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Qui sommes-nous ?

Créée en 2008 sous le nom de Compagnie les Chimères et les Hippogriffes, la structure est refondée en 2012 et devient la Compagnie le  Tambour des Limbes. Elle est aujourd’hui dirigée par Rémi Prin.
Le  travail de la compagnie mise avant tout sur la volonté de porter à la  scène des textes  dont  la trame narrative soulèvent des questionnements  universels sur la nature humaine. Comment utiliser le medium du théâtre  pour toucher à des problématiques philosophiques ou psychanalytiques  qui dépassent le cadre dramatique classique, et permettent d’amorcer une  réflexion plus fondamentale sur l’existence même ? Autrement dit, pour  citer Maeterlinck, comment un « drame-dans-la-vie » peut-il nous  dévoiler au final un « drame-de-la-vie » ?
De ce fait, la démarche de la compagnie parie d’abord sur un travail d’adaptation. Si les projets
sont  principalement inspirés d’oeuvres romanesques, c’est parce ces  dernières sont un support littéraire riche qui permet d’entreprendre un  réel travail de sculpture du texte. Il s’agit d’en faire émerger une  certaine lecture subjective et de la théâtraliser, de la rendre tangible  par un travail complémentaire entre une écriture « littéraire » et une  écriture « plateau ». Le choix du texte guide la constitution de la  distribution et de l’équipe de création pour chaque projet. Il s’agit de  diversifier les collaborations et les expérimentations, permettant  ainsi à la compagnie d’être évolutive au gré des projets, sous la supervision de son directeur artistique : Rémi Prin.
Il permet  d’envisager un théâtre pluridisciplinaire, qui se fonde sur une volonté  de dialogue entre le langage et l’image. Un intérêt particulier est  porté à l’association de différents médiums artistiques pour construire  une esthétique scénique cohérente. La compagnie cherche ainsi à  développer une relation intime entre la mise en scène et la  scénographie, au service
du sens du texte.
Chaque spectacle s’articule autour du travail d’une équipe de création conséquente, travaillant en amont sur les problématiques techniques et esthétiques dépendantes de l’ambition des projets.  Une importance est accordée au temps de création, qui se doit d’être  conséquent afin d’immerger l’ensemble de l’équipe dans l’univers traité  sur le long terme : il s’agit de prendre le temps d’approfondir les  thématiques et les enjeux soulevés par les oeuvres que nous portons à la  scène.

"Le Petit Oiseau blanc" de J. M. Barrie sur la genèse du mythe de Peter Pan, "Solaris", adaptation du roman culte de science-fiction de Stanislas Lem, "Salem", création collective librement inspiré du fait divers des sorcières de Salem, sont des projets sur lesquels la compagnie travaille ou a travaillé.

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Pourquoi soutenir "Solaris" ?

Après son succès à Paris au Théâtre de Belleville lors de ses deux premières exploitations en septembre 2018 et janvier 2018, le projet SOLARIS a décidé de tenter l'aventure du Festival d'Avignon 2019 !

Le projet Solaris est né au sein de la Compagnie le Tambour des Limbes de façon à poursuivre un travail de création basé sur des oeuvres romanesques. Après le Londres du début du XXème siècle dans Le Petit Oiseau blanc ou Aventures dans les Jardins de Kensington et son univers fantastique et féérique, nous souhaitions depuis longtemps nous intéresser à la science-fiction, genre littéraire étrangement mal aimé et sous-exploité au théâtre. 

C’est par l’intermédiaire de Benjamin Gabrié, scénographe de la compagnie, que j’ai découvert le roman de Stanislas Lem dont je ne connaissais que les adaptations cinématographiques, assez décevantes, d’Andreï Tarkovski et Steven Soderbergh. Son histoire, en apparence classique, reprend une situation maintes fois observée dans de nombreux romans et films de science-fiction mais porte en elle l’une des plus importantes réflexions sur les limites de la science et incite à une vertigineuse lecture philosophique et existentielle.
Trois hommes, trois scientifiques, se retrouvent aux confins de l’univers, dans l’isolement le plus total, prêts à tout au service de la science et de cette utopique connaissance objective du monde. Ils sont, comme ils le prétendent eux-même, l’élite du corps scientifique. L’objet d’étude de ces chercheurs est une planète recouverte d’un océan : Solaris. Identifié comme étant une forme de vie indépendante, l’océan résiste cependant à toute théorie scientifique cherchant à le définir dans son entière complexité. Il s’agit d’un être doté d’une conscience et qui demeure, en cela, insaisissable. Jusqu’au jour où cette planète se manifeste indirectement aux habitants de la station en leur envoyant des « visiteurs » qui s’avèrent être des répliques parfaites de leurs fantasmes ou de leurs défuntes relations du passé.

À la lecture de ce texte écrit au début des années 60, il nous est apparu très rapidement que cette oeuvre mettait en place de nombreux éléments propices à une mise en scène théâtrale : une situation de huis-clos tout d’abord, impliquant pour ces personnages livrés à eux-mêmes et cernés par l’immensité silencieuse de l’espace, une promiscuité ainsi qu’un sentiment de claustrophobie. Il y a ensuite cette planète, qui les étudie, les observe à travers les parois de la station, tel un anthropologue, silencieuse et spéculatrice. Enfin, il y a ces « visiteurs », semblables aux apparitions divines des tragédies grecques, aux fantômes de Shakespeare ou à ces pantins étranges tirés des souvenirs de Kantor. Tous les éléments dramaturgiques sont ici rassemblés pour installer cette angoisse originelle qui sera la base de travail de cette création à travers l’histoire de ces trois scientifiques confrontés aux limites de leur connaissance.

À l’image du roman, notre spectacle se jouera continuellement de la frontière infime entre la science-fiction et le fantastique, entre ce que l’on peut expliquer, et ce qui nous échappe... En adoptant le point de vue de Kelvin, présent dans toutes les scènes, et en assistant à son histoire d’amour impossible avec Harey, réplique parfaite de son amour disparu, nous assisterons alors à l’introspection de ce psychologue au service de la science. En effet, face à ces manifestations et au dilemme qu’elles provoqueront, Kelvin évoluera : passant d’un « être dans le monde », cherchant à s’en distinguer et à l’analyser objectivement, à un « être-au-monde » (Etre et temps, Martin Heidegger), qui entretient une relation intime et subjective avec lui.
Mais c’est aussi dans la forme que notre spectacle, de par sa création artistique et technique, retranscrira sur scène ce sentiment d’angoisse et d’inquiétante étrangeté de façon à immerger davantage le spectateur dans les états d’âmes et les peurs des personnages. Notamment au niveau de la scénographie avec cette station labyrinthique aux décors mouvants, révélant des espaces clos qui se déploieront et apparaîtront insidieusement. Mais aussi par la création lumière avec l’oscillement perpétuel des couleurs bleu et rouge de la planète qui traverseront les parois de la station et influeront sur les ambiances et le comportement des personnages. Par la création sonore, enfin, jouant constamment sur les contrastes entre silence pesant et nappes musicales incluant les bruitages techniques du vaisseau.

En somme, à travers les états d’âme de Kelvin, jeune scientifique confronté aux fantômes du passé, notre adaptation théâtrale de Solaris se veut être le cadre d’une réflexion universelle sur notre perception du monde. En développant une tragédie intimiste sur le retour de l’être aimé, en adoptant le point de vue d’un anti-héros en deuil, notre création cherche avant tout à transcender les codes de la science-fiction par le biais de cette intrigue qui nous projette dans un ailleurs fictionnel, pour mieux nous parler de l’Homme, de son intimité, de son existence même.

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