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LE JARDIN DES LUTINS

par DJAMBEDOULA

LE JARDIN DES LUTINS - DJAMBEDOULA

Construire un centre préscolaire pour les enfants de 3 à 6 ans dans un village rural du Sénégal

Présentation du projet

Mbayam a 3 ans.

Elle voudrait aller à l’école. Mais, comme 97 % des enfants de son village et de son âge, sans notre aide, elle restera à la maison jusqu’à ses 6 ans. Elle n’aura alors que 65 % de chances d’accéder au CM2.

La seule structure maternelle existante dans son village est payante, trop chère pour ses parents, et trop petite pour pouvoir accueillir tous les enfants en âge d’être scolarisés.

 

 

Zone de Texte: Notre projet : la construction du Jardin des Lutins, centre préscolaire pour les enfants de 3-6 ans de Niague Peulh, village rural du Sénégal dans la région de Dakar.   D’une capacité d’accueil de 115 enfants, il répondra à 50 % des besoins de la population et son coût restera accessible pour les parents.  Notre objectif : préparer correctement un maximum d’enfants  à l’entrée à l’école primaire afin de donner  leurs chances à tous les enfants         

Le contexte : Pour comprendre l’intérêt et l’enjeu de ce projet, il est nécessaire d’avoir quelques repères sur le système scolaire et sur le fonctionnement de la société.

Tout d’abord, il faut savoir que ce pays compte environ 14 dialectes différents. Pour se comprendre, les sénégalais utilisent un dialecte véhiculaire, le wolof, compris par tous. Mais le français reste la langue officielle, celle utilisée à l’école et dans les administrations.

L’école publique du village compte 350 enfants ; ils y entrent à 6-7 ans. Ils vont alors rencontrer un certain nombre de difficultés :

1)      Le multilinguisme : la langue utilisée à l’école est le français, langue qu’ils n’ont jamais entendue. L’enseignant peut avoir recours au dialecte peulh, s’il le connait mais, la plupart du temps, il utilise le wolof que les enfants ne connaissent pas encore vu leur jeune âge. Dès l’entrée à l’école, les enfants vont donc devoir se familiariser avec le français, le wolof et l’arabe qui fait partie des apprentissages scolaires.

2)      La latéralité : à 6 ans, ils doivent apprendre à lire et à écrire de gauche à droite et de droite à gauche

3)      La psychomotricité fine : à leur entrée à l’école, ils n’ont jamais tenu un crayon

4)      La réalité scolaire : les classes sont surchargées ; cette année, le CP compte 72 élèves pour 1  enseignant.

5)      Le contexte social : la grande majorité des parents n’a été que très peu, voire pas du tout, scolarisée. L’environnement familial est peu porteur pour les apprentissages scolaires et le manque de moyens provoque aussi un manque de fournitures scolaires.

Acquérir les notions de base dans ce contexte s’avère très difficile ; malgré les efforts de l’Education nationale et des enseignants, les redoublements et les abandons sont fréquents.

L’Etat sénégalais est conscient de ces difficultés et mène une politique d’envergure pour améliorer son système scolaire. Mais les moyens manquent à tous les niveaux.


 

Origine du projet

Pour tenter de remédier à ces difficultés et donner une réelle chance à tous les enfants de réussir leur scolarité, le jardin d’enfants se présente comme un outil pertinent. Parce que l’enseignement dispensé stimule l’enfant et le prépare à appréhender correctement ses futures acquisitions, notamment le français.

A Niague Peulh, on estime la population à 1600 personnes dont environ 200 enfants de 3 à 6 ans.

 

Le jardin d’enfants privé existant peut raisonnablement accueillir 20 enfants, soit 10 % des besoins. Mais le coût élevé de la scolarité a fait chuter ce nombre à 5 enfants.

Depuis 2016, notre association a financé la scolarité de 32 enfants et l’effectif total du jardin privé pour l’année 2017/2018, (enfants soutenus par notre association + enfants amenés librement par leurs parents) est de 42 enfants. Mais les conditions matérielles d’accueil sont de mauvaise qualité : classes trop petites obligeant les enfants à rester assis toute la matinée, une seule enseignante, pas de cour extérieure, un seul sanitaire, aucune possibilité d’extension…

 La construction d'une nouvelle structure s'avère indispensable. 

Le travail de l’association « L’Enfant d’Abord » auprès du jardin d’enfants privé a mis en évidence l’intérêt des parents pour la scolarisation des jeunes enfants. Cependant, le coût de la scolarité est un obstacle insurmontable pour la grande majorité d’entre eux. Il n’existe pas de maternelle publique dans le village. La seule possibilité reste ce jardin d’enfants privé.

Jusqu’à notre arrivée, les parents s’étaient désintéressés de cette question puisqu’ils ne disposaient d’aucune solution. Aujourd’hui, grâce à nous, cette question redevient d’actualité pour eux parce qu’ils sentent une possibilité pour leur enfant d’accéder à l’école. Les demandes d’aide à la scolarité émergent, de plus en plus nombreuses. Les propositions de soutien aussi : aide à l’entretien des locaux, à la préparation du goûter, à la construction…les parents manifestent leur intérêt et sont prêts à se mobiliser si la question financière ne se pose plus à eux.

 

La spécificité de notre association est qu’elle est composée exclusivement d’habitants du village. Les populations ont pu observer le travail que nous menons gratuitement auprès des enfants du jardin privé et de l’école primaire dont nous sommes partenaire depuis 3 ans. Un sentiment de confiance est né de cette proximité, mais aussi du fait que nos actions durent dans le temps et touchent de plus en plus d’enfants.

Aujourd’hui, la population se sent soutenue et se montre prête, à son tour, à agir avec nous pour leurs enfants.

Pour pouvoir accueillir davantage d’enfants en préscolaire, et dans des conditions correctes, il devient indispensable de construire une nouvelle école.

 L’Inspecteur de l’Education nationale de la zone est très favorable à la construction d'une véritable structure scolaire  mais ne dispose d’aucun fonds.

Le Maire de la commune nous a fait la même réponse, même si un soutien sur le fonctionnement s’avère possible.

Dans un premier temps (nommé Etape 1), le Jardin des Lutins pourrait accueillir 35 enfants, soit 17,50 % des besoins pour couvrir à terme, c’est-à-dire à l’issue de l’étape 2, plus de 50 % des besoins.

La population cible

Le Jardin des Lutins concerne tous les enfants de 3 à 6 ans, ainsi que des enfants porteurs de handicap, sans critère d’âge, dans la mesure où l’intégration dans un groupe d’enfants est possible. Nous accordons une attention particulière, grâce à nos partenaires, aux enfants issus de milieux défavorisés.

Nous avons invité les parents des élèves que nous soutenons à se constituer en association de parents d’élèves. Tous ont répondu présent.

Impliqués dans la vie de l’école, ils sont venus eux-mêmes nous trouver pour nous demander de créer notre propre école.

Un villageois a mis à notre disposition un local de 30m2. En 2 jours, nous avons reçu 24 demandes et notre capacité d'accueil est comble .


A quoi servira l'argent collecté ?

L’argent récolté servira exclusivement à la construction du centre préscolaire Le Jardin des Lutins sur un terrain appartenant à l’association.

La phase 1 comprend la construction d’une salle de classe de 60 m2, de sanitaires et d’une cuisine pour un budget de 6576.88 €. La phase 2, d’un montant de 13 579.44 €, prévoit la construction de 2 salles de classe supplémentaires, d’un bureau, d’un préau couvert et de sanitaires.


Notre équipe

L’équipe opérationnelle de « L’Enfant d’Abord ! » est composée de 6 sénégalais et 1 française, tous habitant le village et y travaillant. Enseignants, parents d’élèves ou étudiants, ils sont tous concernés par la problématique scolaire.

Depuis 3 ans, nous intervenons à l’école publique. En 2017, nous avons dispensé gratuitement 325 heures de cours, financé un poste de répétiteur pour la classe de CP et distribué des fournitures scolaires à 60 enfants. Nos actions ont concerné 180 enfants du primaire et les 44 enfants du jardin d’enfants par le biais de parrainages comprenant un repas par jour (pour 27 d’entre eux) et la distribution d’un verre de lait quotidien pour tous.

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

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M
Michelle Meinhardt
27/11/2018
Cet argent vient de mon projet vide grenier de mon village dont il y a une grande partie d'un garcon de 14 ans (mon voisin) qui voulait absolument acheter quelque chose de moi pour que son argent aies directement aux enfants du Sénégal!Une autre partie vient de cet été des étudiants ERASMUS de Francfort, ils ont acheté des boissons pendant notre barbecue en sachant que c'est pour l'asso!
E
ERIC LE TEXIER - 120,00 €
06/11/2018
C'est avec plaisir que je contribue à votre action ! Michèle et Guy-Noël, qui vont sur le terrain, m'ont tant vanté la qualité de votre travail à Niague Peulh qu'il m'a semblé évident de vous soutenir à hauteur de 120€.
D
Daniel Pilon
24/10/2018
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