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RÉSUMÉ COURT

L’annonce du départ à la retraite de mon oncle plonge la ferme familiale dans une crise de fond en faisant émerger d’autres enjeux : le legs d’une tradition, l’incertitude du métier d’éleveur à l’ère actuelle, mais aussi l’exigence professionnelle et l’ouverture à d’autres pratiques agricoles. Mon oncle Griffon suit ce long parcours de transmission et de transition sur plus de 4 années…


PORTEUR DU PROJET

Après 10 ans d'expérience en tant que programmateur dans des festivals de films documentaires et en tant qu'enseignant en cinéma à l'université Paul Valéry Montpellier 3, j’ai réalisé un court-métrage avec le soutien d’Occitanie films et de la DRAC Occitanie : Kaipenu (10 min, 2020, France).  Il s'agit d'un conte cinématographique dans lequel je raconte les bouleversements que connaissent, aujourd'hui, l'Île de Pâques et le peuple Rapa Nui. Si vous voulez voir ce film : https://youtu.be/hArL_nCvJqI


ÉQUIPE

Je suis très loin d’être le seul à travailler sur ce projet. D'une part, j'ai le soutien de ma famille qui a accepté de se laisser filmer et d'héberger l'équipe de tournage à de nombreuses reprises.  D'autre part, j'ai avec moi une équipe dévouée et courageuse, que ce soient les membres de l’équipe technique, l’équipe de Cairn Productions ou encore le Conseil d’Administration de Champ-contrechamp. Mon Oncle Griffon est un film dont le développement et la production représentent un engagement fort pour l’ensemble de l’équipe technique, mais aussi pour ma famille que j’ai beaucoup sollicitée. Ils ont accepté pendant plusieurs années d'être filmés dans leur intimité mais ils ont aussi accueilli l'équipe à de nombreuses reprises. 


SYNOPSIS

Au crépuscule de l’année 2016, la ferme de mon oncle, Raymond, et de son associée, Karine, tourne à un rythme effréné, mais bien réglé. Perchée sur les hauteurs cévenoles, la ferme familiale paraît hors d’atteinte. Pourtant, il se prépare un bouleversement : Raymond veut passer la main. Ses fils ayant refusé d’embrasser sa sacrificielle carrière agricole, il lui faut envisager l’intégration de nouveaux associés. Mais travailler avec des nouveaux venus s’avère plus difficile à mettre en œuvre qu’ils ne l’avaient imaginé : qui accepterait les mêmes sacrifices que ceux qu’ils s’imposent ? Ils se dirigent donc vers la vente pure et simple de l’exploitation. 

Quentin, le fils cadet de Raymond, refusant de voir la ferme familiale se déliter, change d’avis. Il commence alors une reconversion professionnelle, après 10 ans de carrière comme conducteur d’engins de travaux publics. Bien que la continuité familiale de la ferme soit assurée, une nouvelle période de tâtonnements commence. Le chemin à parcourir pour construire un nouvel équilibre n’est pas sans embûches… Dans ce parcours initiatique, Quentin est soutenu par sa compagne, Dourga, rencontrée lors de leur formation. Leur relation sera-t-elle le ciment du renouveau de la ferme familiale?


NOTE D’INTENTION

Depuis mon enfance, je vois Montméjean comme un endroit secret, perché sur une montagne au cœur du Parc National des Cévennes. Quand, à l’automne 2016, mon oncle Raymond a évoqué concrètement la question de la transmission de sa ferme, j’ai senti le besoin de commencer à filmer. Le tournage s’est étalé sur plusieurs années, car ma volonté était de suivre ce processus jusqu’à son dénouement, malgré les incertitudes.

Une île onirique

J’ai tenu, d’une part, à représenter ce lieu tel que je le vois, c'est-à-dire hors du monde. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’en forcer les traits, en jouant sur la topographie des lieux : l'Esquino d’Aze et les Puechs des Bondons se détachent dans le paysage, formant une sorte d’archipel. Et, quand la brume matinale s’en mêle, « l’île onirique » prend forme et semble alors hors d’atteinte du monde. Et il est vrai que ce territoire préservé attire à lui tout type de personnes en quête de ressourcement ou d’utopie. Un état d’esprit qui se retrouve jusque chez les salariés et stagiaires de la ferme. Au centre de cet univers, Raymond représente la version la plus aboutie de ce choix de vie « en retrait » du monde, lui qui n’en sort que pour effectuer ses livraisons de fromage. Mais je souhaite, d’autre part, montrer que ce paradis n’échappe pas complètement aux vicissitudes du monde. Par contraste, je veux révéler au spectateur que les deux associés sont à la limite du surmenage, contraints de travailler sept jours sur sept, plus de 70 heures par semaine et sans congés. Nos entretiens filmés débouchent sur la crise profonde du monde agricole et de la difficulté à se projeter dans l’avenir.

Quatre saisons oniriques

J’ai choisi de raconter les étapes du processus de transition de la ferme autour de quatre saisons oniriques. La première est l’automne, ce moment particulier où la faune et la flore se préparent à l’arrivée de l’hiver, tout comme mon oncle prépare sa retraite. La seconde est l’hiver où le moindre faux pas peut prendre une tournure dramatique en zone de montagnes : c’est la période où la situation paraît sans issue et que la vente de la ferme se profile. C’est aussi au moment où l’hiver semble interminable que, sans prévenir, surgit le printemps, directement sous nos pieds. Cette troisième période voit mon cousin Quentin rebattre les cartes avec la fougue de sa jeunesse. Enfin, vient l’été, la saison des récoltes, le moment de vérité sur ce que l’on a semé plus tôt. C’est le moment de voir la nouvelle génération à l’œuvre et la fin de la transition pour la ferme.



ÉTAT D’AVANCEMENT DU PROJET

Nous avons déjà obtenu une aide au développement de la région Occitanie en juillet dernier. Grâce à cette aide, nous avons pu continuer le tournage pendant 6 mois jusqu’en janvier 2021. Ce sont maintenant plus de 60 jours de tournage que nous avons accumulés sur quatre ans et le tournage est bientôt proche de son terme.

Entre temps, nous avons appris qu’un de nos diffuseurs a déposé le bilan, en conséquence de la crise sanitaire liée au COVID19. Afin de repartir en selle pour pouvoir terminer le film dans de bonnes conditions, il nous faut maintenant réunir la somme de 10 000 euros. C’est la raison pour laquelle Champ-contrechamp, association qui soutient la création documentaire à travers le festival de Lasalle et le réseau DOC-Cévennes, a décidé d’apporter son soutien en lançant cette campagne de financement participatif.

Grâce à votre soutien, nous pourrons tenir nos objectifs !

  1. Amorcer, grâce à ce financement participatif, d’autres financements institutionnels 

  2. Finaliser le tournage d’ici la fin juillet ( il reste encore 15 journées à financer)

  3. Procéder au dérushage, c’est-à-dire le travail préparatoire au montage d’ici la fin août.

  4. Débuter le montage image du film début septembre

  5. Finaliser le film en décembre (montage son / étalonnage / mixage)

  6. Commencer les envois du film en festivals début 2022



OÙ IRA L’ARGENT DU FINANCEMENT PARTICIPATIF?

Un film coûte cher dans la mesure où il nécessite du matériel professionnel, des défraiements en transport et en repas des prestataires rémunérés ainsi que la prise en charge des techniciens. Voici un graphique représentant le plan de répartition de l’argent récolté, correspondant aux tâches qu’il nous reste à accomplir :



Pour nous soutenir, n’hésitez pas à suivre l’actualité du projet sur les pages de Cairn Productions et de DOC-Cévennes. Tous/tes nos contributeurs/trices recevront par mail la newsletter des grandes étapes accomplies jusqu’à la première présentation publique du film!

Guilhem Brouillet

11 500 € collectés
Objectif : 10 000 € Contribuer au projet
61 contributeurs

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Mon oncle Griffon

par CHAMP-CONTRECHAMP

Financé à 115% - 11 500€ / 10 000€
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