Mon frère, ma princesse

par Cie Möbius-Band

Cette collecte est terminée.

Mon frère, ma princesse

par Cie Möbius-Band

Cette collecte est terminée.

Participez à la création de "Mon frère, ma princesse" – une pièce pop : populaire, poétique et politique – qui verra le jour à Tours le 3 novembre 2015 !

Présentation de la compagnie

Möbius-Band est une compagnie de théâtre contemporain implantée à Tours, Pauline Bourse, en est la metteur en scène. Amoureuse des mots et des auteurs, adepte de l’écriture collective sur le plateau, elle travaille le théâtre politique. Pour chaque spectacle, elle collabore étroitement avec des comédiens, des musiciens, des chorégraphes et des vidéastes, pour créer des écritures théâtrales originales. Elle met au centre de son travail la recherche de l’émotion et de la surprise poétique et défend l’idée d’un théâtre exigeant et populaire. Pour rendre accessible à tous le théâtre contemporain et la littérature, elle invente et propose de nombreuses actions culturelles auprès des publics et des amateurs.

 

Présentation du projet

Résumé de la pièce : 

Alyan est un petit garçon. Pourtant il préférerait être une princesse ou une fée, avoir des cheveux longs et des vêtements roses. Sa mère s’inquiète, son père ne voit pas le problème. À l’école, on se moque de lui, on l’insulte, on le frappe. Il essaie de s’échapper en faisant de la magie, mais ça ne marche pas toujours. Seule sa sœur Nina est consciente de son chagrin et le défend envers et contre tous, jusqu’à ce que cela dérape... Écrite en 2012 pour le jeune public (primaires – collégiens), cette pièce a reçu le prix Collidram et le Prix Armand Gatti 2013.

 

Note d’intention de la metteur en scène :

Dès ma première lecture de Mon frère, ma princesse j’ai un vrai coup de foudre. La pièce me fait rire, m’émeut, m’inspire. J’y retrouve des thèmes qui me sont chers, à la fois intimes et politiques : les questions de l’identité et de la différence, les rapports entre l’individu et le collectif, la violence sociale. Les situations dépeintes sont à la fois réalistes et fantaisistes, elles offrent un formidable espace de jeu pour les comédiens. L’écriture de Catherine Zambon est vive, incisive, sensible, le rythme rapide. En mêlant poésie et paroles quotidiennes, les dialogues laissent souvent place à la parole intime des personnages. De manière extrêmement moderne et fluide, le texte passe de la narration au dialogue, du passé au présent.

L’identité est pour moi le thème central de la pièce. Alyan aimerait être une fille, il le ressent comme une évidence et une nécessité, ce qui pousse son entourage à se positionner. Sans jugement, l’auteure montre la complexité et la diversité des réactions et pose les questions suivantes : correspondons-nous à l’enveloppe « que la nature nous a donnée » ? Qui voulons-nous être ? Pouvons-nous nous dégager des normes sociales et inventer de nouvelles façons de nous définir ? Comment peut réagir la collectivité face à la différence ? Ainsi, à partir de l’histoire intime d’Alyan, qui ne peut cacher son désir d’être autre, Catherine Zambon nous interroge sur notre rapport à la différence et sur nos propres préjugés. Elle aborde également l’extrême violence qui peut affleurer lors de l’enfance. Les représentations normées des enfants sur ce que doit être une fille ou un garçon s’expriment ici brutalement, et les difficultés qu’ont les enfants à se faire comprendre par les adultes semblent également amplifier leurs détresses.

 

                                                                                                                                                             Annette Messager

 

Un spectacle d’actualité :

Il me semble que monter ce texte dans le contexte actuel est une réelle nécessité. Comme nous l’avons vu régulièrement depuis février 2014, les questions liées à la jeunesse et à l’identité sont des points sensibles sur lesquels il faut rester vigilant. Face à la peur, au rejet, à l’ignorance et, parfois, à la calomnie, il m’apparait essentiel que le théâtre parle des questions de genre et du droit à la différence. Je pense en effet que l’art a un rôle à jouer dans la société et participe à son évolution, en abordant notamment des thèmes complexes dès le jeune public. Mon but n’est pas de provoquer la polémique ou le jugement des spectateurs, mais de les faire s’interroger par un spectacle drôle et touchant.

 

La mise en scène, la distribution, le décor :

Le spectacle Mon frère, ma princesse sera résolument pop : « pop » comme populaire, politique et poétique ! Sur scène, sept personnages, joués par une femme (Émilie Beauvais) et un homme (Mikaël Teyssié) : changeant de rôle, de costume et parfois de sexe, les deux comédiens sont aussi deux « oignons », gardant les traces de ces différentes strates, et reflétant l’identité, sa complexité et son instabilité.

Un musicien (Matthieu Desbordes), présent sur scène, raconte avec les comédiens et, à sa manière, l’histoire de Mon frère, ma princesse. Lors de ces ponctuations musicales, les comédiens pourront parfois danser. La musique et la danse m’apparaissent nécessaires pour un spectacle qui traite du corps et des sens.

Annette Messager et Claude Lévèque sont deux artistes d’art contemporain qui traitent de l’enfance de manière ludique mais parfois inquiétante. Inspirée de leurs œuvres, la scénographie sera faite de couleurs vives, d’ambiances tranchées, fantasques, refusant le réalisme pour assumer pleinement sa théâtralité. Car, comme Bernard-Marie Koltès, j’aime aussi le théâtre « parce que c’est le seul endroit où l’on dit que ce n’est pas la vie »

 

Notes d’écritures de l’auteure :

Un ami, un jour, me confia sa perplexité face au désir de son fils de cinq ans de s’habiller en fille. Lui n’y voyait pas d’inconvénient majeur mais il a bien fallu expliquer à son enfant que ce n’était pas envisageable d’aller à l’école en robe. Il m’a, par ailleurs, relaté l’histoire d’un autre petit garçon violemment agressé en primaire parce qu’il portait les cheveux longs. Cela faisait déjà au moins deux ans que je voulais écrire sur le genre, notamment suite à un spectacle de transformiste vu dans une commune rurale picarde, et qui m’avait totalement bouleversée. Il était temps pour moi de prendre parole sur ce sujet du "genre" qui travaille en sourdine dans plusieurs de mes textes. Là, il m’a semblé indispensable de l’aborder pour et avec les enfants. Pour cette recherche, j’ai été accueillie en résidence à Albi —, par l’ADDA du Tarn avec l’aide du CNL —, où j’ai cheminé avec une classe sur ces questions : C‘est quoi être une fille ? Un garçon ? Les réponses m’ont souvent atterrée. Tant de violences et de regards déjà parfaitement normés. Dans Mon frère, ma princesse, on voit autant le rêve et le désarroi d’un petit garçon qui se voudrait fille, que la brutalité d’un monde qui ne veut pas parler de l’autre dans sa différence et le rejette puissamment. Mais pas que…

  

Processus de création et tournée

Production : Möbius-Band

Avec l’aide à la création de la Région Centre et de la DRAC Centre et de la SPEDIDAM

Accueil en résidences : La grange théâtre de Vaugarni, le théâtre de Thouars et l’Espace Malraux

Co-production : CC de Ste Maure de Touraine et Amboise

 

5 semaines de résidence sont prévues :

- 1er au 6 juin 2015, à la grange théâtre de Vaugarni à Pont de Ruan (37)

- 29 juin au 4 juillet 2015 , à la scène conventionnée de Thouars (79)

- 21-25 septembre 2015, au théâtre Beaumarchais d’Amboise (37)

- 2 au 8 octobre 2015, au pôle culturel d’Antogny-le-Tillac (37)

- 26 oct-2 novembre 2015, à l’Espace Malraux de Joué-les-Tours (37)


Les dates du spectacle : 

- 21 mai à 11h, lecture au Lucernaire (Paris)

- 3 novembre, scolaire et première à l'Espace Malraux de Joué-lès-Tours

- 8 novembre, représentation à la grange théâtre de Vaugarni

- 19 novembre, représentations au théâtre de Thouars (79)

- 5 décembre, représentation à Levroux (36)

- 13-14 décembre, représentations à Antogny le Tillac (37)

- 20-21 janvier, représentations au théâtre Mac Nab de Vierzon (18)

- 9 mars, représentations au théâtre Beaumarchais d'Amboise (37)

 

D'autres théâtres sont intéressés et donneront leurs réponses entre l'été et l'automne 2016.

 

À quoi servira l'argent collecté ?

À participer à tout l’amont du spectacle, les coulisses de ce que vous verrez sur scène :

— les achats de costumes et de décor

— les 5 semaines de résidences dans différents théâtres, ce qui implique : transports, logement et nourriture

— les salaires des membres de l’équipe : ceux qui seront sur scène et les « métiers de l’ombre » (scénographe, costumière, créateur lumière, ingénieur du son, metteur en scène, administratrice). 

Cela représente un budget total de 33 925 €.

Votre aide permettra de compléter les subventions publiques de la région et de la DRAC Centre, de la SPEDIDAM, et les apports en coproduction des salles qui nous accueillent.

 

Pourquoi faire appel à vous ? 

Parce que vous avez envie de défendre la jeune création !

Parce que vous aussi vous croyez à la nécessité de faire des pièces ambitieuses, sur des sujets d’actualité.

Parce que vous pensez que réfléchir aux stéréotypes garçons-filles, et en rire, c’est toujours nécessaire aujourd’hui.

Parce que vous avez toujours une âme d’enfant en vous, si si, même si elle bien cachée.

Parce que vous aimeriez bien voir ce que donnent sur scène une mamie Loupiotte transformée en fraise tagada et un gardien de square en crotte de nez ! 

 

Chaque euro compte, n’ayez pas peur d’être modeste, ce qui compte c’est d’être nombreux.

 

Notre équipe

Mise en scène : Pauline Bourse

Jeu : Émilie Beauvais et Mikaël Teyssié

Musique : Matthieu Desbordes

Scénographie : Stéphanie Delpouve

Costumes : Zoé Forestier

Lumières : Jean-Raphaël Schmitt

Son : Raphaëlle Jimenez 

Le texte de Catherine Zambon est publié à L’école des loisirs

 

Pauline Bourse, metteur en scène

Diplômée du master Mise en scène et dramaturgie de l’Université de Paris X-Nanterre, c’est au cours de ses études qu’elle fonde la compagnie Möbius-Band. Après avoir travaillé comme assistante à la mise en scène, elle implante la compagnie à Tours en 2011, et crée ses premiers spectacles professionnels : les adaptations théâtrales de Miroirs noirs d’A. Schmidt et de Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline. En 2013, elle écrit et met en scène Bataille sur le grand fleuve, une pièce de théâtre sur la colonisation française en Afrique noire. Son travail artistique se nourrit de nombreuses rencontres avec les publics et les amateurs, pour lesquels elle conçoit régulièrement des projets théâtraux. Depuis 2012, elle mène des lectures publiques de textes dramatiques publiés chez Quartett et réalise de nombreuses lectures de textes littéraires. Elle est également formatrice et anime régulièrement des master-class dans les conservatoires de théâtre de Nantes et Blois. Elle dirige le Théâtre Universitaire de Tours depuis l’automne 2014. 

 

                                                     

 

Mikaël Teyssié, comédien

Issu du milieu associatif universitaire où il se forme à l’improvisation et au café théâtre en parallèle d’une licence d’Arts du spectacle (Montpellier III et Toulouse II), il entre en 2007 à l’Ecole Régionale d’Acteur de Cannes. Dans ce cadre, il participe au spectacle Si un chien rencontre un chat d’après les écrits de Koltès, mis en scène par C. Marnas (Avignon 2010) ; ainsi, qu’à l’adaptation Les Crimes de l’amour d’après La Dispute de Marivaux, mis en scène par N. Vonderheyden. Puis en 2010, il intègre le dispositif Jeune Théâtre en Région Centre au Centre Dramatique Régional de Tours. Sous la direction de Gilles Bouillon, il participe à de nombreuses lectures, mène des ateliers et prend part à plusieurs spectacles durant trois ans : Cyrano de Bergerac de Rostand (170 représentations), Kids de Melquiot et Le chapeau de paille d’Italie de Labiche (prix Beaumarchais 2013). En 2012, il est co-fondateur du collectif NightShot avec lequel il travaille, entre autre, à l’adaptation théâtrale de textes contemporains non dramatiques. Il commence à collaborer avec Möbius-Band en 2013, pour la création de Bataille sur le grand fleuve

 

                                                          

 

Émilie Beauvais, comédienne

Après des études de Lettres, deux années au conservatoire de Tours et trois ans à L’Ecole du Centre Dramatique de Saint-Etienne (1999-2002), elle est permanente une année au C.D.N. de la même ville sous la direction de François Rancillac et Jean-Claude Berruti. Elle co-fonde le théâtre La Querelle avec lequel une vingtaine de création verront le jour jusqu’en 2012. Elle travaille notamment avec C. Veschambre et J. Rocha du Souffleur de Verre , le collectif des Lucioles et surtout P. Maillet, A. Pirault et le Groupenfonction, S. Rebocho, B. Geslin, Claude Guerre pour France Culture, S. Tranvouez, M. Cruciani, M. Bedleem, J. Geskoff, P-F. Pommier, B. Bompas. Elle co-fonde la compagnie de théâtre et musique Supernovae avec Matthieu Desbordes en 2011. Elle rejoint la compagnie Möbius-Band en 2012 pour les lectures Quartett et Mon frère, ma princesse. Elle écrit aussi des pièces pour différentes compagnies, anime des stages et est professeur au conservatoire d’Angers puis de Nantes depuis 2011.

 

Matthieu Desbordes, musicien

Né d’une mère vendéenne et d’un père charentais, le jeune Desbordes commence la batterie à 7 ans, probablement en réaction à un biberonnage intensif de musiques folkloriques saintongeaises et auvergnates. Du C.R.R. de Tours à Jazz à Tours, en apprenant la batterie auprès d’E. Boursiquot, de T. Lange Berteaux et de S. Goubert, c’est finalement à Tours que les rencontres musicales se concrétisent : COMPAGNiE dU COiN, Big Joe Turner, Xtet, Eclecpitleptic, Cie Frasques, et auprès de Jean-Luc Cappozzo, Sebastien Boisseau, Nicolas Le Moullec, Louis Winsberg, Erwann Jan… Professeur d’atelier, de batterie et de culture rythmique à Jazz à Tours depuis 2003, il succède à Sébastien Rouiller et prend la direction de l’Orchestre DUCOiN en 2010. Il compose et joue dans des pièces de théâtre avec les compagnies Le Souffleur de verre, les Lucioles, The Party, La Querelle. Il co-fonde en 2011 la compagnie de théâtre et musique Supernovae avec Émilie Beauvais.

 

                                                     

Donner 10 euros

et recevez un grand MERCI de l’équipe sur le site internet, le Facebook et la newsletter de Möbius-Band.

Donner 150 euros

et participez à une demi-journée d’initiation au théâtre par la metteur en scène

Donner 300 euros

et recevez un repas avec l’équipe artistique + une invitation à l’une des représentations + un cd de la musique du spectacle + une affiche dédicacée du spectacle

Donner 20 euros

et recevez une photo du spectacle avec un mot de l’équipe artistique

Donner 50 euros

et recevez une affiche dédicacée du spectacle

Donner 75 euros

et recevez un exemplaire du texte (5) ou un CD de la musique du spectacle

Donner 100 euros

et recevez une invitation à l’une des représentations + rencontre avec l’équipe artistique + un CD de la musique du spectacle

Association Cie Möbius-Band

Cie Möbius-Band

Möbius-Band est une compagnie de théâtre contemporain implantée à Tours.

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02/07/2015
Antoine Clémot
02/07/2015
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02/07/2015