Un film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald.


Entrée du camp de Buchenwald"Nous qui sommes restés en vie et qui sommes des témoins de la brutalité nazie, avons regardé avec une rage impuissante la mort de nos camarades. Si quelque chose nous a aidés à survivre, c'était l’idée que le jour de la justice arriverait. Aujourd'hui, nous sommes libres. Nous, ceux de Buchenwald, avons lutté en commun contre les SS, contre les criminels nazis, pour notre libération. Une pensée nous anime :  notre cause est juste, la victoire sera nôtre. Notre idéal est la construction d'un monde nouveau dans la paix et la liberté."

Extrait du serment de Buchenwald, prononcé le 19 avril 1945

RÉSUMÉ

11 avril 1945, le camp de Buchenwald est libéré d’une manière singulière et magnifique. Deux faits historiques expliquent cette libération qui se fait à la fois de l’extérieur par l’arrivée de l’armée du Général Patton et de l’intérieur, grâce à l'insurrection menée par les groupes de la résistance interne internationale.

Les derniers survivants français de ce camp témoignent de leur lutte pour leur survie au jour le jour. Le croisement de ces vécus nous permettra de mieux comprendre la mise en place, l’évolution de la résistance interne et le rôle qu’elle a joué en sauvant des milliers de vies.

Gare de Buchenwald

OBJECTIF DE LA CAMPAGNE

Jusqu’à présent nous ne disposions que de témoignages individuels épars et peu de témoignages filmés. Ce projet a pour but de réaliser une oeuvre pionnière, un documentaire synthétisant de manière construite de multiples témoignages sur la résistance des Français dans le camp de Buchenwald.

Cette campagne est organisée par l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos pour supporter le travail de réalisation d'Anice Clément (site internet).

Les tournages et les interviews ont été réalisés en intégralité entre Janvier 2014 et Septembre 2016.

Les fonds récoltés serviront à financer le travail de post-production  qui comprend le montage, la création d'infographies et de "motion design" sur les bases de documents d'archives, les titrages, le mixage audio, l'étalonnage et la colorimétrie.

Buchenwald Rose

NOTE D’INTENTION

Buchenwald, le camp

Il faut imaginer l'immense émotion de ces milliers de déportés, enfin libres, après des mois et des mois de lutte contre la mort, rassemblés sur la place d'appel de Buchenwald, pour un serment rempli de foi en l’avenir. Quelques jours auparavant, le 11 avril 1945, c’était la défaite du commandement nazi, enfin.

La résistance dans les camps

Si aujourd'hui on connaît bien la vie et le fonctionnement des camps, qu'ils soient d'extermination ou de concentration, il est un aspect que l'on connaît moins, la résistance dans ces camps.

A ce titre, Buchenwald et ses kommandos, où près de 58 000 personnes trouvèrent la mort, a été le lieu d'une résistance exceptionnelle, magnifique qui a pu sauver et redonner espoir à des milliers d'hommes.

Le camp de Buchenwald, ouvert dès 1937, a d'abord enfermé des allemands anti-nazis, puis des résistants et des politiques de toutes nationalités. Au prix de mille intrigues, de mille risques, ils parviennent  à établir une résistance clandestine active. Comment a-t-elle pu naître et croître au cœur de cette machine à broyer l’homme ?

Comment l'esprit de résistance a-t-il réussi, malgré la faim, le froid, les coups, les maladies et tant d'autres dangers, à vaincre la haine et l'organisation nazie ? Où ces hommes ont-ils puisé suffisamment de force pour échapper aux assassins, aux traîtres, aux brutes ? Sans nul doute, ces résistants, endurcis par leur passage dans les prisons, unis par la solidarité et le courage, portés par leur foi humaniste, se sont surpassés.

C'est ainsi que ceux qui voulaient « anéantir l'humain dans l'homme », ont été vaincus et comme l'a dit Guy Ducoloné « l'armée des matricules a gagné ». Ces hommes, sortis vivants de l'enfer nazi, ont fait le serment de témoigner leur vie durant, au nom de leurs frères disparus et de lutter pour un monde meilleur.

Une résistance magnifique, née dans l’enfer concentrationnaire

Résister dans les camps nazis c'est tout faire pour rester en vie, garder sa dignité, tenter de survivre à l'entreprise de mort voulue par les SS. La résistance passe par une lutte de chaque jour pour ne pas dépérir sur le plan physique, moral et intellectuel.

La résistance c'est la solidarité, c'est un état d'esprit, de camaraderie, c'est penser à l'autre autant qu'à soi, la solidarité c'est une soupe en plus, un geste amical, des chaussures, une veste, et quelquefois, l'envoi dans un kommando moins dur que les autres. La résistance c'est croire en la victoire et saboter le plus possible la machine de guerre nazie.

La résistance à Buchenwald, c’est encore plus, c’est réussir à se faire accepter par les anti-nazis internés dans le camp,  à lutter avec eux,  à créer un rassemblement, le CIF (Comité des intérêts Français) et un groupe de défense armée (la BFAL) et c’est parvenir à se libérer le 11 avril 1945, sans verser de sang, alors que les américains sont à l’approche.

LES INTERVENANTS

Floréal Barrier 

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Né le 3 Janvier 1922. Après des actes de résistance, il est arrêté, fait de la prison et part en déportation à Buchenwald, pendant 19 mois. Il participe aux activités hautement clandestines de la résistance, notamment au sein de la “Brigade Française d’Action Libératrice”. S'il est revenu, il le doit aux camarades, à la solidarité. Profondément communiste, il aime à dire qu'il n'est pas impossible ”d’être soi et d'être tous”. Commandeur dans l’Ordre de la Légion d'honneur, membre de la Présidence de l'Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos, président du Conseil des Anciens Détenus auprès de la Fondation du Mémorial de Buchenwald.

Raymond Renaud

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Il a été le camarade de Floréal Barrier au block 40. Raymond, arrêté comme jeune communiste, est déporté après 13 mois de prison. Très vite, il est repéré par la résistance clandestine et intègre un groupe de combat. Par miracle, il survit au bombardement d'août 44 et assiste à la récupération des fusils de la Gustloff (l’usine d’armement). Le 11 avril 1945, Raymond participe à la libération du camp.

Bertrand Herz 

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Victime des lois antisémites, Bertrand est arrêté à 14 ans, avec ses parents et sa sœur, à Toulouse. Il part en déportation le 30 juillet 1944 et arrive à Buchenwald après un voyage dantesque de six jours et six nuits. Bertrand et son père sont transférés au kommando de Niederorschel, en tant que juifs politiques. Après la mort de son père, en janvier 1945, il se retrouve seul. Le 10 avril 1945, il est de retour à Buchenwald. Le lendemain, il est témoin de la libération du camp.

Gaston Viens

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Né dans une famille de militants communistes, Gaston participe très tôt aux actions de la résistance dans le Vaucluse. Arrêté, il fait plusieurs mois de prison puis est déporté le 30 Juillet 1944. Il a connu la solidarité, celle du partage, de l'amitié. Il a vécu l'engagement et le respect de la parole donnée. Gaston intègre la résistance interne qui sauvera des milliers de déportés et des centaines d'enfants.

François Perrot

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Né en novembre 1921, il entre en résistance alors qu'il est encore étudiant. En tentant de rejoindre le Général de Gaulle, il est arrêté puis déporté et envoyé au Kommando de Berlstedt. Très vite, avec deux autres déportés, ils forment un petit groupe d'amitié et d'entraide. Ils ne se quitteront plus. Avril 1945, après deux marches de la mort, ils sont au bout de leurs forces, quand enfin les américains les libèrent. Si François Perrot a survécu ainsi que ses camarades, c'est grâce à la fraternité et à leur volonté de s'en sortir pour témoigner. Il a été pendant de nombreuses années le Président de la Fédération nationale des déportés et internés de la résistance.

Aron Bulwa

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Aron naît en 1929, en Pologne, pays rongé par l’antisémitisme. En 1944 tous les Juifs de sa ville sont rassemblés dans le ghetto de Lodz. Pratiquement toute sa famille disparaît. En Janvier 45 il est évacué au camp de Buchenwald, Aron a alors 15 ans. Il est  placé dans un des blocks destinés aux enfants. Il fera partie de ces 903 enfants qui seront sauvés grâce à l’action de la résistance interne.

Jacques Moalic

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Jacques entre en résistance alors qu’il est encore étudiant. Tentant de rejoindre le général de Gaulle, il est arrêté et emprisonné. Il sera déporté en Novembre 1943. Il travaille sur les terribles chantiers extérieurs, cependant il a la chance d’être dans un block de jeunes qui se remontent le moral entre eux. Proche de la résistance interne, il n’échappe pas au  Kommando d’Ohrdruf. Après une marche de la mort particulièrement meurtrière, il rejoint le camp et participe à la libération. Jacques est un des derniers témoins du terrifiant  Kommando d’Ohrdruf.

Dominique Durand

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Dominique est le fils de Pierre Durand, ancien déporté et historien de Buchenwald. Il est lui-même écrivain et journaliste. Membre actif de l’Association Buchenwald-Dora, Il revient régulièrement sur les lieux à l'occasion des différentes manifestations. Il est président du Comité International Buchenwald-Dora.

L'EQUIPE DE PRODUCTION

Réalisation

Anice Clément | anice-clement@orange.fr | www.aniceprod.fr

Post-production

Arecam | contact@arecam.fr | www.arecam.fr


Nous remercions les collaborateurs de la Fondation des Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora et les bénévoles de notre association pour leur aide.


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Association Association française Buchenwald Dora et Kommandos

Association française Buchenwald Dora et Kommandos

L’association a été fondée dès le retour des Déportés, le 1er juillet 1945, par deux personnalités de premier plan, toutes deux déportées à Buchenwald, Marcel Paul (1900-1982) et le colonel Frédéric Henri Manhès (1889-1959).

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Sylvain REGNIER

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JEAN LUC GERBAL

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damien mansion

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