En un clin d'oeil 

       Le projet Un potager à Bougoula 

Augmenter la production du potager ; Rendre les femmes du village de Bougoula plus autonomes grâce à la hausse de leurs revenus ; Favoriser la transmission du savoir par ricochet sur d’autres habitant.e.s du village ; Une appropriation de nouvelles techniques agricoles (la permaculture) ; Créer un projet qui à terme ne nécessitera plus d’apports financiers extérieurs ; Sensibiliser à la préservation de l’environnement en alliant au volet économique, la performance l’écologie.


Pendant la saison sèche, d’octobre à mai, le village de Bougoula est en proie à une pénurie d’eau pour le potager. Pour l’usage courant, l’eau ne manque pas grâce au forage équipé à motricité humaine du village. Cependant, les deux puits du jardin potager n’ayant pas atteint la nappe phréatique ne sont pas loin du tarissement pendant la saison sèche et ne permettent pas une utilisation pour l’ensemble des cultures. La sécheresse du sol engendre des pertes dans le potager qui sont amplifiées par l’apparition de termites. 

Après plusieurs discussions avec les femmes du village, et suivant les conseils d’un ingénieur agronome, nous avons trouvé une solution réaliste alliant efficacité et culture locale : la permaculture. Ce système de conception s’efforce de voir les écosystèmes dans leur globalité et de tirer profit de leurs interactions tout en étant en adéquation avec les conditions locales. Son but est de récréer un écosystème autonome qui, à long terme, ne nécessiterait plus d’arrosage et serait capable de s’auto-portéger des maladies. 

Concrètement, notre projet consiste à former cinq femmes volontaires du village de Bougoula aux techniques de la permaculture pour qu’elles puissent ensuite les développées dans leur propre potager. 


Afin de les aider à la mise en place d’un tel changement dans leur potager, nous souhaitons qu'un formateur spécialiste dans ce domaine, les accompagne lors de leur retour à Bougoula. Le but est de les aider à appliquer ce qu’elles auront appris lors de la formation et, surtout, de mettre en place le «design » du potager : c’est-à-dire les bases du système de rétention d’eau ainsi que les combinaisons possibles d’espèces pour un meilleur rendement.

Pour pallier ce problème d’eau, les habitants du village vont creuser deux grands fossés (des baissières) aux endroits où le niveau du sol est le plus bas afin que l’eau, pendant la période des pluies, ne ruisselle pas inutilement. Il faut s’avoir qu’actuellement, lors de la saison des pluies, l’eau des crues se déverse dans le Niger tout en provoquant une érosion des sols. Or, avec les baissières et l’utilisation des courbes de niveaux du sol, il sera possible de récupérer l’eau des crues en lui permettant de s’infiltrer dans la terre. Cela crée des nappes phréatiques proches du potager. Ainsi, le potager demandera moins d’arrosage et, à terme, les femmes n’auront plus besoin d’irriguer.

Le second problème touche aux parasites que sont les termites. Ils se nourrissent de bois et de feuilles et surtout ont envahi le potager. Ils constituent aujourd’hui un véritable fléau pour les récoltes des arbres fruitiers et autres espèces de plantes dans le potager. L’idée est de mettre en place le système du push-pull (en français le “pousser-piéger”). Les femmes vont introduire des plantes répulsives à proximité des autres espèces tandis que des plantes qui attirent les termites seront disposées autour du potager en guise de “barrière naturelle”.

Enfin un grillage sera mis en place pour éviter des dégradations à cause des animaux errants. Au fil des années et surtout de son usure, il sera complété et remplacé par des plans d’acacia sénégalais (qui sont des espèces de ronces très denses). Les acacias sont des plantes sahéliennes très résistantes au climat et de vraies barrières naturelles, même contre les chèvres. Ils seront également cultivés dans le potager.

Quelque temps après la mise en place de ce projet, le potager devrait être plus productif et la pénurie d’eau devrait s’estomper d’ici 2 à 3 ans et ceux de manière définitive. 

Les femmes pourront vendre leur surplus de marchandises dans les villages environnants. L’introduction de nouvelles espèces de plantes et l’augmentation de leurs productions devrait susciter un fort intérêt lors des marchés. Les femmes de l’association vont devenir un vecteur de la promotion de la permaculture.


Le choix de former des femmes n’est pas anodin !

La hausse de leur revenu et la gestion de ce projet de developpement leur permettront de devenir plus autonomes. Le rôle de la femme au sein du ménage devrait prendre de l’ampleur et par effet de conséquence, elle aura un pouvoir de décision plus important. De plus, on sait scientifiquement que les femmes investissent davantage de ressources pour la santé et l’éducation de leurs enfants ainsi que de temps et de support émotionnel que ne le font les hommes. Cela est d’autant plus vrai en Afrique de l’Ouest. Nous souhaitons que le développement de ce potager soit l’étincelle qui permettra à de nombreux habitants de sortir de la pauvreté.

Le réel but de ce projet est effectivement l’émancipation de la femme par la connaissance et le travail. 

Plus globalement, les projets comme celui-ci représentent un enjeu d’autant plus important aujourd'hui car l’accentuation des migrations de travail (surtout masculine) sous l’effet des crises économiques, du developpement des conflits et des conséquences désastreuses du réchauffement climatique, accentuent le rôle essentiel des femmes dans le développement notamment pour la survie de leur famille et des villages. 



Si vous souhaitez soutenir notre projet ainsi qu’encourager des moyens innovants pour lutter contre la pauvreté, sous toutes ses formes à travers le monde, contribuez à “Un potager à Bougoula”.





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10/04/2018
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Christian BARTHOULOT
25/03/2018
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OLIVIER ENGELBACH
24/03/2018
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