Associtaion Fondation Azombo ADS

par Fondation AZOMBO

Cette collecte est terminée.

Associtaion Fondation Azombo ADS

par Fondation AZOMBO

Cette collecte est terminée.

      L’association Fondation AZOMBO Alliance de Développement et de Solidarité (ADS)  est une association de solidarité internationale dont le champ d’action est l’arrondissement d’AKOM II situé dans la province du sud Cameroun. Cette Association a pour but d’améliorer les conditions de vie de la population cible par le biais d’une action globale visant à : permettre l’accès aux soins de santé pour tous, lutter contre les fléaux sociaux, octroyer l’indépendance économique à la population en lui fournissant une activité génératrice de revenus. A travers ces actions, nous nous efforçons de répondre aux objectifs convenus par les Etats Membres des Nations Unis réunis à l’occasion du Sommet du Millénaire : les Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD).

 

« L'élimination de l'extrême pauvreté demeure l'un des grands défis de notre temps et constitue l'une des principales préoccupations de la communauté internationale.[...] Les objectifs du Millénaire pour le développement sont assortis de cibles à atteindre dans des délais précis, de façon à mesurer les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté monétaire, la faim, la maladie, l'absence de logements adéquats et l'exclusion ­ tout en promouvant l'égalité des sexes, la santé, l'éducation et le respect de l'environnement.[...] Ces objectifs ambitieux mais réalisables indiquent la voie à suivre par la communauté internationale pour faire reculer l'extrême pauvreté d'ici à 2015 dans le cadre du programme global de l'ONU pour le développement ».

            M. Ban ki-moon Secrétaire général des Nations Unies



*                Nos domaines d’intervention

 


            La Région du Sud-ouest du Cameroun, l’arrondissement d’AKOM II (région cible), est située dans la zone de forêt dense équatoriale ; il s’agit d’une région essentiellement rurale qui couvre une superficie de 11.280 km² avec une population de 58.246 habitants, dont 68% de la population âgée de moins de 30 ans. Le climat ici se caractérise par quatre saisons : deux saisons de pluies alternées par deux saisons sèches.

            L’agriculture reste la principale ressource de l’arrondissement d’AKOM II ; elle occupe 63% de la population active. Cette région du sud-ouest du Cameroun présente une économie toujours tributaire d’une agriculture fondée sur la reconstitution naturelle de la fertilité, assurant à peine l’approvisionnement de ses habitants. Le revenu par foyer est de 35 euros (25.000 francs CFA) par mois. L’exode rural y est très développé, 65% des jeunes sans ressources ni moyens et parfois sans compétences vont s’installer en milieu urbain en espérant y trouver un emploi.

            Les changements inhérents à la société camerounaise imposent de réfléchir sur les nouveaux défis difficiles à relever, c’est-à-dire comment nourrir une population qui croit rapidement ? Comment préserver les sols tout en produisant plus? Comment assurer un accès aux soins de santé pour tous ? Pour répondre à ces questions, les échanges familiaux ou entre voisins ne suffisent plus.

 

     

1)       L’éducation : « Education pour tous »

 

            La région cible se distingue par un taux élevé de personnes analphabètes et ce phénomène touche particulièrement les femmes. La proportion d’individus n’ayant pas accès à l’éducation y est très élevée. C’est pourquoi des campagnes de sensibilisation à l’éducation seront mises en place dans les villages de la zone cible pour sensibiliser les familles à scolariser leurs enfants, garçons mais également filles jusqu’au moins la fin de la primaire. De plus, un projet de création d’un Bibliobus est entrain de se mettre en place afin de contribuer au développement culturel de la population locale et de sortir celle-ci de leur isolement géographique.

            Cette situation constatée dans le système éducatif de façon générale est beaucoup plus aigüe en ce qui concerne le dispositif de formation professionnelle agricole.

C’est pourquoi L’Association Azombo mène des activités d’alphabétisation auprès des jeunes et des femmes en priorité. Des ateliers lecture, écriture sont mis en place dans les villages sur les thèmes de l’agriculture et l’élevage principalement. En outre, une formation professionnelle agricole de masse est indispensable pour menés a bien tout nos projets. Tant que la société et l’économie évoluaient lentement, les agriculteurs ruraux et urbains réussissaient à s’adapter d’eux-mêmes à ces changements. Mais aujourd’hui, ces agriculteurs doivent faire face à des mutations importantes. Rien ne se fera durablement si les producteurs n'acquièrent pas de solides bases. Négligée ces dernières décennies, la formation professionnelle agricole est plus nécessaire que jamais.

 


2)      L’égalité des sexes : «Éduquer une femme c’est éduquer toute une nation »


            La culture africaine a comme tendance à exclure la fille ou femme de l’éducation et de la formation intellectuelle pourtant ceci est un droit que les femmes doivent arracher à la société africaine. En effet, le taux d’alphabétisation est 67,9% pour les hommes et seulement de 32,4% pour les femmes. Or, l’éducation et l’entretien des enfants reviennent à la femme. Se sont-elles qui s’occupent de l’entretien et l’éducation des enfants, des tâches ménagères et de l’agriculture familiale, d’où la nécessité de prévoir, outre une formation à l’agriculture, une formation de base, plus scolaire en faveur des femmes. Nous espérons ainsi pouvoir rendre ces femmes plus autonomes et plus indépendantes. Pour cela, plusieurs campagnes de sensibilisation aux droits des femmes ainsi que des soins de santé ciblés (dépistages HIV, suivit de grossesses…) sont menés au quotidien dans la zone d’intervention.



3)      L’accès aux soins de santé et la lutte contre la propagation du virus du SIDA et autres maladies


            Dans la région cible la population doit faire face à deux difficultés par rapport aux soins de santé : pénurie des personnels de santé, éloignement géographique des centres de santé (il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres - 10 voire 20 - à pied pour rencontrer le premier centre de santé). Ces deux difficultés constituent des entraves dans l’accès aux soins de santé de la population locale.

La séroprévalence du VIH/SIDA dans cette région est passée de 0,5 % en 1985 à 13,5 %  alors que la moyenne nationale est de 5,5%. L´étude sentinelle auprès des femmes enceintes réalisée en 2002 exprime une prévalence de 15,8 % alors que la moyenne nationale est de 8,9%. L’éloignement géographique des centres de santé et le déficit en personnels soignants constituent aujourd’hui les principaux freins à la lutte contre le SIDA.

            Notre programme santé comporte donc des mesures contre la propagation du virus SIDA. En effet, des campagnes de dépistages, de prévention, et de prise en charge du traitement du VIH/SIDA aux populations rurales seront menées. Pour cela une décentralisation des activités de lutte contre le sida est nécessaire. Aussi, la formation de conseillers psychosociaux est plus que primordial et attendue de la part des patients ainsi que la formation des agents communautaires de santé pour assurer les soins de santé de base à la population locale. Nous avons également pour objectif  d’intégrer ces activités de lutte contre le sida dans les soins de santé primaires prévus dans les unités de soins mobiles. En effet, la Fondation Azombo a pour ambition la création d’unités mobiles de soins. Notre but ici est de permettre à la population locale de bénéficier des soins de santé de façon permanente et ce par la création de ces unités mobiles accessibles à tous, dans les villages de la région cible, avec l’aide de nos partenaires.

            De plus, nous souhaitons augmenter la couverture en accessibilité en eau potable par la construction de systèmes d’adduction d’eau potable améliorant ainsi les conditions de vie sanitaire de la population. En effet, le taux de couverture en eau au Cameroun reste encore très faible, soit entre 30% et 55% en zone urbaine et périurbaine.  Par conséquent les habitants consomment de l'eau souillée au détriment de leur santé. Chaque année, le pays enregistre ainsi des dizaines de cas de choléra et des milliers d’individus souffrant de maladies diarrhéiques, consécutives à la mauvaise qualité de l’eau de consommation ou au manque d’assainissement. 

           

 

4)      Appauvrissement de la biodiversité et dégradation des sols : une remise en cause des systèmes d’exploitation

 

            Dans la région cible, la population connait des graves problèmes d'appauvrissement de la biodiversité et de dégradation des sols ; le bois couvre 96% des besoins en énergie. Il est notamment utilisé pour la cuisson des aliments ou la production de l’huile palme. Son utilisation intensive menace les ressources forestières et est à l'origine d'importantes émissions de CO2 dans l'atmosphère. Ces changements imposent une remise en cause des systèmes de production agricole traditionnelle et une accélération des phénomènes d'exode rural. Il serait illusoire de compter sur la seule capacité d'auto adaptation des paysans pour relever les formidables défis posés.

            Il convient de trouver une forme de gestion alternative pouvant à la fois contribuer à conserver les écosystèmes de la zone cible et à améliorer les conditions de vie de la population cible. Pour cela une prise de conscience généralisée sur les problèmes environnementaux par la population cible est nécessaire. La population sera mieux informée sur les particularités de la flore de la région cible et sensibilisée à la nécessité de protéger ce patrimoine, par des formations de public scolaire et étudiant. Ce projet contribuera à l’amélioration de la connaissance de la biodiversité camerounaise par le développement et la valorisation des efforts de conservation des espèces de la flore.

            De plus, nous souhaitons mettre en place avec notre partenaire locale des ateliers de construction de cuiseurs améliorés, économes en bois, qui remplaceront progressivement les foyers traditionnels, trois pierres. Ce qui permettra de réaliser une économie de plus de 53 000 tonnes de bois, évitant ainsi l'émission de plus de 48 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

 


5)      Lutte contre la pauvreté : pour un développement agricole, économique et sociale

 

            Le philosophe grec Xénophon disait que « l’agriculture est la mère de tous les arts : lorsqu’elle est bien conduite, tous les autres arts prospèrent ; mais lorsqu’elle est négligée, tous les autres arts déclinent, sur terre comme sur mer ». Pour l’avoir négligé, le monde se trouve avec 852 millions de sous-alimentés, dont quelque 200 millions en Afrique. C’est cette situation qui a engendré les émeutes de la faim en Haïti, au Sénégal ou en Égypte, grève générale au Burkina Faso, au Cameroun…

            Notre projet dans ce domaine, a pour objectif d’améliorer la situation économique et alimentaire de la population cible. Cela passe par une amélioration qualitative et quantitative des implants cultivés pouvant ainsi être commercialisé tout en respectant la protection des ressources naturelles de la région cible. Une formation professionnelle agricole sera donc plus que nécessaire pour développer ces exploitations agricoles viables et durables. Ceci ne sera réalisable qu’à la suite d’un programme d’alphabétisation.  

            Les principaux produits cultivés sont : manioc, ignames, patates, plantain, macabo, maïs, arachides. Or, compte tenu des conditions environnementales très favorables d’autres produits peuvent être cultivés : carottes, tomates, choux, piments, haricots, palmiers à huile, aubergine, pomme de terre. Aussi, les cours d’eau très présents dans la région sont propices à la pêche et à la pisciculture d’autant plus que le marché est très demandeur. Il s’agira donc de permettre aux agriculteurs de la région d’Akom de vendre leur production maraichère non auto consommée.

Pour mener à bien ce programme les paysans seront organisés en coopératives afin de vendre le surplus de leurs récoltes sur les marchés locaux. Nous espérons ainsi générer des revenus supplémentaires pour répondre aux nouveaux besoins de la population : santé, éducation, formation…

            Enfin, un programme de microcrédit sera également mit en place ayant pour objectif direct la lutte contre la pauvreté.

               

 


 

            Pour tous ces projets, plusieurs missions d’études ont été menées dans la région cible pour déterminer avec la population locale la faisabilité et définir de façon consensuelle la conduite de nos projets de développement local:

            - Etude de faisabilité : étude de l’environnement humain, physique et juridique, recherche du financement du projet, conduite des enquêtes, sondages, interviews pour déterminer le degré de la motivation de la population à participer à un tel projet, de la capacité à dégager une vision commune du développement local etc.

            -Etudes préalables : Etablissement d’un compte d’exploitation prévisionnel ; projection de la commercialisation des produits agricole, cette commercialisation couvre-t-elle les frais de transports, couvrir les aléas plusieurs missions etc.

 

            L'association attache un intérêt particulier aux processus d'auto-développement des populations. Un tel développement s'appuie sur des initiatives locales, assume la culture propre et part des besoins de base de la population. A travers la formation et la structuration de groupes locaux se créent et se fortifient des institutions et des organisations populaires locaux qui formeront la base nécessaire d'un développement durable. C’est pourquoi, au sein de l’Association Fondation Azombo, et en accord avec nos partenaires locaux, nous appliquons au cours de nos interventions et missions la méthode dite participative ; les populations bénéficiaires sont directement impliquées dans la mise en place et le déroulement des projets. La participation des parties prenantes à toutes les étapes du cycle du projet est un facteur déterminant pour la réussite de ce dernier. Cette participation permet l’appropriation du projet par les différentes parties et assure ainsi pérennité et efficacité.

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Association Fondation AZOMBO

Fondation AZOMBO

L’association Fondation AZOMBO Alliance de Développement et de Solidarité (ADS)e