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"Villon, le coupable d'idéal" - Aide à la création

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Création de Jean-Bruno Chantraine

La vie de François Villon est légendaire. Il est né en l’An de grâce 1431, l’année où les Anglais brûlèrent Jeanne, la bonne Lorraine, à Rouen, comme il le décrit dans sa "Ballade des dames du temps jadis"que Brassens a reprise. Sa vie est percluse de crédits : Il a tout emprunté, jusqu’à son nom. Guillaume de Villon, le procureur de Paris, également chanoine de la chapelle de Saint Benoît le Bétourné, près de la cathédrale de Notre Dame à Paris, devient son "plus que père, son plus doux que mère".Il assure son éducation et lui permet de devenir maître de la faculté des Arts dès 21 ans. Il le sortira plus tard de "maints bouillons"...

Ce qui est amusant, c’est que François qui s’appelait François de Montcorbier du nom de son village, en prenant le nom de son tuteur, Villon, se retrouve avec un nom qui veut dire tromperie, tricherie, jouer un mauvais tour : on disait à l‘époque "attention, tu vas te faire villonner !".Avec un tel nom d’emprunt, comment ne pas se sentir convoqué à un destin hors normes ? Sa vie l’amènera à tuer un homme à vingt-quatre ans, puis à voler le trésor du collège de Navarre, fréquentant la bande des coquillards, ces anciens soldats de la guerre de cent ans, reformés en bande de pillards. Il n’oublie jamais qu’il est : "Pôvre de (sa) jeunesse, de pôvres et de petite extrace…". À défaut d’être entendu par ses contemporains, il se fait porte-parole de ses semblables à travers les âges : "Frères Humains qui après nous vivez, n’ayez les cœurs contre nous endurcis ; car, si pitié de nous pôvres avez, la vie en aura plus tôt de vous mercy"...D’abord docile au dressage, il a reçu une éducation stricte, avec vue sur la débauche religieuse. L’humour a toujours ensemencé sa pratique, et la croyance, jalonnée de crucifié et de vierge, avec parfois quelques manquements de prudence, c’est vrai, il l’a moquée. Sa langue, plus vive que le courant d’une onde pure, est ce fluide qui nous abreuve.  Vous entendez du Villon et vous écoutez, jusqu’à l’ivresse.

"Villon, le coupable d’idéal"est une invitation à boire, frères humains, les mots et le vin ! Trinquons de ce nectar joyeux qui infuse la plus sérieuse conscience et ramène chacun à son cerveau d’enfant. Avec le tohu-bohu du temps, Villon s’estompe et disparaît. Il est un effacé. Pourtant, son cœur nous parle de raison. Comme une colère étouffée par le temps, une paresse enragée, il est une rumeur masquée. Tour à tour érudit, gueux, poète, assassin, génie, voleur, souteneur, il est de ceux qui hurlent et encaissent. Il raille la justice divine et reçoit la condamnation des valets judiciaires.  Ce spectacle son et lumière vous invite à respirer avec Villon maintenant, au travers des âges, cet air de liberté sans haine ni revanche ; de goutter son ironie, comme l’éclat d’un rire scintillant qui vous provoque.


Auteur-compositeur-interprète, Jean-Bruno Chantraine revisite, modernise Villon, slamant, chantant, déclamant ses ballades ainsi que des extraits du Layz et du Testament sur une musique allant du classique au rock pop électro, lui rendant toute sa force originelle et intemporelle. Ce n’est pas par hasard si l’œuvre de Villon parvient jusqu’à nous avec une intensité que l’on peut imaginer aussi forte qu’à l’époque du poète. Au cours des siècles, une même situation se répète : les inégalités sociales sont identiques et des humains sont toujours maltraités tandis que d’autres vivent dans l’opulence. Les cris de François Villon sont toujours poignants d’actualité. Dans ce contexte culturel et politique où la lisibilité des révoltes individuelles et sociales n'est pas toujours très claire, nous venons vous proposer, pour la saison 2018, un spectacle sur les textes de l'un des premiers porte-parole de la condition humaine.

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L'oeuvre de Villon

François Villon, n'est pas qu'une légende, c'est lui le frère des pendus, le frère des sans-noms, des condamnés, celui qui a interpellé l'humanité confortablement installée, pour lui rappeler qu'elle ne vit ainsi que grâce à ceux qui en ont bien moins.

Ce "concert-Théâtre de Villon",aux sonorités "classico-électro-pop-acoustique" est structuré en tableaux représentant les principales émotions que Villon a traité dans son œuvre. La mort, la souffrance, la politique, l'amour, le désir, la tristesse, la mélancolie et la joie sont associé à des airs que jeunes et vieux sauront reconnaître. Musiques classiques, rythmiques actuelles, tempos nostalgiques et modernes, les vers de Villon résonnent encore après le spectacle.

Certains des textes racontent la même gravité que nous connaissons des évènements actuels, tandis que d’autres, évoquant la légèreté, rappellent la force d’attraction de l’auteur, avec le regard qu’il aurait pu poser sur la société contemporaine.

Plus d'informations
www.francois-villon.fr
Clip "Leg aux morts"
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La troupe

C’est une entente magique qu’il faut pour conduire Villon en scène.  Jean-Bruno Chantraine joue et chante "La ballade des pendus", "Mort, j’appelle de ta rigueur"et d’autres "Ballades des dames du temps jadis", "La grosse Margot", "Les menus propos", "Les proverbes"...Entouré de deux multi-instrumentistes, Julien Krieger et Olivier Massoni, Il fait imaginer le contexte en ramenant chacun, en touriste intemporel et musical, dans le quartier latin où Villon, en son siècle, sombrait souvent dans les lieux de perdition.

Son, lumière, et écran géant habillent les textes chantés et slamés par cet ex-chanteur de rue, qui monte sur scène pour inscrire François Villon dans le 21ème siècle. Jean-Bruno Chantraine a appris Villon en vieux français et présente des adaptations et des ré-écritures pour mettre les textes à la portée d’un public qui se hâte de participer.
 
LES MUSICIENS
•    Jean-Bruno Chantraine : percussions, chant et guitare
•    Olivier Massoni : claviers, machines
•    Julien Krieger : basse, contre basse, guitare, tres
•    Hubert Jappelle : lumière, régisseur technique

EN COULISSE
•    Jean-Louis Lascoux : direction artistique
•    Valérie Furiosi : mise en scène

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