Sommet alternatif UE/Afrique Abidjan 2017 - CISPM DIEL

par Droits Ici Et Là-bas (DIEL)

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Sommet alternatif UE/Afrique Abidjan 2017 - CISPM DIEL

par Droits Ici Et Là-bas (DIEL)

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Pour la tenue de 4 journées d'activités à Abidjan du 28 novembre au 1er décembre 2017 pendant le 5e sommet UE/Afrique

Présentation du Sommet alternatif d'Abidjan

L'association Droits Ici Et Là-bas (DIEL) accompagne, comme toujours, la Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (CISPM) dans son projet d'aller interpeler les chefs d’État européens et africains à l'occasion du 5 sommet UE/Afrique qui aura lieu à Abidjan les 30 novembre et 1 décembre 2017. Le Mouvement pour la Dignité et les Droits des Maliens (MDDM) et le mouvement des Novox de Côte d'Ivoire se joint à eux pour cette organisation.

Ensemble, ils souhaitent organiser un Sommet alternatif avec 4 journées d'ateliers et d'activités à Abidjan du 28 novembre au 1 décembre 2017 pendant que se déroulera ce sommet UE/Afrique.

Ils veulent faire entendre la voix du peuple africain « d'en bas » et parvenir à faire émerger des alternatives qu'ils souhaitent soumettre aux chefs d'États.

Proposition d'Ateliers Sommet alternatif UE/Afrique à Abidjan

Le Sommet UE/Afrique que l'UE organise à Abidjan les 30 novembre et 1 décembre 2017 est la continuité du sommet de Malte qui a eu lieu en novembre 2015. La suite de ce sommet de Malte se traduit par la signature de plusieurs accords entre les chefs d'états africains et l'UE sur la coopération et l'aide au développement mais surtout sur le laisser-passer européen qui permettrait l'expulsion sans problème des migrants (même ceux issus de pays en guerre) dans des pays voisins, en échange de financements de projets pour les jeunes par l'Europe et en fonction des pays qui se montreront les plus coopératifs (Fonds fiduciaire). Il s'agira également aussi pour les pays africains de créer des camps retenant toutes personnes migrantes car susceptibles de vouloir venir en Europe et de relever leurs empreintes pour fichage, l'UE imposant ainsi une limite et un contrôle des déplacements des populations à l'intérieur même du continent africain, ce qui est contraire aux constitutions de ces pays.

Journée du 28/11/2017

Atelier 1 : Jeunesse et immigration clandestine, mafias
10h – 11h : Interventions
11h – 12h : échange avec la salle
12h30 – 13h : Synthèse
Intervenants : NO VOX, OXFAM, CISPM France, DIEL Côte d'Ivoire

Atelier 2 : Franc CFA, Dette
15h – 16h : Interventions
16h – 17h : échange avec la salle
17h30 – 18h : Synthèse
Intervenants : DIEL France, CISPM Belgique, No Vox, DIEL Sénégal

Journée du 29/11/2017

Atelier 3 : Hotspots, Centres de rétention en Afrique, Liberté de circulation et d'installation, Frontières/Accords UE-Afrique, Accords bilatéraux, guerres, mafias
10h – 11h : Interventions
11h – 12h : échange avec la salle
12h30 – 13h : Synthèse
Intervenants : CISPM Italie, DIEL Guinée, No Vox, OXFAM

Atelier 4 : Accaparement des terres, Aide au développement, ressources minières
15h – 16h : Interventions
16h – 17h : échange avec la salle
17h30 – 18h : Synthèse
Intervenants : OXFAM, NO VOX Abidjan, CISPM Allemagne, DIEL Mali

Journées des 30 novembre et 1 décembre 2017 :
Actions (manifestation, rassemblement, conférence de presse, ...)

Origine du projet

Ce sommet alternatif s'inscrit dans le prolongement d'actions initiées par la CISPM depuis de nombreuses années :

Ainsi déjà en 2010 la CSP75, membre de la CISPM avait initié au sein du Ministère de la Régularisation de tous les Sans Papiers une marche d'un mois, de Paris à Nice pour rejoindre et faire entendre sa voix au sommet France-Afrique qui s'y tenait début juin.

A quoi servira l'argent collecté ?

Les fonds collectés financeront les frais d'organisation de l'événement à Abidjan ainsi que les déplacements et les frais de séjour des délégations internationales venues d'Europe et des autres pays d'Afrique :

  • Le déplacement (avion) aller et retour de la délégation venue d'Europe,
  • Le déplacement (bus)  aller et retour des délégations africaines,
  • Les frais de séjour (hébergement, repas, transports...) à Abidjan pour ces délégations,
  • La location de salles pour la tenue des ateliers et activités,
  • La communication de l'événement (téléphoniques, tracts, affiches...).

Des demandes de subventions sont également faites auprès de différents organismes ou associations sollicités pour apporter leur soutien à ce projet.

Les Organisateurs

DIEL et MDDM sont des associations installées en France (Loi 1901) mais aussi en Afrique.

La CISPM, Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants, regroupe des collectifs de Sans Papiers, de demandeurs d’asile et de migrants résidant dans plusieurs pays en Europe, en Afrique et récemment aux Etats-Unis.

Appel d'Abidjan

Appel de la Coalition internationale des Sans-papiers, Migrants et demandeurs d’asile (CISPM) et de l’association Droits Ici et Là-bas (DIEL)  pour soutenir leur projet d’aller interpeller à Abidjan les chefs d’État européens et africains réunis les  30 novembre et 1 décembre 2017 au 5 sommet UE - Afrique.

Les 30 novembre et 1 décembre prochains, les chefs d’Etat Africains et ceux de l’Union Européenne se réuniront à Abidjan pour leur 5 sommet de « dialogue » et « concertation » en vue d’une « stratégie conjointe », et d’un véritable « partenariat » sur l’ensemble des problèmes qui ne cessent de peser lourdement sur leurs relations de coopération. Initiée en 2007 à Lisbonne lors du 2 sommet ( le 1 ayant eu lieu au Caire en 2000), poursuivie à Tripoli en 2010, et à Bruxelles en 2014, cette volonté affichée d’une communauté de vue et d’action pour des intérêts réciproques devrait inspirer la réflexion et les décisions sur les grandes questions posées à l’Afrique et à l’Europe par la mondialisation : paix et sécurité, démocratie, bonne gouvernance et droits de l’homme, développement humain et éducation, croissance durable, sécurité alimentaire, intégration continentale, migrations, changement climatique, gestion des ressources naturelles…Le Conseil Européen du 15 mai 2017 a de son côté annoncé la couleur et l’enjeu de la rencontre : « …le sommet UE-Afrique » de novembre, qui sera principalement consacré à la jeunesse et aux moyens d’offrir des perspectives aux jeunes en Europe et en Afrique en particulier. C’est là le meilleur moyen de gérer les migrations, et la meilleure façon d’éviter la radicalisation. » (Federica Mogherini, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité).
 
De fait, les précédents sommets UE-Afrique n’ont pas trouvé la martingale gagnante. Bien au contraire, la situation en Afrique sur tous les problèmes exposés n’a fait qu’empirer (multiplication des guerres, enlisement des négociations sur les accords de partenariat économiques,  divergences d’intérêts sur le changement climatique, désaccords sur les migrations…). Les relations UE - Afrique demeurent historiquement dissymétriques, les échanges économiques scandaleusement inégaux perdurent, les tutelles politiques des bailleurs de fonds européens continuent à dicter leur loi aux Etats africains bénéficiaires. A l’image de la Françafrique, dont on promettait la page tournée, et que pourtant la participation du nouveau président français au G5 Sahel de Bamako le 2 juillet dernier vient de confirmer impérieusement. Alors, encore un sommet pour rien ?          
 

A plus forte raison devons-nous y faire entendre notre voix, celle du peuple africain d’ « en bas ». Refusons que ce qui s’y décide le soit encore une fois tout au profit des puissances dominantes, et tout pour le maintien des peuples dominés dans la pauvreté et l’absence désespérante d’avenir. C’est pourquoi la CISPM et DIEL appellent tous les mouvements et collectifs de Sans-papiers, Migrants et demandeurs d’asile, ainsi que les associations de soutien, les syndicats et tous les citoyen-ne-s sensibilisés à la lutte contre la politique actuelle des migrations dans la mondialisation,  à se mobiliser, ici et là-bas, pour soutenir notre projet d’aller sur place, à Abidjan, à ce 5ème Sommet Afrique - Union Européenne, afin d’interpeller les chefs d’État  sur les tenants et les aboutissants de ce « sommet », où nous redoutons que les résultats ne soient pas , comme tellement souvent, à la hauteur.


Nous, Sans-papiers et migrants d’Afrique
, nous sommes rôdés à l’obligation de faire un très long chemin pour revendiquer nos droits ! Nous l’avions déjà fait en mai 2010 lors du 25 sommet France - Afrique à Nice. Après une marche d’un mois de Paris à Nice, notre troupe d’une centaine de Sans-papiers était allée demander à nos chefs d’État de ne rien céder au président Sarkozy sur ses accords d’immigration choisie et de réadmission  qui se seraient passés  sur notre dos. A l’époque seul le Mali avait montré sa fermeté. Qu’en sera – t - il à l’avenir ? La mondialisation économique et la globalisation financière ont tellement étendu et intensifié leur emprise sur l’ensemble des sociétés, et plus encore sur les nôtres, celles du Sud ! Quelle alternative, quelle issue à la logique meurtrière  du marché et du profit à tout prix, sanctuarisant partout les revenus du capital par rapport à la valeur- travail. Nous savons d’expérience que nous Sans-papiers, migrants et précaires, sommes et serons les premiers sacrifiés de cette marche du monde, que nous restions au pays ou que nous en partions. A l’évidence nos luttes désormais doivent porter nos revendications sur une nouvelle échelle, non plus seulement nationale, mais aussi internationale. C’est pourquoi, en 2012, à l’occasion d’une marche européenne d’un mois où une centaine de sans-papiers de nos collectifs ont traversé neuf frontières avant d’être reçus au parlement de Strasbourg, nous avons créé la CISPM, Coalition qui rassemble Sans-papiers, migrants et demandeurs d’asile de France, Suisse, Italie, Allemagne, Belgique, Pays Bas, Pologne, Grèce, Espagne, Mali, Côte d’ivoire, Sénégal, Mauritanie. Par notre mobilisation à Abidjan, nous voulons rappeler nos revendications, faire connaître nos propositions, manifester notre résistance aux accords négociés à ce 5 sommet UE-Afrique, et donner toute sa résonance aux voix des « damnés de la terre » que nous ne cessons d’être, comme anciens colonisés, et des nouveaux prolétaires que nous sommes devenus, comme Sans-papiers, réfugiés et demandeurs d’asile, tout comme l’immense majorité des peuples africains réduits sans issue au silence et à la précarité.
 
 
En tant que migrants , ce que d’abord nous voudrons rappeler à tous, petits et grands dans la société,  tient en quelques mots, c’est que les migrations sont  un droit, une richesse, une nécessité économique, une garantie politique pour la paix. Aujourd’hui, la fermeture de l’Europe à ses frontières, préparée depuis les accords de Schengen le 4 juin 1991, s’est brutalement durcie (réfugiés, politiques d’austérité et de sécurité, guerre contre les parias à Calais, à Vintimille, à Paris la Chapelle, et maintenant le « Brexit » de très mauvais augure). Nous militons pour un monde ouvert. Le combat sera comme toujours inégal. D’un côté la puissance des États, de la finance, des patrons, des media, de la société marchande, des grandes sociétés multinationales, des institutions internationales,  BM, FMI, OMC et l’alibi de la « crise mondiale » pour enrober le tout. De l’autre, nous Sans-papiers et migrants, « autrefois colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés », comme nous avons l’habitude de le proclamer partout où nous passons, et pourtant encore tenus en esclavage,  réclamant justice, revendiquant d’être traités dans notre dignité d’êtres humains, libres d’aller et venir, libres de vivre et travailler dans le pays de notre choix, libres de lutter pour une vie meilleure, pour nous et notre famille, libres de participer à la solidarité avec tous les précaires, libres d’être acteurs de la vie politique sur notre lieu de résidence, de devenir  titulaires comme on dit  de la « citoyenneté de résidence ». Voilà, selon nous, un beau combat pour l’Europe, qui retrouverait ainsi ses fondamentaux, ces évidences de droit qui se résument  au principe consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : liberté de circulation et d’installation pour tous.
 
 
En tant que migrants, voici ce que nous irons dire aussi à Abidjan, particulièrement à l’attention des chefs d’État européens, qui voudraient bien sous-traiter aux États d’origine la « crise » des réfugiés et des migrants dits économiques. Pour nous, migrants économiques, politiques, climatiques, ou les trois à la fois, il n’y a pas lieu d’en faire une distinction de nature mais seulement de circonstances. Nous sommes d’ailleurs souvent les trois à la fois ! Pour en sortir, faudra – t – il, comme certains le soutiennent, un véritable plan Marshall pour l’Afrique ? Ce serait sans aucun doute nous livrer pour longtemps pieds et poings liés au carcan d’une soumission accrue aux plans de la mondialisation. Nous ne voulons pas penser que la « stratégie conjointe » de l’UE-Afrique vise ainsi à l’augmentation de la pauvreté et du chaos !  Pour nous, c’est plutôt d’une véritable révolution africaine dont nous avons besoin de toute urgence. Ce que nous voudrons dire à nos chefs d’État africains, c’est que le moment est venu de réaliser vraiment nos indépendances, en comptant  sur nos propres forces, sur nos richesses naturelles, sur nos ressources intellectuelles, sur notre culture traditionnelle, sur notre jeunesse et son désir d’agir au pays, sur notre talent à faire flèche de tous bois, sur nos possibilités à intégrer les plus modernes technologies pour satisfaire les besoins de tous et non pas pour enrichir les actionnaires, sur notre capacité à nous unir dans ce but. Aujourd’hui, l’opportunité est donnée dans cet accord désormais planétaire pour la transition écologique capable d’entamer la rupture avec le modèle de croissance à l’occidentale et tous les maux qui vont avec, car, et nous insisterons sur ce point, le pire serait que nos chefs d’État  signent à nouveau le statu - quo d’une intégration contrainte à la globalisation capitaliste néolibérale, cause des dérégulations catastrophiques qui entrainent nos pays dans le cycle du sous-développement et de la pauvreté :  spéculation financière et profit à tout prix, déconnexion de la production et des besoins des populations,  catastrophe climatique, écologique, alimentaire, sanitaire, famines, militarisation, guerres, migrants et réfugiés, renforcement des système sécuritaires et répressifs, destruction des droits économiques et sociaux, appauvrissement de la culture et des arts, éducation et formation sinistrées…et toujours la dette à la clé ! Au bout du compte, l’addition est monstrueuse qu’imposent les politiques néolibérales , et ce sera de pire en pire par le renforcement des traités de libre-échange en gestation, qui bafouent la souveraineté des peuples. L’occasion historique est donnée à l’Afrique de dire NON ! Nous valons mieux, nous pouvons plus, nous voulons autrement, et cela est désormais vital pour l’équilibre du monde. La population du continent africain est évaluée à 1,18 milliard en 2015, annoncée 1,68 milliard en 2030, 2,5 milliards en 2050, et 4,4 milliards en 2100 (39 % de la population mondiale). Qui peut croire qu’on répondra à cet inimaginable défi par la création d’emplois salariés pour tous selon un schéma de développement et de croissance capitalistique moteur de toutes les inégalités ? La réflexion de Federica Mogherini sur le souci de la jeunesse est louable et nous ne manquerons pas de le rappeler sur le terrain à Abidjan, mais cela n’y suffira pas. Nous sommes condamnés à inventer d’autres modèles de société, tous, chacun à son échelle, et le plus vite possible. En comptant surtout sur nos propres forces. Encore faut-il pouvoir les mettre en œuvre.
 
 
C’est pourquoi, pour notre part, nous appelons à revendiquer sans relâche, comme nous le ferons à Abidjan, l’abolition de la dette des pays les plus pauvres, obstacle insurmontable au moindre « partenariat ». Pour les pays africains francophones, nous exigeons l’abandon du franc CFA, instrument néocolonial de la servitude financière, déni de leur souveraineté économique sans laquelle toute idée d’« intérêts communs » et de « stratégie conjointe » est une énorme fable. Aussi bien, nous appelons les États africains, Européens et les organismes onusiens à prendre toutes les mesures contre le pillage de nos ressources, ferment de toutes les inégalités et de toutes les guerres passées, présentes et à venir,  réduisant la « paix » à un mensonge programmé.
 
En tant que migrants, nous sommes bien placés pour savoir la pression des catastrophes environnementales, du réchauffement climatique, de la sécheresse, dont les africains sont loin d’être responsables, et qui ont brutalement obligés beaucoup d’entre nous de quitter leur pays. Nous exigeons que  justice climatique soit faite, en réparant ce qu’il est encore possible de sauver. Nous appelons tous les décideurs à prendre leurs responsabilités, en mettant en œuvre les exigences de la déclaration de Casablanca adoptée à l’issue de la rencontre africaine et internationale sur la COP 22 , des 23 et 24 septembre 2016 : défendre l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire, lutter contre l’accaparement des terres, rembourser la dette écologique des pays industriels  vis à vis des pays les plus pauvres, rompre avec le modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, défendre les droits humains et l’égalité réelle. Ce serait là le gage d’un véritable partenariat et la preuve d’une volonté réelle de la construction d’un monde commun.
 
Et puisque la France sera présente en la personne de son nouveau président, qui semble vouloir s’installer dans un leadership autoproclamé en Europe,  nous lui demanderons, comme nous n’avons cessé de le faire avec ses prédécesseurs, prenant à témoins les chefs d’État africains, de bien vouloir considérer la légitimité de nos revendications en tant qu’immigrés sur le territoire français  : régularisation de tous les Sans-papiers par une carte de 10 ans seule garante d’une intégration réussie, respect inconditionnel du droit d’asile, égalité de droits entre migrants et nationaux, droit de vote et d’éligibilité. Et nous insisterons avec force sur ce qu’est la campagne actuelle de la CISPM : fermeture des centres de rétention administrative pour les Sans-papiers et des hotspots pour les réfugiés, exigence d’une solution politique à la question migratoire pour en finir avec son traitement avant tout policier et pénal, criminalisant les migrants et les étrangers en tant que tels. Jusqu’à maintenant, la doctrine du président français en la matière est plus que discrète !
 
Enfin, aux chefs d’État africains, et aux responsables des ensembles sous-régionaux, Commission de l’Union Africaine, CEDEA,  nous autres migrants nous voulons vous rappeler, s’il en était encore besoin, que notre apport au développement de nos pays est vital. Il représente trois fois l’aide au développement des pays riches ! A ce compte là, nous sommes légitimes à exiger que vous, chefs d’État, assuriez toute la protection nécessaire à vos ressortissants dès lors qu’ils sont loin du pays, pour longtemps, engagés à travailler difficilement dans les conditions les plus précaires. Nous devons pouvoir compter sur nos représentations à l’étranger pour nous défendre contre l’arbitraire et la violence dont souvent les administrations des pays où nous résidons font preuve. Au premier chef, nous vous prions instamment de renoncer aux honteuses négociations d’accords dits de réadmission. Chacun d’entre nous, avec ou sans papiers,  par son travail en Europe, en France, permet la (sur)vie de plusieurs dizaines de personnes au pays. Chaque expulsion, chaque retour forcé est non seulement un drame pour ces familles mais appauvrit notre  pays. D’autre part, nous vous demandons d’être très exigeants sur l’ensemble des contrats et conventions que vous passerez avec les partenaires économiques et politiques des pays riches, afin que s’y traduisent  l’équité et le respect de notre souveraineté. Que nos ressources telles que l’or, le pétrole, les minerais rares, le cacao, le café, et bien d’autres encore, même si elles dépendent de cours internationaux incontrôlables, ne soient pas dilapidées par les appropriations abusives des multinationales, mais produisent les revenus  nécessaires à des projets d’abord et avant tout utiles  aux peuples  africains.
 
 
C’est parce qu’il nous appartient comme à tous les acteurs des luttes qui se mènent en ce sens en Europe comme en Afrique, de contribuer au changement de cette situation dramatiquement injuste , dangereuse pour tous, et hélas bien trop souvent mortelle, que nous appelons les associations, les syndicats, les travailleurs,  les étudiants, les mouvements sociaux, les partis les citoyens et citoyennes à se mobiliser avec nous, chacun selon ses moyens,  à l’occasion de ce 5 sommet UE-Afrique, des 30 novembre et 1 décembre 2017 pour  inciter nos chefs d’État respectifs à regarder en face leur immense responsabilité et à prendre les décisions qui s’imposent.
 
 
Le porte-parole de la Coalition internationale des Sans papiers, Migrants et demandeurs d’asile,
 
Anzoumane Sissoko le 1 juillet 2017
 
 
Contacts :
 
CISPM France : Sissoko Anzoumane, sissokoanzoumane@yahoo.fr 
+33 651 70 74 92
DIEL France : Diallo Koundenecoun, koundedial@gmail.fr
CISPM  Italie : Soumahoro Aboubacar, abousidicke06@gmail.com
CISPM  Belgique : Franco Sébastien, sebasfranco1977@gmail.com
CISPM Allemagne : Ali de Hambourg, arracher23@yahoo.fr

Donner 20 euros

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Donner 100 euros

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