Abbaye de Créteil sous la neige

par Fondation Albert Gleizes

Abbaye de Créteil sous la neige

par Fondation Albert Gleizes

Restauration d’une peinture d’Albert Gleizes représentant l’Abbaye de Créteil

 

 

En 1906, le peintre Albert Gleizes (1881-1953) et ses amis écrivains, Charles Vildrac, René Arcos, Georges Duhamel, Henri-Martin Barzun et Alexandre Mercereau décident de créer une "association fraternelle d'artistes". Ils louent une maison et un terrain à Créteil qui n’est alors qu’un petit village près de Paris. Gleizes et Vildrac s’y installent fin décembre.

Les deux jeunes gens sont rejoints par le poète René Arcos, ami de Gleizes. Georges Duhamel, le futur auteur de La Chronique des Pasquier, qui fait alors des études de médecine, et Henri-Martin Barzun, qui est le financier de l'Abbaye, n’apparaissent que de façon intermittente. Le groupe est rejoint épisodiquement par le compositeur Albert Doyen, le dessinateur Berthold Mahn ou le peintre Henri Doucet. Le critique Alexandre Mercereau, retenu à Saint-Pétersbourg, où il dirige la section française de La Toison d'Or, n'arrive qu'au printemps et deviendra un ami intime de Gleizes.

Le groupe subvient à ses besoins grâce à un atelier d’imprimerie confié à Lucien Linard que Gleizes a rencontré durant son service militaire. L’Abbaye publiera des livres d’auteurs très divers, dont le plus important sera le recueil poétique de Jules Romains, La Vie unanime, qui donnera son nom à l’Unanimisme, courant littéraire important pour la période. Gleizes, qui s'initie aux techniques de la gravure avec un vieil artiste qui fréquente l'Abbaye, Eugène Charvot, illustre notamment un recueil poétique de Pierre-Jean Jouve, Artificiel, qui ne sera publié qu’en 1909.

Pendant l’été 1907, à l’initiative de Gleizes et de Mercereau, l’Abbaye organise une "manifestation artistique" proposant des lectures poétiques, un concert et une exposition où Gleizes présente plusieurs de ses peintures réalisées à l'Abbaye dans un style encore redevable à l'impressionnisme.

La Fondation Albert Gleizes possède toujours dans ses collections l’un de ces paysages montrant le jardin et la maison sous la neige durant l’hiver 1906. Ce tableau, dont les qualités esthétiques sont réelles, présente un indéniable intérêt historique, car peu nombreux sont les souvenirs de l’Abbaye de Créteil. Rare exemple dans l’histoire de notre pays d’une communauté d’artistes et d’écrivains, celle-ci eut une existence éphémère : pour des raisons financières, il devait être mis fin à l’aventure dès janvier 1908. En mauvais état, car encrassée et recouverte d'un vernis jaune très inesthétique, cette vue de l’Abbaye est peinte sur toile et mesure 60 sur 73 cm. L’œuvre est signée et daté : « Créteil 1906 ». Le montant de sa restauration qui permettra de la mettre à la disposition d’un musée ou d’organisateurs d’expositions temporaires s’élève à 3500 €

Donner 20 euros

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Donner 100 euros

Donner 150 euros

Association Fondation Albert Gleizes

Fondation Albert Gleizes