Cultures-Robinson

par Association Intermèdes Robinson

Cette collecte est terminée.

Cultures-Robinson

par Association Intermèdes Robinson

Cette collecte est terminée.

5 000 euros de DONS, c’est nous donner un peu de liberté , nous encourager à maintenir le travail éducatif auprès des jeunes enfants Rroms.

PRIX DES DROITS DE L’HOMME DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

 

 

Depuis des années, l’association Intermèdes Robinson réalise

à Longjumeau, particulièrement dans le quartier grand ensemble,

un travail en pédagogie sociale, essentiellement un travail de rue.

 

À partir d’ateliers qui prennent directement place dans les espaces publics, il s’agit de proposer aux parents, enfants, adolescents et adultes du quartier, une action de réappropriation des espaces et de la vie publique.

 

Notre action est ancienne et s’est déployée à partir de deux associations, dont la première a commencé les ateliers de rue en 1997.

 

Ces ateliers de rue sont une pratique caractéristique et commune en pédagogie sociale ; on la retrouve chez ATD Quart Monde, mais aussi dans toutes les organisations qui ont décidé de reconquérir les espaces publics , pour en faire des espaces de vie, pour produire et habiter ensemble.

 

Le travail à partir d’ateliers de rue modifie profondément les relations sociales et éducatives. Nul n’est contraint, les enfants vont et viennent librement. De même tout est gratuit. De fait, autour des ateliers, les âges et les cultures se mélangent naturellement. On tisse petit à petit des relations conviviales qui vont s’intensifiant.

 

Un des paradoxes dans ces pratiques de rue, c’est que leur apparente fragilité (pas de local, pas d’espace consacré) cache en réalité une grande force : les relations créées sont libres et authentiques ; elles sont durables, car les ateliers sont durables.

 

LA PEDAGOGIE SOCIALE, UNE PEDAGOGIE CREATRICE AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION SOCIALE

 

Nous nous inspirons fortement, en les transposant dans le social des conceptions de Gilles Clément : c’est dans les espaces (urbains) délaissés, dans les friches sociales, que peuvent naître et s’inventer les relations sociales les plus nécessaires.

 

C’est aussi pour cette raison que tout naturellement, nous avons mené nos ateliers de rue auprès des enfants et familles Rroms dans les bidonvilles  et que nous poursuivons les relations éducatives établies malgré les expulsions et les violences politiques, économiques et sociales que subit cette population (mais qui nous concernent tous).

 

Prenant acte aussi du déficit de place donnée à la Petite enfance dans notre société et dans la Ville,  et faute de pouvoir créer de véritables crèches sociales réellement ouvertes à tous les enfants, ; nous avons mis en œuvre des actions innovantes pour les moins de 6 ans , le DAEV (Dispositif d’accès à l’Eveil) qui permet à tous les enfants et leur famille, de trouver dans les espaces publics un accueil inconditionnel qui propose de mettre en œuvre une réelle continuité éducative , des situations enrichissantes et épanouissantes sur un plan affectif , social, moteur, sensoriel et cognitif.

 

Les relations avec les enfants et tous les âges sont suivies. On se permet aisément de sonner aux portes, d’appeler les gens, de venir aux nouvelles.

 

 

À Intermèdes Robinson, les ateliers ne sont qu’un élément de l’ensemble; il y a aussi les terrains maraîchers, anciennes friches confiées par les villes voisines, qui accueillent les enfants, les adolescents, des adultes isolés comme des familles (en groupes ou tous ensemble), pour des activités de jardinage et d’apiculture communautaires.

 

Les jardins de l’association sont terrains de vie : ils permettent les jeux mais aussi le travail des enfants qui utilisent de vrais outils et contribuent réellement à la production.

 

Les légumes produits sont ensuite partagés entre ceux qui le souhaitent et qui ont travaillé. Le surplus est donné dans le quartier sous la forme d’un « marché gratuit ».

 

Les marchés gratuits donnent lieu à des ateliers de cuisine en collectif et de masse , pour s’apprendre ensemble à créer et à produire.

 

UNE PRECARITE IMPOSEE POUR DES ACTIONS INNOVANTES

 

Or, depuis quelque temps, la plupart de ces expériences ont en commun de rencontrer des difficultés qui sont trop massives, trop absurdes pour être considérées comme

fortuites. Il faut bien que ce soit notre manière même de travailler qui soit aujourd’hui en butte aux  politiques essentiellement locales et municipales.

 

Nous retrouvons ainsi envers toutes nos actions une attitude commune : un déni assez habituel de reconnaissance, alors que nos actions fidélisent souvent de nombreux enfants, de nombreuses familles et contactent justement les personnes les plus éloignées des institutions traditionnelles.

 

La fragilité de nos subventions, suspendues à des projets renouvelables chaque année, perpétuellement évaluables, nous oblige à un travail administratif et comptable complexe, professionnel, énorme…

pour lequel nous n’avons aucun financement. Pire, nous devons sans arrêt définir et redéfinir nos actions en petits morceaux pour répondre à tel ou tel appel à projets. Et nous devrons bien entendu rendre des comptes sur chacun de ces petits morceaux

 

 

Nous courons sans arrêt le risque de perdre les maigres moyens de nos activités. Ainsi, les emplois aidés qui nous permettent d’employer trois permanents et un apprenti nous coûtent un peu plus cher chaque année.

Pourtant, il s’agit d’actions reconnues, d’autant plus qu’elles répondent à des besoins sociaux urgents et qu’elles s’adaptent à des publics prioritaires.

 

 

C’est donc une situation bien contrainte que subissent les porteurs de projets en pédagogie sociale.

Et de fait, notre association n’est pas la seule, loin s’en faut, à se trouver ainsi en difficulté : toutes les initiatives que nous connaissons de ce type sont aujourd’hui en grande difficulté.

 

 

 

Pourquoi donc tant de haine et surtout si peu de soutiens ? Il semble en effet que nos actions aient bien du mal à être reconnues et prises en compte par les collectivités et institutions publiques.

Pourtant elles coûtent beaucoup moins cher que la moindre petite structure même vide que l’on trouve à tous les coins de rue.

La raison semble être crue et nue. On nous reproche semble-t-il une forme d’indépendance et ce contact direct que nous avons avec les familles, les enfants et les habitants.

Pire, les objectifs de revitalisation de l’espace public semblent bien contrevenir aux nouvelles politiques sécuritaires et de résidentialisation.

On rêve d’espaces publics désertiques, contrôlés et vidéosurveillés.

L’éducation, la prévention (la vraie, pas cette absurde « prévention de la délinquance ») ont-elles encore leur place dans la France d’aujourd’hui ?

 

AUJOURD’HUI : UNE SITUATION D’URGENCE

 

   Cette tendance aboutit aujourd’hui à son paroxysme. L’initiative sociale et citoyenne semble faire les frais de nouveaux choix économiques et politiques et les structures aussi innovantes que la nôtre, mêmes anciennes sont aujourd’hui fermées, ou menacées.

 

 Nous ne savons pas à ce jour si nous pourrons terminer l’année 2013, si nous pourrons poursuivre nos activités .

 Nous qui inventons des modes d’éducation et de travail social durables (au sens où on parle de développement durable) sommes face à un défi : comment pourrons nous nous-mêmes durer. ?

 

OBTENIR UNE AUTONOMIE NECESSAIRE

 

  Face à un contexte institutionnel et social si hostile, que nous connaissons tous , il devient capital que nous puissions développer d’autres modes de financement , et que nous  soyons de moins en moins dépendants des institutions.

 

L’appel aux dons est l’un de ces moyens.

Aussi nous nous adressons à vous pour que vous puissiez nous aider à être plus libres, moins dépendants, plus durables et plus efficaces dans notre lutte contre toutes les précarités.

Chacun peut donner et de ce fait participer ainsi à notre action.

 Nous proposons bien entendu à ceux qui nous soutiennent de nous rejoindre sur nos ateliers et dans nos projets . Vous pouvez venir jardiner, cuisiner avec nous.

 

Mais si cela semble difficulté par éloignement ou circonstances de la vie, nous pouvons aussi vous accueillir lors de certains événements : soirées conviviales, stages de formation à al Pédagogie sociale.

Nous vous proposons également de recevoir nos « KroniKs »,  qui montrent concrètement et semaine après semaine , comment fonctionne la Pédagogie Sociale.

 

NOTRE OBJECTIF : 5 000 euros avant fin 2015.

 

  5 000 euros de DONS, c’est nous donner un peu de liberté , nous encourager à maintenir le travail éducatif auprès des jeune  enfants Rroms. Concrètement 5000 euros c'est le coût du poste annuel (en emploi d'avenir) de Laura , notre pédagogue roumaine , qui fait merveille.

 

Pour adhérer a l'association, envoyer une demande avec l'objet "adhésion", à intermedes@orange.fr
Pour recevoir des nouvelles de l 'association, envoyer un message avec l'objet "informations" à Intermedes@orange.fr"

 

 POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’ASSOCIATION INTERMEDES :

 

Association Intermèdes-Robinson

28 rue des Marguerites

91160 Longjumeau

 

 Site : http://assoc.intermedes.free.fr

Blog : http://recherche-action.fr/intermedes/ 

Vidéos : http://www.dailymotion.com/user/Cultures_Robinson/1

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Association Association Intermèdes Robinson

Association Intermèdes Robinson

Élisabeth FRICOTEAUX
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