Une bibliothèque chez les non lotis

par Il était une fois au Burkina

Cette collecte est terminée.

Une bibliothèque chez les non lotis

par Il était une fois au Burkina

Cette collecte est terminée.

Nous avons le plaisir de vous informer que l'association "il était une fois au Burkina" a été reconnue d'intérêt général.

Tous les donateurs peuvent donc déduire une partie des dons de leurs impôts.

Récemment, de fortes inondations ont causé la destruction de nombreuses maisons à Ouagadougou et aux alentours.

Pour venir en aide aux sinistrés, nous avons organisé une vente de livres et récolté 150 euros.

Nous avons déposé 300 kg de vêtements et chaussures à l'ambassade du Burkina à Paris qui se charge de les

acheminer à ceux qui en ont besoin.

Nous avons toujours besoin de votre aide pour la construction de la bibliothèque. N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'information

                                           

1.   Origine du projet:

 

   En Septembre 2007, lors d'un premier séjour au Burkina Faso, une étudiante en Droit de l'université de Cergy-Pontoise a emmené dans ses bagages de vieux livres à distribuer aux enfants des quartiers non lotis de Ouagadougou, capitale du pays.

 

   A sa grande surprise, les enfants ont porté plus d'intérêt aux livres qu'aux vêtements et jouets qui leur avaient été offerts. Même engouement chez les adultes, et c'est ainsi qu'elle réalisa qu'un livre est une chose rare chez les "non lotis".

 

 2.    L'Association "il était une fois au Burkina":

 

   De ce constat est née l'idée de créer l'association "il était une fois au Burkina", visant à réunir des personnes partageant le même objectif, celui de contribuer à l'épanouissement culturel des enfants défavorisés, et en particulier ceux du Burkina Faso.

 

   L'association a vu le jour en juin 2008 grâce à l'investissement d'étudiants en Master 1 en Droit de l'Université de Cergy-Pontoise. Elle se poursuit aujourd’hui avec les étudiants de Master 2.

 

L’association a été déclarée à la Préfecture de Seine-Saint-Denis le 30 juin 2008 et est parue au Journal Officiel de la République Française, le 12 juillet 2008. Une demande pour être reconnu association d’intérêt général a été faite auprès des services des Impôts en septembre 2008 pour nous permettre de délivrer des reçus fiscaux afin que les donateurs puissent déduire une partie de leur don de leur déclaration de revenus. Nous devrions obtenir une réponse d’ici quelques semaines.

 

   Chaque membre de l'association participe activement à la récolte de fonds afin de rendre possible ce projet. Très vite, notre entourage, nos camarades de l'Université de Cergy Pontoise et nos relations professionnelles ont été séduits par cette aventure et se sont mobilisés.

 

   Nous avons également sur place des représentants Burkinabè qui s'investissent dans le développement de leur pays et sont sensibles à la même cause que nous, le développement culturel des enfants. Ils ont accepté de nous rendre service en effectuant certaines démarches sur place.

 

 

 3.   Lieu de réalisation du projet:

 

·        Le Burkina Faso

 

Cet  Etat d’Afrique de l’Ouest fait rarement parler de lui, c’est un pays assez stable politiquement parlant et qui joue un rôle majeur dans le maintien de la paix en Côte d’Ivoire notamment et dans d’autres zones sensibles d’Afrique. Ce n’est que lors des émeutes de la faim début 2008 que les problèmes de ce pays ont été révélés par certains média occidentaux. Le pays a connu une inflation exceptionnelle qui a rendu inaccessible à un bon nombre de personnes certains aliments de base.

 

Actuellement, le Burkina Faso compte une population de 14 millions d’habitants dont 50% est âgée de moins de 15 ans. 90% de la population vit de l’élevage et de l’agriculture (surtout le coton) mais il se produit un phénomène d’exode vers la capitale où on pense pouvoir améliorer ses conditions de vie.

 

Le rapport de 2006 du Programme des Nations Unies pour le Développement classe le Burkina Faso à la 176ème  place sur 177 au classement de l’indice de développement humain qui prend en compte l'accès à une alimentation saine, à l'eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux, le taux d'alphabétisation des adultes, le taux brut de scolarisation, ou encore l'espérance de vie à la naissance.

 

L’alphabétisation des adultes de plus de 15 ans est de seulement 20% et le taux de scolarisation se rapproche difficilement des 50%.

L’Etat Burkinabè fait d’importants efforts afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement proclamés par les Nations Unies, cependant, il parait évident que le taux de scolarisation primaire ne pourra pas atteindre les 100% d’ici à 2015.

 

 ·        Notre lieu d’intervention : les quartiers « non lotis »

 

     Les membres de l'Association souhaitent implanter leur bibliothèque à Ouagadougou, capitale du pays, et plus particulièrement  au cœur des "quartiers non lotis".

 

   Dans ces quartiers, la population est nombreuse, arrivant des zones rurales en espérant avoir une vie meilleure, ou n’ayant plus les moyens de vivre dans les quartiers lotis. Chacun s'est installé au hasard et risque de se faire expulser au moment du lotissement.

   Ces quartiers, dépourvus d'eau et d'électricité, sont également difficiles d'accès en véhicule en raison du mauvais état des chemins de terre et de l'étroitesse des "rues".

 

   Ces quartiers "non lotis" s'étendent sur les secteurs 28, 29 et 30, sur toute la périphérie Est de Ouagadougou                                                                                                                                                                                                                           

                    

               Quartiers non lotis durant la saison des pluies

 

 4.   Bénéficiaires:

 

Notre projet étant d’apporter des livres là où il n’y en a pas, mais où il y en a besoin, notre première idée fut de parrainer une école de ces quartiers, en vue de construire la bibliothèque dans l'enceinte de l'établissement. Ainsi, le problème du terrain ne se posait plus, cependant cela réduisait l'accès à la structure aux seuls enfants de l'école.

 

   Or, nous souhaitons que la bibliothèque de l'Association soit accessible à tous les enfants de ces quartiers, qu'ils soient scolarisés ou non. Chacun aura le droit de venir ouvrir un livre, même pour en regarder les images.

 

    En effet, dans ces quartiers, beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école, les écoles publiques gratuites ne sont pas encore assez nombreuses. Quelques écoles privées profitant du manque de moyens de l’Etat, s’y sont implantées. Les frais d’inscription sont très élevés. Il faut généralement compter entre 20 000 et 30 000 F CFA (soit 30 à 45 €) par an pour un enfant ce qui représente pour les habitants de ce quartier un montant supérieur à leur salaire mensuel. Il en résulte donc que les parents sont soit dans l’impossibilité d’inscrire leur enfant à l’école soit ne peuvent se permettre d’inscrire qu’un seul de leurs enfants, très souvent un garçon.

 

    Lors d’une visite en zone non lotie, nous avons fait un mini-sondage auprès d’une trentaine d’enfants curieux venus s’assoir autour de nous. Sur les 20 en âge d’être scolarisés, 8 allaient à l’école et parmi eux, aucune petite fille.

                                                                                                 

 

 

 

5.   Objectifs:

 

   Le rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement de 2006 a placé le Burkina Faso à la 176ème place sur 177 au classement de l’indice de développement humain, indice qui tient compte de l’alphabétisation de la population.

 

Bien que ce classement fût beaucoup critiqué par les Burkinabè, tous sont conscients du manque de moyens dans le domaine de l’éducation. L’Etat Burkinabè et les bailleurs de fonds internationaux tentent de faire reculer le nombre d’analphabètes et donc d’augmenter le taux de scolarisation en construisant de nouvelles écoles. L’Etat  subventionne les écoles privées, mais à cause du problème de la vie chère qui a particulièrement touché le Burkina Faso, les frais de scolarité n’ont pas baissé. Enfin, depuis une Loi de 2007, le collège public est devenu gratuit (seule l‘école primaire publique l’était depuis 1966).

 

Notre action s’inscrit dans le prolongement de ces efforts en faveur de la lutte contre l’analphabétisme.

 

    La plupart des membres de l’association étant étudiants nous savons combien l’éducation et la culture sont importants, ainsi, nous pensons que chacun doit pouvoir y avoir accès car c’est  la base du développement d'un pays.

 

Nous souhaitons contribuer à l'éveil de ces enfants et susciter chez eux l'envie d'apprendre et de découvrir (bien qu'elle soit déjà très développée comme nous avons pu le constater).

 

   Nous souhaitons organiser dans ce lieu des activités autour de la lecture, pour tous et particulièrement pour ceux qui n’ont pas la chance d’aller à l’école. La création de ce lieu sera également l'occasion d'assurer un suivi des enfants scolarisés et ainsi d'éviter leur déscolarisation en cas de redoublement (les parents préférant retirer les enfants de l'école lorsqu'ils échouent).

 

   Nous espérons sensibiliser les familles sur l'importance de l'inscription des enfants à l'école dans la mesure où à peine 50% des enfants en âge d'être scolarisés le sont. De même, au cœur la capitale du pays la scolarisation en zone "non lotie" est encore plus faible.

 

   André Malraux disait "la culture ne s'hérite pas, elle se conquiert". Nous souhaitons donc leur donner les moyens d'y parvenir en leur fournissant les armes nécessaires : les livres et encyclopédies.

 

6.   Nos partenaires

 

·        Les étudiants en Droit de l’Université de Cergy-Pontoise

 

     L’association « il était une fois au Burkina » est soutenue par des étudiants de la promotion 2008/2009 du Master 2 Droit et Ethique des affaires, de l’Université de Cergy-Pontoise qui organisent  des évènements afin de récolter des fonds. Des étudiants du Master 2 de Droit Pénal financier ainsi que des étudiants de Master 2 de Droit International font partie de l’Association et participent à la récolte de fonds

 

 

·        Les enfants de la Maison de l’Enfance Antoine de Saint-Exupéry d’Aubervilliers

 

La Maison de l’Enfance Antoine de Saint-Exupéry d’Aubervilliers nous est d’un grand soutien lors de nos récoltes. Les enfants fréquentant le centre ont décidé de soutenir l’Association en offrant aux enfants défavorisés du Burkina, des livres, des jouets et des vêtements dont ils n’ont plus l’utilité. Les premiers dons ont été amenés et distribués au Burkina au mois d’Août 2008. Une seconde récolte à laquelle les enfants ont  participé activement a permis d’organiser l’action « Noël pour tous ». Grâce à eux, 50 kg de jouets ont été envoyés au Burkina à l’occasion de Noël, ils ont été réceptionnés sur place par notre partenaire local et distribués à l’occasion d’une petite fête de Noël. Une activité de fabrication de cartes a permis aux enfants de la Maison de l’enfance d’utiliser leur créativité afin d’envoyer de jolies cartes de vœux pour Noël aux enfants des quartiers non lotis.

 

 

·        L’Association Compassion Pour l’Enfance (A.CO.P.EN)

 

Lors de notre premier séjour au nom de l’Association, du 10 Août au

3 septembre 2008, nous avons rencontré l’Association Compassion pour l’Enfance qui œuvre directement dans les quartiers non lotis et qui prend en charge plus d’une centaine d’enfants orphelins ou vulnérables sur trois volets essentiels : la scolarité en payant l’école privée aux enfants à cause du manque d’infrastructures scolaires publiques ; l’hygiène et la santé en payant les soins aux enfants, en achetant un tube de dentifrice par mois et une brosse à dents tous les trimestres ; enfin, l’alimentaire en offrant un sac de riz et un bidon d’huile tous les trimestres.

 

 

 L’A.CO.P.EN est une petite structure burkinabè qui, agissant localement, se rend compte des besoins de la population. Cette association faute de moyens ne peut pas augmenter le nombre d’enfants bénéficiaires, la demande d’aide est grandissante.  L’A.CO.P.EN se situant à la limite de la zone non lotie accueille à son siège des enfants dont elle n’a pas la charge mais, qui ont besoin de lumière pour faire leurs devoirs.

 

 

 7.   Difficultés rencontrées:

 

·        Terrain

 

   Lors de notre séjour, nous avons fait une demande d'attribution de terrain auprès de la Mairie de Ouagadougou, celle-ci est restée sans réponse jusqu'à présent malgré nos relances.

Dans ces quartiers, la répartition des terrains est un sujet très sensible. En effet, la Mairie est en train de lotir, c'est pourquoi les habitants installés sans droit ni titre doivent aujourd'hui payer leur terrain pour se le voir attribuer. D'autres, dont la maison se trouve sur le tracé des futures routes, reçoivent une indemnité et vont s'installer plus loin. En Août, nous avons pu observer  que certains habitants mécontents du tracé qui était envisagé s’étaient regroupés devant la mairie, l'armée avait été sollicitée quelques jours pour éviter tous débordements.

 

   A ce jour, pour acquérir un terrain qui doit être borné et enregistré par les services de la Mairie, il faut compter 2,5 à 3 millions de francs CFA, soit 3 800 à 4 600 euros. Lorsque le lotissement sera achevé, dans 2 ou 3 ans, il est prévu que le prix des terrains double voire triple. Par ailleurs, bien que propriétaires de maisons dans des quartiers lotis, certains ont construit un semblant d'habitation dans les quartiers non lotis pour se voir attribuer le terrain à un prix dérisoire et le revendre plus tard au prix fort.

 

Notre représentant Burkinabè, Monsieur Mahamadou Sanon, fonctionnaire, essaye d’obtenir un rendez-vous avec le Maire de la ville afin de lui présenter notre projet et les impacts qu’il pourrait avoir dans la zone non lotie. La mise à disposition d’un terrain par la Mairie de Ouagadougou réduirait de près d’un tiers le budget nécessaire à la réalisation de ce projet.

 

  

·        Quartiers non viabilisés

 

   Nous avons choisi les quartiers non lotis, qui regroupent une partie de la population la plus défavorisée de Ouagadougou. Les terrains ne sont pas encore viabilisés (ni eau, ni électricité) et ne le seront pas avant plusieurs années. Pour pallier l'absence d'électricité, nous avons demandé à l'entreprise chargée  de la construction de la bibliothèque, de larges ouvertures au niveau des fenêtres.

 

       Par la suite, l'Association "il était une fois au Burkina" proposera d'électrifier ce site par le biais de panneaux solaires, permettant l'organisation d'activités après la tombée de la nuit (entre 18 et 19h).

 

  

8.   Budget Prévisionnel:

 

·        Terrain

En 2008, le prix d'un terrain en zone "non lotie" est de 2,5 à 3 millions de F CFA soit 3800 à 4600 euros.

 

 

·        Bâtiment

 

Nous avons fait des demandes de devis pour la construction d'une salle de 40 m². Le plan et le devis ont été réalisés par un architecte habitué à ttravailler avec les ONG locales et étrangères.

Donner 5 euros

Nous permet de construire 150 cm² de la bibliothèque (sachant qu'elle fera 400 000 cm²) ou d'envoyer 2,5 kg de livres

Donner 10 euros

pour construire 300 cm² ou pour envoyer 5 kg de livres...

Association Il était une fois au Burkina

Il était une fois au Burkina

L'association "Il était une fois au Burkina" agit en faveur des enfants défavorisés du Burkina Faso en facilitant leur accès à l'éducation

Anonyme
23/05/2009
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