AU TAMBOUR !

Action socioculturelle

Au Tambour ! 1er lieu non-mixte dédié au bien-être des femmes victimes de précarité, d'isolement et de violences sur la Métropole de Lyon

qui sommes-nous ?

En images

+2 Photos

Notre mission

Au Tambour !

 

Un lieu d’accueil non-mixte, chaleureux et sécurisant,

un projet à co-construire au fil du temps

avec les femmes accueillies


Ce projet est le fruit d’un long travail de recherche et de rencontres

Il est nourri par une forte dynamique partenariale qui lui permet de s’inscrire

en complémentarité de l’existant et d’avoir un réel ancrage territorial.

 

Importance de l’hygiène & du soin : un constat partagé par les acteurs de terrain

 

Les conditions de vie des femmes en errance font que leur priorité est de répondre à des besoins primaires : se mettre à l’abri, en sécurité, manger, dormir et offrent peu de place au « prendre soin de soi ».

Sans accès libre à un lieu pour se laver et se changer dans de bonnes conditions (accès à l’eau courante, utilisation de savon, intimité), les femmes doivent faire « avec les moyens du bord ».

 

L’hygiène est un facteur essentiel pour la santé, l’estime de soi, la dignité et l’apparence, un marqueur social important

 

C’est pourquoi nous faisons le choix de créer le premier lieu dédié au bien-être & au soin

des femmes seules et en grande précarité à Lyon.

 

Un espace hors du quotidien et des difficultés pour (re)trouver son corps, son identité, sa dignité, sa place et sa force

Un cocon pour souffler, échanger entre adultes, parler de ses maux, avec ses mots

Et parce qu’aucune femme ne souhaite être limitée à son rôle de mère ou de conjointe, nous choisissons de ne pas y accueillir les enfants.


Ouverture le 1 juillet 2020 ! 

 

Permanences (temps collectifs) les lundi, mardi et mercredi de 14h à 17h


L’association

Les statuts de l’association ont été déposés en juin 2019 auprès de la Préfecture du Rhône.

A ce jour l’association compte plus de 70 adhérent.e.s.

12 personnes constituent le Conseil d’Administration.

 

Objet social

 

L’association Au tambour ! a pour objet d’œuvrer pour l’inclusion des femmes en situation de précarité et/ou d’isolement social et/ou victimes de violences.

 

La mission de l’association est de concevoir, mettre en œuvre et diffuser des actions et projets innovants pour redonner du pouvoir d’agir aux femmes, lutter contre l’exclusion et favoriser la création de lien social.

 

L’association Au tambour !  s’inscrit dans un écosystème large et coopère si elle le souhaite avec des entreprises, des associations, des fondations, l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations publiques, des écoles et universités ainsi qu’avec toute personne ou organisation susceptible de travailler à la réalisation de son objet.

 

CHARTE DU PROJET


Vision

Faire que chaque femme se sente en sécurité, ait conscience de son pouvoir d’agir et confiance en ses capacités

           

Mission

  • Faciliter l’accès à l’hygiène, à la santé et favoriser la participation de chacune pour développer son pouvoir d’agir.
  • Co-construction au fil du temps avec les femmes accueillies
  • Un point d’ancrage sécurisant pour prendre des forces et soin de soi
  • Un tremplin vers l’inclusion grâce à la dynamique partenariale enclenchée
  •  Fédérer une communauté solidaire et croiser les compétences de chacune pour faciliter l’inclusion
  •  Actions de sensibilisation pour désamorcer les préjugés

 

Valeurs 

Chaleur humaine, sororité, bienveillance, confiance, confidentialité, engagement & respect

 

LE BESOIN SOCIAL


Les difficultés d’accès à l’hygiène[1] pour les femmes en errance

40% des sans-abri sont des femmes : SDF, de quoi parle-t-on ?

La FEANTSA, Fédération Européenne d’Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri, a développé l’ETHOS[2], typologie permettant de fournir un cadre commun et clarifier cette problématique.

 

-        Sans abri (personnes vivant dans la rue ou en hébergement d’urgence)

-        Sans logement (personnes en foyer d’hébergement pour personnes sans domicile, en foyer d’hébergement pour femmes, en hébergement pour immigrés, sortant d’institutions et bénéficiaires d’un accompagnement au logement à plus long terme)

-        Logement précaire (personnes en habitat précaire, menacées d’expulsion ou menacées de violence domestique)

-        Logement inadéquat (personnes vivant dans des structures provisoires/non conventionnelles, en logement indigne ou dans des conditions de surpeuplement sévère).

 

Précarité hygiénique


3 millions de personnes en France n'ont pas les moyens de conserver une hygiène correcte. 

Les trois quarts d'entre elles déclarent avoir déjà annulé au moins une fois un entretien d'embauche à cause de leur apparence : le manque d'hygiène a donc des conséquences importantes sur la vie sociale et professionnelle des plus démunis.



Particularités de l’errance féminine


-        Les femmes se distinguent par leur manière d’occuper l’espace, ainsi la plupart d’entre elles développe une grande ingéniosité pour maintenir leur apparence et se fondre « dans la masse », ne pas être stigmatisées et/ou repérées.

Ces invisibles dont on a pu parler cette année grâce au film de Louis-Julien Petit, représentent 40% des sans-abri.

-        Les conditions de vie des femmes en errance font que leur priorité est de répondre à des besoins primaires : se mettre à l’abri, en sécurité, manger, dormir, et offrent peu de réponses aux besoins physiologiques, peu de place au « prendre soin de soi ».

 

Santé


-        L’accès à l’hygiène est un déterminant de la santé[1], à la fois parce que le défaut d’hygiène peut amener à des difficultés « médicales », mais surtout parce que derrière l’hygiène en tant que telle, il y a la question de la dignité et du rapport à son corps, au bien-être.

-        On entend par déterminants de la santé les facteurs personnels, sociaux ou environnementaux qui ont une relation de causalité avec la santé des individus ou des populations.

 

Précarité menstruelle


L’équipe de la PASS St Joseph – St Luc a pu constater lors de son enquête pour le projet « A chacune ses règles » que sans accès libre à un lieu préservant leur intimité et leur permettant de se changer dans les meilleures conditions, la période des règles est particulièrement difficile pour les femmes vivant à la rue ou en habitat précaire.

Sans accès régulier à des sanitaires corrects ou même à de l’eau propre, elles font avec « les moyens du bord » : toilette aux lingettes, journal en guise de protection périodique et cela au péril de leur santé.



 

 

CONTEXTE LOCAL

Sur la Métropole de Lyon, aucune structure n’est dédiée aux femmes isolées (est considérée comme isolée une femme non accompagnée d’enfants et/ou de compagnon)

L’intimité est au cœur du projet : les femmes accueillies Au Tambour ! peuvent être maman ou en couple, mais elles sont accueillies dans le lieu en tant que personne, s’autorisant ainsi à prendre du temps pour elles.

 

Mixité / Insécurité / Mixité


 

 L’accueil inconditionnel & gratuit ne suffit pas

Dans son rapport d’activité 2018, la PASS du Centre Hospitalier Saint Joseph – Saint Luc indique que « plus de 40% de la file active sont des femmes : elles n’ont pas d’hébergement ou vivent dans un habitat non adapté (squat, voiture…), d’autres sont hébergées chez des tiers ou dans des centres d’hébergement d’urgence où les lieux d’hygiène sont accessibles à des horaires précis, pas toujours propres ou adaptés et offrant peu ou pas d’intimité. »

 

Les femmes en grande précarité constituent un public classiquement éloigné du soin et des démarches

« universelles » de prévention et promotion de la santé car peu captif aux messages « classiques » [1]

 

 

En 2018, sur les 40 000 usagers des bains-douches seuls 10% sont des femmes, on retrouve le même pourcentage de fréquentation à l’accueil des Petits Frères des Pauvres et à la Péniche.

Se rendre invisible est une stratégie d’évitement : par peur des agressions, du harcèlement, les femmes seules s’isolent « se fondent dans la masse de la rue » et préfèrent utiliser des produits de substitution (toilettes publiques, lingettes, hébergement chez un tiers - souvent contre services)

Les bains-douches et les accueils de jour ne sont pas pensés pour les femmes seules, pour préserver leur intimité, assurer leur sécurité.

 

Être et se sentir en sécurité est essentiel pour relâcher les défenses, ne pas être constamment sur le qui-vive.

 

La prise en charge des problèmes liés à la santé, aux droits, à l’hébergement pour des femmes en errance et souvent en rupture est un processus qui demande du temps : le temps du lien, de la confiance, de la compréhension, de la prise de conscience.

 

Être dans un cadre rassurant et sécurisant, c’est aussi être dans de bonnes conditions pour faire le pas et entreprendre des démarches.


Un point d’ancrage


Pour prendre soin de soi et rebondir

Un local pensé comme un chez-soi dans lequel on a envie d’entrer, de revenir et de participer.

Dans cet endroit, on ne juge pas, on laisse le temps à la confiance de s’installer.

Si besoin on est là, mais on ne s’impose pas !

Un projet participatif, à co-construire au fil du temps avec les femmes accueillies

·       Se sentir libre de mettre la main à la pâte, proposer, participer à des activités.

·       Se sentir libre de prendre du temps pour soi

·       Savoir que les informations sont là et qu’on peut y accéder

·       Savoir que les partenaires existent et qu’on peut être mise en lien

Un tremplin vers l’inclusion

Le pari est de créer les conditions pour que les femmes accueillies, souvent invisibles, évitant les lieux mixtes et/ou le contact avec les travailleurs sociaux, se sentent en confiance, écoutées et non jugées.

 

Pour cela, la dynamique partenariale initiée est essentielle et gage de réussite

·       Intervention des partenaires dans ce lieu sécurisant pour elles

·       Accompagnement physique des femmes à des rendez-vous

·       Tendre des perches pour faire émerger un désir de se mettre en mouvement

·       Être à l’écoute des demandes et communiquer avec les partenaires pour éviter des ruptures de parcours


Services & activités 

 

PARTAGE

Accueil chaleureux, préparer un thé, un café, réchauffer un plat, cuisiner ensemble, recharger son téléphone, accéder à internet …

 

ECHANGE 

Être attentive et à l’écoute, recueillir les besoins, orienter, accompagner à des rendez-vous importants

 

PREVENTION 

Informer et orienter (partenaires santé, réduction des risques & lutte contre les violences faites aux femmes)

 

HYGIENE

Se laver dans une vraie salle de bain avec des produits de qualité

 

BIEN-ETRE

Intervenantes (massages, soins de beauté, naturopathie…)

 

Les ateliers et projets collectifs seront co-construits avec les femmes accueillies

 

 

 



[1] ARS Programme Régional de Santé / Programme Régional d’Accès à la Prévention et aux Soins des personnes les plus démunies 2018-2023



[1] D’après l’OMS, « les déterminants sociaux de la santé sont les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie (…) Les déterminants sociaux de la santé sont l'une des principales causes des inégalités en santé, c'est à dire des écarts injustes et importants que l'on enregistre au sein d'un même pays ou entre les différents pays du monde ».


[1] « Ensemble des soins apportés au corps pour le maintenir en état de propreté », Larousse

[2]  European Typology of Homelessness and housing exclusion

Siège social

95 rue Crillon 69006 Lyon

Site internet

http://www.autambour.fr

Rejoindre nos communautés

vous avez une question ?

C

Carré Ophélie

05 mai 2020
Bonjour,

J'ai récolté plusieurs sacs de dons : maquillage, hygiène, lingerie et quelques vêtements...

L'association pour qui nous avions fait cette collecte a mystérieusement disparu...

Notre souhait était de proposer aux femmes des produits qu'elles ne pourraient pas s'offrir dans leur situation et qui pourraient leur offrir un petit moment de féminité.

Votre association serait elle intéressée par nos dons ? êtes vous à Lyon ?

Merci d'avance pour votre retour

Cordialement,

Ophélie ...voir plus.
k

kahlhoven anne Administrateur

05 mai 2020
Bonjour Ophélie,
Avec grand plaisir !
Notre local est situé 95 rue Crillon Lyon 6ème, nous n'y sommes pas tout le temps compte tenu de la période.
Je peux passer récupérer les sacs où vous le souhaitez.
Voici mon mail : contact@autambour.fr et tel : 06 77 08 09 15
Merci beaucoup et à très vite,
Anne
Répondre au commentaire de Carré Ophélie
K

Kerbrat Pascale

14 novembre 2019
Vêtements et chaussures,
k

kahlhoven anne Administrateur

14 novembre 2019
Vous pouvez les déposer
- à la PASS de l'hôpital St Luc St Joseph au 38 rue Raulin 69007 Lyon les mardis & jeudis entre 9h et 16h
- EMMAUS, horaires de dons en suivant ce lien : http://www.emmaus-lyon.org/donner
Merci à vous et à bientôt
Répondre au commentaire de Kerbrat Pascale
K

Kerbrat Pascale

14 novembre 2019
Bonjour,

J'ai des affaires à donner et aimerais vous aider.
Cordialement,
Pascale
k

kahlhoven anne Administrateur

14 novembre 2019
Bonjour Pascale,
Merci pour votre soutien et votre proposition !
Nous n'avons pas encore de lieu, mais si vous me dites ce que vous avez à donner, je pourrais peut-être vous orienter ?
Bien à vous,
Anne
Répondre au commentaire de Kerbrat Pascale

Notre communauté

Rejoindre la communauté

Découvrez d'autres associations sur HelloAsso

Association THÉMIS
THÉMIS
Association Simon de Cyrène Lyon Métropole
Simon de Cyrène Lyon Métropole
Association Com'Expression
Com'Expression
Association Réseau-Lucioles
Réseau-Lucioles