Cette campagne est terminée, rendez-vous sur la page de Compagnie Incandescence pour découvrir les projets en cours.

Voir la page

ENTRE CIEL ET TERRE // AVIGNON 2017

par Compagnie Incandescence

Création du spectacle ENTRE CIEL ET TERRE (d'après Jón Kalman Stefánsson) au Parvis pour le Festival d'Avignon

ENTRE CIEL ET TERRE

d'après Jón Kalman Stefánsson

Traduction française d'Éric Boury
© Éditions Gallimard pour la traduction

Adaptation et mise en scène Pauline Masson
Regard chorégraphique Corinne Barbara
Composition musicale Susanna Tiertant

Avec Gabriel Dufay, Barbara Tobola, Susanna Tiertant

Production Compagnie Incandescence

Création le 7 juillet 2017 au Parvis d'Avignon

(13 représentations, du 7 au 28 juillet 2017 // Du jeudi au dimanche à 14H05)

DP ENTRE CIEL ET TERRE_1494523901439.pdf


Entre ciel et terre – à la recherche des paradis perdus

"Bárður prend une résolution subite, il retourne encore une fois à l’intérieur du baraquement. Andrea secoue la tête et affiche un vague sourire, elle sait qu’il se tient dans l’escalier, qu’il se hisse jusqu’à son lit, qu’il ouvreLe Paradis perdu et lit les vers qu’il a l’intention de se rappeler et de réciter pour lui-même et pour le gamin pendant l’attente, s’en vient le soir

Qui pose sa capuche / Emplie d'ombre / Sur toute chose, / Tombe le silence, / Déjà se lovent, / La bête sur son lit d'humus / L'oiseau dans son nid / Pour le repos nocturne.

Bárður avait été le dernier à sortir. Plongé dans le recueil de l’Anglais aveugle qu’un pasteur pauvre avait recomposé en islandais à ses heures perdues, il lit une nouvelle fois la strophe, ferme les yeux l’espace d’un instant et son cœur se met à battre. On dirait que les mots sont encore capables de toucher les gens, c’est incroyable, peut-être toute lumière ne s’est-elle pas éteinte en eux, peut-être que, malgré tout, il subsiste quelque espoir. "


Ils sont deux, au début d’Entre ciel et terre– le gamin, âgé de 20 ans, et son ami, Bárður, tous deux pêcheurs par obligation, par état de fait, parce qu’il semble que rien d’autre n’est possible, et tous deux férus de poésie. C’est ce qui les distingue et les rassemble au milieu de la communauté de pêcheurs, où cette inclinaison est considérée soit comme stupide, soit comme honteuse, en tout cas suspecte.

Ils sont deux, donc, cernés par les montagnes, la mer et le ciel, éléments fondamentaux qui se posent presque comme les personnages principaux du roman, immuables, régnant sur les existences, arbitrant la vie et la mort en fonction de leurs humeurs.

Ils sont deux, mais bientôt il n’y en a plus qu’un seul : le gamin. Bárður, occupé à retenir l’un des vers du Paradis perdude Milton, dont on vient de lui prêter un rare exemplaire, oublie sa vareuse à terre, et meurt de froid en mer.

Dévasté, séparé du seul être qui le rattachait au monde, à son tour empli de doute face à la poésie qui lui a ravi  son ami, le gamin prend une décision : l’ultime acte qu’il accomplira sera celui d’aller rendre Le Paradis perduà son propriétaire car « c’est un devoir que de rendre les livres », puis il se donnera la mort.

Commence alors une longue et périlleuse marche dans le froid et la neige, marche initiatique épuisante pendant laquelle le gamin ne cesse de vaciller, entre tentation du renoncement –  renoncer à lutter contre les éléments hostiles, renoncer à rendre ce livre, renoncer à ce qu’il a toujours voulu accomplir, renoncer à cette existence – et brûlant désir de vivre, « de parcourir le monde, de lire un millier de livres, d’atteindre l’essentiel ». Et ainsi, imperceptiblement, à son insu, débute le lent processus de deuil et de réparation, la consolation finale résidant au bout du chemin, dans la rencontre avec le mystérieux Kolbeinn, capitaine aveugle propriétaire du Paradis perduet de 400 autres ouvrages, l’insolente Geirþrúður et la troublante Ragnheiður.

Œuvre magistrale au souffle épique, au verbe puissant et lancinant – on songe à Moby Dickd’Herman Melville, aux Travailleurs de la merde Victor Hugo – le roman de  Jón Kalman Stefánsson me bouleverse en ce qu’il fait crûment état des doutes les plus abyssaux qui habitent l’être humain, et de la révolte fondamentale qu’éveille en nous l’idée de la mort et de la disparition, tout en étant porteur d’élévation et d’espérance. 

Avec, pour refrain, comme une lueur à laquelle toujours se raccrocher, ce vers de Milton :  « Nulle chose ne m’est plaisir, en dehors de toi. »

Vers qui reflète, par ailleurs, toute la sensualité de l’écriture de Stefánsson. La sensualité dans son acception érotique et amoureuse, bien sûr, très présente dans le roman, mais également en tant que pur attachement aux sens - le toucher, l’odorat, le goût, l’ouïe, la vue – tous influencés par ces trois implacables titans que sont les montagnes, la mer, et le ciel; la nature, dans tout ce qu’elle a de sublime comme d’impitoyable.

Ce roman me touche enfin en ce que, intrinsèquement poétique de par son écriture (mais non sans s’autoriser l’humour), il ne cesse d’interroger le rôle et la place de la poésie, sa vanité ou son essentialité – thème qui m’obsède et me meut depuis ma première création que furent Les Épiphaniesd’Henri Pichette, texte que je relie fortement à Entre ciel et terre.

Pour donner corps aux mots de Jón Kalman Stefánsson, j’ai choisi une forme volontairement simple de théâtre-récit, à deux voix, deux voix complémentaires, l’une féminine et l’autre masculine, permettant par instants le surgissement de scènes dialoguées et incarnées. Ce dialogue sera complété par de la musique, jouée en direct, la musicienne étant présente sur le plateau pour se fondre dans une réelle danse à trois avec les deux comédiens, et rendre dans toute son ampleur l’univers d’Entre ciel et terre.

Afin d’avoir tout l’horizon nécessaire et la longueur des lignes de fuite que m’inspire spontanément cette œuvre, nous nous inscrirons dans un dispositif épuré en bi-frontal, permettant trajectoires et errances, que nous sculpterons en lumière.

Mon but étant, avant toute chose, de délivrer aux spectateurs de la manière la plus délicate et la plus évidente possible, la langue et l'univers incroyables de Jón Kalman Stefánsson.

Pauline Masson


"Entre ciel et terre - le roman - est un requiem à la force tellurique. Il enfle et se déchire comme un long poème venu des ténèbres, parle de souffrances et de croyances, de mal de vivre et d'infortune, d'amitié déchirée et de destinée malmenée. Récit initiatique, quête métaphysique, explosion des sens ? Il y a dans cette écriture au long souffle, à la tendresse palpable, quelque chose de miraculeux qui serait magie des images, magie des mots, « de ceux dont on peut se passer pour survivre, mais pas pour vivre ». Jón Kalman Stefánsson fait se découvrir l'impalpable, lui insuffle fureurs et mélancolies et convie le lecteur, non sans dérision, à sombrer avec elles : « C'est dans nos propres souvenirs que nous plongeons, c'est là que se trouve le fil qui nous relie à l'existence. Des souvenirs de ces jours où nous étions on ne peut plus vivants, ces jours où il neigeait, où il pleuvait sur nos vies, ces moments brûlants de soleil, sombres de nuit... »

Histoire d'un autre temps, d'un autre monde, Entre ciel et terre explore la lisière entre songes et réalités, conscience et innocence, trace une route vertigineuse à travers le fracas de l'humanité et nous invite à cheminer avec un gamin porteur d'espérance, messager malgré lui d'une poésie intemporelle. Celle nichée dans un livre meurtrier... « Il veut atteindre l'essentiel, quel qu'il soit, il voudrait découvrir si l'essentiel existe, mais il est parfois difficile de réfléchir et de lire quand on est tout vermoulu après une journée épuisante à ramer. Ses pensées peuvent être tellement lourdes qu'il parvient à peine à les soulever, alors, il est à des lieues de l'essentiel. »On lui souffle deux mots. Loyauté. Amitié."

Télérama - Martine Laval (http://www.telerama.fr/livres/jon-kalman-stefansson-entre-ciel-et-terre,54719.php)

Premiers tâtonnements musicaux...

Extrait de texte lu par Pauline Masson, sur le thème de Heyr himna smiður (Kolbeinn Tumason) réinterprété par Susanna Tiertant au piano: 

La marche du gamin essai_1496168180011.mp4

© Michael Levy - Tempête de grêle sur la F228 (Islande)

Origine du projet

"La poésie est le réel absolu. Plus une chose est poétique, plus elle est vraie."Novalis, Hymnes à la nuit    

Le Parvis d'Avignon est une salle de spectacle, située dans une ancienne chapelle au coeur d'Avignon, inscrite comme lieu du Festival Off depuis plusieurs éditions.

Lorsque les organisateurs du lieu m’ont fait la joie tout autant que la surprise, en février dernier, de m’inviter non seulement à y présenter une nouvelle création, mais également de bâtir l'ensemble de la programmation du Parvis pour l’édition 2017 du Festival, les délais très courts exigeaient de déterminer rapidement les envies et la ligne à défendre. Pour autant, le choix fut fait sereinement, non dans la précipitation, mais en raison d’une évidence éclatante à mes yeux : il est temps de redonner leur place aux mots, au verbe qui s'incarne et à la poésie. Sur scène, comme ailleurs.

La poésie ne sauvera peut-être pas le monde - mais je suis persuadée qu'elle y contribue.

Ma vocation de metteure en scène est née au contact de la poésie. Une langue, un choc, une fulgurance, la sensation de "respirer mieux" en rencontrant un auteur et son univers, voici ce qui me pousse à aller au plateau, par envie de partager à la fois le séisme sublime et l’apaisement avec les spectateurs. Et je crois profondément que, s’ils peuvent être exigeants, les textes poétiques ne sont néanmoins pas élitistes et peuvent parvenir à tous et à chacun. Et apporter à la fois élévation et consolation, l’une et l’autre précieuses. 

J'ai ainsi proposé à trois autres metteurs en scène de ma génération d'investir le Parvis à mes côtés en juillet, avec ce mot d'ordre emprunté à Jean-Pierre Verheggen: "Engagez-vous dans le langagement." Je leur ai également proposé de faire des créations in situ,c'est à dire d'utiliser le lieu du Parvis comme il est et pour ce qu'il est, sans le défigurer, et de composer avec ses forces comme avec ses faiblesses.

Les mots de Jón Kalman Stefánsson, qui se sont imposés à moi avec nécessité et que j'ai décidé de prendre à bras-le-corps, résonneront donc au Parvis en compagnie de ceux de Robert Desnos, Fernando Pessoa et Raphaël Sarlin-Joly. Quatre auteurs – dont deux français et deux étrangers, deux vivants et deux disparus, ainsi nous faisons bonne mesure - pour porter haut le verbe et la poésie dans toute leur force tellurique.


A quoi servira l'argent collecté ?

L'argent collecté servira uniquement à la création du spectacle ENTRE CIEL ET TERRE, porté et produit par la Compagnie Incandescence.

Budget ENTRE CIEL ET TERRE crowdfunding_1494522557020.pdf

Le Parvis d'Avignon nous soutient en mettant le lieu gracieusement à notre disposition, en prenant en charge la rémunération des deux régisseurs (lumière et son) oeuvrant sur le spectacle, ainsi que les frais relatifs à la location de matériel lumière et son, les frais de communication (édition de programme et de tracts) et de gestion de billetterie.

Les ressources de la Compagnie Incandescence proviennent:

- de ses (quelques) fonds propres

- de recettes estimées de billetterie, partagées à 50% avec le Parvis (remplissage estimé à 60 personnes par représentation - sur une jauge de 100 places - avec un prix moyen du billet à 12,75€)

-... de vous!

Vos dons nous permettront avant tout de rémunérer décemment les trois interprètes du spectacle pendant les représentations, ainsi que l'équipe administrative et artistique qui oeuvre à nos côtés (administrateur, chargée de diffusion et presse).

Ils nous permettront ensuite d'assumer les frais relatifs aux hébergements et aux trajets en train.

Et enfin, l'achat de quelques costumes et accessoires pour le spectacle.

L'équipe


Jón Kalman Stefánsson - Auteur



Jón Kalman Stefánsson est un auteur islandais. 

 Après avoir terminé ses études au collège en 1982, il travaille en Islande de l'ouest (dans les secteurs de la pêche et de la maçonnerie). Il entreprend ensuite des études en littérature à l'université d'Islande de 1986 à 1991, mais sans les achever. Pendant cette période, il donne des cours dans différentes écoles et rédige des articles pour le journal Morgunblaðið. 

De 1992 à 1995, il vit à Copenhague, où il participe à divers travaux et s'adonne à une lecture assidue. 
Rentré en Islande, il s'occupe de la Bibliothèque municipale de Mosfellsbær jusqu'en 2000. 
Depuis, il se consacre à la production de contes et de romans.

Œuvres publiées en français:

Trilogie romanesque
Entre ciel et terre traduit en français par Éric Boury, Editions Gallimard, 2010 (ISBN 978-2070122547) titre original Himnaríki og helvíti (litt. « L'Enfer et le Paradis »), prix Critiques Libres 20131 dans la catégorie Roman traduit
La Tristesse des anges traduit en français par Éric Boury, Editions Gallimard, 2011 (ISBN 978-2070450374) titre original Harmur englanna
Le Cœur de l'homme traduit en français par Éric Boury, Editions Gallimard, 2013 (ISBN 978-2070456338) titre original Hjarta mannsins

Chronique familiale
D’ailleurs, les poissons n’ont pas de piedstraduit en français par Éric Boury, Editions Gallimard, 2015 (ISBN 978-2072704550) titre original Fiskarnir hafa enga fætur
À la mesure de l'universtraduit en français par Éric Boury, Editions Gallimard, 2017 (ISBN 978-2070179312) titre original Eitthvað á stærð við alheiminn

Recueils publiés en Islande:
Sumarið bakvið Brekkuna (1997, L'Été derrière la montagne)
Birtan á fjöllunum (1999, La Lumière sur les montagnes)
Ýmislegt um risafurur og tímann (2001, Diverses choses à propos des séquoias et du temps)
Snarkið í stjörnunum (2003, Le Crépitement des étoiles)

Pauline Masson - Metteure en scène

© Julie Reggiani


Lors de ses deux premières années d’étude au premier cycle franco-allemand de Sciences-Po Paris, Pauline Masson gère l’association théâtre du campus.

Puis, toujours en parallèle de ses études, elle se forme à l’art de l’interprétation, successivement en Allemagne (cours dispensés par la Ruprecht-Karls-Universität d’Heidelberg), et en France (Ecole Philippe M), formation qu’elle perfectionne aujourd’hui au cours de stages avec des professionnels (École du jeu - Delphine Eliet).

S’engageant un temps dans l’administration (attachée de production et administratrice de tournée au Théâtre Vidy-Lausanne de 2009 à 2011, chargée du mécénat au Festival d’Automne à Paris en 2011), elle se tourne résolument vers la mise en scène en 2012 et assiste Charles Tordjman sur la création du spectacle Résumons-nous (adapté des Chroniques de la Montagne d’Alexandre Vialatte) de janvier à avril 2012 (tournée en France en 2013-2014), et plus tard sur la création de L’être ou pas (pour en finir avec la question juive) de Jean-Claude Grumberg (création en février 2015, reprise en 2015-2016 et en 2016-2017), puis de Votre Maman, du même Jean-Claude Grumberg (création en avril 2017).  Elle assiste aussi Marie-Louise Bischofberger pour la création d’Une petite douleur d’Harold Pinter de mai à novembre 2012. En 2013, elle collabore à la création d’Ylajali de Jon Fosse, mis en scène par Gabriel Dufay (tournée en France de mai 2013 à avril 2014), puis assiste le marionnettiste et metteur en scène tchèque Matěj Forman au cours de la création du spectacle Un beau matin, Aladin inspiré des Mille et Une Nuits (tournée en France de novembre 2013 à mai 2014, reprise en 2014-2015). Elle collabore à la mise en scène et joue dans le spectacle Journal d’une apparitiond’après Robert Desnos, mis en scène par Gabriel Dufay au Théâtre National de Chaillot (création en octobre 2015).

En octobre 2016, elle crée Les Épiphanies d’Henri Pichette au Théâtre de Suresnes Jean Vilar.

Invitée par le Parvis d’Avignon à imaginer sa programmation pour l’édition 2017 du Festival d’Avignon, elle prépare à cette occasion l’adaptation et la mise en scène du roman Entre ciel et terre de l’auteur islandais Jón Kalman Stefánsson.


Gabriel Dufay - Comédien

© Vladimir Vatsev

Après des études littéraires (hypôkhâgne/khâgne), il poursuit des études de théâtre en tant que comédien à l’Ecole supérieure d’art dramatique de la Ville de Paris (ESAD) puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD), promotion 2007. Il y met en scène en 2006 et 2007 Simplement compliqué de Thomas Bernhard, Le Silenceet Le Mensongede Nathalie Sarraute, spectacles qui remportent l’adhésion du public et le soutien des professionnels.

En tant que comédien, il joue notamment pour Jean-Paul Wenzel, Wajdi Mouawad, Michel Didym, Emmanuel Bourdieu et Denis Podalydès, Pauline Masson, Othello Vilgard… Il travaille également pour la radio (France Culture et France Inter), la télévision (il a interprété le rôle de Louis XVI dans Louis XVI – L’homme qui ne voulait pas être roi, sous la direction de Thierry Binisti), le cinéma (il a joué dans Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais). Il participe régulièrement à des lectures publiques et dirige des stages autour de l’œuvre de Nathalie Sarraute, Jon Fosse, Laurent Mauvignier, Harold Pinter, Falk Richter et Dennis Kelly au Théâtre de Carouge (Genève), à la Comédie Poitou-Charentes (Poitiers), au CNSAD (Paris) ou à l’École des Teintureries (Lausanne). Il a interprété en 2012-2013 le rôle titre de L’Homme qui se hait d’Emmanuel Bourdieu, mis en scène par Denis Podalydès (Théâtre de Chaillot, MCA Amiens,  Théâtre Vidy-Lausanne…) et a interprété plus récemment, à l’automne 2016 au Théâtre Jean Vilar de Suresnes le rôle du Diable dans Les Épiphaniesd’Henri Pichette, mis en scène par Pauline Masson.

Gabriel Dufay est également auteur : il écrit des adaptations et des textes pour France Culture et France Inter, dont un texte autour de Robert Desnos en 2016 : La prophétie de Robert Desnos. Il a notamment publié en 2012 un livre autour du Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot, en compagnie de Denis Podalydès, L’acteur et le paradoxe (Les Belles Lettres/Archimbaud), en 2014 un livre autour du théâtre et de ses fantômes : Hors jeu - des masques à abattre (Les Belles Lettres/Archimbaud), et en 2017 un recueil d’entretiens avec Michel Bouquet : Servir – la vocation de l’acteur (Klincksieck/Archimbaud).

En tant que metteur en scène, il crée en novembre 2009 Push Upde Roland Schimmelpfennig au Théâtre Vidy-Lausanne (tournée en 2010 au TnBA, au Théâtre de l’Avant-Seine, au Théâtre des Célestins, au Théâtre National de la Criée,  à la Coursive et au TDB...). En mai 2013, il traduit et crée Ylajalide Jon Fosse au Théâtre de L’apostrophe – Cergy-Pontoise (tournée en 2014 au Théâtre des Célestins, au Théâtre Monfort, à la Comédie Poitou-Charentes, à la Manufacture et au TNT...). Il crée en octobre 2015 un spectacle autour de l’œuvre de Desnos, Journal d’une apparition, au Théâtre National de Chaillot, spectacle qu’il tourne en 2016 à L’apostrophe.
Il prépare également la création en septembre 2017 de À deux heures du matinde Falk Richter au Théâtre du Reflet (Vevey), et pour la saison 2018-19, la première pièce de la rappeuse Kate Tempest qu’il traduit pour l’Arche Éditeur : Fracassés.


Barbara Tobola - Comédienne

© Joanna Rytter

Barbara Tobola est formée à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Genève de 1999 à 2002, sous la direction de Claude Stratz. Elle y obtient son diplôme de comédienne professionnelle avec distinction. Anne Bisang la remarque et lui offre de magnifiques rôles à la Comédie de Genève : Nora dans Maison De Poupée d’Ibsen et Jeanne dans Sainte Jeanne de George Bernard Shaw. François Marin, avec lequel elle travaille régulièrement, en fait de même en lui confiant le rôle titre dans Un Dimanche Indécis Dans La Vie d’Anna de Jacques Lassalle. Une autre rencontre marquante sera celle avec le metteur en scène Alain Françon qui la dirige dans Oncle Vania de Tchekhov au Théâtre des Amandiers Nanterre. Elle a aussi travaillé sous la direction de Fabrice Melquiot, Denis Maillefer, Hervé Loichemol, Jean-Paul Wenzel, Alice Laloy, Lorenzo Malaguerra, Camille Giacobino, Robert Bouvier, Dominique Catton, Vincent Coppey, Jean-Louis Johannides, Nalini Menamkat et Frédéric Polier. 

Elle joue également pour la télévision – récemment dans la série Section De Recherches réalisée par Julien Zidi, ou encore Quartier Des Banques réalisée par Fulvio Bernasconi – et dans divers téléfilms, séries et court-métrages sous la direction de Greg Zglinski (Le Temps d’Anna), Dominique Othenin-Girard (Les Suisses), Francis Fourcou (Laurette 1942), Pierre Monnard (Anomalia), Jérôme Porte (1er rôle dans la série Petits Deballages Entre Amis), Katharine Dominice, Véronique Amstutz, David Delrieux, Julien Wey, Chloé Lombard, Elie Aufsesser et Samuel Grandchamp ; au cinéma elle travaille sous la direction de Pierre Maillard (Potlatch), Ophélie Couture (Simples), Xavier Ruiz et Jean-Paul Cardinaux (Sweet Girls), Frédéric Mermoud (Moka).
Au Théâtre des Marionnettes de Genève, elle travaille sous l’œil aiguisé du marionnettiste Guy Jutard (directeur du TMG de 2002 à 2015), qui la forme à diverses techniques et la dirige dans 5 projets. A l’automne 2016 au Théâtre de Poche de Genève, elle a assisté le metteur en scène Johanny Bert pour le spectacle WASTE, texte de Guillaume Poix, projet qui alliait jeu d’acteurs et de marionnettes.

Depuis 2002, elle fait régulièrement des lectures pour la Radio Télévision Suisse (RTS-Espace2), notamment pour les émissions littéraires ENTRE LES LIGNES, VERSUS ou CARACTERES.


Susanna Tiertant - Musicienne


Susanna Tiertant est née à Avignon. Elle décroche ses premiers prix de piano et musique de chambre aux conservatoires régionaux d’Avignon et de Rueil- Malmaison, puis un Master en Interprétation à la Haute École de Musique de Genève.
Tout en se produisant en récital et musique de chambre, elle s'investit depuis 2009 au sein de la compagnie traintamarre de 7h10, dont les créations Le Renne du soleilet Contes de l'isbal’amènent à jouer partout en France : Cité de la Musique à Paris, Ferme du Buisson, Espace Jean Legendre, opéras de Tours et Valence etc. Elle signe le texte du nouveau spectacle musical Sol, quelque part sur la route entre Paris et la lune, créé au festival off d'Avignon 2016.

Sa passion pour le spectacle vivant la pousse vers des projets divers et variés : L'enfant et les sortilèges (Cie Musiques à Ouïr), J'ai soif (Cie Serge Barbuscia), Portraits chinois avec la pianiste Camille Phelep (concert conté à quatre mains), Gobi Rhapsodie avec Mandaakhai Daansuren (musique traditionnelle mongole) et le collectif Jump Buddy Band, au répertoire swing et New-Orleans. Elle accompagne également la chorale gospel Muna Wase.

Titulaire d'un Master de Pédagogie, elle invente avec ses élèves, dans les écoles où elle enseigne, des spectacles musicaux originaux : L’Histoire du chat qui avait tout oublié ou encore Rémi, Dola, Sisol et la machine à voyager. En août 2015, elle est engagée dans un stage à Taïwan pour créer avec 50 enfants le conte musical Rémi, Dola, Sisol et le train magique.

Donner 10 euros

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Donner 200 euros

Donner 500 euros

Donner 1000 euros

Plateforme de paiement 100% sécurisée

Toutes les informations bancaires pour traiter ce paiement sont totalement sécurisées. Grâce au cryptage SSL de vos données bancaires, vous êtes assurés de la fiabilité de vos transactions sur HelloAsso.

Carte bleue VISA Mastercard SEPA PCI-DSS
m
marie helene dufay
06/07/2017
B
Benoît Chaintreuil
06/07/2017
M
Michelle et Bernard Hubert
05/07/2017
Signaler la page