Quand le soleil quitte l'eau de l'herbe

par Du bruit dans l'image

Cette collecte est terminée.

Quand le soleil quitte l'eau de l'herbe

par Du bruit dans l'image

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Soutenez la réalisation du documentaire qui plonge au fil des saisons dans la relation entre le berger, les brebis et leur environnement

Pitch


Le troupeau emmené par les vieilles brebis suit les mêmes sentes depuis 30 ans pour trouver un peu de fraîcheur au pied des glaciers tandis que les chiens, en alerte, tracent sans répit des boucles invisibles. Pierre observe et prend le biais. Ce biaispour le comprendre, il faut entrer dans cette chorégraphie silencieuse entre l’homme et les animaux, s’asseoir autour d’une table avec Pierre, Bernard et Henri. Là, en les écoutant discuter entre eux, on reconnaîtra une parole significative de cette expérience profonde de l’homme avec les animaux et le milieu naturel. 


"Les bêtes chaument ici sur le Roubion. Elles ont le soleil du matin et du soir et dans leurs têtes, elles pensent voir venir les prédateurs. Quand le soleil quitte l'eau de l'herbe, elles partent au bout de la montagne. A midi, elles reviennent à l'eau et au sel, sous les hêtres de grêle. Le touriste, lui, il se lève pas bien matin.  Avec son GPS qui lui dit :"Borne à 40 m", il ne voit pas toutes ces merveilles. A midi il sort du bois et arrive dans le nu, au milieu du troupeau. Alors bien sûr, mes chiennes qui toute la nuit ont repoussé le loup, mes chiennes, elles sont sévères ». Bernard Cotton 


Les bergers


Pierre Calame : 63 ans, berger dans l’Oisans (vallon de Lanchâtra). Il possède son propre troupeau et vit l’hiver dans le sud, sur la commune de Sénas.

Bernard Cotton : 60 ans, berger issu d'une famille de berger du haut pays niçois depuis de nombreuses générations. Il garde des troupeaux dans les Hautes-Alpes et occasionnellement sur l'alpage du Charbonnier, dans le Trièves.

Henri Cotton : frère de Bernard Cotton qui garde les brebis à Ceillac. Il effectue une partie de la transhumance à pied entre la vallée du Jabron et Ceillac.

Nous envisageons d’intégrer une jeune bergère à ce projet  dont nous révèlerons l'identité dans le courant de la campagne.


Présentation du film


Nous suivons les brebis dans l’alpage, sur la sente c’est elles qui mènent le berger, les chiens les entourent, guettent. Fin juin à Lanchâtra, la nature explose, Pierre vit son deuxième printemps après celui de Sénas, dans la plaine de la Crau. Ainsi nous entrons dans le quotidien du berger, par les animaux qui régissent sa vie depuis plus de 30 ans. Et c’est le fil conducteur du film, cette relation entre animaux, végétal et berger que l’on vivra tout au long des saisons, l’hiver dans le sud, l’été en alpage et sur les routes de la transhumance à pied. L’objectif est de faire sentir comment « tout ce se met en place » dans l’espace entre le troupeau, le berger et les chiens.

Il s’agit également de suivre au plus près les gestes du bergers, gestes mille fois répétés de verser du sel sur la pierre, des soins administrés à l’animal, etc. et de restituer  sa proximité avec les animaux. .

La parole viendra dans les discussions que les bergers auront entre eux, les questionnements mutuels. Porte d’entrée pour une approche sensible de leur métier, de leur philosophie de vie. 

Le bêlement des brebis, le halètement des chiens, les appels gutturaux pour rassembler les bêtes ou encore le bruissement du monde végétal deviennent des paroles pour nous en raconter autant que les mots.


Musique 

Une piste est de travailler à partir de chants qui pourraient être directement recueillis auprès de bergers que nous rencontrerons. Il ne s’agit pas forcément de les exploiter dans leur intégrité mais de créer un climat particulier en fonction du contenu visuel et en lien avec l’environnement sonore. 





Origine du projet


Le projet de réalisation de film autour de la culture pastorale est né d’une rencontre entre Yann Souriau, maire de la commune de Chichilianne dans le Trièves, au sud de Grenoble et Bernard Cotton, berger originaire du pays niçois, qui au delà de son métier lui a fait partager une manière de penser et d’être au monde.

Cette compréhension du monde particulière tient de la relation étroite et toujours d’actualité entre l’homme,  les animaux et leur environnement naturel. Les bergers que nous comptons rencontrer ont ce que l’on pourrait nommer une « intelligence du vivant » qui naît d’observations quotidiennes du comportement des animaux, de la manière dont ils investissent le pâturage, le milieu naturel lui-même et des transformations qu’il connaît au cours du temps.

Il s’agit de donner à voir et à entendre cette expérience profonde de l’homme avec les animaux et le milieu naturel, de montrer comment cette « intelligence du vivant » apporte une compréhension écologique et sociétale irremplaçable ; et nous font aborder d’une autre manière les questions agro-environnementales et économiques qui entraînent des transformations profondes dans la pratique du pastoralisme.


A quoi servira l'argent collecté ?

Le film est soutenu par le CDDRA Alpes Sud Isère, le Conseil départemental de l'Isère et Réserve parlementaire.

A ce jour, nos partenaires contribuent à hauteur de 7000 euros ce qui nous permet de réaliser 15 jours de tournage pour 2 personnes, location de matériel compris, de rémunérer à minima 2 mois de montage, et d'avoir de quoi stocker et sauvegarder précieusement notre travail.


Aujourd’hui nous avons besoin de vous pour atteindre les 25 jours de tournage nécessaires à la réalisation du film ! 

Et de faire bien plus si nous dépassons le montant demandé. 


3500 € : c’est la somme qui nous manque pour pouvoir rémunérer à un tarif défiant toute concurrence l’équipe de tournage (nous quoi !) pendant 10 jours et louer la caméra, perche et micro pour les 10 jours de tournage. 

5000 € : nous nous offrons une bande originale créée par Gilbert Gandil

6000 €  et plus :  un étalonneur et un mixeur arrivent à la rescousse pour donner une touche professionnelle au montage « fait maison », on se met à rêver à défrayer Yann, notre chauffeur attitré…


Que filme-t-on en 25 jours ?  

Nous rencontrons les brebis l’hiver dans la plaine de la Crau : 4 jours

Nous suivons un abattage rituel et assistons à la fête de l’Aïd : 2 jours

Nous transhumons en juin à Lanchâtra avec Pierre : 2 jours

Nous rencontrons les bergers dans les alpages en juillet et août, le coeur de notre sujet : 3 jours avec chaque berger et bergère : 12 jours

Nous « démontagnons » à pied avec Henri : 3 jours

Nous vivons les premières neiges avec les brebis à Lanchâtra : 2 jours


Calendrier de réalisation

Nous avons commencé à filmer cet hiver et nous comptons tourner cet été dans les alpages jusqu'à l'automne avec le "démontagnage". Le montage se fera dans le courant du premier semestre 2017 pour une livraison du film début de l'été 2017.


Notre équipe


Natacha Boutkevitch, réalisatrice, image

photographe auteure et réalisatrice, j'explore différentes thématiques et notamment le monde rural et montagnard. Au coeur des sujets que je traite, l'homme au travail, chorégraphies et postures des corps en action captées dans leur environnement, gestuelles associées aux savoirs-faire.


Noëllie Ortega, prise de son

entre ethnologie, enquêtes historiques ou encore sociales, je me passionne pour la réalisation de documentaires ou d’objets sonores. Avec ou sans images, j’accorde une importance à transmettre par les oreilles...


Yann Souriau, co-écriture

Maire de Chichilianne, je soutiens activement la société, la culture et la nature montagnarde. Qui voudra bien les respecter y trouvera des réponses concrètes à la manière de mener sa vie.


Gilbert Gandil, compositeur, musicien 

Il a crée en 1974 le groupe Pulsar (édité chez CBS) qui a tourné jusqu’en 1989 en France et à l’étranger. Poly-instrumentiste, il se consacre depuis 1981 a la création de musiques originales pour le théâtre, le cinéma et l’audiovisuel.





Donner 10 euros

contrepartie précédente et une affiche du film à épingler pour égayer vos murs, portes et frigo

Donner 15 euros

contrepartie précédente et un badge pour faire partie du gang des brebis rebelles

Donner 25 euros

votre nom au générique, une affiche et un lot de 5 cartes postales pour une bouffée d’air des alpages

Donner 50 euros

votre nom au générique, affiche et badge et le film sur support (clé ou DVD) + un livret qui révèlera quelques secrets de tournage sur nos brebis vedettes

Donner 90 euros

votre nom au générique, affiche et badge et un tirage photo 30x40 pour un tête à tête dans votre salon ou bien au chaud dans votre lit avec le berger, un agneau ou tout un troupeau… (29 restants)

Donner 150 euros

votre nom au générique, le film sur support (clé ou DVD) et une projection privée chez vous avec famille, amis, etc et l’équipe du film qui répondra à toutes vos questions (8 restants)

Donner 350 euros

le film sur support (clé ou DVD) et une projection publique suivie d'une rencontre avec l'équipe autour du film /d'une thématique choisie ensemble (pour commune, entreprise ou association) + votre logo apparaît dans le générique et tous les documents de communication du film (10 restants)

Donner 5 euros

un grand merci et votre nom au générique

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Association Du bruit dans l'image

Du bruit dans l'image

Documentaire de création et nouvelles écritures

Stéphane Desrousseaux
11/07/2016
On n'a pas vu le 1er, mais comme cela on verra le 2eme !Cécile et Stéphane
Coco Coco
10/07/2016
Céline BRESSON
09/07/2016
chouette teaser! bcp d'humanité captée dans la rencontre avec le berger!