Les souffrances de Job / Cie DERAÏDENZ

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Les souffrances de Job / Cie DERAÏDENZ

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Les souffrances de Job / Cie DERAÏDENZ  - DERAÏDENZ

Participer à la naissance de la prochaine création de DERAÏDENZ, soutenir la construction de la scénographie, des marionnettes et costumes!


Photos : Serge Gutwirth, tous droits réservés


DERAÏDENZ,

compagnie de Théâtre et Marionnettes, dirigée et animée par Baptiste Zsilina, Coline Agard, Léa Guillec et Sarah Rieu,

développe son activité artistique depuis maintenant trois ans, principalement en Avignon.

(Photo : Thomas Bohl, Juillet 2018, tous droits réservés)



DERAÏDENZ développe des spectacles de Théâtre et Marionnettes, des événements artistico-festifs, ainsi que divers impromptus, déambulations et autres expériences… autant de formes atypiques et hybrides, construites au sein d’un théâtre étrange.

La Compagnie compose des atmosphères, questionne le rapport au réel, cherche l'émotion profonde et apprivoise le mystère avec distance esthétique, dérision joyeuse et poésie.

Nous souhaitons être libres de proposer nos univers, à l'écoute du sensible et vers des atmosphères non communes. La marionnette est une présence parmi les nôtres, que nous accueillons à différentes échelles, selon les projets.

Au-delà des co-dirigeants de la compagnie,

Hugo Boulanger, Marion Gassin, Rémy Salvador, Églantine Remblier, Nicolas Pautrat, Charlie Fougereux, Loris Lallouette, Salvatore Pascapè, Lucile Molinier, Marion Pirault, José Léger, Marion Bajot et d'autres  artistes à venir, font vivre, soutiennent et développent la future création de la Compagnie,


Les souffrances de Job de Hanokh Levin


« Mesdames et messieurs, regardez,

un homme tombe du haut d'un toit.

Les bras écartés, il tournoie dans les airs,

son cri se brise et résonne.

Vous reculez d'un pas, de peur

que son sang vous éclabousse

mais, fascinés, vous suivez sa chute

et attendez, avec délectation et horreur,

l'instant fatal, l'instant unique

où son corps heurtera le sol.

N'y cherchez pas un sens ni une morale,

contentez-vous d'apprécier le spectacle : un homme tombe

et bientôt, il sera mort. »


Cette sentence, proclamée par le Clown Cynique dans les derniers instants de la pièce, peut suffire à présager où vous allez entrer en ouvrant le livre, en entrant dans la salle. . .


Photo : Serge Gutwirth, tous droits réservés


Résumé ( attention spoilers ) !

Job, homme de pouvoir, riche, et charismatique festoie avec ses convives. Des Mendiants viennent successivement porter une parole prophétique qu'il ne comprend pas, puis il se fait en quelques minutes annoncer la perte de toutes ses possessions par les Messagers de la Misère, dépouiller de ses vêtements et arracher trois dents par les Huissiers, annoncer la mort et apporter les cadavres de ses quatre enfants par les Messagers de la Mort. Il se retrouve seul et est dévoré de démangeaisons atroces. Ses « trois meilleurs Amis », Bildad, Eliphaz et Sophar, personnages bibliques revenus du Livre de Job, arrivent alors pour le consoler en essayant de lui faire avouer qu'il a péché et que c'est pour ça qu'il souffre ; lui soutient qu'il n'y a pas de sens à la souffrance et que « Dieu n'existe pas ». Finalement, ils finissent par le convaincre de l'existence de Dieu. Là, arrive un bataillon de Soldats dirigés par un Officier douteux, qui annonce que Dieu n'existe plus, ceux qui y croient encore seront empalés dans l'instant. Les trois amis retournent leur veste, Job non, il se retrouve sur le pal, toujours dans l'adoration de son « père ». Le Directeur du cirque arrive avec toute sa foire d'êtres difformes et joyeux dont le Nain et la Strip-teaseuse qui font le show ; un homme empalé, ça, ça rapporte ! Job est revenu dans la réalité ; trop tard. Il hurle, supplie qu'on le descende du pal et jure que Dieu n'existe pas. Les deux clowns portent les interrogations de la pièce au devant de la scène dans deux monologues hors du temps. Job meurt. Tout le monde se disperse. Le Dernier des Mendiants de tous les Mendiants  revient pour boucler la boucle. Enfin, la chanson des morts vient clore la pièce, chant d'espoir ou dernier clou ?

« Mais le monde est aussi pitié et compassion

Et viendra un jour où nous nous reposerons »


Les souffrances de Job est classée dans les Pièces Mythologiques de Hanokh Levin [1943-1999]. C’est en 1981 que l’auteur présente cette réécriture de l’histoire de Job, figure biblique, mythique, inéluctable et ultime traversée d’un bouc-émissaire transcendé. Merci à Laurence Sendrowicz et Jacqueline Carnaud pour leur traduction sans laquelle nous n'aurions pu porter le texte ! Merci aux Editions Théâtrales.

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(Photo : Gadi Dagon, tous droits réservés)

Auteur prolifique et metteur en scène israélien, il est une figure théâtrale incomparable et subversive, maniant de son écriture habile les genres et les jeux, les opinions et les émotions.
Au-delà de la réécriture satirique du Livre de Job, Levin brosse une fresque de l'absurdité de la violence, de ses différentes mises en scène, et questionne avec cynisme et mystère la nature humaine.

Nous souhaitons mêler ce cri de désespoir à notre palpitation joyeuse de jeunes acteurs, avec l'espoir vif que ce théâtre de la cruauté a un pouvoir d'ouverture et peut être déclencheur si ce n'est d'action, au moins de pensée, de discussion et de remise en question.


« Cette collusion de l’horreur et du sublime cherchait à provoquer dans le public une prise de conscience, à le tirer de son sommeil moral pour le conduire à l’humanisme et à la tolérance ».

Nurit Yaari.



AXES, CHOIX, MISE EN SCÈNE

Les acteurs, au nombre de six, maîtrisent le texte dans son intégralité. Ils sont donc capables d’interpréter tous les rôles. La distribution sera changeante, chaque soir tirée au sort par le public, juste avant la représentation.

Ce processus implique des enjeux importants au plateau pour les acteurs, et propulse le spectateur dans la responsabilité ambiguë du choix du bouc-émissaire.


Photo : Serge Gutwirth, tous droits réservés


La notion de masse est primordiale. Ce sont les masses qui « maîtrisent » les mécaniques de la violence au sein de la pièce. Job est au centre, mais Job est sujet de craintes, de reproches, de violence, d’incompréhensions, de rejet et d’indifférence… il existe parce qu’autour de lui, se déploient forces brutales et débats fiévreux. Levin questionne ces dynamiques en instaurant une gradation de la violence par et pour les hommes, avec humour, distance et cynisme.


Inhérents à l’écriture de cette pièce, des cycles apparaissent et articulent, répètent, et ainsi, imposent la prophétie. Nous désirons que cette sensation de boucle soit présente, en plusieurs points, notamment sur certains éléments de début et de fin du spectacle, dans des éléments subtils de mise en scène, de jeu, de texte et de décor.


Drame et comédie cohabiteront, de façon évidente et ardente, en symbiose avec l’écriture de Hanokh Levin. Nous ne souhaitons cesser de cultiver le rebondissement perpétuel, allier les jeux grotesques et la lancinante plainte de la souffrance, et encore, avec distance, faire entendre la respiration de l’œuvre et l'habiller de la joie profonde du jeu, de poésie, et des lumières du théâtre.

SCENOGRAPHIE

Comment évoquer simplement l'intérieur et l'extérieur, dans un même espace ?

Ou plutôt, comment créer un espace qui serait l'un et l'autre à la fois, qui évoquerait notre espace intérieur et cette frontière sans issue entre nous et les autres, entre notre finitude et l'infini... ?

Un décor essentiel, accueillant successivement réalisme et symbolisme avec la même justesse, permettant au jeu de se déployer dans des combinaisons multiples, aux silhouettes d’éclore, de disparaître et de se renouveler avec agilité complice dans cet espace d’un autre temps, avec ce décor qui épouse les fondations, les fondements de notre dramaturgie. Un défi confié à Nicolas Pautrat !


MARIONNETTES




Il est un aspect de l’œuvre qui a particulièrement retenu notre attention, et qui a motivé l'incorporation de la marionnette : le traitement systématique de la « masse »… le groupe, la foule, l'ensemble, l'opinion, oppresseurs d'un Job bouc-émissaire.

Le concept du « mimétisme », comme le décrit le philosophe René Girard, l'expression de la violence au service d'une entité qui engloutit l'identité et la sensibilité individuelles, sous prétexte de soigner une société malade : voilà des enjeux essentiels sur lesquels nous travaillons !

Les questions de la manipulation et du mimétisme sont inhérents à l’œuvre.

Cette masse prend différents aspects : d'abord joyeuse, burlesque et drôle, on rit de Job avec elle ; puis, cassante, frustrée et dévoilant sa violence, on prend de la distance face à elle ; on comprend l'argument avec les « Amis » ; enfin, absurde et théâtrale, on l'apprécie avec effroi, ou on la constate, accablés.


La marionnette vient donc, ici, prendre sa juste place. Elles seront très nombreuses, taille humaine, prolongation inquiétante et absurde des figures car inspirées des visages des acteurs, parties intégrantes de la « masse ». Leur présence posera les questions du mimétisme, de la manipulation, de l'(in)animé, de l'indifférence et de l'(in)humain.




Léa Guillec, directrice de projet et metteuse en scène, travaille en collaboration étroite avec Baptiste Zsilina, à la conception des marionnettes. Leur aspect évoluera au cours du spectacle, partant d'un réalisme trompeur et troublant, vers une représentation plus abstraite et absurde. Ainsi les mécanismes et techniques de manipulation se pensent et se distordent pour chaque groupe de personnages.



PÉRIODES DE CRÉATION, REPETITIONS, ACTUALITES…


L’équipe de création, toutes compétences confondues, a amorcé la création à l’automne 2018. Les périodes de travail à l’atelier marionnettes se sont depuis succédées ; la mise en scène, création lumières, scénographie et costumes avançant en parallèle.

Durant l’hiver 2019, le Théâtre de La Luna (Avignon) a accueilli et soutenu toute l’équipe pour une résidence de jeu ; en mai, cinq d’entre nous (construction marionnettes, création costumes, mise en scène) ont pu profiter des espaces et de l’accueil de l’UsinoTOPIE, Fabrique des Arts de la Marionnette (31) pour amorcer la création.

A ce jour, l’équipe au complet fait sa rentrée et se consacre entièrement à la création des Souffrances de Job. La création est annoncée pour le premier Semestre 2020, et nous œuvrons activement et joyeusement afin de rendre palpable ce projet ambitieux.



Photo : Serge Gutwirth, tous droits réservés

CHAMP DE TOUS LES POSSIBLES ... & COMMENT NOUS AIDER A LES RENDRE VISIBLES !!!

Les souffrances de Job, c'est un éclat de couleurs, un défilé de figures marquées, d'allures grotesques ou sensuelles, strictes ou extravagantes. Un paradoxe toujours et partout, un défi de symboles...

Nous développons par notre travail d'atmosphère, un langage à part entière, comme une membrane qui colle au texte, et qui, par moments, déploie un espace de vide et prend la parole pour évoquer ce que les corps ne peuvent offrir, ou ce que les mots seuls, peinent à transmettre.


Il y a donc la recherche de bases anciennes pour les costumes, la couture, la mesure, le nuancier à établir.

Il y a la conception des mécanismes, de l'apparence, des costumes des marionnettes.

Il y a les accessoires, les évocations, les présences, les effets.

Il y a la scénographie, sa construction et ses matériaux, ses finitions, son montage habile et efficace.

Il y a les perruques, les coiffes, les systèmes de changement rapide.

Et partout, le souci de la cohérence, de la précision, de la durabilité.



Nous menons donc un travail acharné vers un spectacle aussi fou que le texte qu'il défend  !

Et au delà du don de temps et de compétences des acteurs principaux du projet, tout cela a un coût.

Voici une idée de nos principaux postes de dépense sur l’Automne 2019  : 



Grâce à votre participation, nous pourrons alimenter les différents pôles de la création et nous permettre d'appréhender plus sereinement le décollage !

Sachez que nous sommes également à la recherche de lieux coproducteurs et de matériel :)

Notre budget étant beaucoup plus glouton que le montant du crowdfunding; si nous pouvons récolter plus que le pallier fixé à 6000€, nous pourrons envisager aussi de donner sa place à la communication, de prévoir le matériel de stockage, le maquillage, les frais annexes, etc.. !


Photo : Serge Gutwirth, tous droits réservés

Nous contacter, sans hésitation !

9 Boulevard du Quai Saint Lazare 84000 Avignon > Vous pouvez venir nous rencontrer dans nos locaux ou visiter l'Atelier, sur rendez-vous !

compagniederaidenz@gmail.com - Compagniederaidenz.com

Fb - Insta : Deraïdenz

06 31 67 66 08

Donner 20 euros

Merci Beaucoup ! ! !

Une affiche !

Donner 30 euros

Merci Beaucoup ! ! !

Une affiche + Une carte postale unique !

Donner 50 euros

Merci Beaucoup ! ! !

Une affiche + Une carte postale unique + Une vidéo- étape de la construction !

Donner 100 euros

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Une invitation pour la première des Souffrances de Job !

Donner 200 euros

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Deux invitations pour la première des Souffrances de Job !

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Deux invitations pour la première des Souffrances de Job + un CD de la musique du spectacle !

Donner 1000 euros

Merci Beaucoup ! ! !

Deux invitations pour la première des Souffrances de Job + un CD de la musique du spectacle + Votre place de mécène de la compagnie !

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25/10/2019
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21/10/2019
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