Locomotive à vapeur LA SCARPE

par Chemin de fer de la baie de Somme

Cette collecte est terminée.

Locomotive à vapeur LA SCARPE

par Chemin de fer de la baie de Somme

Cette collecte est terminée.

Locomotive à vapeur LA SCARPE - Chemin de fer de la baie de Somme

Aide à l'achat et à la restauration de la locomotive LA SCARPE

Présentation du projet

Le chemin de Fer de la Baie de Somme

L’association (sans but lucratif) du chemin de fer de la baie Somme (CFBS) a repris l’exploitation à des fins touristiques du réseau dit des « Bains de Mer » à partir de 1971 suite à la fermeture des lignes au service public. Ces lignes sont établies avec un écartement des rails de un mètre, le réseau s’étendant sur 27 km du Crotoy à Noyelles et de Noyelles à St. Valery et à Cayeux. Le but du CFBS est de préserver et de faire vivre ce formidable patrimoine culturel ferroviaire historique régional désormais de rayonnement national et même international de par la richesse de sa collection et de son histoire dans ce magnifique écrin naturel qu’est la baie de Somme.

 

La genèse du chemin de fer « économique »

Le grand réseau ferré national a tissé sa toile à travers tout le pays à partir de la moitié du 19ème siècle favorisant l’essor économique des régions, des villes et des territoires desservis. Pour ne pas oublier d’autres contrées plus enclavées, il fut décidé par l’Etat d’établir des chemins de fer dits « économiques » ; des petits trains, des tortillards comme on les a surnommés, moins coûteux à construire et à exploiter.

Le département de la Somme a alors construit de nombreuses lignes de tortillards, près de 300 kms entre 1887 et 1901, dont celles du « réseau des Bains de Mer ». Le Conseil Général en a confié l’exploitation à la « Société générale des Chemins de fer Economiques » (S.E.), devenue la CFTA au début des années 60.

 

L’outil du développement économique de la région

Outre le transport des personnes favorisant le développement balnéaire des villes côtières, les échanges des marchandises étaient plus faciles pour les activités économiques telles que les produits de la mer, les galets, les betteraves, le bois, le charbon, etc.., cela a contribué grandement à l’essor économique des territoires de la région.

C’est ainsi que des entreprises se sont implantées près des gares pour profiter pleinement des facilités qu’offraient le chemin de fer. A côté de la gare de Lanchères, située entre St Valery et Cayeux, s’est installée une râperie de betteraves à sucre dépendante de la sucrerie de Beauchamps située elle, à près de 20 km, dans la vallée de la Bresle.

 

 

L’activité sucrière de Lanchères

A la saison de la récolte, des milliers de tonnes de betteraves collectées le long du réseau des Bains de Mer, de la région de Nouvion, au nord, à celle de Cayeux, au sud en passant par Noyelles et St Valery, convergeaient à Lanchères. Les betteraves y étaient acheminées par trains entiers, ou par des attelages hippomobiles. Puis elles y étaient stockées, lavées, râpées pour produire un jus envoyé à la sucrerie de Beauchamps via un pipeline. Les pulpes étaient redirigées vers les exploitations agricoles. Les locomotives et les tombereaux étaient fournis par la S.E. .Mais devant l’importance des besoins, l’usine s’est dotée de ses propres moyens en wagons et fit l’acquisition d’une locomotive pour effectuer le transit des tombereaux entre la gare et l’enceinte de l’usine et aussi exceptionnellement en ligne, en renfort, aux proches dépôts de betteraves de Hurt et de Cayeux.


La locomotive « LA SCARPE »

La locomotive « LA SCARPE » de la râperie de Lanchères a remplacé une machine plus ancienne et elle a donc été un outil actif de l’activité sucrière, contribuant ainsi à l’économie locale. Voici son histoire :

1907 : Naissance le 20 décembre 1907 chez le constructeur Corpet Louvet sous le N° 1087 (type lourd, 17 t. à vide), du même modèle que celles livrées en 1907 et 1908 au réseau d’Eure et Loir mais pour l'entreprise de Travaux publics Augustin Frot, chantier de Leforest (près d’Arras) où coule la rivière « Scarpe », d’où le nom donné à la locomotive. Elle est utilisée à la traction de trains de travaux surtout pour des voies ferrées en construction.

 

1924 : Vente à la « sucrerie centrale d’Arras » de Boiry St. Rictrude (Pas de Calais).

 

1944 : En avril ; vente à la sucrerie « Béghin » de Longueval (Somme).

 

1951 : Mutation le 09/10/1951 à la râperie de Lanchères (Somme) du même groupe, raccordée au réseau S.E. dit « des Bains de mer ».

 

1965 : Fin d'utilisation à la râperie de Lanchères suite à la fermeture du site industriel.

 

1967 : Sauvetage in-extremis du ferraillage de la machine par M. Girode lors du démantèlement de l’usine et achat par le Tramway Touristique de l’Aisne (T.T.A.), alors jeune chemin de fer touristique situé dans les Ardennes en Belgique. (M. Girode sera le fondateur du CFBS quelques années plus tard).

Transfert à Bruxelles en août 1967, aux ateliers centraux des chemins de fer Vicinaux (SNCV).


1968 à 1972 : Remise en état, mise aux normes du réseau avec application du frein à air.

 

1973 : Mise en service au T.T.A. et inauguration de la locomotive au début de la saison estivale.

 

1973 à 1978 : Utilisation les weekends d'été au T.T.A. entre Pont d'Erézée et Forges, le long de la rivière « Aisne » sur 6 kms.

 

1979 : Chaudière à chute de timbre, machine arrêtée (nécessité de remplacer la chaudière) et remisée avec la collection, à l'abri, au dépôt de Blier puis entretenue régulièrement.

 

1992 : Premiers contacts du CFBS avec le T.T.A. exprimant son intérêt en cas de vente.


2008 : Le T.T.A. décide de remettre en état « la Scarpe » dans le cadre d’un projet de développement du réseau. Le démontage méthodique de la machine débute.

 

2010 : Changement de politique des investissements au T.T.A. Le projet vapeur est abandonné et le démontage de la Scarpe est stoppé. La question du devenir de cette machine démontée est posée.


2011 : Le T.T.A. envisage de céder la Scarpe. Le CFBS est contacté. Une première rencontre a lieu sur place pour nouer les contacts et se rendre compte de l’état de la machine.

 

2014 : De nouveaux pourparlers ont lieu. Le T.T.A. affiche sa volonté de faire affaire avec le CFBS.

 

2015 : En février, rendez-vous est pris pour avril afin de parler de la vente de la machine au CFBS.

Les modalités de la vente et du transfert sont arrêtées. Le 15 Juin la machine est chargée sur un camion pour arriver en baie de Somme le lendemain.

 

 

Origine du projet

Evidemment la remise en service actif de cette machine est dans toutes les têtes des membres du CFBS. Sauver, préserver, restaurer, faire renaitre le patrimoine historique ferroviaire du  « tortillard »  sont les buts du CFBS et la motivation de ses membres !

La Scarpe n’est pas aussi puissante que la plupart des locomotives en service régulier au CFBS. Ses caractéristiques peuvent néanmoins lui permettre d’assurer des services moins intensifs, des trains courts, des trains supplémentaires, des trains spéciaux, etc... Elle peut aussi venir remplacer une autre machine de caractéristiques voisines immobilisée pour une longue opération de maintenance. Bien que non indispensable, elle aura une réelle utilité pour l’exploitation du CFBS.

Les moyens techniques et le savoir-faire des personnels bénévoles et salariés du CFBS seraient mis en œuvre pour assurer cette restauration dans son atelier de St Valery-Canal. Le CFBS assurerait « l’ingénierie » et « l’atelier directeur » de certains travaux qui seront nécessairement réalisés en sous-traitance comme la reconstruction de la chaudière ou la remise en état des essieux.

Il est envisagé de monter un dossier auprès de la DRAC en vue de son classement comme « monument historique ». C’est une pièce rare du patrimoine industriel Français qui, de plus, a été utile à l’activité économique de la Picardie maritime. Il s’agit en outre de la seule locomotive Corpet-Louvet de ce type à avoir été sauvegardée, et de la seule locomotive à vapeur préservée ayant effectivement circulé sur le réseau des Bains de Mer. 

Le CFBS recherche tous conseils, aides et tous moyens afin de monter le dossier du financement de ce projet de préservation, de restauration et de mise en service afin de perpétuer de manière vivante pour les générations à venir l’histoire de cette pièce unique du patrimoine industriel de la région qu’est cette locomotive « LA SCARPE ».


A quoi servira l'argent collecté ?


Comme indiqué ci-dessus, le rachat de « La Scarpe » fut le fruit de nombreux contacts qui se sont inscrits dans la durée. Mais l’engagement de vente par son ancien propriétaire et la réalisation de l’achat se sont effectués en quelques semaines seulement. De ce fait le CFBS n’avait pas budgété cette dépense. De plus, dans l’immédiat sa trésorerie ne permet que d’honorer partiellement le coût de l’achat. Le CFBS doit maitriser son budget car de nombreuses dépenses sont engagées pour les investissements et les charges de fonctionnement de l’exploitation du réseau. De ce fait, pour ne pas laisser échapper l’occasion de cette vente et pour être plus réactif, un collectif de cinq membres du CFBS  a réuni la somme de 44 k€ (montant de la vente) sur ses propres deniers afin d’avancer la somme pour pouvoir assurer l’achat de la machine. Le CFBS a fait une reconnaissance de dette envers les cinq membres du collectif. Pour le moment, le  Conseil d’Administration du CFBS n’a engagé que 25 k€ sur les exercices à venir pour le remboursement de la dette. Pour les 19 k€ restant, il est envisagé de faire appel à des ressources de dons, de financement participatif et de mécénat d’entreprise pour aider le CFBS à financer le solde de son rachat.

Une partie du solde à financer est promise mais il faut boucler. L’éventuel surplus sera versé à la restauration de cette locomotive.


Notre équipe

Membres : 380 adhérents dont 90 actifs produisant en moyenne 15 000 h bénévoles annuelles.

Salariés permanents : 19

Emplois en équivalent temps plein dont des saisonniers : 24

Outre les activités liées à l'exploitation du réseau, les bénévoles assurent une bonne part des projets de restauration du matériel roulant (locomotives, voitures, wagons) en liaison avec l'équipe salarié de l'association. On trouve de nombreuses compétences au sein des bénévoles passionnés par ce patrimoine historique.

Donner 20 euros

Nom du donateur inscrit sur une plaquette retraçant l'histoire de la SCARPE

Donner 50 euros

Une invitation pour une ballade en train à vapeur du CFBS en baie de Somme

Donner 100 euros

Deux invitations pour une ballade en train à vapeur du CFBS en baie de Somme

Donner 150 euros

Deux invitations pour une ballade en train + visite guidée du dépôt-atelier de St Valery-canal

Chemin de fer de la baie de Somme

rené chemin
13/05/2016
bonne chance et bon courage
Anonyme
12/05/2016
Michel LAMY
12/05/2016
A bientôt sur le CFBS avec une nouvelle pensionnaire !