DANS LES CORDES (Entrailles) de Pauline Ribat

par COMPAGNIE DEPUIS L'AUBE

Faire un don

DANS LES CORDES (Entrailles) de Pauline Ribat

par COMPAGNIE DEPUIS L'AUBE

Faire un don
DANS LES CORDES (Entrailles) de Pauline Ribat  - COMPAGNIE DEPUIS L'AUBE

Soutenez la création de DANS LES CORDES (Entrailles), texte et mise en scène Pauline Ribat - création 2019

La Compagnie Depuis l'Aube créé le spectacle Dans les Cordes, écrit et mis en scène par Pauline Ribat, le 5 novembre 2019 à l'Espace Malraux - Chambéry. Afin d'équilibrer et de solidifier notre budget, nous mettons en place un crowfounding qui servira à maintenir les salaires de l'équipe.

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS ! 

undefined


Présentation du projet

Dans sa démarche de professionnalisation, Pauline Ribat a d'abord le souhait de créer une compagnie portée par une autrice, actrice, et metteuse en scène : Compagnie Depuis l’Aube, implantée à Chambéry, en Savoie. 

Formée au Conservatoire National de Paris et au Théâtre Ecole d’Aquitaine-Pierre Debauche, Pauline Ribat a commencé à écrire en 2013. Elle fait partie du collectif Traverse, associé au CDN de Vire depuis janvier 2019, et qui a co-signé l’écriture du dernier spectacle du collectif OS’O. Par ailleurs elle accompagne pour la deuxième fois la metteuse en scène Joséphine Serre en tant que collaboratrice à la mise en scène sur Data, Mossoul créé en septembre 2019 au Théâtre National de la Colline.

Avec Depuis l’aube (ode aux clitoris),sa première pièce et mise en scène, elle a choisi de questionner les rapports de force femme-homme, d’aborder les thématiques du harcèlement de rue, des multiples diktats de la beauté imposés par les magazines, de dénouer les tabous lié à la sexualité féminine. Et, pour se faire, elle a interrogé des amies, sa famille, des collègues.

Dans les cordes est sa deuxième pièce, et le premier projet de la Compagnie Depuis l’Aube, ce qui rend la production encore fragile, car la compagnie ne possède aucun fond propre.

Le spectacle sera créé le 5 novembre 2019 à Malraux-Scène nationale de Chambéry et de la Savoie. Il tournera ensuite à Château Rouge-scène conventionnée d’Annemasse, à la Filature-Scène nationale de Mulhouse, au Théâtre Roger Barat-Herblay, au Théâtre de l’Agora-Scène Nationale d’Evry-Essonne, et enfin à Bonlieu-Scène Nationale d’Annecy ; avant d’être repris la saison prochaine au Théâtre de la renaissance à Oullins et d'autres d'autres lieux partenaires (la tournée est en cours de construction).

RÉSUMÉ

Dans les cordes suit deux personnages, Alix et R., une femme et un homme d’une trentaine d’années, qui vivent en couple. Alix était le fantasme de R. au lycée. Aujourd’hui, leur couple, façonné par les contes de leur enfance, semble se cogner contre le réel.

Sur Love Life, Alix est Marylin. Dans cet univers online, parmi une kyrielle de profils plus parfaits les uns que les autres, elle rencontre SweetxLover, un avatar féminin de quarante ans. À travers leurs conversations, les schémas idéaux avec lesquels Alix a grandi se fissurent.

Roman, de son côté, plonge dans l’univers du cybersexe avec le tout nouveau robot sexuel Harmony 2.0. Avec elle, il peut laisser tomber le rôle du prince charmant.
Dans ce far-west numérique, Alix et R. se confrontent à de nouvelles relations, de nouveaux modes de communication, de nouvelles façons de s’approcher, de se contacter, où la notion de réel peut prendre de multiples visages. Ils vont faire voler en éclat leurs constructions sociales et psychologiques.

Construite comme une série de tableaux qui, juxtaposés, résonnent les uns avec les autres, Dans les cordes dresse le portrait d’une génération, d’une époque, et fait se mêler l’intime d’une relation avec les questionnements de toute une société moderne. Du témoignage d’une petite fille de 11 ans à une scène de porno en réalité augmentée en passant par une banale mais terrible dispute de couple, l’histoire d’Alix et R. explore les concepts d’idéaux forgés depuis l’enfance.

Dans les cordes parle de nous, du regard et du jugement que nous portons sur les autres et sur nous-même. Dans les cordes parle du droit à la liberté et à la différence. Dans les cordes est un hymne à l’amour et au désir

 

PROCESSUS DE CREATION

Dans les cordes est un projet pensé sur trois ans où s’entremêlent des temps de récoltes de paroles, de résidences d’écriture et de plateau. Il y a eu l’idée, l’envie d’écrire sur la multiplicité́ et la complexité́ des rapports se tissant en ligne et aussi le constat de mon ignorance et la nécessité de recueillir des témoignages. S’est posée la question : comment recueillir des confidences ? Comment créer un climat de confiance pour libérer la parole et inciter des personnes à livrer un peu de leur jardin secret ? L’anonymat m’a paru être la condition sinequanone.

Avec l’aide et le soutien de la Scène Nationale de Chambéry, j’ai imaginé et élaboré, en étroite collaboration avec Clément Peyon, un questionnaire remplissable en ligne et 100 % anonyme ainsi que divers jeux de rôles sur des forums. Nous avons rencontré des étudiant.es de différentes universités  de Savoie, et certain.e.s habitué.e.s des cafés network. À chaque fois nous étions présent.e.s pour leur expliquer le projet et le caractère précieux de leur confidence comme matériau possible d’écriture. Grâce au partenariat avec la radio Ellebore (Savoie), nous avons pu échanger directement avec des auditeurs/ trices. Et des lycéen.nes ont, eux, participé à ces collectes de paroles sous forme de marathon d’écriture que Clément et moi avons mené directement dans les classes. Nous avons ainsi collecté environ 150 témoignages, auprès d’un large public âgé de 15 à 70 ans.

M’inscrire moi-même sur des sites m’a semblé incontournable. Alors je me suis créée des profils sur Meetic, Adoptunmec, Tinder, etc. mais également sur des sites gays, et ceux réservés aux femmes mariées ; des ami.es, hétéros, homos, bi, libertin.es, ont accepté de partager avec moi certains de leurs échanges. J’ai alors découvert un univers avec d’autres codes. La majorité des personnes interrogées affirme que derrière un écran elles se sentent plus libres, que l’absence du regard de l’autre les affranchit de tout jugement, et que les échanges revêtent un caractère plus volubile qu’IRL (In Real Life), qu’une conversation peut vite devenir très intime, bien plus rapidement que lors d’un premier rencard dans un café. Comme si, derrière notre écran, nous étions débarrassés de toute injonction.

La révolution numérique à laquelle nous assistons est en train d’ébranler les schémas qui dictent nos rapports amoureux depuis des siècles inventant d’autres manières de communiquer, de se contacter, de s’adresser. Je crois, oui, que nous sommes en train à d’assister à une vraie révolution des rapports amoureux.  À partir de tout cela j’ai imaginé une fiction : suivre un couple dans le réel, Alix et R., et parallèlement suivre leur profil numérique sur le net.

Pauline Ribat

 NOTE DINTENTION

 Les contes de fées sont les premières histoires qu’on nous raconte enfants. A travers eux, les petites filles et les petits garçons construisent leur imaginaire autour d’un idéal de couple, d’une norme, qui se solde toujours par « ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Les princesses, fragiles et dociles, attendent leur prince, celui qui les protègera et ne pleure jamais. Mais les contes de fée s’arrêtent-ils là où la vie commence ?

Aujourd’hui, une personne sur quatre est inscrite sur un site de rencontre. Là, on peut choisir l’âge, le sexe, la taille, la couleur de peau, de cheveux... jusqu’au caractère, au film préféré ou même au revenu mensuel du partenaire idéal, comme on feuilletterait un catalogue à la recherche du canapé de ses rêves. À l’inverse, on peut aussi choisir de dévoiler ce que l’on veut de soi. Les sites de rencontres ne perpétuent-ils pas l’imaginaire des contes de fées sur le net ?

Internet regorge de propositions pornographiques : bondage, brunette, TTBM... aucun fantasme n’est indisponible. Le cybersexe nous offre même la possibilité de faire l’amour en 3D à nos icônes porno. Culs connectés, sextoys connectés, caleçons connectés améliorant les performances de monsieur, contact physique et sexe sont à présent dissociables. Fin 2017, Harmony 2.0, le premier robot sexuel anthropomorphe, a été mis en vente pour la modique somme de 15000 €. Chosification de l’humain ou humanisation de la machine ?

Je me questionne : internet, de par ses codes différents, de par sa liberté, ne déplace-t-il pas notre perception ? Ce média désinhibant peut-il être un moyen d’aller à sa propre rencontre et d’inventer sa propre façon d’interagir avec l’autre ?

Est-ce plus simple d'assumer et d'affirmer son identité, sa sexualité, au sein d'un espace virtuel et anonyme, de se confier à travers un écran, plutôt que face à face  ? Cela révèle-t-il quelque chose sur nos modes de vie et de communication ? Est-ce une réponse à la corrélation supposée entre problèmes sexuels et problèmes politiques ?

C’est sur ces questions d’idéal, de projection et de fantasme que je veux travailler. Quelle part de nous mettons-nous en jeu lorsqu’on s’aventure sur la toile ?  L’autre, dans ce qu’on projette de lui, devient-il source de fantasme ou de souffrance ? Que restera-t-il de nos conversations et de nos mots d’amour lorsque les serveurs n’en voudront plus ?  À quel endroit cela vient-il raconter quelque chose de notre société ?

A quoi servira l'argent collecté ?

La production du spectacle a rencontré des difficultés financières suite à des avis défavorables de certaines demandes de subvention. Afin d’aller au bout de ce projet de création, dont 12 dates sont prévues en tournée cette année et d’autres la saison prochaine, la Compagnie met en place un crowfounding afin de maintenir au minimum syndical les salaires de l’équipe artistique, administrative et technique.

Notre équipe



avec Florian Choquart, Sébastien Desjours, Marilyne Fontaine, Sabine Pakora, Nolwenn Korbell
mise en scène Pauline Ribat
collaboration à la mise en scène Baptiste Girard
composition musicale Maxence Vandevelde
création costumes Aude Desigaux
scénographie Jean Baptiste Manessier
création lumière François Menou
regard dramaturgique Lise Werckmeister
régisseuse son Sarah Bradley

régisseur général et lumières Florian Delattre

Administration/Production Agathe Perrault

Diffusion Florence Bourgeon


Calendrier de tournée 

5, 6, 7 et 8 novembre 2019  : Création à l’Espace Malraux- Scène Nationale de Chambéry
13 et 14 novembre 2019 : Château-Rouge, Scène Conventionnée d'Annemasse
12 et 13 décembre 2019 : CREA (Kingersheim) en collaboration avec La Filature - Mulhouse
14 janvier : Théâtre Roger Barat, Herblay
23 janvier : Théâtre de l'Agora , Scène Nationale de l'Essonne
7 et 8 février : Bonlieu Scène Nationale - Annecy

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 200 euros

Plateforme de paiement 100% sécurisée

Toutes les informations bancaires pour traiter ce paiement sont totalement sécurisées. Grâce au cryptage SSL de vos données bancaires, vous êtes assurés de la fiabilité de vos transactions sur HelloAsso.

Carte bleue VISA Mastercard PCI-DSS
Signaler la page