Droit à l'Education pour tous

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Droit à l'Education pour tous - Droit Pour Tous

Création d'une école primaire à Petit Danané en Côte d'Ivoire

Présentation du projet

Le village a été créé en 1974 par des membres fondateurs essentiellement issus de l’ethnie DAN qui provient de l’Ouest ivoirien, plus précisément du département de Danané, d’où son nom : « Petit Danané ».

Auparavant disséminés dans la forêt de Pébo, ces derniers se sont regroupés et organisés sur le site des chantiers de construction de l’autoroute du Nord, à l’initiative de leur premier chef, Mr TRO Kean Maurice pour y former, en accord avec les autochtones Ebrié, un foyer de peuplement. Petit Danané est rattaché administrativement à la Sous-Préfecture de SONGON.

Peuplé d’un peu plus de 500 habitants en 1990, Petit Danané compte aujourd’hui environ 1780 habitants répartis en 7 communautés issues de la Côte d’Ivoire et de la sous-région Ouest Africaine, à savoir : les DAN (fondateurs), les AKAN, les GOURO, les KROU, les MALINKE, les BURKINABE et les ABENITO (Béninois, Nigérians, Togolais). La population de la localité s’est accrue à compter de 1980 sous l’effet de flux migratoires successifs. Migrants ivoiriens et immigrés étrangers attirés par l’essor économique d’Abidjan des années 1970 furent laissés pour compte au cours des décennies suivantes et relégués dans cette périphérie urbaine en extension sur un territoire rural. A cet apport, s’ajoute celui des familles réfugiées victimes des conflits armées propres à la sous-région. A partir de 1999, certains, parmi les premiers habitants (fondateurs) furent dépossédés des terres qu’ils occupaient et précarisés en raison d’une pression sur le foncier rural, intensifiée par la proximité de la capitale économique.

Malgré le caractère hétérogène du peuplement, la cohésion sociale a été sauvegardée grâce à la tradition d’accueil remarquable des occupants. L'hospitalité n'est pas un vain mot à Petit Danané !!
Cependant, cette croissance démographique n’a pas été accompagnée ni par les chefferies successives, ni par les autorités étatiques. Mal définie, cernée par des plantations et désignée comme campement parce que non lotie jus qu’en 2014, la localité ne dispose ni d’école, ni d’électricité, ni d’eau courante et de services. Elle compte deux pompes hydrauliques villageoises installées en 2001, devenues obsolètes en raison de leur utilisation intensive due à la densité de la population. On y dénombre deux bureaux de vote, des lieux de culte (4 Eglises et 1 mosquée).

La proximité d’Abidjan, capitale économique pourrait représenter un atout si elle ne marquait pas la relégation et l’exclusion sociale. Le territoire serait un bidonville s’il n’était pas un village en formation.

Le manque d’école oblige les parents à scolariser leurs progénitures dans les villages voisins distants de 3,5 km pour Guébo et de 6 km pour Kossihouen. Les enfants doivent se lever très tôt et, au péril de leur vie, traverser à pied l’autoroute du nord non protégée et très fréquentée, pour aller à l’école. Cet exercice risqué a malheureusement été fatal pour une fillette de 7 ans qui s’est fait écraser par une voiture, un matin sur le chemin de l’école. Les trajets aller-retour journaliers sur de longues distances épuisent considérablement les enfants et affectent leurs rendements scolaires.

CARACTERISTIQUES DU PROJET

Nous, membres du bureau de la chefferie parvenus en août 2014 aux postes de responsabilité, considérons les enfants de Petit Danané comme un enjeu d’avenir et une cible prioritaire de nos actions. Ainsi, dès la rentrée scolaire 2014-2015, nous ouvrons, dans un local qui nous été prêté par un habitant, une école communautaire de 2 classes (CP1 et CP2) pour éviter aux plus petits les risques et la fatigue des trajets. Nous recrutons un bénévole pour l’encadrement.

Nous comptons aujourd’hui 4 classes (CP1, CP2, CE1 et CE2) encadrées par 3 bénévoles entièrement rémunérés par les parents soutenus par la chefferie que nous animons. Le nombre total d’enfants scolarisés est de 155 dont 96 à Petit Danané. Dans le souci de bien préparer ceux qui sont scolarisés au village à l’entrée en 6, nous décidons que les admis en classe de CM1 intègrent les écoles conventionnelles des villages voisins.

Pour la création d’école conventionnelle sur site, nous sollicitons le ministère de l’Education Nationale qui nous impose, comme c’est la règle en milieu rural, de construire l’école par nos propres moyens, afin que l’Etat puisse, ensuite, y envoyer des instituteurs. Nous obtenons néanmoins que notre école communautaire soit inscrite sur la carte scolaire avec à la clé, l’affectation d’un instituteur à la rentrée prochaine 2018-2019. Cet enjeu considérable nous soumet à une pression intense.

Nous faisons alors fait appel à un natif du village qui exerce dans le domaine du bâtiment. Il nous produit un devis de cinquante-quatre millions de francs (54 000 000 F CFA) soit quatre-vingt-deux mille trois cent vingt-trois euros (82 323 €) pour la construction de deux bâtiments de 3 classes chacun dont un équipé d’un bureau, d’une latrine et d’un magasin. Mais la capacité contributive des familles est très faible car, les habitants de Petit Danané, pour la plupart des déflatés d’Abidjan et des autres grandes métropoles, sont particulièrement démunis. Plus de 90% ne détenant pas de parcelles de terre, survivent dans la précarité. Nous devons néanmoins relever ce défi. C’est ainsi que nous élaborons un plan de travail progressif dont la première phase inclut deux constructions :

-  Logement de fonction de l’instituteur avant la rentrée 2018-2019,

-  Bâtiment de 3 classes pour accueillir les élèves au retour des vacances de Noël en janvier 2019.

Pour constituer l’apport des habitants, il a été institué une participation de cinq mille francs (5000 F CFA) pour chaque homme et deux mille cinq cent francs (2500 F CFA) pour chaque femme. Le montant total de trois millions quatre cent trente-cinq de franc CFA soit 5 237 € réunie servira à financer les travaux de terrassement du terrain. Il est recommandé à chaque communauté de fournir 1 000 parpaings.

Toutes les compétences du village sont réunies pour être mises à contribution afin de réduire le coût des ouvrages.

Le début de ces travaux est prévu pour le 1 juin 2018.

Cependant, ces efforts ne suffiront pas pour atteindre l’objectif fixé. C’est pourquoi nous nous adressons à nos traditionnels partenaires et à toute personne aussi bien morale que physique de bonne volonté afin de nous aider à réaliser ce projet qui garantira un avenir meilleur à nos enfants.

Nos besoins en matériaux et équipements portent sur la somme de seize millions trois cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent vingt francs CFA soit 25 000 €.

Nous sollicitons des dons et interventions de toute nature.

En termes de partenariat, nous recherchons des initiatives de parrainage collectives ou individuelles autour de cette école ou des enfants qui y sont scolarisés.

J'explique l'origine de mon projet

Ce projet est porté par Mr GONTI Gueu Antoine, Chef traditionnel de Petit Danané depuis le 22 août 2014 et ses collaborateurs, membres du bureau de la chefferie dudit village. 

A quoi servira l'argent collecté ?

L'argent collecté servira entièrement à financé le projet

Notre équipe

Nous sommes une équipe composée de membres de l'association Droit Pour Tous.

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