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Présentation du projet

Alors que les conclusions de la CIASE, Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique sont désormais connues, un seul mot suffit à résumer la situation : une faillite.

Le bilan est là, effroyable : plusieurs centaines de milliers d’enfants blessés dans leur chair et leur âme, empêchés de croire et d’aimer pour de longues années, des centaines de milliers de vies brisées, abîmées.

En effet, le nombre des abus, comme les mécanismes qui ont concouru à ignorer ou dissimuler les exactions des coupables, à faire taire les victimes et négliger leur souffrance, démontrent avec une terrible précision la responsabilité de ceux dont la charge était précisément de surveiller et protéger.

Il est vrai que dans bien des cas, les communautés, paroisses, aumôneries etc.… et les parents, eux-mêmes, n’ont pas su non plus reconnaître la gravité des actes et mettre en œuvre des moyens de protection. Mais ce fait même montre que le poids de l’autorité hiérarchique et l’usage abusif de la notion d’obéissance ont largement contribué au désastre qui est désormais dévoilé.

Le poison de cette violence, de ces secrets atroces, de ces dissimulations permises et garanties par les plus hautes autorités catholiques parcourt aujourd’hui encore le corps de l’Église, jetant le doute et la suspicion sur toute parole, celles des petits comme celles des savants, alors même que la mission première fondamentale, celle qui justifie l’existence de l’Église, est de porter « la Parole », celle que Dieu lui confie. Parole de vérité, de confiance, de justice à laquelle a été substitué le mensonge, la dissimulation, l’iniquité :

Quelle Bonne Nouvelle peut désormais annoncer l’Église ?

Que ce constat soit terrible ne le rend pas sans appel ! Et même, il avive et stimule nos consciences : le remède doit être à la hauteur du mal.

Nous devons prendre des décisions adaptées à la catastrophe que nous découvrons. Les règles actuelles d’exercice de l’autorité, du pouvoir et des responsabilités qui ont permis ce désastre ne permettront pas d’y remédier. Le temps des bonnes résolutions est terminé. Il faut agir, vite et bien. Disparaître ou renaître, il faut choisir. Déjà les catholiques d’Allemagne face à la même catastrophe explorent les contours d’une « Église d’après » au travers d’un chemin synodal.

Nous devons, nous aussi, imaginer une nouvelle organisation, de nouvelles règles qui soient de véritables garanties que plus jamais dans la maison Église, de tels abus ne puissent se reproduire.

 Les 4R: Reconnaissance-Responsabilité-Réparation-Réforme

Pour ce faire, il faut nous asseoir à la même table et nous atteler à ce travail. Sommes-nous légitimes ? Mais qui d’autre que nous le serait ? Oui, c’est notre mission de baptisés, hommes et femmes, religieux et religieuses, prêtres, diacres, évêques et il s’agit de notre maison commune.

Laissons donc au vestiaire les hésitations et les scrupules ; laissons-y aussi les titres, les crosses, les mitres, et les cols romains. Et ensemble, frères et sœurs, dans l’humilité qui convient face au drame des victimes, revêtons notre seul vêtement de travail, le vêtement blanc de notre baptême et ouvrons une « Convention des catholiques ».

Ensemble, faisons de l’Église une maison fiable ; une maison où les enfants et les femmes sont en sécurité, où les consciences sont respectées, où la liberté est protégée.

Origine du projet

Christine Pedotti et Anne Soupa sont cofondatrices du comité de la jupe, promouvant l’égalité des droits entre les hommes et les femmes au sein de l’Église catholique. Elles sont aussi co-fondatrices de la conférence catholique des baptisé-e-s francophones, qui lutte pour la reconnaissance de la responsabilité et l'entrée dans la vie de l'Église de tous les baptisés, et pas seulement les clercs.
Après les révélations de l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église depuis 1950, ensemble, faisons de l’Église une maison fiable ; une maison où les enfants et les femmes sont en sécurité, où les consciences sont respectées, où la liberté est protégée..

Organisons une "Convention des catholiques" libre, indépendante et autofinancée.

A quoi servira l'argent collecté ?

Les sommes collectées serviront à organiser la Convention. Si les sommes recueillies dépassent les besoins, elles seront reversées aux associations de victimes.

Notre équipe

Christine Pedotti et Anne Soupa

20 121 € collectés
Objectif : 500 000 € Contribuer au projet
321 contributeurs

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Convention des catholiques

par Comité de la Jupe

Financé à 4% - 20 121€ / 500 000€
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