Présentation du projet

France Nature Environnement Île-de-France invite les internautes à poster des photos avant/après urbanisation sur leurs réseaux sociaux avec le hashtag #laissebéton. 

Le principe : 

  1. Cherchez des photos de paysages agricoles ou naturels dans vos photos personnelles, ou aux archives de votre mairie... 
  2. Rendez-vous sur les lieux pour photographier, sous le même angle si possible, ce que le paysage est devenu aujourd'hui,
  3. Postez les deux photos avec le code postal et indiquez le #laissebéton !

Les meilleures photos seront récompensées par un séjour dans un établissement étoilé d’un Parc Naturel Régional de la région, le Manoir de Sauvegrain. 

La campagne sera composée de 6 semaines thématiques qui seront rythmées par des publications a vocation de vulgarisation scientifique sous forme de Quizzs interactifs , post « 10 idées reçues » ou « Le saviez-vous ? » et vidéos « paroles d’experts ».  

La campagne est axée sur les terres agricoles en elle-même, celles-ci étant les premières menacées par l’urbanisation, mais nous publierons et relaierons également des couples de photos relatifs à des paysages forestiers, naturels, ou de nature en ville. De la même manière, nous prévoyons plusieurs photos de renaturation, afin de montrer que la destruction des espaces naturels, agricoles et forestiers n’est pas une fatalité. 

Cette campagne a un fort potentiel de mobilisation et de sensibilisation, grâce à son positionnement à la croisée de nombreux enjeux : la biodiversité, production alimentaire, la réduction des risques, mais aussi le paysage, le patrimoine, l’attachement au territoire, les loisirs et le lien social permis par les lieux de nature, etc. Il s’agira, en somme, de montrer que protéger la nature, c’est protéger la qualité et le cadre de vie de tous. En ce sens, nous devons nous mobiliser pour préserver ces terres. C’est pourquoi la campagne sera accompagnée d’une pétition demandant la sanctuarisation des terres agricoles. Cette campagne est également l’occasion de montrer qu’il est possible de renaturer, d’entrevoir un futur possible. C’est aussi un bon point de départ pour nous réinventer et repenser l’occupation de notre territoire, sa composition et sa configuration. 

Le projet porté aura avant tout une dimension régionale en Ile-de-France, mais pourra avoir une dimension nationale grâce à des relais associatifs et médiatiques en région. 

Vous pouvez également signer notre pétition.


Origine du projet

Le chiffre est désormais connu : l'équivalent d'un département français disparaît tous les 8 ans sous les coups des pelleteuses et bétonneuses. Cette urbanisation galopante ne peut pas être uniquement imputée à l’augmentation de la population. Et pour cause, depuis les années 1980, l’urbanisation augmente trois fois plus vite que la population, faisant de la France un des pays européens qui bétonne le plus frénétiquement son territoire. L’Île-de-France fait ainsi office de mauvais élève en urbanisant 590 hectares par an. Une région dans laquelle sommeillent pourtant 4 200 hectares de friches. Le dernier rapport de Terre de liens montre que cette dynamique se poursuit dangereusement.

Malgré les engagements politiques nombreux, l’urbanisation s’étend partout et accroît la vulnérabilité des territoires : fragmentation des paysages, destruction des écosystèmes et de leurs services associés, destruction des emplois agricoles, vulnérabilité accrue aux catastrophes naturelles (inondations, canicules/sécheresses, pollutions, etc.). La dépendance alimentaire française a doublé en 20 ans pendant que les terres agricoles subissent les ⅔ de l’urbanisation : continuer à urbaniser ces terres, c’est éloigner toujours plus la perspective de notre sécurité alimentaire et fragiliser toujours plus une profession aux abois. Notre résistance aux effets du changement climatique et aux crises géopolitiques passe par la sanctuarisation immédiate de cette précieuse ressource.

Bétonnés par les aménageurs qui y voient uniquement une ressource foncière à valoriser, les sols sont pourtant le socle de la vie : ils abritent en leur sein un quart des espèces vivantes sur notre planète et permettent le développement de toutes les espèces faunistiques et floristiques terrestres. Ils sont également essentiels aux cycles biogéochimiques : 3ème puits de carbone au niveau mondial, ils jouent un rôle majeur dans la régulation du climat, l’amélioration de la qualité de l’eau et de l’air ainsi que la réduction des pollutions. Enfin, ils ont un rôle prépondérant pour faire face aux catastrophes naturelles : alors qu’1m3 de sol poreux peut contenir entre 100 et 300 litres d’eau, l’imperméabilisation les prive de leur capacité de rétention, démultipliant le risque et les conséquences des inondations. Le rapport du GIEC nous rappelle que la planification urbaine est un outil majeur pour la mise en place d’un développement résilient, au lieu de la bétonisation déraisonnée qui a cours sur notre territoire.

Préserver les terres naturelles et agricoles au sein de systèmes agroécologiques, c’est permettre à la biodiversité de s’épanouir, réduire les risques environnementaux et générer des bénéfices pour la santé physique et mentale. Ces espaces nourrissent notre culture et font partie de notre patrimoine commun.

Si la loi climat et résilience a entériné l’objectif du zéro artificialisation nette en 2050, cet horizon déjà trop lointain est pourtant menacé par la mobilisation des lobbys du secteur de la construction. Ceux-ci demandent la dérogation permanente à l’encadrement de l’urbanisation, à l’occasion de la publication imminente des décrets d’application.



A quoi servira l'argent collecté ?

L'argent récolté servira à l'organisation générale du projet, à la communication, à l'exposition des différentes photos prises (commissaire d'exposition, impression, support),  à la réalisation de supports pédagogiques : cartographie des terres menacée, réalisation d'un jeu de mémory et d'un Twister (avec l'aide de prestataire graphique + imprimeur). 

 Les expositions seront réalisées grâce aux services d’un commissaire d’exposition, de manière à ce que chaque exposition soit adaptée à chaque département.


 

Notre équipe

Les référents pour l’organisation de la campagne sont Margot Holvoet (margot.holvoet@fne-idf.fr) et Antoine Le Manchec (antoine.lemanchec@fne-idf.fr)

 La communication sera assurée par Marine Magniez (communication@fne-idf.fr), avec les conseils de Greenvoice et d’Alternatiba Paris. La diffusion de la campagne s’appuiera par le relai d’un important réseau de partenaires (ci-dessous).

 Nous bénéficions de l’accompagnement de Greenlex et de la Junior Consulting de Sciences Politiques Paris.

 Les expositions seront réalisées grâce aux services d’un commissaire d’exposition, de manière à ce que chaque exposition soit adaptée à chaque département.

Les impressions de la carte des terres agricoles menacée, la réalisation du memory et du twister seront réalisées avec l’aide de prestataires privés (graphiste + imprimeur). 

Votre don ne vous coûtera que 6.80€ après réduction fiscale
20 €
Votre don ne vous coûtera que 17€ après réduction fiscale
50 €
Votre don ne vous coûtera que 34€ après réduction fiscale
100 €
Votre don ne vous coûtera que 68€ après réduction fiscale
200 €
Montant à payer :
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Objectif : 4 500 € Contribuer au projet
Fin dans 57 jours
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Pour la sanctuarisation des terres agricoles : disons stop au béton !

par FNE Ile-de-France

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