Alice, Mademoiselle Cinéma...

par Compagnie Etincelle

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"Le cinéma je l’ai vu naitre, c’était toute ma vie, c’était mon prince charmant à moi"


La pièce

Alice Guy est une pionnière du cinéma. La première femme cinéaste au monde, la première à s’être engagée dans la voie des films de fiction, et la première à avoir cru au cinéma.
En 1894, âgée de 21ans, elle entre au Comptoir général de la photographie, où elle rencontre Léon Gaumont. Après la faillite du Comptoir, elle continue d’accompagner Gaumont, qui fonde sa propre société, et devient l’une des figures majeures de la naissance du cinéma en France. En 1907 elle est contrainte de démissionner pour suivre son mari aux États-Unis. Quelques années plus tard, elle décide de reprendre son métier de cinéaste et crée à New York son propre studio de tournage et de production, la Solax, qui devient rapidement l’un des plus célèbres au monde. Mais les difficultés économiques et personnelles viennent mettre un terme à cette fulgurante ascension, s’achevant par la ruine, le divorce et la fin de sa carrière professionnelle.

Pendant 24 ans, côtoyant les plus grandes personnalités de l’époque (Gustave Eiffel, Louis et Auguste Lumière, Georges Méliès…), elle aura écrit, mis en scène et produit plus de 1000 films de tous genres et tous procédés, dont plus de 100 films sonores à une époque où le son synchronisé n’était encore qu’un rêve.
Elle est la première femme réalisatrice au monde, et la seule encore à ce jour à avoir possédé et exploité son propre studio.

Tout dans sa carrière et dans ses films affirme que la femme est l’égale de l’homme.


Le projet

Alice Guy est une véritable héroïne française des temps modernes, que le cinéma redécouvre aujourd’hui, timidement encore en France, de manière bien plus assumée à l’étranger, notamment aux États-Unis, comme en témoigne la préface écrite par Martin Scorsese pour la réédition des Mémoires d’Alice Guy.

Écrire sur Alice Guy, c’est non seulement lui redonner la place qu’elle avait en tant qu’artiste de premier plan à son époque, mais aussi redécouvrir l’histoire fascinante des débuts du cinéma, enfin parler de la place de la femme dans la société et dans les milieux artistiques, thème plus que jamais brulant d’actualité.

C’est donc en France que tout commence, en cette fin de 19è siècle, aux balbutiements du cinéma.

Élevée en Suisse par une grand-mère qui aimait lui raconter des histoires, puis au Chili où son père possède deux librairies, avant de revenir en France où elle passe une grande partie de son enfance et adolescence dans un austère couvent, le parcours de vie de la petite Alice Guy ne peut que l’amener à développer un imaginaire déjà très vif. Une fois adulte, c’est au Comptoir de la photographie, racheté par les établissements Gaumont, qu’elle va pouvoir déployer ses talents et mettre à profit ce bel imaginaire. Elle propose ainsi à Gaumont, qui accepte, de filmer de petites scénettes, au lieu de se cantonner à des prises de vues qu’on pourrait qualifier aujourd’hui de documentaires. Le premier film de fiction est né. Après le succès de ce premier essai Gaumont l’autorise à continuer, et les autres maisons lui emboiteront le pas. Elle filme ainsi quantité de films pour Gaumont, dans tous les styles, y compris parlants ! En 1907, elle démissionne pour suivre son mari aux États-Unis. Quelques années plus tard le virus du cinéma la reprend de plus belle, et elle fonde son propre studio de tournage, devenant à ce jour encore la seule femme productrice et propriétaire de son propre studio. Mais les difficultés économiques vont miner peu à peu cette femme exceptionnelle, qui finira par abandonner sa carrière.

L’histoire du personnage extraordinaire d’Alice Guy permet de relater ces premiers temps passionnants et passionnés qui ont vu naitre le cinéma, notamment en France, et plus précisément à Paris, aux côtés de personnalités comme Léon Gaumont évidemment, mais aussi Gustave Eiffel, Georges Méliès, Louis lumière ou encore Herbert Blaché qui deviendra un réalisateur de renom outre-Atlantique.

Pionnière du cinéma, première femme cinéaste au monde, raconter la vie d’Alice Guy c’est aussi se pencher sur la condition des femmes. Car dans un milieu masculin, Alice a évidemment dû se battre pour se faire, sinon aimer, du moins accepter. Aujourd’hui encore, alors qu’à l’étranger on célèbre cette femme artiste, en France on peut sentir de la part de certains une grande frilosité, si ce n’est un déni...

Or tout dans le travail et l’histoire d’Alice montre à quel point la femme est l’égale de l’homme. A une époque où les femmes possèdent peu de droits, elle s’engouffre avec enthousiasme dans le métier de dactylo, pourtant réservé aux hommes, ce qui la conduit peu de temps après à se faire embaucher par Léon Gaumont, sans doute étonné - si ce n’est séduit - par l’assurance et la détermination de cette jeune femme de 21 ans. Les planètes se sont alignées pour lui offrir ce destin incroyable « le cinématographe était mon prince charmant à moi » dira-t-elle. Il lui a cependant fallu subir les injures de certains collègues masculins, qui tenteront de la discréditer. La jeune fille joviale et passionnée devra prendre le masque de l’autorité pour se faire respecter. Indépendante, ce n’est pas une femme à se laisser faire. Elle ne subira jamais, elle agit et avance.

On dispute cependant encore en France la primauté d’Alice sur la réalisation du premier film de fiction de l’histoire... En effet, beaucoup de films des débuts du cinéma ont été perdus, et il manque des pans d’œuvres entiers pour retracer correctement l’histoire des débuts du 7ème art. Mais quand bien même ne serait-elle pas la première personne à avoir eu l’idée de réaliser un film de fiction, mais la deuxième ou troisième, ne devons-nous pas au contraire nous enorgueillir d’avoir eu, en France, une femme si brillante, aux côtés des plus grands noms des pionniers du cinéma ?! Les américains, en lui rendant hommage, ne s’y sont pas trompés. C’est d’ailleurs aux États-Unis qu’elle trouva une totale reconnaissance, en remportant avec les productions de son studio les louanges quotidiennes de nombreux journaux professionnels.

La place des femmes, notamment dans le milieu artistique, est plus que jamais d’actualité. Alice Guy dû lutter pour exister, malgré son talent. C’est pourquoi il m’est apparu comme une nécessité de faire revivre cette grande dame, en lui rendant hommage à travers cette pièce. Elle, qui était persuadée que les femmes avaient un rôle à jouer, qu’elles devaient prendre conscience qu’elles n’étaient pas moins intelligentes, moins capables que les hommes. Or aujourd’hui encore, la place des femmes dans les arts, et notamment dans le cinéma reste un problème. Elles sont trop peu présentes en tant que réalisatrices, moins encore en tant que productrices, et inexistantes en tant que propriétaires de studio.

Durant toute sa carrière Alice Guy aura révélé bon nombre d’acteurs, mais avant tout d’actrices, comme Lois Weber, qui deviendra elle-même réalisatrice. Elle aura créé le style Gaumont. Elle aura changé la manière de jouer au cinéma, mais aussi au théâtre, en demandant une seule chose à ces acteurs « soyez naturels ! ».

Avec Alice Guy le spectateur est invité à suivre le destin d’une femme artiste, qui sort des carcans réservés aux femmes dans la société, dans l’effervescence de ces années folles des premiers temps du cinéma !


La création

  • Janvier - juin 2020 : recherche de partenaires, de financements et de résidences.
  • Septembre - décembre 2020 : sélection des courts-métrages d’Alice Guy, création des vidéos pour la pièce, construction des décors, création de la composition musicale, confection des costumes.
  • Janvier - février 2021 : répétitions, placements, mouvements. Résidence à Avignon (84), théâtre de l’Episcene, du 9 au 17 janvier 2021.
  • Mars-avril 2021 : répétitions axées sur le jeu. Résidence à Ville d’Avray (92), Le Colombier, du 19 au 30 avril 2021, avec sortie de résidence décalée aux 18 et 19 novembre 2021.
  • Mai 2021 : création lumière. Résidence à St Maur (94) du 29 mai au 4 juin 2021, avec sortie de résidence les 5 et 6 juin 2021.
  • Juin : filage, représentations de rodage :
  • juillet 2021 : représentations au festival Off d’Avignon

A quoi servira l'argent collecté ?

A créer le spectacle et lui donner vie...

Etincelle produit en grande partie le spectacle, grâce au soutien des théâtres qui l'accueille en résidence.

Nous déposerons une aide auprès de la Spedidam pour les artistes.

Nous espérons des mécènes ; ils feraient là un joli choix.

L'argent collecté nous permettra de compléter le budget et de boucler la première exploitation de cette création : les éléments de décor, les accessoires, les premiers éléments de communication, le graphisme, le logement de l'équipe durant le festival.

Une plongée dans l'aventure des pionniers du cinéma ! 

Toute aide nous est précieuse... et sachez aussi que tout don est déductible des impôts, si vous avez la chance d'en payer un peu trop, ce n'est pas négligeable. 

Si vous êtes une entreprise, vous serez notre mécène, et là aussi, votre entreprise sera bien heureuse de voir une réduction sur ses impôts.

Si vous êtes un organisme, une collectivité, offrez une représentation de ce magnifique projet à votre public, à un prix plus doux que celui de la tournée... et vous ferez découvrir une des plus grandes femmes artistes française.

Nos pionniers

Caroline Rainette incarne Alice Guy. Elle est aussi l'auteure de la pièce, la co-metteure en scène, s'occupe du décor et des projections vidéos.
Lennie Coindeaux est Gustave Eiffel, Louis Lumière, Decaux, Anatole, Herbert Blaché. Il est co-metteur en scène.
Jérémie Hamon est le supérieur d’Alice, Léon Gaumont, Mélies.

Frédéric Weigel réaliste une des vidéos.
Axel Boursier nous plonge à la fin du 19ème siècle à travers ses costumes.
Matthieu Duverne éclaire l'histoire.


Donner 20 euros

La fée aux choux

une affichette signée

Donner 50 euros

L'aveugle fin de siècle

une affiche signée et une invitation

Donner 100 euros

Les fredaines de Pierrette

deux invitations et un verre, une affiche signée

Donner 200 euros

Au cabaret

deux invitations, un verre, et un livre signé par l'équipe

Donner 500 euros

Chez le photographe

du bonheur, deux invitations, un livre, une glace & un verre avec nous

Donner 900 euros

La hiérarchie dans l'amour

deux invitations, un dîner avec nous, une affiche signée, une glace

Donner 1500 euros

Les résultats du féminisme

Idem précédent, mais avec notre gratitude

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