Aide à la création d'un spectacle de théâtre

Phèdre de Jean Racine est une pièce de théâtre qui sera présentée les 2, 3 et 4 octobre au théâtre de l'Elysée à Lyon. 

Hippolyte, un jeune prince plein de vie, décide de quitter son palais et de partir à la recherche de Thésée, son père disparu. Théramène, son tuteur et ami, ne le croit pas, et l’amène à dévoiler la véritable raison de son départ : Hippolyte aime Aricie, une jeune fille captive de son père, et que personne n’a le droit d’épouser. Hippolyte s’apprête à partir, quand surgit Oenone, une vieille femme qui est au service de l’épouse de Thésée : Phèdre. Phèdre est mourante et on ignore la cause de son mal. Après maints efforts, Oenone parviendra à la faire avouer : Phèdre est amoureuse de son beau-fils Hippolyte. Une fois ces amours interdits révélés au grand jour, une réaction en chaîne entraînera un à un les personnages dans leur perte...


I - On fait le point

 


II - Extrait de la composition de Kevin Juillerat



III - Présentation du Projet




IV - Origine du projet

Après cinq années passées à travailler autour des comédies de Molière sous l'égide de Gwenaël Morin, le Collectif BIS se tourne vers la tragédie avec Phèdre de Jean Racine. Il y a une suite logique dans cette démarche et cette exploration des grandes comédies du XVIIème siècle nous a donné envie de passer aux tragédies. Historiquement, la première troupe de théâtre à monter une pièce de Jean Racine "La Thébaïde" était la troupe de Molière, c'est une coïncidence évidemment, nous ne montons pas cette pièce pour reproduire formellement l'Histoire, mais l'idée que Racine et Molière soient comme les deux versants d'une même montagne nous fascine.


V - Note d'intention 

Ce qui me plaît dans l'écriture de Jean Racine, c'est que dès qu'il s'empare d'un thème, il l'étire dans les deux directions, il mêle les ravages à la fois du désir et de sa répression, la peur de dire et l'impossibilité de ne pas dire, le merveilleux des dieux et le vraisemblable de la famille, l'amour naissant et l'amour déçu. Cette pièce démarre comme une journée ordinaire, les états ne sont pas en guerre, les dieux ne sont pas en colère et un jeune homme, Hippolyte, décide de partir après le petit déjeuner… Mais petit à petit ressurgit le monde antique, les dieux, les malédictions enfouies. Il n'y a pas d'échappatoire et l'ancien monde empêchera le nouveau d’apparaître.

Si j’ai choisi ce texte, cet archétype du théâtre classique français, c’est pour le ramener sur terre, dans un espace et un temps qui nous réunissent tous pour mieux nous perdre. Je veux retrouver dans le monument littéraire la matière du tragique. Je veux créer un spectacle qui rassemble le concret du présent et la magie des temps anciens. Je veux que les acteurs racontent cette histoire de façon brutale, nette, et rapide. Que dans leurs empressements à dire, à libérer leurs paroles, les personnages puissent devenir laids, ridicules, monstrueux, drôles, colériques, médiocres, ordinaires, humains, simples. Ce qui m'intéresse c'est de tenter d'épuiser le langage, de le ramener à cet état de chaleur chaotique où l'on peut entendre ce que Paul Claudel appelait : « La détonation de l'évidence »...

VI - L'espace scénique 

Je veux créer une scénographie qui englobe le spectateur. Le public est une matière : les acteurs jouent parmi les spectateurs, se confondent avec eux, dialoguent avec eux. L'espace est ouvert, le moindre recoin du théâtre peut être utilisé par les acteurs. Le plateau est nu : c’est une caverne, un terrain vague. Les acteurs et le public baignent dans la même lumière ou dans la même obscurité, dans le même vacarme ou dans le même silence. La création lumière de Quentin Chambeaud nous plonge dans un univers flottant, aux contours effacés. L'espace s'évanouit dans la création sonore de Kevin Juillerat, qui, empruntant à la musique spectrale compose un univers sonore qui évolue de façon imperceptible dans tout le théâtre, et contribue à nous faire perdre nos repères. Tout l'espace est pensé pour nous amener à percevoir le texte dit par les acteurs, non par le prisme de l’interprétation mais par celui de l'expérience, de la sensation. Transmettre au public un vertige chaotique et non une analyse froide des alexandrins.


VII - L’urgence des corps

Dans cette pièce tous les personnages sont dépassés, car la situation évolue trop vite. Comme chez Molière, ils commettent des erreurs par manque de temps, par précipitation, par pulsion. On a tendance à imaginer des acteurs en costume, dans des poses, jouant avec lenteur... Je veux briser « le monolithe racinien ». Je veux rendre à ce texte tout son corps, son urgence, sa jeunesse, son mouvement… Je veux que le calme qui suit l’état d’épuisement des corps, les peurs silencieuses, les haines contenues, les murmures, les battements de cœurs puissent résonner.

Jeu

Lucas Delesvaux  Hippolyte / Maxime Roger Théramène, Œnone, Ismène / Judith Rutkowski Phèdre / Zoé Poutrel Aricie / Antoine Truchi Thésée

Création sonore

Kevin Juillerat

Création lumière  

Quentin Chambeaud

Mise en scène

Michaël Comte

A quoi servira l'argent collecté ?

L'argent collecté nous permettra de financer les répétitions de l'équipe artistique :

     - Une semaine de répétition pour les 5 acteurs participant au projet soit 3000 euros pour 35 h de travail
     - Une semaine de création lumière pour notre régisseur soit 500 euros pour 30 h de travail
     - Une semaine de création sonore pour notre compositeur soit 500 euros pour 30 h de travail


 Le Collectif BIS

Le Collectif BIS est un regroupement de quatre acteurs-créateurs : Julien Michel, Maxime Roger, Lucas Delesvaux et Michael Comte. Durant leurs études communes au conservatoire d'art dramatique de Lyon, ils montent de nombreux spectacles dans les salles de théâtres Lyonnaises avec par exemple "Stalking" au Théâtre des Ateliers, "Et ils vécurent heureux..." au Théâtre de l’Élysée. Après leur obtention du Diplôme d’Étude Théâtrale, ils sont engagés tous les quatre, dans la troupe du Point du Jour dirigée par Gwenaël Morin, avec lequel ils vont monter 17 spectacles en 5 Ans, dont "Les Molière de Vitez" , "Les tragédies de Juillet" , "Re-paradise". Durant cette période la troupe du Point du Jour se produit en France et à l'étranger tandis que le Collectif BIS continue son travail de création dans la ville de Sainte Foy-lès-Lyon en créant en 2016 "Phèdre" de Jean Racine, "Playlist" en 2017, "Cyrano" d'Edmond Rostand en 2018 et "Histoire du Tigre" de Dario Fo en 2019.


Cette page évoluera au fur et à mesure des répétitions. N'hésitez pas à revenir la consulter. Merci pour votre temps et bonne journée. Michaël Comte.

Donner 5 euros

Monosyllabe

Un grand merci

Donner 10 euros

Tetrasyllabe

Un grand merci et une photo du spectacle

Donner 20 euros

Hexasyllabe

Un grand merci et trois photos du spectacle

Donner 30 euros

Heptosyllabe

Un grand merci et quatre photos du spectacle

Donner 40 euros

Octosyllabe

Un grand merci et cinq photos du spectacle

Donner 50 euros

Décasyllabe

Un grand merci, cinq photos et un enregistrement de la musique composée pour le spectacle

Donner 100 euros

Alexandrin

Un grand merci, toutes les photos et toute la musique du spectacle

Donner 200 euros

Poème

Un grand merci, toutes les photos, toute la musique et un enregistrement audio des monologues de la pièce

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Bernadette MENOUDGRIVEL
02/10/2019
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28/09/2019
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