Collecte de soutien aux victimes de la rafle du Vieux-Port du 24 janvier 1943

par Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

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Collecte de soutien aux victimes de la rafle du Vieux-Port du 24 janvier 1943

par Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

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Collecte de soutien aux victimes de la rafle du Vieux-Port du 24 janvier 1943 - Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

Défendre les droits des victimes du crime contre l'humanité du 24 janvier 1943

 Présentation du projet

Permettre au COLLECTIF SAINT-JEAN 24 JANVIER 1943, composé principalement de victimes survivantes et de descendants de victimes du crime contre l’humanité (reconnu le 17 mai 2019) perpétré dans le quartier Saint-Jean de Marseille le dimanche 24 janvier 1943, de défendre pleinement leurs droits devant la justice et de mettre en lumière un événement majeur de l’histoire de France, la rafle raciste du Vieux-Port, en sensibilisant  le grand public, notamment à travers la publication d’ouvrages, création d'un site internet, l’organisation de cérémonies commémoratives, mais aussi en facilitant son enseignement dans les établissements scolaires français.

A quoi servira l'argent collecté ?

Au début de l’année 1943, au moins 20 000 Marseillais de toutes origines et de toutes confessions (même si très majoritairement chrétiens et d’origine italienne), ont été cruellement et irrémédiablement stigmatisés par une manœuvre militaro-policière, l’opération Sultan, mise en œuvre conjointement par les autorités nazies (représentées au plus haut niveau à Marseille par Karl Oberg, chef des SS en France) et vichystes (représentées au plus haut niveau à Marseille par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy).

Ces Marseillais de conditions modestes habitaient dans l’emblématique quartier Saint-Jean dit « la Petite Naples », sur l’emplacement où avait été fondée l’antique Massalia en 600 avant Jésus-Christ, entre les abords de l’église Saint-Laurent et l’hôtel de ville.

Malheureusement, le terrible dimanche 24 janvier 1943, lors de la rafle du Vieux-Port, ils ont été évacués manu militari par les SS allemands et la police de Vichy. 12 000 d’entre eux ont été transférés de force au camp de rétention de Fréjus (où ils ont dormi sur de la paille souillée), dont 800 déportés en Allemagne.

Entre les 1 et 19 Février 1943, leurs habitations, réparties dans 1 500 immeubles, ont été systématiquement dynamitées par les artificiers nazis, après avoir été pillées par les collaborateurs français.

Savamment préparées par les autorités françaises deux ans avant le début de l’occupation allemande de Marseille (novembre 1942), pour concrétiser un plan d’urbanisme dit « plan Beaudoin » (du nom de son concepteur), — destiné à permettre la construction d’un quartier « moderne » excluant les populations immigrées et modestes —, ces exactions ont été qualifiées de criminelles par le Ministère public français.

Aussi, le 17 mai 2019, la Vice-procureure du parquet de Paris  en charge des crimes imprescriptibles a reconnu de vive voix que la population de Saint-Jean a été victime d’un crime contre l’humanité, en se fondant sur les critères définis par le code pénal spécial français.

Dans la foulée, le 29 mai 2019, elle a ouvert une enquête judiciaire. Une brigade spécialisée de la Gendarmerie a été chargée de mener les investigations et d’auditionner les victimes survivantes et les descendants de victimes qui ont porté plainte.

La plainte a été rédigée en se basant sur les ouvrages publiés par Massaliotte Culture et déposée par M Pascal Luongo au début de l’année 2019.

 

Cette prise de position de la Vice-Procureure de Paris, hautement significative pour les nombreuses victimes survivantes, enfants au moment des faits, a couronné de succès un travail de recherches et de mémoire de sept années, initié en 2012 par Massaliotte Culture.

 

Aujourd’hui, une enquête judiciaire est donc en cours.

Afin qu’elle puisse aboutir, a été fondé le COLLECTIF SAINT-JEAN 24 JANVIER 1943, composé principalement de victimes survivantes, comme ses dirigeants Mme Antoinette Castagno et M. Antoine Mignemi, et de descendants de victimes, comme M. Antoine De Gennaro, dont une partie de la famille a été déportée en Allemagne (famille qui a été endueillée par le décès du patriarche Alfonso, survenu lors du transfert forcé à Fréjus).

La procédure judiciaire sera longue et nécessitera d’importants moyens financiers car les investigations menées parallèlement à celles de la Gendarmerie, initiées à titre gracieux par M Pascal Luongo, l’avocat du COLLECTIF, devront être approfondies aux niveaux local, national et international (notamment en Allemagne).

Et elles devront forcément s’inscrire dans le cadre du travail de recherches et de mémoire réalisé par Massaliotte Culture, avec l’objectif de procurer une juste reconnaissance aux victimes de la rafle du Vieux-Port, qui, juste au mémorable 17 mai 2019, se sont senties « les oubliées de l’Histoire noire de Marseille ».

Dans ce contexte, le COLLECTIF SAINT-JEAN 24 JANVIER 1943, dont la majeure partie de ses adhérents sont issus de la classe ouvrière et bénéficient de petites retraites, a fait le choix de ne pas demander de subventions publiques (car elles incitent souvent au clientélisme).

Ainsi, il en appelle à la générosité de toutes celles et tous ceux qui sont convaincus qu’un événement majeur de l’Histoire de France comme la rafle du Vieux-Port mérite d’être mis en lumière, en permettant en premier lieu aux victimes survivantes de défendre pleinement leurs droits face à la justice et de sensibiliser l’opinion publique sur les atrocités qu’engendrent les dérives totalitaires.

En ayant toujours à l’esprit la citation de Bernanos, qui prend tout son sens à une époque où on assiste à une montée en puissance des idées ultranationalistes à travers toute l’Europe : « On nous affirme maintenant, on vous répètera plus tard qu’il ne faut pas revenir sur le passé. Ce n’est pas nous qui revenons sur le passé, c’est le passé qui menace de revenir vers nous »…

Donner 10 euros

1 diplôme de bienfaiteur personnalisé

Donner 30 euros

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+ 1 gravure de Saint-Jean dédicacée

Donner 50 euros

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+ 1 gravure de Saint-Jean dédicacée
+ 1 brochure historique de Massaliotte Culture dédicacée

Donner 100 euros

1 diplôme de bienfaiteur personnalisé
+ 1 gravure de Saint-Jean dédicacée
+ 2 brochures historiques de Massaliotte Culture dédicacées

Donner 500 euros

1 diplôme de bienfaiteur personnalisé
+ 1 gravure de Saint-Jean dédicacée
+ 3 brochures historiques de Massaliotte Culture dédicacées
+ 1 livre IL ETAIT UNE FOIS SAINT-JEAN dédicacé

Donner 1000 euros

1 diplôme de bienfaiteur personnalisé
+ 1 gravure de Saint-Jean dédicacée
+ 3 brochures historiques de Massaliotte Culture dédicacées
+ 1 livre IL ETAIT UNE FOIS SAINT-JEAN dédicacé
+ 1 livre LA PETITE NAPLES MARSEILLAISE dédicacé

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