LOGEONS SOLIDAIRES EN PAYS BASQUE !

par association Maillâges

Cette collecte est terminée.

LOGEONS SOLIDAIRES EN PAYS BASQUE !

par association Maillâges

Cette collecte est terminée.

Développer et pérenniser un dispositif de cohabitation solidaire entre les générations en Pays basque et dans les Landes

Présentation du projet

Il s’agit ici de contribuer à consolider le poste de la chargée de mission qui assure la formation et le suivi des binômes.



Contenus et objectifs de l’action

   La décision de mettre en place un dispositif de cohabitation intergénérationnelle entre des familles avec enfants et des jeunes (ou des moins jeunes d’ailleurs) est née de la même manière que lors de la création du dispositif qui lie les seniors avec les personnes accueillies. 

Concernant ce dernier, nous avons démarré « en douceur » dès septembre 2012, avec une prise de connaissance des besoins des particuliers en Pays basque, région qui nous semblait propice à un développement de ce service eu égard à sa démographie et à l’extension de son centre universitaire (UPPA, EGC /KEDGE, Collège d’ostéopathie…). C’est donc une étude de terrain à laquelle ont procédé des membres bénévoles de l’association, (dont l’un en est d’ailleurs devenu le directeur). 

Des rencontres avec des structures au contact des seniors, des articles dans la presse et une information à destination des jeunes ont permis de contribuer à structurer notre projet en même temps que nous le présentions au titre du Fonds Social Européen début 2013. Son acceptation en mars nous a permis de « passer la vitesse supérieure » et d’entrer dans le concret avec l’embauche en septembre d’un premier chargé de mission, suivie en janvier 2014 de celle d’une jeune femme à mi-temps. Les résultats n’ont pas été immédiats. La période des élections municipales nous a en particulier fortement ralentis dans notre présentation du dispositif aux ccas des communes basques, et ce n’est que depuis le mois de mai 2014 que ces structures commencent à faire appel à nous. Toutefois, sur le plan quantitatif, le nombre de binômes formés sur des périodes plus ou moins longues (de 2 mois à 8 mois voire davantage) commence à être significatif, puisqu’à ce jour (début 2015), une vingtaine de « couples » ont vu le jour depuis septembre 2013. Les organismes en contact avec les personnes âgées ont peu à peu identifié Maillâges comme un interlocuteur crédible et comme un appoint fiable dans le cadre du maintien à domicile des seniors et de la rupture de leur isolement. Tout reste néanmoins à faire, et il nous faut continuer à informer les personnes âgées, leurs enfants et les aidants familiaux et professionnels et à les convaincre que cette solution de cohabitation est, sinon la seule, du moins l’un des outils dont on ne pourra pas se passer au fil de l’évolution démographique et du vieillissement de la population. 

La mise en place d’un dispositif analogue entre les familles avec enfants et les jeunes relève de la même logique. Plusieurs facteurs nous font penser qu’il y a une forte demande de la part des parents et que, parallèlement, cette formule constitue une porte d’entrée intéressante pour des jeunes ayant du mal à accéder à un logement. 

Premier élément : le nombre de familles monoparentales ne cesse d’augmenter. Conséquence directe de ce phénomène : il devient délicat pour les « parents solo » qui travaillent d’assurer sereinement leur mission professionnelle et d’assurer un suivi de leurs enfants à leur sortie de l’école. Ce don d’ubiguïté, déjà difficile à avoir lorsque le foyer est constitué de 2 personnes, prend une nouvelle ampleur lorsqu’un père ou une mère assument seuls leurs responsabilités. 

Deuxième point : les salariés ou indépendants en horaires décalés ont également des difficultés logistiques lorsque se profile la rentrée scolaire. Les accompagnements à l’école et les retours de classe deviennent vite des casse-têtes chinois lorsqu’on est infirmière, aide-ménagère ou boulanger. Les grands-parents jouent le rôle de « tampon » lorsqu’ils le peuvent. Le système D fait aussi partie des solutions, avec ses limites (entraide avec le voisinage…), tandis que les entreprises de service à domicile proposent aux familles une présence moyennant un coût pas toujours facile à assumer même en tenant compte des réductions fiscales qui lui sont associé. 

Troisième élément : la mise en place des nouveaux rythmes scolaires semble de nature à déstabiliser l’organisation des parents, même s’il est un peu tôt pour en tirer des conclusions définitives. A Pau où cela a été imposé dès la rentrée 2013, les mécontentements sont légion, même si, par principe, tout changement s’accompagne d’une vague protestataire. Les enfants restent plus longtemps dans l’enceinte scolaire et semblent plus fatigués. 

Quatrième argument qui plaide en faveur de notre dispositif : certains jeunes ont du mal à accéder à un logement. Et bénéficier d’une chambre quasi gratuite constitue une opportunité intéressante, même au prix de quelques heures passées en compagnie d’enfants plus ou moins turbulents. 

Enfin, l’intérêt pour les jeunes enfants d’accueillir chez eux « un grand frère » ou « une grande sœur » nous semble évident pour leur équilibre. Mieux vaut se confronter à un jeune adulte qu’à un écran, qu’il soit de télévision ou d’ordinateur. 

Ici comme dans notre dispositif de cohabitation seniors – jeunes, il s’agit d’établir des règles de fonctionnement dès le départ. Le jeune hébergé ne se substitue en aucun cas à un(e) aide éducatif de type assistante maternelle, famille d’accueil ou autre. Il n’est là que pour veiller sur le(les) enfants) de la famille au sein de laquelle il est hébergé. Il peut, certes, être amené à jeter un œil sur les devoirs ou à préparer un repas et à faire dîner les enfants si les parents ne sont pas encore rentrés. Cette relation doit être considérée comme un échange de type « présence auprès des enfants contre une chambre », un échange « gagnant – gagnant » qui n’implique pas une présence quotidienne 7 jours sur 7 à heures fixes. Et les services rendus ne relèvent pas du domaine d’un emploi rémunéré. 

Publics ciblés

Les étudiants, certains jeunes en service civique, les jeunes demandeurs d’emploi ou en formation font partie des personnes auxquelles on pense spontanément lorsqu’on pense aux personnes accueillies. Toutefois, notre expérience a montré que des populations plus âgées et en réelle difficulté d’accès au logement étaient intéressées par ce que l’association proposait et c’est ainsi que nos hébergés sont âgés de 17 à 53 ans. 

Les familles bi et monoparentales seront bien entendu les hébergeurs auxquels nous nous adresserons en priorité.

Les seniors aussi, bien entendu…


Origine du projet

Au départ, il s'agit de rompre l'isolement des seniors en même temps que de lutter contre le mal logement des jeunes

A quoi servira l'argent collecté ?

Il servira à contribuer à la pérennisation du poste de la chargée de mission

Notre équipe

Je présente mon équipe.

Donner euros

Donner 20 euros

Association association Maillâges

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