Une scierie mobile associative pour notre territoire !

par Faîte et Racines

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Une scierie mobile associative pour notre territoire !

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Une scierie mobile associative pour notre territoire ! - Faîte et Racines

Créons une alternative forestière : équipons nous d'une scierie mobile associative pour notre territoire !

Reporterre

                                            ASSOCIATION FAÎTE ET RACINES

                             FAISONS VIVRE UNE ALTERNATIVE FORESTIÈRE :                                         CRÉONS UNE SCIERIE MOBILE ASSOCIATIVE POUR NOTRE TERRITOIRE !


Grâce à nos donatrices et donateurs, nous acquérons des parcelles forestières pour les sauver des coupes rases qui défigurent la Corrèze. L'association a déjà acquis 5 hectares d'une futaie de chêne. Elle est en passe d'acquérir près de 30 ha de forêt mixte, et d'obtenir la gestion de 25 ha de plus. Forts de ces succès et de votre soutien, nous poursuivons notre action pour racheter des forêts menacées de coupe.
Par ailleurs, nous considérons qu’il faut aller plus loin, en ouvrant un second front contre l'industrialisation de nos forêts. Nous souhaitons nous donner les moyens de maintenir une activité forestière respectueuse et durable. Nous voulons nous réapproprier des savoir-faire artisanaux et participer au dynamisme d'une économie locale.
Notre objectif est de créer une scierie mobile. La scierie est un maillon indispensable d'une filière éthique, locale et artisanale de la forêt. Avec la scierie mobile, nous pourrons mettre en place une « épicerie du bois » proposant des matériaux de qualité, issus de forêts gérées durablement. Ainsi, nous créerons une possibilité pour les petits propriétaires de valoriser leurs bois en dehors de la filière industrielle qui pratique des coupes rases. Nous contribuerons à rendre viable le choix d'une sylviculture douce, allant de pair avec la préservation de forêts riches et vivantes et le soutien à la filière artisanale.


 L'ASSOCIATION

L’association FAÎTE ET RACINES est née à Argentat-sur-Dordogne en juillet 2018 du traumatisme lié aux pratiques alarmantes qui saccagent nos arbres et nos espaces forestiers :

  • Campagne d’élagage des bords de route ordonnée en septembre 2017 par le conseil départemental de la Corrèze provoquant un désastre paysager : arbres, y compris centenaires, amputés ou abattus… et entraînant malgré eux des corrézien-ne-s sous pressions dans un processus de destruction de leur patrimoine (voir à ce sujet l'article sur Reporterre).
  • Multiplication des coupes rases défigurant notre paysage sur de vastes surfaces, dévastant les sols, perturbant les cycles de l’eau, menaçant une biodiversité et tout un écosystème nécessaire aux vivants (voir à ce sujet l'article sur Bastamag).


Face à ce constat nous avons cherché des moyens d’actions qui soient à notre portée. L'objectif de notre association est d’agir pour laisser un patrimoine forestier vivant et diversifié aux générations futures.       

 

     Des membres de Faîte et Racines en forêt


UN TERRITOIRE FORESTIER

La Corrèze a cela de particulier qu’elle possède encore un patrimoine rare, riche et varié : c’est un pays de cours d’eau, de prairies, de hameaux, de villages, … et de forêts. Si nous apprécions ce territoire dans lequel nous vivons, c’est pour le cadre de vie privilégié, la grande diversité paysagère, architecturale et naturelle qu’il nous offre.

Partout en Corrèze, la forêt nous entoure. Forêt spontanée suite à l’abandon des terres agricoles, plantations de résineux d’après-guerre, jeunes taillis, anciennes châtaigneraies, etc, elle est omniprésente. Nous nous y promenons, ramassons des champignons et des châtaignes, y prélevons le bois pour nous chauffer, bâtir ou restaurer le patrimoine. Nos vies se construisent autour de cette forêt. Nous vivons au pays et vivons du pays, avec toutes les personnes qui partagent ce territoire.

     La forêt fait partie de notre environnement.


L'ETAT AMÉNAGE LA FORÊT ET NOS CADRES DE VIE POUR L'INDUSTRIE

Depuis quelques années, le paysage – et la forêt en particulier – connaît un changement radical. Les politiques publiques servant les intérêts de l'industrie œuvrent pour façonner le territoire selon leur seule vision [1]. Chaque espace est administré en fonction de sa valeur marchande, de son potentiel productif, sans considération pour le devenir du territoire. La recherche immédiate du profit sert de fil directeur à l'aménagement et l'artificialisation du moindre km² du territoire. Massacre des haies, destruction des arbres de bords de routes, éradication des forêts de feuillus, coupes rases des monocultures de résineux,… Les espaces forestiers se transforment en de vastes champs à produire de la matière bois.

      Coupe rase et mécanisation lourde dans une plantation de résineux. Plateau de Millevaches (F.-X. Drouet).

Nous, habitants et habitantes, sommes exclus des processus de décision qui façonnent le territoire. Nous sommes priés de suivre le modèle hégémonique, de nous fondre dans le moule, d’adapter nos modes de vie à leur vision : fini notre bois de chauffage fait à la main, il faudra se fournir en pellet ; finie la restauration de charpente en chêne, nous devrons nous contenter de chevrons calibrés et traités ; finis les sciages à façon pour produire nos planches et nos meubles, il faudra enrichir les grandes surfaces des matériaux.


UNE RÉSISTANCE A NOTRE ÉCHELLE

Nous refusons de nous soumettre à cette standardisation généralisée. Nous ne voulons pas nous contenter de quelques îlots de nature perdus au milieu d’une campagne industrialisée. Nous ne souhaitons pas rester passifs en regardant disparaître les forêts et tous les artisans qui vivent de ses ressources à petite échelle. Nous ne voulons pas nous résigner à perdre une fois encore des connaissances et des savoir-faire traditionnels, nécessaires à une gestion durable des forêts et au travail artisanal du bois.

      Une abatteuse, symbole de l'exploitation intensive et industrielle de nos forêts, prise à parti.


Alors ? Si nous faisions le pari osé de nous doter des moyens de produire par nous-mêmes des matériaux de qualité, issus de forêts gérées respectueusement pour nous et pour les habitant-e-s du coin ? Le défi est de taille, et le sujet est vaste, ! Quelle peut être notre porte d'entrée, quelle prise pouvons nous trouver ?

      Cheval de trait, tracteur léger, scie mobile, les alternatives existent mais sont de plus en plus marginales (photo : collectif bois07).


Le foncier forestier ? Nous sommes nombreuses et nombreux à en avoir un peu, nous connaissons des gens qui en ont un peu aussi, et nous avons créé l'association Faîte et Racines pour nous lancer dans l'achat de forêt, dans l'objectif de prendre soin ensemble d''un bien commun.

Le réseau de personnes ? Nous ne pouvons pas créer une filière éthique et artisanale de la forêt et du bois du jour au lendemain. Mais cela fait quelques années que nous nous rencontrons que nous construisons un carnet d'adresse de personnes engagées pour la défense de nos forêts. Et rien que dans nos groupes, nous commençons à avoir un panel de savoir-faire, de projets et de rêves multiples.


     Tirer des ressources de nos forêts en préservant leur devenir.

Les petits engins forestiers ? Peut être qu'un boulevard s'ouvre à nous. Les alternatives à la foresterie industrielle sont si peu nombreuses. Il n'y aura bientôt plus de scierie artisanale, pas grand monde pour déplacer de petits volumes de bois, pour couper, débarder, scier et valoriser quelques arbres d'une forêt sans tout raser. Les petits engins forestiers, c'est peut-être cette carte que nous avons à jouer. Cela pourrait recréer plein d'opportunités. Cela permettrait de proposer aux propriétaires une gestion alternative à la coupe rase dans leurs forêts, cela pourrait inciter d'autres personnes à réfléchir différemment, à franchir le pas. Pourrions-nous imaginer une façon de mutualiser ces engins, puisque chacun-e d'entre nous n'en aurait qu'un usage occasionnel ? Pourrions-nous monter une « épicerie du bois » pour prendre le contre-pied des grandes surfaces des matériaux ? Pourquoi pas !


MORT D'UNE SCIERIE ARTISANALE

Nous déplorons la fermeture de la dernière scierie artisanale à taille humaine dans notre secteur. Malgré tous nos efforts pour que l'association Faîte et Racines rachète le foncier de la scierie, mis en vente par le propriétaire du terrain, les intérêts financiers en face ont été plus puissants. C'en est fini de cette scierie. C'est encore un maillon de la filière artisanale du bois qui disparaît. Pour couronner le tout, les deux autres scieries du sud du département, qui sont de taille plus importantes, sans être de grandes industries pour autant, n’ont pas de repreneur et ne feront pas long feu.

     La scierie artisanale propose du sciage à façon : chaque pièce est unique, chaque bille est valorisable. La qualité est privilégiée par rapport à la quantité.


Sans scierie artisanale, la filière courte entre la forêt et le consommateur est rompue. Le propriétaire forestier ne peut pas s’offrir les services d’une exploitation douce. Le particulier ne peut pas trouver d’offre en bois de qualité, dont il peut connaître la provenance.

      Notre "épicerie du bois" est maintenant fermée...


UNE SCIERIE MOBILE POUR NOTRE TERRITOIRE !

Notre objectif est de créer une scierie mobile. Nous souhaitons continuer à nous regrouper au sein de l'association, entre passionnés, professionnels, propriétaires soucieux du devenir de leurs forêts pour mettre en commun cet outil. Avec la scierie mobile, nous pourrons mettre en place une « épicerie du bois » produisant des matériaux de qualité, issus de forêts gérées durablement. Ainsi, nous créerons une possibilité de valoriser la forêt en dehors de la filière industrielle. Nous pourrons nous déplacer dans notre périmètre géographique pour scier en forêt, contournant ainsi la difficulté et les coûts liés au transport de bois.

Nous souhaitons nous équiper d'une machine suffisamment performante pour pouvoir répondre aux demandes de particuliers, scier des grumes de tous diamètres, produire 4 à 8 m3 de bois scié par jour de fonctionnement. Nous voulons acquérir une scie mobile qui soit également ergonomique et suffisamment légère pour être déplacée sans nécessiter de permis poids-lourd.


     Scierie Mobile Serra Bavaria (Image Serra-France)



DETAIL DES BUDGETS

A ce jour, nous ne sommes pas encore arrêté sur le modèle exact de scie que l'association souhaite acquérir. Nous rencontrons  actuellement des scieurs mobiles pour nous aider dans notre démarche et notre choix. Nous pouvons déjà donner un premier budget estimatif des acquisitions nécessaires aux projets, qui s'affinera au fur et à mesure.

- Scierie mobile d'occasion type Serra Bavaria : 50 000 €

- Groupe électrogène pour alimentation électrique de la scie : 15 000 €

- Un véhicule d'occasion pour transporter la scie et le groupe électrogène : 15 000 €



Nous lançons donc un nouvel appel à dons pour que l'association Faîte et Racines puisse acquérir et mutualiser cet outil. Sans quoi notre lutte abandonnerait le champ des usages du bois à l'industrie prédatrice seule. Pour soustraire le bien commun forestier à la seule logique financière, aidez nous à préserver un patrimoine forestier riche et vivant en faisant vivre une nouvelle alternative forestière en Corrèze !


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