Financer le tournage d'un film "engagé, poétique et pas pareil" sur les ZAD

par Générations Futur

Cette collecte est terminée.

Financer le tournage d'un film "engagé, poétique et pas pareil" sur les ZAD

par Générations Futur

Cette collecte est terminée.

Ce projet dans son état actuel est la somme des réflexions issues de 4 années de repérages.

Présentation

Ce projet dans son état actuel est la somme des réflexions issues de 4 années de repérages. Commencés en 2012, au moment où une jeune société civile pointait son nez sur les places parisiennes et où le champ du politique traditionnel commençait à se déliter, ces archives se sont terminées récemment, avec l’arrivée sur Paris, pour la COP 21, de jeunes militants, ex indignés, activistes de tous poils, zadistes, ayant traversé tout le territoire à pied, à vélo ou en tracteur, pour porter à nouveau sur les places publiques, la question de la Démocratie, du Bien commun, de la protection de l’Environnement...

Il s’agit à présent d’écrire le récit de ces années et de terminer le tournage:
Que s’est-­‐il vraiment passé ?
Les voix de cette jeunesse rebelle, porteuse de renouveau et d’Utopie, sont elles parvenues à se faire entendre ou ont-­‐elles été impitoyablement étouffées, refoulées dans l’obscur de l’Histoire où gisent les autres voix occultées du peuple?

Comment déchiffrer, dans la poussière des évènements, le moment historique, garder la trace de leur passage incandescent, faire émerger sous le récit documentaire, la Fiction qui lui donne sens ?

Le fil narratif sera plus spécifiquement porté par un groupe de six à sept jeunes militants suivis depuis La Zone d’Agen.

Le film s’ouvre aujourd’hui et raconte dans un flash back poétique, leur étrange épopée. Il progresse en spirales, par étapes, éclairant le passé, à travers la polysémie de certains de ces éléments, de manière à faire briller tantôt la boucle du parcours politique, tantôt le tracé de l’expérience singulière ou encore de faire clignoter la Fable enfouie dans le Présent...

La société, est-­‐elle devenue une ogresse, qui tel le Minotaure de l’Antiquité, réclame la chair de ses propres enfants? Comment la zone fait-­‐elle Miroir sur notre Monde? Ces jeunes gens, qui, apparemment, ne trouvent plus de place nulle part, refoulés aux portes de la Cité, ont-­‐ils définitivement largué les amarres ou sont-­‐ils devenus, des Deadman en quête de rédemption, de traversée définitive ?... Le film doublera le parcours politique par le récit de cette autre traversée, celle qui nous mène de notre soif d’Utopie au Réel, à moins que cela ne soit l’inverse...

Le film est pris dans la dentelle de cette narration ambiguë, entre fable et document, mettant aussi en tension une relation intergénérationnelle, via le biais de la voix off de la réalisatrice.
Le tournage, à proprement parler, permettra de lisser les interstices et faire réapparaître l’ensemble comme vision. De quel étrange présent sommes nous les contemporains ?

Les archives du passé seront revisitées, à la sombre lueur du présent mais aussi parfois éclairées à distance, comme vues de plus haut, racontées au futur antérieur, comme dans un récit de science fiction, de façon à retrouver l’espoir et la force de voir, sans en être accablés.

Ce film est le récit d’un déchiffrage poétique personnel engagé, mais ne sombrant jamais dans la psychologie ou les artifices de l’autofiction. Il repose tout entier sur le réel et la relation de confiance que j’ai pu tisser au cours de ces années avec ces jeunes militants.


Origine du projet

Tout a commencé il y a quelques années par une inquiétude latente face à l’évolution de la société : J’avais le sentiment grandissant que le tissu social se délitait, qu’on assistait à une montée de la confusion aggravant les divisions, que le mot « peuple » perdait sa densité. En parallèle, une accélération incontrôlable des événements et le constat qu’une partie, de plus en plus grande, de la population avait, elle même, envie de glisser dans une poche de « non visibilité », de s’abstraire même du champ de la Représentation politique.


Mue par une sorte de spleen d’époque, j’ai commencé par travailler sur le thème assez large de l’abstention et par faire des images partout en France, en essayant de m’interroger sur comment faire réapparaître le visage du « peuple » !…

Exercice qui a vite semblé périlleux et aussi vain que de vouloir faire réapparaître le visage de la Vierge!

L’espace public s’étant privatisé à l’extrême, plus rien ne semblait accessible à la « représentation ». Il fallait respecter sans cesse le droit à l’image. Le peuple obéissant sans le savoir à la marchandisation du monde, semblait de moins en moins disposé à offrir son visage spontanément aux regards d’une caméra, de la même façon qu’il pouvait s’abstenir aussi de donner sa voix. Le thème du masque, comme accessoire tragique d’une Représentation impossible, s’est imposé peu à peu symboliquement.


Je faisais une image par jour, essayant de capter de manière personnelle et subjective ce que je ressentais de cet air du temps… Car c’est dans un tissu de sensations, que j’entendais inscrire une fresque collective.


C’est alors que sont arrivés dans le champ de mon appareil photo, de jeunes militants déjà masqués, et dont les slogans étaient : « Nous sommes les 99% ! Ils ne nous représentent pas ! »


C’était à Paris en mars 2012, à la veille des élections présidentielles, dans les rassemblements des Indignés, des Anonymus, puis des clowns activistes, ces citoyens, souvent très jeunes, remettant en cause la démocratie représentative et l’emprise de la Finance.

J’ai alors confusément entraperçu là une lueur d’espoir face à des jeunes gens qui se prenaient à rêver d’une société nouvelle.

Venus d’une jeunesse minoritaire, ils offraient un sursaut inespéré, dans un contexte morne de consumérisme.


J’ai su alors que c’était là précisément mon sujet, la piste que j’allais suivre pour revisiter la question de l’accession à l’autonomie des 99%, la résurgence d’une utopie sociale et poétique.


La première rupture s’est opérée symboliquement et concrètement par le déménagement en camion d’une cabane de 30 m de long, construite dans un squat parisien pour rejoindre la ZAD de NDDL…


La cabane, devenue Arche, bateau voguant vers le nouveau monde avec à son bord une poignée de pirates et les animaux de la création à sauver, allait peu à peu me guider…


Ces jeunes militants, partis loin dans les Zones à défendre, seraient-ils capables de ramener un jour les questions politiques, dans le champ de la représentation symbolique, sur les Agoras parisiennes ? …

A quoi servira l'argent collecté ?

Le tournage serait idéalement envisagé en mai et juin.

Il faudra aller chercher les « acteurs du réel » actuellement dispersés un peu partout en France.

Mais quelques séquences sont à tourner déjà en février, tant que la nature est encore hivernale et que nous sommes encore dans le choc de l’Etat d’urgence.

Les premiers sous pourraient nous aider à tourner ces séquences, à payer les déplacements ou bien encore à louer une voiture, à défrayer Karine, Dominique, voire à acheter un micro professionnel.



Notre équipe de rêve…

Dominique Colin, Ami et chef op talentueux. Si disponible.

Karine Ghuiho, assistante à la réal et au cadre

Mathieu, ingénieur son

Et tous ceux et celles qui voudront donner un coup de main sont bienvenus !

Patricia Kajnar

Auteure-réalisatrice

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 150 euros

Lancer ma collecte !
Association Générations Futur

Générations Futur

Association Radicool (loi 1901) fondée en 2006, Générations Futur a pour vocation de promouvoir les médias libres (web, radios, vidéos, imprimeries, maisons d’éditions, « presse pas pareille », auto médias, activistes, etc) et plus largement les actions bénéloves, solidaires, insurgées, le monde des