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En réponse à la précarisation croissante et aux crises sanitaires, notre association s'est constituée afin de mener des actions de prévention, d'autosupport et d'accompagnement auprès de nos pairs. Nous avons demandé à Médecins du Monde de nous réserver des chèques services afin de les distribuer aux hommes travailleurs du sexe de notre réseau à partir de plusieurs constats :

-        Les hommes TDS et GBT sont peu susceptibles de s’adresser à une association abolitionniste/prohibitionniste quand celle-ci est d’obédience catholique et tient des propos transphobes/homophobes sur son site web. Les hommes TDS ne sont pas le cœur de cible de ces associations grassement subventionnées pour la « sortie de la prostitution » car nous ne correspondons pas à leur vision genrée et hétéronormée de la « bonne victime » à sauver et à « réinsérer socialement ».

-        Les hommes TDS ont traditionnellement tendance à ne pas demander de l’aide à cause d’une culture patriarcale intériorisée qui considère que les hommes doivent savoir se débrouiller seuls. Nous sommes moins enclins à nous identifier aux associations historiques de travailleuses du sexe qui sont majoritairement féminines même lorsqu’elles sont ouvertes à touTEs. Nous pensons donc avoir un rôle important de relais et de sensibilisation auprès de notre communauté.

-        Les hommes TDS ont en moyenne des revenus inférieurs aux femmes. Le travail sexuel est le seul métier où les femmes gagnent plus que les hommes. La précarisation liée à la crise sanitaire a donc d’autant plus touché les hommes TDS.

-        En plus de la baisse des prix, les conditions de travail des hommes TDS ont aussi été fortement impactées pendant la crise sanitaire liée au COVID19. Il est de plus en plus nécessaire de se médicamenter avant, pendant et après un service sexuel (viagra, PrEP, chemsex), d’être disponible à toute heure du jour et de la nuit pour ne pas rater un client, de prendre des risques légaux car de nombreux clients demandent à être fournis en drogues, de prendre des risques d’infection aux IST quand le port du préservatif ne peut plus être imposé, etc.

-        Les hommes TDS migrants peuvent être coincés dans des relations de dépendance administrative face à leurs partenaires/clients, à quoi s’ajoute une dépendance économique quand nous n’avons plus aucun revenu en temps de confinement et couvre-feu. Ces situations peuvent être propices à de la violence et de l’exploitation sans pouvoir bénéficier de structures d’aides qui s’adressent principalement à des femmes et qui sont ignorées quand on ne connait pas encore bien la culture, les lois, les règles, les droits, opportunités et services disponibles en France.

-         Les hommes TDS restent fortement impactés par les infections aux VIH et IST, avec une prévalence allant de 7 à 11,7% selon la Haute Autorité en Santé, données collectées avant la pénalisation des clients de 2016, et la crise COVID19, qui nous ont fortement précarisés. Or, la Haute Autorité en Santé et le Conseil National du Sida soulignent que la précarité des travailleurSEs du sexe est un facteur de risque aggravant puisque notre pouvoir de négociation avec les clients est affaibli. Plusieurs de nos membres ont en effet renoncé au port du préservatif pour continuer à travailler et l’usage de la PrEP n’est que partiellement répandu. 

-        Notre population est loin d’être négligeable puisque le Net Gay Baromètre de 2018 informe que 11,5% des répondants ont eu recours au travail du sexe dans les douze derniers mois, et parmi eux, un quart déclarent qu’il représente un revenu important.