Porteur d'espoir pour le village de Yorodondé.

En 2013, Agroécologie & Solidarité organisait une formation ambitieuse d'animateurs en agroécologie au Sénégal.

Parmi les bénéficiaires, Kalilou a su faire preuve d'une motivation et d'une volonté qui forcent l'admiration. De retour dans son village, près de Tambacounda (Sénégal oriental), il a rapidement débuté ses activités de mise en pratique et de démonstration agroécologiques. 

Convaincue par son engagement, Agroécologie & Solidarité se propose avec votre aide de soutenir la démarche de cet homme au grand coeur et d'accompagner l'émergence d'un nouvel espoir pour le village de Yorodondé. 

Kali Bâ, dit Kalilou, a 40 ans. Il est issu d'une famille paysanne d’origine Peule et habite le village de Yorodonde, au Sénégal oriental. 

Devant l'évident manque de débouchés professionnels, il décide en 1997 de tenter l’aventure de l’émigration. Il choisit la voie terrestre et traverse le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Libye, l’Algérie et le Maroc. Sans visa ni papiers, il est pourchassé par les polices des différents pays, emprisonné, battu, humilié, exploité par les passeurs, et frôle à plusieurs reprises la mort de faim, de soif ou d’épuisement. Son périple cesse net à la frontière espagnole lorsqu'il est arrêté par la garde-frontière et renvoyé au Sénégal. Cela aura duré deux ans et demi. De retour dans son village natal, il se marie et alterne entre travail de la terre et petits boulots en zone urbaine. En activité temporaire comme gardien de maison à Thiès, il se lie d'amiitié avec Olivier Guillaume, un technicien Français à qui il décrit les difficultés de son village. 

 

Les habitants de Yorodondé vivent majoritairement dans des cases constituées de briques d’argile chapeautées de paille. On aperçoit parfois de grandes bâtisses cimentées construites par les émigrés. Elles sont équipés de panneaux solaires qui permettent aux habitants de charger leurs téléphones et de suivre les matchs de foot ou les combats de lutte à la télévision. 

Deux associations de femmes pratiquent le maraîchage à proximité des puits du village. L’eau étant très profonde (environ 40 m), ces dernières passent beaucoup de temps à puiser pour les besoins ménagers et arroser les potagers. La terre de Yorondondé est encore fertile. On y cultive surtout des céréales: du sorgho, du mil, du fonio, du riz, du maïs et des arachides pendant l’hivernage. Les forêts s'éloignent du village et servent de réservoir à bois pour la cuisine, les clôtures, la menuiserie et la charpente. La fabrication du charbon de bois qui alimente les grandes villes contribue grandement à la déforestation.

Les difficultés se font ressentir lors de la période de « soudure », alors que les greniers sont vides et que la nouvelle récolte n’est pas encore là. Certains font appel à un parent émigré en Europe où ailleurs. D’autres vendent du bétail ou recourent à l'emprunt. Ceux qui tombent malade rechignent à se rendre à l’hôpital, trop honéreux. Bien souvent, ils y vont trop tard. Beaucoup y meurent.

 

Soucieux d'aider Kalilou et ses proches, Olivier s'est mis en quête de solutions et s'est rapproché d'Agroécologie & Solidarité. 

Kalilou a fait preuve d'un grand enthousiaste et s'est porté volontaire pour participer à une formation à l'agroécologie dispensée par l'association et ses partenaires à N’Diemane de janvier à avril 2013. Entre deux cessions, il commençait un compost à l'ombre d'un grand arbre et montrait aux femmes du village comment fabriquer des pesticides naturels à partir des feuilles du neem. Aujourd'hui, Kalilou prépare sa parcelle de 3 hectares pour l'hivernage. Il y creuse des planches à économie d’eau et veut commencer à pratiquer le zaï pour son sorgho, auquel il souhaite associer du maïs et de la courge. Il souhaite également expérimenter des pratiques dites d'agroforesterie, qui consiste à associer les arbres aux cultures. 

 

Les habitants du village s'intéressent à la démarche de Kalilou. Certaines femmes se disent prêtent à travailler à ses côtés mais attendent de voir des résultats avant de s'engager pleinement. 

Pour convaincre le village, Kalilou doit démontrer pratiquement les bienfaits de l'agroécologie combinée à l'agroforesterie et, pour cela, remédier au problème de divagation animale (les bêtes se nourrissent des jeunes plants !). Il peut espérer en l'espace de quelques années redonner au sol sa fertilité, recréer une biodiversité perdue et mutiplier ses rendements agricoles par trois. 

 

Cette collecte vise à soutenir Kalilou dans sa démarche de mise en pratique et de démonstration à travers :

- l'achat de petit outillage essentiel au travail de la terre et de semences reproductibles;

- l'achat de graines d'accacia mellifera, arbre à croissance rapide et aux propriétés fertilitaires, en outre très utile contre la divagation animale;

- le financement d'un périmètre grillagé, qui serait par la suite réutilisé par d'autres villageois ;

- le creusement d'un puits à usage collectif ;

- le renforcement des connaissances et des compétences techniques de Kalilou, en partenariat avec nos partenaires maliens ;

- l'appui à l'organisation par Kalilou de sessions de formation auprès d'autres paysans locaux;

- et à terme, la diffusion du programme à une plus grande échelle.

Agroécologie & Solidarité place en effet toute sa confiance en Kalilou pour former son entourage à ces pratiques agricoles pérennes, mélant tradition et modernité. Par ce programme, il est offert aux habitants de Yorodondé et des villages alentours l'opportunité d'améliorer concrètement leurs conditions de vie et celles des générations futures, de trouver une solution écologique et durable à l'exode rural et à l'émigration. 

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AnnaHebrard

16/07/2014
Cette région a désespérément besoin de ce que propose l'agroécologie. Bon courage Kalilou !
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