Association des amis des orgues et de la musique de Saint-Mihiel

Préservation du patrimoine

Association 1901 ayant pour objet la renovation et la reconstruction des Orgues de Saint Mihiel, notamment l'Orgue historique de l'Abbatiale Saint Michel, construit en 1792 par le facteur nancéien Jean-François VAUTRIN, élève de Nicolas DUPONT et de François-Henri CLICQUOT.

Nos actions en cours

Qui sommes-nous ?

L’association a pour objet de porter le projet de rénovation et de reconstruction des Orgues Historiques de l’Abbatiale Saint Michel, de sensibiliser le public au sauvetage nécessaire de ce patrimoine en péril, et de collecter autant de fonds que possible pour financer leur rénovation et leur reconstruction.


 

Un peu d'histoire ...
 

L’aventure a débuté le lundi 25 janvier 1988, à l’Hôtel de Ville de Saint Mihiel, grâce au concours de Messieurs Pierre LAHALLE GRAVIER, Dominique LESTRADE, Claude DIDIER, Marcel YONQUE, Michel LETELLIER, Christian AUBERT, Alain PERELLE, Jean-Luc HERO, Roger DUMEZ, Maurice DELAMARCHE, Georges MARTIN, de Madame Anne-Marie MORLET, et avec le soutien de l’abbé Michel WILLEMARD.

 

Au fil des années, malgré le succès de son activité, l’association fut mise temporairement en sommeil en attendant des jours plus propices pour faire aboutir le projet tant les réticences politiques furent nombreuses.

 

Mais les années passèrent et n’épargnèrent pas l’orgue. Asphyxié par la poussière et les déjections de chauve-souris accumulées depuis plus de 60 ans sans entretien, aurait pu rester définitivement silencieux sans la précieuse action de son actuel titulaire Joël LAISSY qui, en 2015, décida de faire bouger les lignes.

 

Afin de sensibiliser et informer un large public sur l’état de l’orgue, Joël créa une page dédiée à l’instrument sur le réseau social Facebook. S’en suivirent la publication d’articles dans les journaux locaux (comme ici, ou bien ) pour témoigner de l’état d’abandon de l’orgue et de l'urgence absolue de sa restauration. Le raisonnement est simple : plus sa restauration est repoussée, plus élevé en sera le montant ; et si ce montant devient trop important pour être supporté par la municipalité, inexorablement, l’instrument sera définitivement condamné au silence
 

 

En avril 2016, dans l'Abbatiale, Joël LAISSY fit par hasard la rencontre Vivian HOUZELOT, organiste originaire de Nancy. De leurs nombreux échanges est née une amitié et une passion commune pour le sauvetage de l’instrument. Si bien qu’en été 2016, les deux organistes décidèrent de relever un défi un peu fou : nettoyer l’orgue avec pour seuls moyens leur volonté, leur passion, leur abnégation, et … un bon aspirateur ! Avec l’accord de la mairie, les deux organistes ont alors entrepris la dépose de toute la tuyauterie du grand orgue, de la pédale et du récit pour nettoyer un à un chaque tuyau, les sommiers et autres parties de l’instrument exposées à la poussière. Ils ont également colmaté chaque fuite des soufflets, layes et porte-vents.

 


 


 


 


 

Un an plus tard, au terme de cette entreprise, bien qu’encore très malade, l’instrument retrouvait souffle et puissance. Tous leurs efforts pour ce patrimoine abandonné furent unanimement salués et reconnus. Si bien qu'en novembre 2017, à Paris, Joël LAISSY et Vivian HOUZELOT reçurent de la part de Stéphane BERN et d'Olivier de ROHAN-CHABOT le Prix National du Pèlerin "du plus grand musée de France".


 


 

Cette dynamique initiée par le titulaire de l’orgue a permis aux habitants de reprendre conscience de l’état de son patrimoine si bien que le 15 décembre 2018, sous l’impulsion de Dominique LESTRADE (Administrateur et gestionnaire de l’association en sommeil), de Xavier COCHET ( Maire de Saint Mihiel), et de Pierre HIPPERT (Adjoint à la culture), l’association des Amis des Orgues et de la Musique de Saint Mihiel fut réactivée, avec le projet de restaurer les orgues historiques construits en 1792 par le célèbre facteur nancéien Jean-François VAUTRIN.

 

Depuis 2018, l'action conjointe des deux organistes, de la municipalité, et de l’association a permis de récolter pas loin de 160 000€ de dons privés pour financer ce projet (ici et ).

 

Un résumé des actions en cours et à venir de l'association est présenté dans ce reportage vidéo de France3.

 

 

L'orgue de l'Abbatiale Saint Michel :

La présence d’un orgue dans l'Abbatiale est très ancienne. Mais l’orgue tel qu’il est aujourd’hui est le fruit du travail successif des facteurs Jean ADAM (1681), Jean-François VAUTRIN (1792), JACQUOT-JEANPIERRE (1881) puis Théodore JACQUOT & Fils (1931).
 

 

La naissance de l’orgue fut possible grâce à l’action de l’Abbé DOM HENNEZON qui transforma l’abbaye en profondeur. Le 1er août 1679, DOM HENNEZON signa un marché avec le facteur Jean ADAM, originaire du nord meusien. Initialement, l’orgue commandé devait être plus modeste que ce qui fut finalement réalisé - et visible de nos jours. En effet, c’est au grès de sa construction qu’il fut décidé d’en augmenter sa taille, notamment en y ajoutant - chose inédite et parfaitement étrangère à facture française de cette fin du 17ième - « deux grosses tourelles pour y faire une montre de seize pieds en montre ».

 

Le buffet tel qu’il est visible de nos jours fut réalisé lors de cette commande. Un grand nombre d’artisans locaux et régionaux ont participé à sa construction : Claude JEANSON, Lucq BRIFFAUX, Jacques MATTHIEU, maître HUMBERT La VEUFVE (menuisiers), Christophe PIEGOROT et Claude LAURENT, (compagnons), Mathieu ROUSSELANGE, et bien d’autres charpentiers, scieurs, ferronniers, serruriers. Les magnifiques sculptures monumentales et autres ornements sont, eux, l’œuvre du maître-sculpteur François MOLLET. Une couronne du duché de lorraine coiffe chaque tourelle de pédale tandis qu'une couronne royale domine l'ensemble de l'instrument. La réalisation du buffet fut supervisé et dirigé par un moine de l’abbaye, frère Jean BROCARD.

 

Cet orgue était constitué de trois claviers (positif de dos, grand-orgue, écho) avec pédale et un accouplement à tiroir grand-orgue/positif. Il fut livré pour le printemps 1681 et sa composition était vraisemblablement la suivante :

 


 

Choses remarquables à retenir :

sa composition est très avant-gardiste pour l'époque : en effet, la Bombarde de 16 pieds installée est la toute première Bombarde de pédale attestée en France. La seconde Bombarde de 16 pieds connue fut construite après 1691 à Notre-Dame de Paris,

le Gros Nazard 5 1/3 est également le premier Gros Nazard installé et attesté en France. Le second Gros Nazard 5 1/3 fut construit en 1699 dans l'orgue de la Basilique Saint-Denis,

au-delà de sa registration moderne et innovante, l'orgue se singularisait davantage des orgues de son époque grâce à son architecture, elle aussi avant-gardiste, liée à la présence des deux tourelles de pédale indépendantes de 18 pieds de hauteur.

En résumé, l'orgue de Saint-Mihiel avait donc plus de 10 ans d'avance sur les grands orgues contemporains parisiens de cette fin du 17ème siècle ! Unique orgue de France de l'Ancien Régime à posséder cette particularité architecturale, à la pointe de la facture de l'époque, l'orgue de Saint Michel était incontestablement l'un des plus beaux - si ce n'est le plus beau - orgues français du 17ième.
 

 

Cependant, les goûts musicaux évoluèrent au fil du temps, si bien qu'un siècle plus tard, l'orgue fut jugé démodé. Il fut alors décidé de construire un orgue intégralement neuf tout en conservant le magnifique buffet. Le 20 Juillet 1789, soit six jour après la prise de la Bastille, les moines bénédictins signèrent avec Jean-François VAUTRIN, le marché de la construction du nouvel orgue. L'instrument fut livré en 1792. Malgré les troubles révolutionnaires, il échappa au pillage et à la destruction.

 

Ce nouvel orgue était constitué de quatre claviers dont deux demi-claviers (positif de dos, grand-orgue, récit, écho) avec pédale et un accouplement à tiroir grand-orgue/positif. En 1792, la composition de l'orgue VAUTRIN était la suivante :

 


 


 

L'orgue de VAUTRIN était incontestablement d'esthétique "classique français".
 

 

Le milieu du 19ième siècle vit l'arrivée de l’ère "romantique", durant laquelle on vit disparaître les caractéristiques de l'orgue "classique français" au profit de la multiplication des jeux de huit pieds et l'apparition de claviers dits "expressifs". L'orgue de Saint Michel n'échappa à cette évolution esthétique puisqu'il fut décidé de modifier l'orgue VAUTRIN en remplaçant les demi-claviers de récit et d'écho par un clavier complet de récit expressif. Ces travaux furent confiés à la maison JACQUOT-JEANPIERRE en 1880-1881. Néanmoins, la composition du positif de dos, du grand-orgue et de la pédale resta inchangée.

 

En 1881, la composition de l'orgue JACQUOT-JEANPIERRE était la suivante :

 

En 1917, durant la première Guerre Mondiale, l'orgue n'échappa malheureusement pas à la réquisition de sa tuyauterie par les troupes allemandes, qui fut vouée à être fondue en munitions et shrapnels. La magnifique tuyauterie de VAUTRIN, romantisée par JACQUOT-JEANPIERRE, disparut à jamais.


 


 


 

En 1917, durant la première Guerre Mondiale, l'orgue n'échappa malheureusement pas à la réquisition de sa tuyauterie par les troupes allemandes, qui fut vouée à être fondue en munitions et shrapnels. La magnifique tuyauterie de VAUTRIN, romantisée par JACQUOT-JEANPIERRE, disparut à jamais.
 

 

Avec les dommages de guerre, la reconstruction de l'orgue et de sa tuyauterie fut possible en 1931. Ces travaux furent confiés à la maison JACQUOT & FILS. La tuyauterie fut fournie par le tuyautier MASURE de Paris, et les jeux de fonds et d’anches furent respectivement harmonisés par Pierre JACQUOT et Jean PERROUX. Les majeures modifications furent les suivantes :


 

  1. Ajout d’une machine Barker dans le soubassement de l'orgue pour alléger le toucher.
  2. Ajout d’une seconde laye fut ajoutée aux sommiers du grand-orgue
  3. Ajout d’une trompette de 8 pieds au récit expressif
  4. Remplacement du tirage mécanique des jeux du récit par un tirage pneumatique.

 
 

Cet orgue de 1931, l'actuel, est assez hétéroclite car majoritairement d'esthétique classique, mais avec un clavier romantique. A cela s’ajoute une Fourniture-Cymbale du grand-orgue bien trop aigüe car mal adaptée à l'orgue et à l'édifice. A sa décharge, la manufacture JACQUOT & FILS ne savait pas comment composer les pleins-jeux, registres bien trop éloignés et étrangers à sa facture et à son esthétique.

 

Bien que de qualité et homogène, l'harmonisation de l'orgue est donc d'esthétique "néo-classique hybride" ; il est possible d’y jouer un large répertoire, mais sans "éclat", et de manière assez creuse. Au-delà de ces questions d'esthétique discutables, son état est tel qu'il n'est, de toute façon, plus possible de faire vibrer les oreilles des mélomanes et les murs de l'Abbatiale.

 


 

État actuel de l'instrument :

Sans compter les dégâts causés par les déjections des chauves-souris, l'orgue a souffert d'un manque d'entretien, de l'humidité permanente de l'Abbatiale et des infiltrations d'eau de la toiture - aujourd'hui résolues. Le dernier relevage de l'instrument date de 1958. Cela fait donc 62 ans que ce joyau est abandonné dans son écrin. Ce dernier relevage fut possible grâce à Pierre CAMONIN, nommé curé de Saint Mihiel en 1955.
 

 

L'orgue est actuellement jouable mais d'utilisation capricieuse voir facétieuse. La machine Barker, selon qu'elle soit décidée ou non à répondre, génère quelques cornements assez disgracieux lors des offices. Lorsque la machine nous fait grâce de ses cornements, elle vibre ou claque telle une batterie ou un trémolo. Inutile de mentionner que tout organiste non averti est surpris tant le touché des claviers demande de la gymnastique et de l’anticipation ! Le tirage pneumatique des jeux du récit est totalement inutilisable malgré les nombreuses tentatives de réparation ; les jeux de fonds du récit sont donc tirés en permanence.

 

La table d'un des sommiers du grand orgue est fendue à plusieurs endroits au niveau du registre de la Fourniture-Cymbale de 9 rangs. Certaines gravures de la double laye des sommiers du grand orgue ne sont plus étanches ce qui rend l’utilisation des jeux d'anche impossible (cornement). La majorité des boursettes n'est plus étanche ce qui induit de grosse fuite et une pression insuffisante pour alimenter l'orgue en vent. Les guides en laiton des soupapes sont très oxydés ou parfois cassés si bien que les soupapes ne sont plus étanches. Le tirage des jeux est difficile car les registres coulissent mal. Beaucoup de porte-vents sont fendus et engendrent des fuites et du bruit qui parasitent le fonctionnement de l'orgue. L'accord général et l'harmonisation sont donc totalement à revoir ; bien que l'orgue ne sonne pas mal et faux, on ne peut dire qu'il sonne juste !

 

 


 

 


 

 

Certaines vergettes sont cassées ou bien à terre car les rondelles de cuir qui se vissent à leur extrémité sont trop abimées pour tenir en place. La mécanique des claviers, les accouplements et les tirasses ne sont pas totalement opérationnels et méritent un relevage complet.
 

 

La tuyauterie a aussi souffert de manipulations plus ou moins heureuses car nombreux sont les tuyaux tordus ou écrasés, et donc muets. Les tuyaux en montre de 16 pieds des tourelles de pédale s'arrachent au niveau des suspentes sous l'effet de leur propre poids (ou des mouvements d'affaissement du buffet) et nécessitent une intervention d'urgence pour ne pas tomber dans la nef.

 

 


 


 

Sur le plan de la conception, le récit expressif ajouté en 1881 étouffe littéralement la tuyauterie du grand orgue. Le grand orgue ne respire donc plus et ne remplit pas la voute de l'Abbatiale comme il devrait.
 

 

L'alimentation électrique devra être totalement restaurée et remise aux normes car elle est trop vétuste et représente un risque potentiel d'incendie dans l’instrument.

 

L’état général du buffet n’est guère meilleur que la partie instrumentale. Outre la poussière et les déjections, la lumière et les rayonnements solaires ont eu une incidence non négligeable sur toute sa partie méridionale puisque le bois est totalement blanchi. Les parties qui ont été exposées aux infiltrations d'eau présentent des traces noires qu'il faut traiter de toute urgence. La couche de protection (cire, vernis?) est totalement partie au fil des années si bien que le bois n'est plus protégé efficacement. Certaines parties sont fortement piquées par des insectes xylophages, notamment les tuyaux en bois et les faux sommiers. Un traitement de fond est nécessaire pour stopper cette invasion. Enfin, on peut remarquer que le buffet s'est affaissé au fil des siècles, ce qui peut poser problème, à long terme, sur la stabilité globale de la structure.


 


 


 

Vous l’aurez compris, et les illustrations le prouvent, l'orgue de l'Abbatiale est très malade. Il ne peut plus tenir ses missions cultuelles et culturelles. Votre soutien et votre aide sont donc nécessaires et essentiels à sa sauvegarde et à sa renaissance. Nous ne sommes que dépositaires d'un joyau que nous devons tenter de sauver et pour le léguer fièrement aux générations à venir. C'est également un devoir de mémoire que nous devons à nos ainés qui nous ont transmis cette merveille. C'est respecter leur travail, leur art et leur facture.

Le projet :

Initialement, et pour donner suite au travail de sauvetage engagé par Joël LAISSY et Vivian HOUZELOT, il fut décidé de financer le relevage de l'instrument JACQUOT & FILS de 1931. Mais très vite le doute s'installa dans l'esprit de tous. En effet, un simple relevage n'aurait aucun sens artistique puisque l'orgue serait un orgue "JACQUOT" d'après guerre, parmi tant d'autres, aux sonorités assez peu exaltantes, d'esthétique néo-classique et sans grand intérêt pour les mélomanes et artistes.
 

 

C'est pourquoi, au fil des discussions et échanges avec d'autres organistes, suivant les conseils avisés et éclairés du technicien conseil Christian LUTZ et de la DRAC, il fut décidé d'orienter le projet artistique vers une restauration complète, avec restitution à l'identique de l'orgue historique d'esthétique "classique français" de Jean-François VAUTRIN. En effet, les orgues classiques français du 17ième et du 18ième siècle ont presque tous disparus en Lorraine. L'orgue de Saint Michel redeviendra alors le plus important orgue classique français de Lorraine.

 

Dans ce projet, tous les éléments postérieurs à cette époque (dont la machine Barker, la boîte expressive, les sommiers et la mécanique du récit) seront déposés. La mécanique et les sommiers des demi-claviers de récit et d'écho seront eux intégralement reconstruits. L'actuelle console sera modifiée et reculée pour intégrer les quatre nouveaux claviers refaits à neuf selon les principes de la facture de DOM BEDOS de CELLES.

 

Un pédalier à la française neuf sera construit en remplacement de l'actuel. L'ancien banc conçut par VAUTRIN, et conservé depuis des années dans l'arrière-chapelle, retrouvera enfin sa place à la nouvelle console après restauration.

 

La mécanique sera intégralement refaite à neuve et toutes les parties existantes de l'époque de VAUTRIN seront restaurées. Une tirasse mobile sera construite entre le pédalier et le clavier du grand orgue selon les techniques de l'époque.

 

La tuyauterie métal sera intégralement reconstruite en recopie de la tuyauterie de VAUTRIN. La tuyauterie en bois de VAUTRIN sera conservée et restaurée. L'ensemble de la tuyauterie sera accordé au ton de VAUTRIN. Le tempérament sera inégal mais pour le moment, sa définition exacte n'est pas arrêtée. La tuyauterie sera harmonisée selon l'esthétique classique français de la fin du 18ième siècle.

 

Le buffet sera intégralement nettoyé et protégé. Les parties manquantes ou abimées seront reconstruites à l’identique. Les trompettes des anges qui surplombent les deux tourelles latérales du grand orgue seront désoxydées et leurs dorures seront restaurées.

 

Ces travaux feront l'objet de plusieurs tranches suivant le financement apporté par l'association et vos dons. La première tranche des travaux, à savoir la restauration du buffet et du grand orgue débute officiellement mi-janvier 2021. Le facteur d'orgue retenu pour ce magnifique projet n'est autre que la célèbre et réputée maison CATTIAUX-CHEVRON.

 

 

Une histoire de facteurs ...
 

Jean-François VAUTRIN est né le 26 Mars 1755 à Charmes (Vosges). Meilleur élève du célèbre et réputé facteur Nicolas DUPONT (Nancy), il lui succéda en 1781 à sa mort.
 

 

Nicolas DUPONT fut formé à Paris chez l'illustre facteur du roi François THIERRY, ultime représentant d'une dynastie majeure de la facture d'orgue parisienne, à qui l’on doit, notamment, la construction du grand orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Jean-François VAUTRIN a donc été formé par son maître à la noble facture royale du début du 18ième siècle.

 

Jean-François VAUTRIN a également été formé à la grande facture royale de la fin du 18ième siècle, représentée par la dynastie des facteurs CLICQUOT puisque dans un écrit adressé au maire de Remiremont, en 1803, il atteste avoir parfait son art auprès de François-Henry CLICQUOT, petit fils du célèbre facteur du roi, Robert CLICQUOT, à qui l’on doit, en autres, la construction de l’orgue de la Chapelle Royale du château de Versailles.
 

 

Jean-François VAUTRIN, talentueux et réputé facteur de son époque, a donc été indirectement formé à l'école des grands maîtres de la facture royale d'orgue français du 18ième siècle. L’orgue de l’Abbatiale Saint Michel fut le premier orgue neuf construit par ses soins. Malheureusement, il n'a pas pu exercer et développer son art comme ses maîtres car l'arrivée de la Révolution française brisa net sa carrière : pour subvenir à ses besoins, il devint inspecteur du parc de Coussey.

 

La manufacture sélectionnée pour la reconstruction de l'orgue historique de Jean-François VAUTRIN est la maison CATTIAUX - CHEVRON Successeur. Bertrand CATTIAUX et Olivier CHEVRON furent, entre autres, en charge de la reconstruction et de l'entretien de l'orgue de Notre-Dame de Paris, de la Chapelle Royale de Versailles, et de la Cathédrale de Poitiers. Très humbles et admiratifs de la facture de ces grands maîtres du 18ième, Bertrand et Olivier purent tout au long de leur carrière découvrir, admirer, comprendre, et maîtriser à la perfection cette facture et l’harmonie à la française – à l'instar de Jean-François VAUTRIN à son époque.

 

L'orgue de Saint Michel sera donc assurément reconstruit selon la facture de l'époque de ces célèbres facteurs HENRI, CLICQUOT, DUPONT, à l'image du travail réalisé en 1792 VAUTRIN.
 

 

Le sérieux et la qualité de la maison CATTIAUX-CHEVRON sont unanimement reconnus si bien qu'en avril 2020, l'entreprise fut réquisitionnée par le Général GEORGELIN et l'Architecte en chef des Monuments Historiques Philippe VILLENEUVE pour assurer le démontage, le nettoyage et le sauvetage de l'orgue de Notre-Dame de Paris (avec le concours de l'atelier QUOIRIN).

 

L'association est donc très fière et émue de soutenir ce projet auprès d'Olivier CHEVRON et de Bertrand CATTIAUX. L'avenir de l'orgue Saint Michel est entre de bonnes mains. Olivier CHEVRON et son équipe interviendront sur la partie mécanique et sur la tuyauterie, Bertrand CATTIAUX interviendra sur l'accord générale et l'harmonisation.
 

 

Votre soutien est plus que nécessaire pour nous aider à cofinancer les différentes tranches de la reconstruction de l'orgue VAUTRIN. Dans ce but, nous sommes heureux de lancer notre opération de parrainage des tuyaux du Grand Orgue.

 

D’avance MERCI pour votre générosité ! Merci pour l'orgue !

 

 

ADOPTE UN TUYAU :
 

Le but de cette opération est de parrainer et financer la reconstruction du tuyau de votre choix du grand orgue. Une liste des tuyaux est disponible en cliquant sur ce lien « adopte un tuyau ». Nous avons édité un tableau dans lequel figure le don du parrainage de chaque tuyau, registre par registre et note par note. Les prix vont de 5€ pour les plus petits à plus de 1000€ pour les plus gros.
 

 

Chaque don compte, il n'y a pas de petits ou de gros dons. Votre nom figurera dans un registre en parchemin qui sera entreposé dans le soubassement de l'orgue le jour de son inauguration officielle. Cet acte symbolique témoignera aux générations futures de l'effort collectif auquel nous avons tous consenti pour leur léguer ce magnifique patrimoine.

 

Nous réfléchissons également à la possibilité de graver votre nom sur le tuyau. Toutefois, si cela s’avère trop complexe, une gravure laser de votre nom sera réalisée sur une plaque en chêne (ou châtaignier) qui sera fixée au mur de soutien de l'orgue situé dans l’arrière-chapelle Saint Michel.
 

 

Cette opération de parrainage est ouverte à toutes les personnes, physiques ou morales.

 

Comment faire ?

 

Très simplement : il vous suffit de cliquer sur le lien « adopte un tuyau ». Vous serez dirigés vers une page sur laquelle tous les tuyaux à parrainer sont disponibles, en fonction de la note, de la nature du jeu et de son prix. Lorsque votre choix sera fait, il vous faudra alors cliquer sur la case qui correspond au tuyau que vous souhaitez parrainer. Vous serez alors redirigés vers une nouvelle page sur laquelle vous renseignerez vos coordonnées, le montant du don correspondant au tuyau. Surtout, n’oubliez pas de renseigner dans la case adéquate le nom du (ou des) tuyau(x) que vous souhaitez parrainer.
 

 

Les données recueillies seront collectées par l’association en vue de tenir à jour notre fichier de donateurs et donatrices. Cela nous permettra de leur envoyer notre newsletter. En aucun cas ces données ne seront cédées, vendues ou échangées, elles resteront confidentielles et internes à l’association. Seuls le Président, le Secrétaire et le Trésorier de l’association auront accès à vos données dans le cadre de leurs missions respectives.

 

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Toute l’équipe du bureau de l’association vous remercie d’avance pour votre concours et aide !