Réduire le suicide au travail.

par IFFRES

Cette collecte est terminée.

Réduire le suicide au travail.

par IFFRES

Cette collecte est terminée.

Projet de recherche présenté par Caroline Nicolas, jeune chercheur et psychologue.

Réduire le suicide au travail.

Quelle est la part du harcèlement moral au travail ?


Projet de recherche présenté par Caroline Nicolas, jeune chercheur et psychologue.

Ce projet de recherche conduit conjointement par l’Université Charles de Gaulle et le Groupe McGill d’Etudes sur le Suicide nommé « Suicide et harcèlement moral au travail » a pour but de contribuer significativement à une meilleure prévention du suicide au travail en mettant en évidence des pistes d’action et d’aide aux personnes en détresse psychologique. 


Constats sur le suicide et le travail.

Le suicide touche plus d’un million de personnes chaque année dans le monde, plus de 10 500 personnes chaque année en France.


La recherche met en évidence plusieurs catégories de facteurs de risque suicidaire : le trouble psychiatrique, certains traits particuliers de personnalité (impulsivité, agressivité), des tentatives de suicide, des violences et maltraitances dans l’enfance, événements spécifiques pouvant être des déclencheurs de conduites suicidaires (perte d’emploi, divorce…), des facteurs génétiques et neurobiologiques.


Depuis quelques années, des auteurs ont placé le travail comme une cause exclusive, sinon essentielle, de suicides qui se sont produits sur un lieu de travail. Cependant, plusieurs études épidémiologiques nous apprennent qu’occuper un emploi est généralement protecteur du suicide.


Une hypothèse est que certaines conditions de travail peuvent être risquées pour la santé mentale, pouvant accroître le risque de suicide.


Le projet de recherche : dégager des pistes précises d’actions à mettre en place pour réduire le nombre de suicides en entreprise.

Certaines études montrent que des difficultés professionnelles générales ne constituent pas un facteur de risque aussi robuste que celles associées à la présence des troubles psychiatriques. 

Notre projet de recherche est de comparer les parcours de vie et les difficultés rencontrées au cours de la vie entre deux groupes d’individus : des individus décédés par suicide qui ont subi des actes de harcèlement moral au travail au cours de la vie et des individus en vie qui ont subi des actes de harcèlement moral au travail. Certaines difficultés ou événements de vie différencient-ils ces deux groupes ? Le cas échéant, quelles sont ces difficultés ? Quels sont ces événements ? S’agit-il de difficultés et d’événements liés à la sphère professionnelle ? S’agit-il de difficultés et d’évènements liés à d’autres domaines de vie ? 



Un projet original au niveau mondial.

Ce projet, original par le thème abordé et la méthodologie déployée, est une spécificité au plan international. Les recherches empiriques sont relativement peu nombreuses. La banque de données sur les parcours de vie de plus de 500 personnes décédées, rassemblées par l’équipe du Professeur Monique Séguin* du Groupe McGill d'études sur le suicide, est unique au monde. Le suicide étant un problème de santé publique majeur, notamment en France, ce projet de recherche répond à un besoin de santé publique.

L’étude vient de démarrer et sera achevée en septembre 2016.



Un encadrement et des partenaires académiques sérieux.

Le laboratoire PSITEC, Université Charles de Gaulle de Lille,  est un laboratoire au premier plan de la recherche en sciences humaines et du travail. 

Laboratoire PSITEC, Université Charles de Gaulle de Lille 3 (France)

http://psitec.recherche.univ-lille3.fr/


Le Groupe McGill d’Etudes sur le Suicide, laboratoire de recherche pluridisciplinaire (regroupant notamment généticiens, neuroscientifiques, médecins de différentes spécialités, sociologues et psychologues), affilié à l’Université McGill, unique au Canada et l’un des seuls au monde, bénéficie d'une réputation mondiale. Il abrite notamment la banque de cerveaux Douglas – Bell Canada. 

Institut universitaire en santé mentale Douglas, Université McGill, Montréal (Canada) 


A quoi sert le financement ?

Nous devons réunir la somme minimum de 15 000 euros pour contribuer au financement de ces travaux de recherche essentiels.

Cette somme permettra de contribuer au recrutement des populations-cibles et aux entretiens approfondis permettant de récolter les données nécessaires, les frais d’analyse statistique (technique, informatique et temps), les réunions d’experts et de chercheurs, ainsi que les frais nécessaires à la publication, la diffusion et à la valorisation des connaissances à l’issue de l’étude.


Notre objectif est de réunir 15.000 € grâce à vos dons et au mécénat des entreprises. Les fonds recueillis, quelque soit le total, seront reversés aux laboratoires en charge du projet de recherche.


Pourquoi donner?

Vous - ou votre entourage - êtes concerné ou avez été concerné par les Risques Psycho Sociaux ou le suicide au travail. 

Vous souhaitez réduire l’impact du suicide dans le monde du travail.


3 bonnes raisons de contribuer au financement de ces travaux de recherche :


  • ·        Il s'agit d'une recherche neutre, non politique, qui a pour but de dégager des pistes de prévention de la santé mentale et du suicide, dans l'intérêt des personnes et des entreprises.

  • ·         Ce projet répond à un besoin de santé publique majeur en France, dont le taux de suicide est parmi les plus élevés en Europe.

  • ·        Au-delà du drame humain, le mal-être psychologique et le suicide peuvent être liés à de fortes perturbations et des conflits. Les entreprises doivent bénéficier des meilleures recommandations pour assurer la bonne santé et les conditions de sauvegarde des salariés.


Les entreprises qui veulent soutenir ce projet peuvent contacter directement l'IFFRES : contacter@iffres.com


Qui est Caroline Nicolas et pourquoi ce projet ?

Caroline Nicolas, 28 ans, docteur en psychologie, chercheur et spécialiste du sujet, a décidé de soutenir et de participer activement à la promotion de ce projet.

Le parcours de Caroline a débuté en psychologie du travail, suivi d’un parcours en management RH à l'Université de Lille.

Elle cumule des expériences dans des cabinets de prévention des risques psychosociaux et est intervenue dans plusieurs expertises CHSCT après des suicides de salariés.

Elle s’est rendue compte que les acteurs de l'entreprise dans ce contexte ne savent pas toujours comment agir et que la situation impliquait tout le monde. Or, l’état actuel de la recherche indique qu'il est essentiel de poursuivre les études sur les facteurs de risque pour savoir comment prévenir le suicide.

« Mes travaux portent sur les facteurs de risque suicidaire, avec l'objectif de mettre en lumière les meilleures pratiques de prévention de la santé mentale en milieu de travail »  dit – elle.

Caroline Nicolas a déjà présenté plusieurs communications à ce sujet ainsi que publié plusieurs articles et un ouvrage aux éditions De Boeck : « Suicide et environnement organisationnel. Facteurs de risque et pistes de prévention » (2015).


Rencontrez Caroline Nicolas pour tout savoir sur le projet de recherche.

A cet effet, une conférence est organisée par l’IFFRES le 22 mars de 9H00 à 10H30 à Paris. Pour y assister, inscrivez-vous à contacter@iffres.com


* Qui est le Professeur Monique Séguin :

Monique Séguin, Ph.D., est spécialiste de la prévention du suicide et du deuil. Elle collabore au Groupe McGill d'études sur le suicide, et est aussi membre d’une expertise collective sur le suicide, dirigée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en France.

Elle s’intéresse particulièrement à la question du deuil suivant un suicide et aux stratégies d’intervention à la suite d’un décès par suicide. Dans le cadre de ses travaux, elle tente de répondre aux questions suivantes : Qu’est-ce qui distingue un deuil suite à un suicide d’une autre forme de deuil ? Les réactions sont-elles plus importantes, le temps de résolution plus long ? Comment peut-on aider ces personnes endeuillées ? Faut-il nécessairement intervenir?

Elle s’intéresse aussi aux trajectoires de vie de patients suicidaires. Elle a entre autres introduit la notion de « crise suicidaire », une période de 6 à 8 semaines durant laquelle une personne passe de l’hypothèse de son suicide, à l’intention puis à la programmation. À cet égard, elle a conçu un guide à l’intention des intervenants communautaires pour mieux questionner et encadrer les personnes aux prises avec des idées suicidaires.

Monique Séguin étudie aussi le lien entre le suicide et le jeu pathologique et tente de comprendre si les problèmes associés au jeu compulsif contribuent au passage à l’acte. 


Publications :


Donner 100 euros

Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 66 €. Vous recevrez la synthèse des conclusions de l'étude et êtes invité à la conférence.

Donner 500 euros

Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 330 €. Vous recevrez la synthèse des conclusions de l'étude. Vous êtes invité à la conférence. Et pour tout don d'au moins 500 € vous aurez un exemplaire de l'ouvrage "Suicide et environnement organisationnel. " (Nicolas, préface du Pr Séguin, De Boeck, 2015)

Donner 10 euros

Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 6,60 €.

Donner 20 euros

Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 13,20 €.

Donner 50 euros

Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 33 €. Vous serez invité à la conférence de restitution des résultats de l'étude.

Association IFFRES

IFFRES

Depuis sa création en 2009, l’IFFRES, organisme d’intérêt général, contribue à la construction des passerelles entre le monde de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, le monde de l’entreprise et la société civile.