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CHOEURS CANTORIA & JEF LE PENVEN - SAMEDI 7 AVRIL 2018 - LANDERNEAU

par CANTORIA

Le 07 avril 2018 à 20:30

CHOEURS CANTORIA & JEF LE PENVEN - SAMEDI 7 AVRIL 2018 - LANDERNEAU - CANTORIA

Concert "REQUIEM de MOZART", avec Choeur, Orchestre et Solistes - Cathédrale Saint-Houardon à Landerneau

MOZART REQUIEM

                     Une centaine de choristes, quatre solistes et trente-cinq musiciens se mettent au service d’une interprétation enthousiaste de cette œuvre que Mozart n’a pas eu le temps d’achever mais qui est tout imprégnée de son génie. Pièce grave, portée par le chœur et par une orchestration aux effets saisissants, elle reste une œuvre incontournable par son universalité et sa beauté. 

En première partie, deux pièces instrumentales,  la Sérénade de Kalinnikov et les Pièces Norvégiennes d’Edvard Grieg interprétées par la classe d’orchestre à cordes du Conservatoire sous la direction de son chef, Christophe Lentz.

 

GENESE DE L’OEUVRE

Une œuvre qui donne la part belle au chœur

                      La tonalité principale du Requiem est le Ré mineur, une tonalité souvent associée à des ambiances graves ou des situations qui se rapportent à l’au-delà (cf. la scène du commandeur dans le Don Giovanni du même compositeur ou lequatuor La Jeune Fille et la Mort de Schubert). L’œuvre est écrite pour chœur mixte, chanteurs solistes et orchestre. L’absence des bois aigus (flûtes et hautbois) et des cors ne passe pas inaperçue.

Mozart renforce ainsi la solennité et la gravité d’une œuvre qu’il savait ultime. Le chœur occupe quasi intégralement le devant de la scène. Il n’y a que quelques passages purement instrumentaux et, à quelques exceptions près, l’orchestre ne fait que servir le chœur. Les solistes eux-mêmes apparaissent en retrait. Seul le Tuba mirum, introduit par cette fameuse sonnerie de cuivre annonçant le Jugement Dernier, les présente tour à tour pour terminer en quatuor.

 

A l’origine du Requiem, une commande « anonyme »

                    Au cours de l'été 1791, Mozart reçoit la commande d’un Requiem dans des circonstances moins extraordinaires que ce que l’on raconte parfois. Mozart, qui venait de découvrir les œuvres sacrées de Jean-Sébastien Bach et d’Haendel, confia à sa femme Constanze son désir de s’essayer à ce genre de composition.

Elle lui conseilla d’accepter l’offre. Cette demande arrivait sans doute à point pour les finances du couple Mozart... Le mystérieux commanditaire était, en fait, le comte Walsegg-Stuppach, un original qui avait l'habitude de faire exécuter des œuvres lors de concerts privés dans son château. Il invitait ensuite ses auditeurs à deviner  le nom de leur compositeur.

 

A sa mort, Mozart en est à la mesure 8 du Lacrimosa

                  Le 5 décembre 1791, un peu avant une heure du matin, Mozart meurt à Vienne, laissant la partition du Requiem  aux deux tiers accomplie. L'Introït (« Requiem aeternam ») et l'essentiel du Kyrie étaient entièrement composés. Les parties vocales des six pièces du Dies Irae et des deux pièces de l’Offertoire, étaient aussi entièrement réalisées. Le fameux Lacrimosa, qui a fait « se pâmer tant de gens par sa beauté si purement mozartienne », s’arrête à la mesure 8. Ce fragment contient néanmoins un matériau musical suffisamment prégnant pour nourrir une complétion fidèle à l’idée thématique présentée. Les Sanctus, Benedictus, Agnus Dei et Communion étaient, eux, complètement manquants. Il n’y a cependant aucun doute sur le fait que l’œuvre soit en grande partie de Mozart.

 

Mise en cause de la légitimité de Süssmayr, l’élève qui acheva l’œuvre

Franz Xaver Süssmayr (1766‐1803), est le principal acteur secondaire du Requiem et c’est cette version conjointe qui est le plus couramment donnée. Surgit alors une question cruciale. Outre le problème de compétence, Süssmayr avait-il la capacité de répondre fidèlement aux intentions réelles de Mozart ?

Depuis le début des années 1970, certains chercheurs se sont efforcés, avec plus ou moins de bonheur, de nettoyer le Requiem de tous les ajouts qu'ils estimaient indignes du Maître.

Le tout nouvel aménagement, celui du jeune compositeur français, Pierre-Henri Dutron, a convaincu le chef belge René Jacobs qui l'a dirigée lors de cinq concerts européens en Novembre 2016. Cette révision, qui tient tout de même compte des « meilleures idées » de la partition Süssmayr, vient de faire l’objet de son premier enregistrement studio (Octobre 2017), en exclusivité pour Harmonia Mundi.

 

Trois bonnes raisons de respecter la version Süssmayer

Sans contester l’intérêt de la  toute nouvelle complétion (2017) de Pierre-Henri Dutron, il est important de replacer l’œuvre dans son contexte originel : 

1/ Sophie Haibel, sœur de Constanze, confirme le récit de Nissen* selon lequel Süssmayr a reçu des instructions de la part de Mozart.

2/ On constate que les parties écrites et commentées par Mozart constituent un canevas suffisamment éloquent pour donner une juste idée de l'œuvre.

3/ En dépit de ses faiblesses d’écriture, Süssmayr a au moins deux avantages que l’on peut qualifier de décisifs : celui d'avoir été au contact direct du compositeur et celui d’avoir été un contemporain de Mozart, vivant à Vienne en 1791. Il était donc parfaitement au fait de ce qu'un commanditaire privé et noble était en droit d'attendre, en ce lieu et à cette période, d'un morceau de musique sacrée.

* Biographe de Mozart et second époux de Constanze Weber

 

DISTRIBUTION

Les chœurs

                     Le Groupe Vocal Jef le Penven de Quimper, dirigé par Pierre Figaro, et l’Ensemble Vocal Cantoria de Brest dirigé par Jean-Claude Quéro, réunissent une nouvelle fois leur talent et leur compétence pour donner du sens et du brio à leur projet musical commun, le Requiem de Mozart.

Les deux chœurs n’en sont pas à leur galop d’essai puisque c’est la cinquième œuvre qu’ils présentent ensemble depuis 1995 après Les Psaumes Chichester de Bernstein, le Requiem de Gabriel Fauré, la Grande Messe en Ut de Mozart, l’Hymne aux Bâtisseurs d’Hervé Lesvenan et la Messe en Ré de Dvorak.

 

L’orchestre

                      Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Brest, dirigé par Marc Schuster, soutient ce projet musical en mettant à disposition des choristes, l’auditorium et des salles de répétition.

Cette expérience est sans précédent puisque cet accompagnement ne s’arrête pas à l’aspect logistique. Elle met, en effet,  en relation les deux chœurs finistériens avec la classe d’orchestre à cordes du Conservatoire, Sinfonietta, dirigée par leur professeur, Christophe Lentz. 

 

Solistes

Soprano : Natacha Figaro  -  Alto : Claire Péron  -  Ténor : Thomas Ricart  -  Baryton : Pierre Figaro

 

                                                         Direction Jean-Claude Quéro

Eglise Saint-Houardon

2 Place de l'église Saint-Houardon
29800 LANDERNEAU
France

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