Alternatives pour une Cohésion Citoyenne

par DAN KWADO

Cette collecte est terminée.

Alternatives pour une Cohésion Citoyenne

par DAN KWADO

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PROJET: ALTERNATIVES POUR UNE COHESION CITOYENNE

PRESENTATION DU PORTEUR DE PROJET
 
Créée le 24 mai 2008 lors d’une assemblée constitutive organisée par la diaspora des Dan à Philadelphie aux Etats Unis d’Amérique et déclarée à la Sous-préfecture de Palaiseau en Essonne (91), Dan Kwado (DK) a défini ainsi, ses buts statutaires :
  •       Entreprendre toute initiative visant à consolider les liens cordiaux entre les membres à travers le monde,
  •       Défendre les intérêts des membres et valoriser leurs ressources personnelles,
  •       Aider à la réalisation de projets socio-économiques et culturels en Côte d'Ivoire,
  •       Créer les conditions propres à un essor de la culture Dan, par le développement d'échanges culturels entre les pays de résidence des membres et la Côte d'Ivoire,
  •       Développer des actions humanitaires en lien avec les acteurs économiques et sociaux du pays d'origine par la création et le soutien de services (écoles, cantines scolaires, bibliothèques, formation professionnelle),
  •       Organiser des manifestations et des activités socioculturelles,
  •       Initier et entretenir des relations de coopération avec des associations de toutes nationalités poursuivant des buts similaires,
  •       Gérer les structures constituées afin d'œuvrer pour la réalisation des objectifs énoncés précédemment.
 
HISTORIQUE DE L'ASSOCIATION
 
Dan Kwado (DK) est une association humanitaire qui regroupe, la diaspora issue de l’Ouest Ivoirien ou région des Dix Huit Montagnes, limitrophe du Libéria et de la Guinée Conakry.
Dan–Kwado fédère, sur un mode réseau, diverses associations et personnalités établies dans les pays où réside la diaspora des Dan et amis et sur le territoire national Ivoirien. Ses membres fondateurs issus de la diaspora, attachés au développement de leur région d’origine et confrontés aux limites de l’entraide familiale se sont rassemblés et organisés afin de manifester leur solidarité, sur un plan international, et dans des conditions tragiques. En effet, leur prise de conscience résulte de la catastrophe humanitaire provoquée par la crise militaro politique ouverte en côte d’Ivoire le 19 septembre 2002. La région bascule dans la guerre le 28 novembre 2002. Située du coté inaccessible de la zone tampon occupée par les forces d’interposition de l’ONU soutenues par la force française Licorne, elle est désertée par les services de l’Etat, les médias, puis livrée à l’insécurité et l’anarchie. Les pillages, viols, et autres crimes suscitent la plus vive émotion, parmi les originaires du grand ouest Ivoirien, coupés de leur familles, dont ils restent sans nouvelles. Dans ces conditions, leur mobilisation et leur détermination à intervenir, toutes composantes confondues, ne faiblira pas. L’accès aux lieux sinistrés sera rétabli par la mise en œuvre progressive de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) signé le 07 mars 2007. Les investigations sur le terrain mettent, alors, à jour les besoins des populations accrus par la guerre, mais aussi leurs potentiels d’action, tandis que les résolutions de Dan Kwado axées sur le lien social et l’action éducative à restaurer prennent tout leur sens.
 
DIAGNOSTIC TERRITORIAL
 
A présent mieux connue, la situation socio économique du Grand Ouest appelé encore « Région des Dix Huit Montagnes » est préoccupante.
Les pertes humaines, matérielles et immatérielles sont considérables.
Des milliers d’enfants orphelins, de veufs et de veuves victimes de guerre, habitant la région, ou déplacés de guerre contraints à l’exode au Libéria ou en Guinée, vivent aujourd’hui les conditions de réfugiés. Les traumatismes physiques et psychiques sont importants.
La situation sanitaire, qui était déjà préoccupante avant la guerre, s’est dégradée. De nombreux centres de santé ont été pillés. A défaut d’entretien, l’hydraulique villageoise a été dégradée. Les nombreux cas de viols ont aggravé la pandémie du VIH Sida. La cohésion familiale a été ébranlée par la dislocation du tissu familial et la dispersion des membres, enrôlement forcé des enfants, enlèvement des jeunes filles et femmes mariées.
La consommation de la drogue et la prostitution se sont répandues parmi les jeunes.
La vie économique a été frappée par la destruction massive ou la désorganisation des ressources, de la main d’œuvre, des moyens de production et par l’interruption des services de conseil et d’appui technique. A défaut d’accès aux marchés par les pistes rendues impraticables, les produits agricoles, surtout ceux de la rente (Café, Cacao) ont été abimés ou achetés à vil prix aux agriculteurs, puis exfiltrés, tout comme les ressources minières, sur les places fortes du négoce international.
Au plan de la cohésion sociale, l’impact de la guerre a été des plus négatif. En effet, des rumeurs incontrôlées de massacre ont ethnicisé les relations entre les populations qui vivaient jadis en bonne intelligence. Ainsi les autochtones ont été opposés aux migrants et entre eux-mêmes (Dan contre Wè). La guerre a exacerbé les clivages entre les différentes forces politiques issues des élections de 2000-2002 et représentées dans la région.
Enfin, l’éducation de plusieurs jeunes générations a été sacrifiée en raison de l’exode des enseignants, l’interruption de l’administration et des services de l’Etat, durant plusieurs années scolaires successives. Beaucoup d’établissements scolaires ont été détruits ou pillés. Dans le meilleurs des cas, les enseignements se sont poursuivis avec des équipements insuffisants ou obsolètes. Le programme d’alphabétisation qui ciblait les enfants et les adultes (femmes)a été interrompu.
Ainsi, l’environnement éducatif et la communauté éducative formée des parents et des professionnels ont été durablement affectés.
En effet, les atteintes portées au patrimoine naturel de la région des dix huit montagnes (déforestation abusive de milieux classés pour être préservés et pollution des cours d’eau) prennent une dimension culturelle : violation de forêts sacrées, pillage de sites traditionnels, profanation des objets et masques sacrés, phénomènes d’acculturations contraires aux traditions et perturbation de la hiérarchie sociale par usurpation de chefferies traditionnelles.
Tout autant que les dégâts occasionnés à l’Etat Civil, le désastre éducatif porte atteinte à la mémoire collective des habitants et au lien social.
 
 
PROBLEMATIQUE DE L'ETAT CIVIL
 
L'absence généralisée d'informatisation et les moyens obsolètes de gestion des registres de l'Etat Civil (saisie par dactylographie pour mise à jour des supports papiers) expliquent le caractère massif, rapide et irréparable des destructions de l’Etat Civil par les bandes armées lors de la guerre. Actuellement, plus de 40% de la population des Dix Huit Montagnes, étrangère ou autochtone, se trouve privée des services de base d'une administration communale digne de ce nom et donc de l'exercice des droits attachés aux conditions de nationalité et de résidence. Par défaut de preuves d'identité, les populations désirant voter lors du prochain scrutin de l'élection présidentielle obtiennent des jugements supplétifs rendus par des tribunaux provisoires appelés "Audiences foraines" qui alimentent, parfois, un contentieux préélectoral.
Dans cet environnement sensible, la problématique de l'Etat Civil est survalorisée par les populations concernées qui souhaitent réunir les conditions préalables à un nouveau développement économique et social dont elles ont été injustement frustrées, alors que leur région possède des atouts parfois ambivalents, la situation frontalière représentant un espace d'échanges, mais aussi de déstabilisation.
Désireux de survivre et de surmonter le traumatisme collectif, les habitants guettent les indices de retour à la vie normale, cherchant un geste de réparation qui leur adresserait un signe fort d'encouragement.
 
 
REFERENTIEL D'ACTION
 
Il est certain que la problématique de l'Etat Civil constitue, tout à la fois, une des composantes de la crise militaro politique vécue par cette région et une déclinaison de cette crise.
Directement liée à la sortie de crise programmée par les accords de Ouagadougou, la maîtrise de l'Etat Civil est largement perçue, par la diaspora, par la communauté nationale et internationale, comme un enjeu déterminant de paix civile, de souveraineté nationale et d'intégrité territoriale, un facteur de vie citoyenne, d'où l'intitulé du projet "Alternatives pour une cohésion citoyenne".
Considérant l'informatisation comme une voie rapprochée et raccourcie du développement, et une entrée irréversible dans la modernité, la diaspora poursuit ses propres objectifs de mobilisation des acteurs par une démarche de projet innovante qui ouvre la société traditionnelle à la mondialisation et la situe dans le concert des nations.
 
 
OBJECTIFS OPERATIONNELS
 
Dans ces conditions difficiles, les maires de cette région sinistrée ont sollicité l'expertise de Dan Kwado en matière de recherche de financements et de partenariats leur permettant de doter leurs municipalités respectives, du système informatique afin de sécuriser l’état civil.
En attendant les futures élections municipales qui viendront grossir le nombre des communes actuelles, la région en compte à présent 12 à savoir : Man, Danané, Biankouma, Bin-Houyé, Kouibly, Logoualé, Zouan-Hounien, Gbonné, Sipilou, Sangouiné, Bangolo et Facobly.
 
 
POPULATIONS CIBLES
 
La Région des Dix Huit Montagnes compte 7 départements. Mais, DAN KWADO travaille dans un premier temps, avec les départements de Danané, Man, Biankouma, Zouan Hounien et la ville de Facobly.
Pour déterminer de façon objective les besoins de chaque commune, elles ont été regroupées en fonction de leur taille en population. On distingue ainsi quatre groupes à savoir:
 
-       Groupe A: les communes ayant moins de 10 000 habitants
-      Groupe B: les commues d'une population allant de 10 001 à 30 000 habitants
-      Groupe C: les commues d'une population allant de 30 001 à 50 000 habitants
-      Groupe D: les commues ayant plus de 50 000 habitants
 
 
Ainsi, le groupe A comprend 2 communes à savoir:
 
  •    Sipilou (8175 habitants)
  •     Gbonné (8692 habitants)
 
Le groupe B compte 3 communes à savoir:
 
  •      Logoualé (14281 habitants)
  •       Bin-Houyé (17568 habitants)
  •       Sangouiné (18254 habitants)
 
Le groupe C compte 3 communes qui sont:
 
  •       Facobly (33410 habitants)
  •       Biankouma (33959 habitants)
  •       Zouan-Hounien (37701 habitants)
 
Le groupe D compte 2 communes à savoir:
 
  •       Danané (67648 habitants)
  •       Man (131522 habitants)
 
RECAPITULATIF DES BESOINS
 
  • 10 Belkin Routeur sans fil 54 G,
  • 46 PC HP Pavillon P 6356 FR,
  • 22 Pack protection intégrale PC 20,
  • 20 Câble RJ45 CAT5E 20 M croisé,
  • 10 Dlink Switch 8 ports 10/100,
  • 10 Disque Dur WESTDGIT My Book Essential 2 TO
  • 12 Imprimantes HP multifonction OfficeJet 6500 Wifi
  • 12 Imprimantes HP Laser monochrome P 1102 W
  • Installation des matériels dans 10 communes, forfait
  • Formation de 18 employeés (utilisation et maintenance), forfait
  • Transport et douane
  • Aménagement de 10 salles informatiques (climatisation, mobilier de bureau)

 

Donner 37630 euros

46 PC + accessoires

Donner 4080 euros

24 imprimantes

Donner 2290 euros

10 disques durs de 2 TO

Donner 20000 euros

Installation, formation de 20 employés, maintenance, transport et douane

Donner 15000 euros

Climatisation de la salle informatique, mobiler de bureau

Association DAN  KWADO

DAN KWADO