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SUR LE FIL

un film documentaire de Chloé Jacquemoud



L’ORIGINE DU PROJET

Quand il y a sept ans je m'installe dans un village aux confins des Pyrénées, je suis marquée par toutes ces filatures abandonnées le long des routes sinueuses. Non par nostalgie de ce que je n'ai pas connu, mais par conviction qu'une partie de l'avenir se trouve là, sous mes yeux. C'est avec ce regard que je fais la découverte de la filature de Niaux, une des dernières en France à exister. Et c’est sans attendre, que je prends contact avec Jacques, le propriétaire des lieux, pour venir le rencontrer. La dernière livraison de laine vient de lui être apportée par des éleveurs des deux côtés des Pyrénées et s'engouffre dans le ventre de machines, monstres de bois et d'acier.

Je suis saisie, bouleversée par cette chorégraphie hypnotique d’où ressort le fil recherché. L’odeur qui s’en dégage me replonge dans mes souvenirs d’enfance. Ces quelques brins que je cherchais sans cesse, petite, sur les crêtes montagneuses, suspendus par les vents aux fils barbelés. Ce trésor que je gardais au fond de ma poche, comme le plus beau des secrets.

Mais ici aussi le temps est compté. Après une vie de labeur à sauver ce qui peut l'être, Jacques cherche des repreneurs. Pour que la longue aventure des humains, de la laine et du mouton ne s'arrête pas là. Pour que son héritage familial ne parte pas à la ferraille.



LE FILM

Les rêves ont ceci de commun avec les arbres, c'est qu'ils peuvent pousser. Les miens, comme ceux de Loïc, Jordane, Laura et Baptiste prennent racine ici, dans cet espace à la bascule entre deux mondes. Ils s’engagent à poursuivre l’activité de Jacques, coûte que coûte. Je construis ma place à leur côté. Les tournages commencent en 2016.

Dans cette temporalité de la reprise, mon film débute, juste après qu’un drame survienne, un accident qui fait basculer notre histoire dans la Grande, là où l’Homme se heurte à la machine, là où le fragile rencontre le Géant.

Le silence tombe dans la vallée. Les machines endormies, je choisis de débuter là mon récit.

Dans cette temporalité liée à l’espoir d’un « réveil », je tisse l'histoire croisée de deux générations qui se rencontrent pour faire front à de nombreux enjeux. Il y a cette lourdeur financière qui parfois fait douter. Il y a cette entente à trouver pour pouvoir dialoguer. Tous dépendent les uns des autres pour avancer dans un but commun : que la filature puisse vivre et résonner à nouveau dans les montagnes. 

Chaque étape dépassée précise la place de chacun et renforce leur engagement vers l’issue espérée. Jusqu’au moment où, chemin faisant, la filature changera de mains et que le récit, lui, prendra fin.

Je place ma caméra à l’endroit même de cette transmission, là où mes convictions et mes émotions s’imprègnent des choix que tous doivent faire. C’est de là que je perçois toute la dureté mais aussi la beauté et la sensualité que cette histoire me renvoie. Je raconte ainsi cette histoire comme un conte rural contemporain, dans lequel nos idéaux et nos rêves se heurtent à la réalité. C’est le combat de David contre Goliath, dans lequel nous sommes tous engagés.

 


                                                           

Quelques extraits vidéo...Une filière à l'abandon & le passage d'une main à l'autre

                                                                               


QUELQUES INDICATIONS SUR LA FORME


Un récit à huis clos
Le film se déroule essentiellement à la filature de Niaux où Jacques continue d'habiter et où la jeune équipe travaille.  Je mets en scène les détails de cette coexistence, ces relations et objets du quotidien en apparence anodins, qui marquent le passage de la filature d’une main à l’autre, d’une histoire à une autre.

Je fais partie de ce huis clos
Ma présence régulière à la filature, depuis plusieurs années maintenant, m'a permis de tisser un lien privilégié avec les personnages qui peuvent m'oublier aisément ou m'interpeller dans une complicité partagée. Dans cette intimité, mes souvenirs d’enfance ressurgissent et nous plongent dans la mémoire d'une montagne "vivante" que nous souhaitons tous retrouver.  Là où nous trouvons l’énergie pour continuer et réinventer. Je deviens ainsi la narratrice de ce que je nomme « conte rural », le récit d’une histoire contemporaine tout à la fois singulière et universelle.


"Ces quelques brins que je cherchais sans cesse, petite, sur les crêtes montagneuses, suspendus par les vents aux fils barbelés. Ce trésor que je gardais au fond de ma poche, comme le plus beau des secrets."




Quelques extraits vidéo...La laine, les rêves, les machines




POURQUOI SOUTENIR CE PROJET ?


"Questionner l’engagement des humains dans l'espace des contraintes économiques et sociales et révéler ainsi leur pouvoir d’imagination, de résistance pour réinventer un “vivre ensemble”. Au-delà de la reprise potentielle de la filature, voilà les questions et enjeux que soulève Chloé dans son propre récit. Un film qui nous parle de la ruralité et de ces mondes à l’écart où se joue pourtant toute l’énergie des changements de plus en plus nécessaires. Oui, il se peut que ce monde nouveau puisse ressembler à cette aventure, du moins le chemin du film questionne aussi nos propres espérances et choix de vie, la confrontation de la réalité et de l’utopie."

Philippe Bouychou, producteur, Les Films de la Boussole


"Dans un contexte de déprise des territoires ruraux et plus spécifiquement de la chute de l’industrie textile liée au travail de la laine, ce film ouvre un dialogue essentiel entre tradition et modernité. A mi-chemin entre des univers agricoles et industriels, il questionne la mutation économique des territoires, dans un souci de faire perdurer une ruralité vivante, nourrie par le travail de celles et ceux qui la façonnent. "

Alice Lapalu, présidente de Caméra au poing


Une association, Caméra au poing, et une réalisatrice, Chloé Jacquemoud, engagées dans le territoire...

Depuis 2000, l'association Caméra au Poing mène des ateliers d’expression au moyen du cinéma documentaire dans les Pyrénées ariégeoises et accompagne des projets de films documentaires de création. Chloé Jacquemoud rejoint l'équipe en 2014 comme réalisatrice. En 2016, elle participe à la création de la Télé Buissonnière, un web média documentaire participatif en Ariège, pour lequel elle réalise de nombreux court-métrages documentaires. C'est dans ce contexte qu'elle découvre la filature de Niaux et développe ce projet singulier.





Un extrait vidéo...l'arbre



A QUOI SERVIRA L'ARGENT COLLECTE ?

Ce projet a bénéficié d'un atelier d'écriture aux Ateliers Varan, d'une aide de la région Occitanie, de la Sacem et de Occitanie film, du Conseil départemental de l'Ariège et de la Communauté de Communes du Pays de Tarascon.

Initialement, mon film a été sélectionné pour faire partie des coproductions initiées par viàOccitanie. La chaîne locale ayant été reprise à la suite d'un dépôt de bilan, la possibilité d'une diffusion télévisuelle a donc disparue. Mais plus encore, cet espace local, essentiel pour la diversité de création a donc été supprimé. Face à ce vide, nous avons été jusqu'à ce jour dans l'impossibilité de solliciter le CNC, la Procirep et toutes les institutions proposant des aides assujetties à la garantie d'une diffusion télévisuelle.

Le mode de production de mon film rejoint aujourd'hui l'énergie nécessaire qu'il a fallu à mes personnages pour faire aboutir leur projet !

A l'heure actuelle, la phase de tournage du film est pour l'essentiel terminée. 

C'est pour compléter les financements de la phase de post-production du film que nous faisons appel à vous !

Pour que cette histoire sensible au cœur du renouveau de la filière laine en France puisse être racontée et partagée au plus grand nombre !

  • La musique : Redémarrer la filature implique une gestuelle répétitive, une pulsation, une respiration, un cœur qui bat. Mathieu Sourisseau, bassiste et guitariste de jazz, posera des micros, des capteurs sur le levier du continu à filer, sur les centaines d'engrenages qui se mettent en mouvement. Il montera et agencera ces "sons invisibles "avec des instruments à cordes et des voix puisées dans le répertoire des chants liés au travail de la laine. Que l’atmosphère sonore du réel et le travail musical s’entremêlent, se répondent et se nourrissent mutuellement.
  • le montage et le mixage son : harmoniser les ambiances, la parole et la musique. Cela comprend la location du studio et le salaire d’un ingénieur du son spécialisé, Ilias Liosatos
  • l'étalonnage : harmoniser les lumières et couleurs de l’ensemble du film. Cela comprend le salaire d'un technicien spécialisé.

Coût global de la post-production : 15 000 euros

Si l'objectif de la collecte est dépassé, les fonds supplémentaires permettront de consolider le budget de post-production et d'accompagner au mieux la diffusion du film.









L’ÉQUIPE DU FILM


Sur le fil est une co-production Les films de la Boussole (Philippe Bouychou et Anne-Laure de Franssu) &  Caméra au poing

Écriture, Réalisation, Image & Son : Chloé Jacquemoud

Montage : Julie Beziau

Musique originale : Mathieu Sourisseau

Mixage son : Ilias Liosatos

AVEC

Jean-Jacques Laffont (Jacques)

Loïc Poirier

Jordane Ambert

Laura Bec

Baptiste Miller

Jean-Paul Dupla









MERCI !





NOS SOUTIENS





ILS PARLENT DE LA FILATURE

La région Occitanie : c'est ici

Le département de l'Ariège: c'est ici

La dépêche du midi : c'est ici


NOS PARTENAIRES DE LA FILIÈRE LAINE















5 280 € collectés
Objectif : 6 000 € Contribuer au projet
115 contributeurs

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SUR LE FIL, un film documentaire sur la reprise de la filature de Niaux

par caméra au poing

Financé à 88% - 5 280€ / 6 000€
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