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Association - Association Tendre la Main

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Qui sommes-nous ?

Madame Nafaa, quel est votre statut au sein de l’association Tendre La Main ? 
  Je suis la fondatrice de l’association humanitaire « Tendre La Main ». Je suis née le 20 avril 1960 à Palestro, Wilaya de Bouria en Algérie. Je suis venue vivre en France à l’âge de 22 ans avec mon mari, je vis en région parisienne depuis les années 80. J’ai quitté les bancs de l’école à l’âge de dix ans afin d’être entièrement au service de ma mère qui était souffrante. Si je tiens à insister sur le fait que je n’ai pas fait d’études, et à dire que les épreuves de la vie et les actions sur le terrain m’ont beaucoup appris et donné en expériences, c’est parce que je lutte aussi contre les préjugés, je souhaiterai être une source de motivation pour toutes les personnes qu’on méprise car celles-ci ne sont pas diplômées et qui ainsi perdent confiance en elles en oubliant qu’elles ont souvent un grand potentiel.

– Qu’est-ce qui vous a mené vers l’humanitaire ?
  Mon déclic a vu le jour en 1999, durant le mois de Ramadhân, lorsque j’ai écouté un appel qui a été lancé par une association humanitaire sur les ondes de Radio Beur invitant les auditeurs volontaires pour prendre en charge une femme venant d’Algérie, plus précisemment de la ville de Oran, accompagnée de sa fille âgée de deux ans pour des soins à l’hôpital Robert Debré, en France. Touchée par cet appel à la solidarité, j’ai directement appelé l’association en question. Je me suis engagée à apporter, chaque soir, le dîner, le repas de la rupture du jeûne à cette dame. Je n’ai plus de nouvelles de celle-ci, j’aimerai fortement la retrouver. Avant cette première action, je n’avais aucune idée de ce que signifiait une association, j’ai décidé alors de me joindre à l’équipe des bénévoles de cette association.

– Comment avez-vous créé l’association Tendre La Main ?
  En mai 2002, dans l’exercice de mon bénévolat, je me suis rendue en Algérie avec un don de 100 pulls que j’ai apporté à l’hôpital de Mustafa Bacha (service des cancéreux) à Alger. J’ai été très émue en rendant visite aux malades et à mon retour en France, j’ai voulu créer une association pour que je puisse travailler dans mon pays d’accueil et à l’avenir dans mon pays natal. Pour cela, j’ai contacté Denise, une voisine très généreuse, qui était âgée de 74 ans. Je l’ai informé de mon souhait de créer une association ensuite je lui ai proposé d’être ma trésorière, ce qu’elle accepta sans hésitation. L’association Tendre la main est donc née en 2002. En raison de problèmes de santé, malheureusement, Denise du quitter l’association Tendre la main en 2007, elle continue de soutenir l’assocation en fonction de ses capacités.

– Pourquoi avez-vous choisi d’appeler l’association « Tendre la main » ?
  Quand je suis arrivée en France en 1982, je n’avais pas de famille, et lorsque j’ai été hospitalisée, je voulais qu’une personne vienne me rendre visite mais ce ne fut jamais le cas. Je me suis rendue compte que beaucoup étaient dans la même situation que moi depuis bien longtemps et le sont toujours. Ce grand manque ressenti, ce besoin intense de la présence humaine dans les moments les plus difficiles qui n’a pas été comblé a engendré en moi une forte compassion. J’ai alors voulu mettre cette dernière en action, plutôt que d’en vouloir à toute l’humanité et de me renfermer sur moi-même, j’ai trouvé la voie du soulagement en faisant l’opposé des individus indifférents, en donnant aux autres ce que je n’ai pas reçu et en tendant ma main aux nécessiteux.

– Quelles ont été les premières actions humanitaires ?
  En janvier 2003, nous étions dix bénévoles au sein de l’association, nous avons acheté des chemises pour  des hommes âgées et des robes pour des femmes âgées, des survêtements pour les garçons et les filles qui séjournaient dans le centre d’accueil de Lakhdaria. 37 personnes démunies ont pu bénéficier des dons. C’est dans ce dernier que j’ai été informée du cas de la petite fille Amel et que je l’ai rencontrée puis adoptée en 2009 (consulter le lien suivant pour en savoir davantage : http://www.tendrelamain.com/amel/).

– Comment avez-vous pénétré dans le domaine médical ?
  Afin d’accéder dans le domaine médical, il fallait recevoir une convention avec l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris). Notre association a reçu des réponses positives des hôpitaux suivants : Saint-Louis, Lariboisière, Raymond Poincaré, le Rosier Rouge, Fosh, Necker. Notre association était en contact avec des médecins et des assistantes sociales. Il y avait beaucoup de malades qui venaient de l’Algérie, surtout à Fosh, chaque semaine, on recevait 4 à 5 malades. Le rôle de l’association a été d’apporter un soutien moral auprès de ces malades et de leur famille. Le Rosier Rouge est un établissement qui offre un lieu d’hébergement pour les malades hospitalisés, il y avait Saliha et Fatima qui préparaient tous les jours à manger aux malades, surtout durant le mois de Ramadhan, alors qu’elles étaient elles-mêmes atteintes du cancer. Deux bouchers de Nanterre nous fournissaient tous les trois jours de la viande, des marchands nous donnaient des légumes et de la pâtisserie. De 2002 à 2012, l’association Tendre La Main a pris en charge tous les malades du foyer d’accueil le Rosier Rouge.

– Qu’est-ce qui vous a amené à créer une association en Algérie ?
  De 2002 à 2012, au bout de ces dix années passées auprès des malades algériens venant se soigner dans les Hôpitaux de Paris, j’ai pu constater une réelle souffrance chez ces derniers causée par la distance avec leurs proches en Algérie. Pour faciliter la communication entre les patients algériens et le personnel médical, la plupart des malades étaient soignés par des médecins algériens qui ont étudié en Algérie et ont été formés en France. L’association servait également d’intermédiaire entre les médecins et la famille. Hélas, plus de 5% des malades s’éteignaient, Tendre La Main se chargeait d’annoncer la nouvelle aux familles et prenait en charge le rapatriement. C’est alors que l’évidence de créer une association en Algérie nous ait paru. Tendre la Main a reçu son agrément en Algérie en 2013.

– Avez-vous reçu des récompenses pour tout ce que vous avez entrepris ?
  Tout d’abord, le fait que je puisse aider est une récompense en-soi pour moi, et de voir les malades invoquant en ma faveur et leur sourire. Lors de la promotion du 20 décembre 2014 des Palmes du Bénévolat et la délivrance du diplôme de la Fondation de France remis par Patrick Ollier, le maire de Rueil Malmaison, le jury m’a attribué les palmes de bronze du bénévolat. Mais pour moi la véritable récompense est celle qui m’attend auprès de Dieu.

Mes coordonnées

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Par téléphone : 0663059400

Par mail : tendrelamain@hotmail.fr
Par courrier : 19 avenue de fouilleuse, 92500 Rueil malmaison 

Consultez notre site : www.tendrelamain.com

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