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  APNÉE

Texte : Sophie Torresi
Mise en scène et interprétation : Domitille Bioret, Violaine de Carné, Madeleine Mainier, Isabelle Saudubray et Sophie Torresi
Regard extérieur : Arnaud Carbonnier
Création sonore: Didier Léglise
Lumière: Véronique Hemberger
Scénographie : Alain Burkarth
Costumes : Lou Delville
Régie son : Baptiste Marty
Collaboration artistique au démarrage du projet : Rachel Mateis

www.projetapnee.com

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La mère mange des pâtes avec son fils âgé de 15 ans. Leur déjeuner est interrompu par un appel de la pneumologue. Elle annonce à la mère la nécessité d’envisager à court terme, pour son fils, une double transplantation pulmonaire. 
Mesurant les risques d’une telle opération à l’aune de l’âge et de l’état général de leur fils, les parents font le choix de refuser ce projet de greffe. Dès lors, la communication avec l’équipe médicale, et plus généralement avec l’institution, se dégrade. Une tentative de médiation s’engage.

L’hôpital est-il au service des patients ou inversement ?
A qui appartient la maladie ?
Qui a raison ? Qui a tort ?
Qui décide ?
Que doit-on dire ?
Qu'a-t-on le droit de ne pas dire ?
Comment retenir sa respiration tout en respirant normalement ?

Au croisement de l’intime et du politique

« Apnée » évoque la vie avec un enfant atteint d'un grave handicap respiratoire, témoigne de la difficulté à faire un choix, et interroge les enjeux de la communication médicale et l’équilibre de la relation thérapeutique.

Engagée depuis des années dans l’accompagnement de son fils malade, la mère se considère comme une interlocutrice légitime de l’équipe médicale. Or la maladresse du médecin qui, à aucun moment, ne mesure les impacts de cette annonce, par téléphone, de greffe, la brutalité d’une décision à laquelle elle n’a pas été associée, et l’incapacité de l’équipe à engager le dialogue témoignent brutalement du contraire.

Il s’agit de partager une expérience singulière autant qu’une prise de conscience politique, celle-ci procédant directement de celle-là. Témoigner d’un quotidien marqué par la tension constante entre une hyper vigilance de tous les instants et la nécessité de vivre le plus normalement possible. Et tenter de démêler l’écheveau complexe de la relation thérapeutique, particulièrement à l’endroit du statut du patient.

De l’écriture au plateau

Le plateau engage non seulement le texte mais aussi le corps, la voix, le souffle, ce qui semble ici tout à fait indispensable. Il permet d’investir organiquement l’émotion, et dans le même mouvement rend possible le cheminement de la pensée.

Pour autant, porter le réel au plateau suscite quelques questionnements. Qu'a-t-on le droit d'exposer ? A qui appartient ce récit ? Cela risque-t-il de porter préjudice à qui que ce soit, maintenant ou plus tard ? En conscience et armées de vigilance, Domitille Bioret, Violaine de Carné, Madeleine Mainier, Isabelle Saudubray et Sophie Torresi, actrices et pour certaines metteuses en scène, se sont constituées en collectif pour faire de ce récit un spectacle qui tentera de tenir l'équilibre entre la fiction et le documentaire, l'intime et le politique, le tragique et le quotidien.

Notes sur la mise en scène

La mère tente de ne pas céder à la peur et aux affects. Elle cherche à se faire entendre au milieu d’un amas d’informations médicales et scientifiques et face à une parole institutionnelle univoque. La multiplicité des espaces narratifs et le statut changeant de la parole relèvent donc autant de la réalité que des rouages d’une conscience qui se débat avec elle-même, appellant une mise en jeu polyphonique. 

S'appuyant sur un travail de choeur, la mise en scène cherchera à rendre sensibles les lignes de force qui résultent des multiples injonctions contradictoires qui caractérisent la situation, et à traduire l’intrication de l’émotionnel, du psychique et du mental. Ce chœur, dont nous explorons différentes modalités, remplit les fonctions qu’il occupe dans la tragédie, à savoir l’expression de la consolation, mais aussi du sens commun et de la contradiction. Il permet tout à la fois de décentrer la parole, de faire entendre le doute, et de matérialiser la pensée qui s’élabore. Il incarne aussi la société et la possibilité du débat. 

Le travail porte également sur l’exploration de différents codes de jeu. Nous cherchons du côté de la rupture et du contrepoint, afin de tricoter serrés la vie quotidienne, l’effroi, le repositionnement constant, et l’élaboration d’un choix.

Au plan scénographique, nous privilégions un espace structuré par les corps, la matière sonore et la lumière, mais réduit à minima pour ce qui concerne les éléments de décor, ceci pour des raisons artistiques, mais aussi écologiques, économiques et pratiques. 

Le spectacle déclinera également une petite forme, afin de pouvoir s’adapter à des lieux non équipés et à des contextes de formation (universités, hôpitaux, séminaires) ,ou tout contexte en lien avec le milieu de la santé.

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Calendrier

Le calendrier de recherche, création et diffusion est, à ce jour, le suivant : 

2019-20 > Finalisation du texte et premières expérimentations
- Février-mars 2020 : résidence au Plateau 31, Gentilly (94) / présentations les 7 et 8 mars
- 4 au 10 juillet 2020 : Espace Acolet, Noyon (60)

2020-21 > Recherche
-        27 sept au 2 oct 2020 : résidence à La Chapelle théâtre, Amiens (80) / présentation le 1er octobre
-        11 au 15 janvier 2021 : résidence au CFPTS la Filière, Bagnolet (93)
-        29 mars au 2 avril 2021 : résidence à Lilas en scène (93)
-        6 au 11 juin 2021 : résidence à La Chapelle théâtre, Amiens (93)

2021-22  >Création
-        Du 20 au 24 septembre 2021 : résidence au Chevalet, Noyon (60)
-        Du 2 au 12 novembre 2021 : résidence au Théâtre du Nord/CDN de LIlle (dispositif 200 jours) 
-        Du 6 au 17 décembre 2021 : résidence au théâtre de Bligny (91)
-        Du 10 au 21 janvier 2022 : résidence à Lilas en scène (93) et avant-premières

              >  Diffusion (en cours)
-        27 janvier 2022 : Création au Chevalet, Noyon (60), 1 représentation
-        6 février 2022 : Théâtre de Bligny : 1 représentation
-        24 février 2022 : Congrès JADP, Palais des Congrès, Nantes (44), 1 représentation (petite forme)
-        24 mars 2022 : Maison du Théâtre, Amiens (80), 1 représentation
-        31 mars, 1er et 2 avril 2022 : La Verrière, Lille (59),  4 représentations

Autour du projet

Nous travaillons à la mise en place de débats, rencontres et ateliers avec le milieu médical, autour du projet.
Des partenariats se mettent en place entre autres avec l'Espace de Réfléxion Ethique des Hauts-de-France (Scén'Ethique 2022), la faculté de médeine de l'Université d'Amines, l'Espace de Réfléxion Ethique d'Ile-de-France, le LEPS (Laboratoire Educations et Pratiques de santé, Paris 13) et les JADP (Journées Atlantique de dermatologie pédiatrique).

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A quoi servira l’argent collecté ?

En deux mots, à rémunérer l’équipe artistique et technique.

Réunir une équipe pour défendre le premier texte d’une autrice inconnue traitant d’un sujet possiblement anxiogène, dans un contexte économique pour le moins défavorable au spectacle vivant est une gageure...

Alors forcément, il nous faut du temps. Pour trouver des financements, des partenaires, pour convaincre des théâtres de nous accueillir. Et le travail au plateau prend du temps bien entendu. Chaque résidence nous permet d’avancer dans notre recherche et aussi de présenter le travail en cours à de nouveaux partenaires potentiels. Le montage de la production et le travail artistique sont donc étroitement liés.
C’est pourquoi cette présente campagne de financement participatif courre jusqu’à la date de création, le 27 janvier 2022.

Budget

Le budget global (hors représentations) s'élève à 55000 €. 80% sont consacrés à la rémunération des artistes et des techniciens. 10% aux dépenses spécifiques (costumes, matériel technique), et 10% aux frais annexes (transport, hébergement).
La production est en cours. Nous comptons sur 60% de subventions publiques, 12% d’aides à la production d’organismes professionnels, 13% de financement participatif et 15% de coproductions et recettes propres.

Grand merci pour votre soutien !
Votre don vous donne droit à une déduction fiscale de 66%, au titre de l'article 200 1. b du code général des impôts / soutien à une œuvre ou un organisme d'intérêt général à caractère culturel.

Découvrez le site dédié au projet Apnée

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Production en cours
Cie Josefa avec la complicité de la Cie Le TIR et la Lyre
Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France (plan de relance), de la Région Hauts-de-France, de la SPEDIDAM, du Théâtre du Nord / CDN de Lille (200 jours) , des JADP et de tous les donateurs et donatrices
Résidences : Plateau 31 (Gentilly), Chapelle Théâtre (Amiens), CFPTS-La Filière (Bagnolet), Lilas en scène (Les Lilas), Le Chevalet (Noyon), Théâtre du Nord / CDN de LiIle (200j), Théâtre de Bligny. Merci à Ah Lala Production 

                                                                     Photos de répétitions prises au CFPTS par Didier Léglise, janvier 2021

6 561 € collectés
Objectif : 7 000 € Contribuer au projet
57 contributeurs

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APNÉE

par Cie Josefa

Financé à 94% - 6 561€ / 7 000€
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