Iles du Sud

Arts et culture

Notre association a pour but le promotion des cultures africaines et le développement des rencontres et échanges interculturels

qui sommes-nous ?

En images

Notre mission

Il est important de souligner que Kaloum a ouvert il y a 16 ans, le 8 juin 2002.

A l’époque, nous avions des rêves et des objectifs mais nous ne savions pas où cette aventure pourrait mener !

Aujourd’hui nous constatons que ce projet avait plus de valeur et d’utilité que nous ne l’imaginions. En effet, pour tenir 16 ans, en tant que bar associatif à Noailles, il faut avoir les reins solides ! Entre l’intégration dans le quartier, la gestion des publics et des artistes, l’organisation interne de l’association et la viabilité économique du projet, on ne peut que se rendre à l’évidence : ce qui nous pousse à continuer inlassablement et nous empêche régulièrement de tout envoyer balader, sont les objectifs premiers de l’association et les valeurs que nous défendons. Faire vivre l’Afrique en France, construire des ponts culturels et humains entre l’Afrique et l’Europe, œuvrer pour le respect des différences et l’échange de richesses, promouvoir la tolérance entre les peuples ...  sont bien l’essence et le carburant de Kaloum.

L’engagement militant est réellement la force première de notre association avec laquelle nous essayons de faire de notre mieux, en espérant pouvoir continuer encore quelques dizaines d’années !


Un bar « associatif» 


Notre approche associative nous distingue des autres lieux de fêtes asphyxiés par une obligation de rentabilité financière. Nous tenons à remplacer cette nécessité de résultats par une rentabilité humaine et sociale. Les valeurs communes aux diverses cultures africaines : l'accueil chaleureux, l'hospitalité, la convivialité et la solidarité illustrent parfaitement cette volonté. Notre réussite ne se chiffre pas en nombre d’entrées ou de bouteilles écoulées mais par rapport aux rencontres qui auront été possibles grâce à notre présence régulière à Noailles.

S’affranchir de ces contraintes économiques implique évidemment d’avoir le soutient de quelques bénévoles prêts à nous prêter main forte, d’organiser des soirées les moins coûteuses possibles mais aussi et surtout d’être épaulé par un certain nombre de partenaires financeurs. Une fois ce pari gagné, il nous est alors possible de penser un lieu d’échanges et de partage comme nous l’entendons, à travers des axes de développement précis.



Un bar « ressource » 


Nous souhaitons permettre à des personnes de toutes origines de trouver un petit coin d’Afrique à Marseille.

Permettre aux personnes d’origines africaines de se ressourcer en écoutant et dansant sur les musiques spécifiques de leurs pays, en jouant à l’awalé et aux dames, en assistant à un spectacle, en mangeant un plat africain et tout simplement en rencontrant des gens et discutant autour d’un verre : juste en passant un moment de détente, sans complexe vestimentaire, de style, d’apparence, de comportement et de moyen.

Permettre à des personnes de toutes origines de s’évader pour une soirée, de voyager à la rencontre d’autres horizons grâce à la musique, l’ambiance, des spectacles, des repas, des films et des rencontres inhabituelles au quotidien.

Permettre des rencontres entre des personnes d’origines sociales et culturelles diverses, rendues impossibles dans la vie quotidienne de chacun.



Un bar « engagé » 


Notre toute première préoccupation est de Lutter contre l'exclusion, quelle soit ethnique, économique ou sociale. Nous avons pu constater que ce fléau sociétal peut avoir différentes origines.

Tout d’abord il y a l’isolement ethnique. La frange de marseillais immigrés de pays africains encore puissamment ancrés dans leurs habitudes sociales ne s’estiment pas toujours capables de s’inviter dans des espaces festifs classiques dont ils ne maîtrisent pas encore toutes les conventions. Nous avons répondu à ce problème en le contournant dès nos débuts puisque nous proposons précisément d’aménager nos soirées autour de l’hospitalité et la convivialité propre aux cultures africaines. Avec le recul que nous avons grâce à notre expérience nous pouvons affirmer que cela marche : heureux de se voir offrir un cadre et des attractions familières,  un grand nombre de visiteurs étrangers poussent de plus en plus spontanément notre porte nous offrant ainsi un magnifique métissage.

Il y a ensuite les fractures économiques qui peuvent également amener les gens à rester chez eux. La précarité et le chômage excluent leurs victimes d’un circuit classique de consommation. Là encore, nous assurons une alternative aux établissements qui imposent des dépenses. A part des petites participations aux frais que nous demandons lors de certains spectacles organisés, il est tout à fait possible de venir partager un moment chaleureux autour de notre zinc sans se préoccuper de ses deniers.







A notre humble niveau, nous avons cru percevoir un autre facteur d’exclusion : la solitude. Les personnes seules semblent avoir encore plus de mal à s’impliquer dans une fête quelconque. Mais notre attitude favorise là aussi la venue de ces gens isolés. Tout simplement parce que le leitmotiv de la plupart de nos habitués est non pas de s’enfermer dans un groupe d’amis établi pour s’amuser frénétiquement dans une bulle cloisonnée en ignorant les autres. Non, il s’agit de découvrir l’autre, de converser, échanger pour s’enrichir mutuellement à travers l’histoire, la culture et le parcours de chacun.


Animer le quartier de Noailles, nous semble également primordial car c’est un territoire en contact direct avec la précarité, où il est important de trouver un petit coin de bonheur et de pouvoir s’y ressourcer de temps en temps.

Noailles ! Une population quasi exclusivement africaine ! Des statistiques ethniques qui coïncident avec des chiffres économiques : les quartiers de nouveaux arrivants sont ostensiblement plus pauvres que d’autres. Tout part alors de cette désolante réalité. Non, la rupture du lien social entre Noailles et le reste de la ville n’est pas une fatalité ! Il suffit d’y créer une porte d’entrée dans laquelle Marseille toute entière pourrait s’engouffrer. A l’image d’un marché des Capucins ou des quelques bonnes tables du quartier : si les gens ont une bonne raison de venir… Ils viendront ! Notre volonté : redynamiser ce quartier en proposant un lieu, des soirées et spectacles abordables et de qualité.


Finalement, notre objectif général, qui sert de fil conducteur à nos actions, est de faire la promotion des cultures africaines en France afin de lutter contre les préjugés, les idées reçues, et un racisme primaire. Or minimiser les effets néfastes du racisme, c’est s’attaquer à ce qui pourrait compromettre la paix urbaine. Que des gens qui auraient pu ne jamais se rencontrer, se retrouvent autour d’un événement festif que nous organisons, qui plus est à Noailles, nous semble être une très bonne chose. Mais ça ne suffit pas. Encore faut-il des thématiques solides pour prétexter l’organisation d’une soirée afin que ces manifestations servent aussi à apprendre. Le racisme est souvent la conséquence d’un rejet ou d’une peur qui elle-même, va puiser sa source dans la méconnaissance. Avec notre volonté pédagogique nous essayons de rompre ce schéma et d’amener les noctambules fêtards à s’instruire pour ne plus laisser le champ libre à l’ignorance

Kaloum Stars  Ambiancer le cœur de Marseille


Les spectacles à Kaloum  en moyenne 2  fois par mois

Kaloum a toujours été soutenu par les artistes « amoureux » des cultures africaines.

C’est donc tout naturellement qu’ils se proposent pour « ambiancer » leur petit coin d’Afrique. Ces spectacles ont pour objectifs la promotion des pratiques artistiques d’Afrique et d’ailleurs. Ils sont interactifs, originaux et variés : chant, musique traditionnelle et actuelle, contes, théâtre, comiques, danse…

Ces artistes d’Afrique et d’ailleurs, en tournée européenne, ou qui résident sur Marseille, cherchent à promouvoir les cultures africaines et les rencontres interculturelles à travers leurs créations toujours de grande qualité. Souvent ils sont polyvalents, car issus des grandes écoles de musique, théâtre et danse d'Afrique.


L’esprit de Kaloum ….

A Kaloum on s’exprime en français, anglais, malinke, peul, soussou, arabe, wolof….

en chantant, en dansant, en jouant de la musique, en contant et racontant, en défilant…

Les artistes se produisent et expérimentent de nouveaux spectacles, le public est évidemment invité à s’exprimer, et parfois même en participant aux spectacles

C’est convivial, familial, tout le monde est accessible, il n’y a pas de différence entre les gens qui sont sur scène et ceux qui sont dans la salle, tout le monde peut se retrouver dans toutes les positions. L’attrait pour l’Afrique est le point commun qui permet à chacun d’aller rencontrer l’autre. Les valeurs de rencontre et de métissage sont à l’honneur, aussi bien dans le public que chez les artistes et la programmation en est le reflet : on passe de la musique algérienne métissée, à de la danse massaï, à de la musique traditionnelle de Guinée, à du blues béninois, à de la musique afro-caribéenne en passant par des chansons françaises version africaine et des contes yorubas! On retrouve également la mixité culturelle au sein de la majorité des formations musicale


Bilan de 14 ans de rencontres artistiques ! 2002 – 2016

 

La multitude et la  diversité des artistes de Kaloum

 

Le premier artiste a s’être produit à Kaloum en 2003 est Ba Cissoko, artiste international guinéen résident en parti sur Marseille. Depuis beaucoup d’autres ont suivi. Entre 2003 et 2012, 132 groupes différents se sont produits à Kaloum. Parmi eu on compte une trentaine de groupes guinéens, une soixantaine de groupes africains (non guinéens) d’une vingtaine d’origines différentes et une quarantaine de groupes non africains (français, antillais, américains du sud et du nord…) de 13 origines différentes ;

 

32 groupes guinéens :

Ba Cissoko, Mbady Kouyaté, Les étoiles du Mandingue, Oumar Kouyaté, Sékou Kouyaté, Africa Freedom, Konkouré, Kanjha Kora, Ousmane Kouyaté, Karamoko Bangoura, Sayon Camara, Atomi, Bangoura et Moussa Kofoe, Yaya Bangoura et Aïcha Diabaté, Alpha Wess, Sambaly Diabaté, Ibro Bâ, Ibrahima Sory Tounkara, La Compagnie Arc en ciel, MinKaïlou Bangoura et Fode Camara du groupe Matam Percussion, la troupe Circus Baobab, Prince Abdou, Duo là y kà, Nimba Orchestra, Yekini Labaïka, Nana Bangoura et Bountourabi Camara, Percussions Wamali, Sidiki Koumbassa, Lamine Keïta, Prince Diabaté, Troupe Limania Nondi, Hassan Chaloub.

 

58 Groupes africains (non guinéens) de 20 origines différentes :

Sénégal (11) : Groupe Diapoo, Oumy Mbaye, Batou n’galen bi, Ibou Sarr, Ndeye Sall, Ma Faye, Paco Diolabi, Lamine Diagne, Modou Cisse, Dj Koum, Amadou Balde

Cap vert (3): Teresa de Jesus, Ludovina Oliveira, groupe Garsol

Gambie (2) : Kansou Cissoko, Madioula Kanouté et Noumoukounda Cissoko

Côte d’Ivoire (6) : Groupe Sankaba Seydou Dramé, Tiesco le Sultan, Diakilolo Mercure 25, DJ Mystic, Flaco, Sy Savane

Mali (3) : Mariam Cissoko, Maïmouna Coulibaly, Oumar Konta

Burkina Faso (5) : Compagnie Téné, Abou Jacklove, Kadidja Kanté, Wécré Théâtre, Abdoulaye Dembélé

Togo (4) : Kossi Akpovi, Roger Atikpo, Tchess Preza, Edem Oklouvi

Bénin (2) : Groupe Jaya, Agbadja Blues

Centrafrique (1): Mamy Wata

Congo (4): Papa Dickson, Chrysogone Diangouaya, Kayro et Tavalan, Alphet Pacific

Cameroun (1) : Sangho Bantou

Gabon (1) : DJ Jase Little

Afrique du Sud (2) : Sibongile Mbambo, Yves Tole

Mozambique (1) : Arcénio

Madagascar (4) : Groupe Andilana, Randria de Majunga, Diavolana, Misa

Kenya (1) : Anuang’a

Ethiopie (1) : groupe Selah et Sister Armonia

Algérie (4) : Compagnie le Pied Nu -Mohamed Adi, Yaz’men, Samir Khouani, Siabdallah Khadidja

Maroc (1) : Salamalik’oum

Mauritanie (1) : Yayha Rajel

 

42 Groupes non africains de 13 origines différentes

France métropole (24): Dyne, Elko, Dj big buddha, troupe Babayega, Elysée Matéria, Evolution white and Black, Manuela, Soul Accoustic Inspiration, Katalaïe, Kioza, Henri gensolen, AfroJazz (Géraldine Agostini et Karamoko Bangoura), Malou Boston et danièle Cremas, Idéal Corpus, 3 lunes sur un fil, Saturnes, Saramani, Guédiawaye, La Krorale, Fayanatur, Exobus jam band, MC 9 millimètre, Faya Zoulou, Culombu (de Corse)

Ile de la réunion (2): T’shéga Combo, les Mang’Zoreil

Ile Maurice (1) : Lucy

Guadeloupe (3) : Orygynalsyndy, Massilia Ka, Ti paul

Haïti (1) : Michelet et le Mélo band

Venezuela (1) : Ritta Bella

Colombie (1) : Choc Quib Town

Argentine (1): Sandra Rivas-Davila « Les couleurs de l’Afrique et de l’Amérique »

Brésil (3): Ballet Brasileiro de Beth Rigaut, Groupe Alegria Samba, Groupe Salvador Brazil

Etats-Unis (2) : Odessey, Papillon

Liban (1) : Kanjha et Zeïd

Estonie (1) : DJ Princess Amina

Espagne (1) : Maria Llamas

Et d’autres …

 


Entre 2003 et 2018, 290 concerts ont été organisées, 44 spectacles de danse, 60 soirées contes et 8 défilés de mode ; et une 100 de scènes libre

Constater les bienfaits…

- les spectacles « exotiques » attirent une population occidentale curieuse même dans des quartiers estimés difficiles.

- Cette population occidentale découvre alors des cultures parfois très éloignées de nos schémas français et apprécie alors plus facilement les efforts d’intégration faits par les étrangers.

- La présence de ce public français offre l’opportunité d’un contact facilité entre des résidents marseillais de longue date et des immigrés parfois fraîchement débarqués qui n’ont aucun autre lien, dans un premier temps, avec le pays dans lequel ils arrivent.

- La mise en scène d’arts traditionnels rappelle aux ressortissants africains l’immense richesse de leur culture originelle et permet alors une énorme compensation face à une pauvreté matérielle apparente.

- La mise en scène d’arts plus modernes inscrit ces mêmes africains dans le présent et amène, par la mise en avant de mouvements artistiques à la mode qui trouvent racine en Afrique, là encore, à une ré-estimation de soi.


Kaloum Vibrations


Notre activité nous amène à rencontrer une multitude d’artistes de Marseille et d’ailleurs, à la renommée locale ou internationale.

Petit à petit, Kaloum est devenu le point de chute méditerranéen de certains grands griots guinéens ou de groupes de danse nomades.

D’année en année, les relations se sont consolidées autour de projets communs.


Le projet « Kaloum Vibrations » a été initié par Karamoko Bangoura, artiste guinéen très attaché à Kaloum, qui travaille en France depuis plus de 10 ans.

En effet depuis son arrivée en France en 2003, il se produit très régulièrement à Kaloum, en tant que musicien, chanteur et conteur. Il y a expérimenté des nouvelles créations, il y a rencontré de nombreux artistes avec lesquels il a parfois créé un nouveau spectacle, il y a accompagné de nombreuses formations guinéennes.

Et quand il n’y vient pas pour se produire, il vient « chez lui » boire un verre avec les gens, jouer aux dames ou à l’awalé, passer un bon moment.


Même si aujourd’hui il est très reconnu et très demandé pour se produire sur des scènes prestigieuses avec ses propres créations et sur les projets des autres, il a souhaité garder un pied dans Kaloum et tenté d’apporter à d’autres ce que lui-même avait reçu.


Il a donc inventé le concept de « Vibrations guinéennes » qui consiste à réunir chaque jeudi les musiciens guinéens qui le souhaitent, pour venir jouer ensemble à Kaloum.

Ces musiciens guinéens forment une base musicale sur laquelle peuvent se greffer tous les musiciens qui le souhaitent.

Cela permet :

  •     aux musiciens guinéens de se retrouver et d’avoir un espace pour jouer ensemble, sans forcément former un groupe ou préparer un spectacle

-       aux musiciens guinéens de partager leur culture, leur musique, leur technique

-   à tous les musiciens qui le souhaitent d’apprendre de nouvelles technique et d’avoir l’occasion de jouer avec des musiciens professionnels

-   à tous les musiciens d’avoir un espace pour jouer, rencontrer d’autres musiciens et s’exprimer

-     au public de toutes origines de pouvoir écouter de la bonne musique africaine « en live » tous les jeudis


Ce projet s’inscrit totalement dans les objectifs et les valeurs de Kaloum qui sont le partage, la rencontre, la promotion des cultures africaines, la reconnaissance artistique.

Il s’inscrit également dans les actions que nous faisons depuis des années de « soutien aux artistes », mais il a l’avantage d’être instauré, et d’être une action régulière ce qui lui donne beaucoup plus de poids et d’envergure



Le soutien aux artistes

Kaloum  accueille les artistes pour répéter en vue d’un spectacle qui serait organisé chez nous ou ailleurs.

Kaloum est également un lieu adéquat pour filmer un clip plusieurs l'ont fait

Toutes les conditions sont réunies pour de premières scènes, devant un public curieux et compréhensif. Nous pouvons aussi les aider à promouvoir leur activité artistique à travers les moyens dont dispose l’association. Par exemple, un spectacle peut être filmé et monté pour que les artistes bénéficient d’un support vidéo utile.


En résumé les petits lieux remplissent trois rôles essentiels :


  1. Un rôle auprès du public en offrant un cadre de proximité, de convivialité, d’intimité avec les artistes et entre spectateurs autre que celui d’une grande salle de spectacle, qui convient mieux à certaines musiques intimes. Public moins anonyme, souvent plus connaisseur, moins « consommateur » de spectacle et plus militant. Moins riche aussi car les petits lieux sont bon marché.



  1. Un rôle auprès des artistes en leur permettant de jouer plus souvent, de faire des petits cachets bien utiles surtout lorsqu’ils vivent dans la précarité, ne sont pas ou rarement programmés dans les lieux institutionnels. Faire jouer et entendre de nouveaux artistes émergents ou venant d‘arriver dans la ville ( rôle d’accueil et d’intégration des artistes nouveaux arrivants, surtout dans les cultures du monde ). Lieux de réseaux où on peut faire de bons contacts, rencontrer des personnes motivées et des soutiens. Faire jouer les artistes semi-professionnels ou semi-amateurs qui sont très importants dans les musiques du monde.


  1. Un rôle dans la cité, en participant au dynamisme culturel, à la qualité de vie, à l’animation nocturne, au lien social…En  créant des mini-entreprises créatrices d’emplois, et ce tout au long de l’année et pas seulement pendant la durée d’un festival. Un rôle précieux dans l’expression de la diversité culturelle, en permettant notamment aux cultures communautaires de sortir des réseaux internes et d’être partagées avec tout le monde.



Introduction à la table-ronde  «  Les petits lieux de la diversité »

Philippe Fanise. Babel Med Music.  jeudi 27 mars 2010.


En plus des spectacles, dans un souci d’ouverture et de complémentarité, nous organisons 1 à 2 fois par mois des soirées à thème et des repas africains   :



Soirées à thèmes : Soirées de solidarité, débats, défilés de mode…

Nous sommes solidaires de toutes les associations qui souhaitent soutenir l’Afrique et les valeurs interculturelles, c’est pourquoi nous organisons régulièrement des soirées à thème, en partenariat, afin de faire connaître une culture, un artiste, pour une cause, une association…

Nous sommes toujours intéressés pour inventer de nouvelles façons de faire connaître l’Afrique, et promouvoir des pratiques artistiques et culturelles.

Tout reste à inventer et nous tenons à rester ouvert à toute proposition individuelle ou associative qui irait dans le sens de nos actions.


Repas africains

L'art culinaire est un élément culturel essentiel à chaque culture, c'est pourquoi il nous semble important de compléter notre programmation culturelle par l'organisation régulière de repas. Ces repas sont des moments conviviaux où on peut prendre le temps de discuter, c’est souvent l’occasion de s’échanger des recettes de cuisine de divers horizons et de parler de voyages et d’évasion. En effet l’ambiance chaleureuse, la décoration exotique et la musique métisse autour d’un plat africain favorisent le dépaysement. C’est l’occasion de promouvoir le patrimoine culturel africain par un autre biais que l’art et le spectacle, et auprès d’un public diversifié.


Kaloum Family

Depuis trois ans, l’association développe une ouverture à un plus large public, en  ouvrant ses portes certains dimanches après-midi afin de permettre aux familles et aux enfants d’avoir accès aux activités de l’association.

Nous prévoyons d’ouvrir Kaloum une dizaine de dimanches dans l’année et d’y organiser des activités adaptée aux familles : concert, spectacle, animation de danse… afin de faire profiter ce public des richesses artistiques des cultures africaines.


Nous avons initié ce projet en 2013, et depuis c’est un véritable succès. Nous avons organisé 9 spectacles les dimanches après-midi en 2013, 10 en 2014, 8 en 2015, 9 en 2016 et tous ont été pleins. A chaque fois, une vingtaine d’adultes amenait entre 25 et 30 enfants voir les spectacles. Dès que l’après-midi se terminait, les adhérents demandaient la date du prochain spectacle pour enfants. C’est pourquoi nous tenons à renouveler ce projet et à l’étoffer.



Objectifs

Ce projet a fait l’objet de nombreuses demandes de nos adhérents et il répond aux objectifs suivants :

- Promouvoir les cultures africaines auprès d’un public diversifié.

- Valoriser les cultures africaines afin que les personnes, notamment les enfants d’origines africaines soient fiers de leurs origines et puissent se construire sereinement en France, en prenant le meilleur de chaque culture.

- Donner un accès à la culture au plus grand nombre, notamment aux familles.

- Animer le quartier de Noailles en proposant régulièrement des activités de qualité.

- Promouvoir les rencontres interculturelles et l’intégration en donnant aux couples mixtes un espace pour se rencontrer et échanger.


Ce dernier objectif nous tiens particulièrement à cœur, car dans le public de Kaloum nous comptons de nombreux couples mixtes avec des enfants métis.

Nous souhaitons être un lieu de rencontre et d’échange pour ces couples qui connaissent des particularités liés à leur mixité.


Public ciblé

- Familles avec enfants, résidents à Noailles et autres quartiers de Marseille (ex Frais Vallon)

- Les couples mixtes avec enfants métis

- Mères et pères isolés avec enfants




Les couples mixtes sont confrontés à des situations propres à leur mixité 


La notion de loisir n’est pas la même dans toutes les cultures, elle est même inexistante dans certaines cultures, ce qui peut être un sujet sensible dans un couple mixte pour l’occupation des dimanches après-midi (alors que l’un souhaite se reposer devant la télé l’autre souhaite faire des sorties en famille).

Kaloum propose donc un après-midi à la fois reposant (possibilité de juste boire un coup a bar), culturel et festif.


La notion de couple, du rôle de l’homme et de la femme n’est pas la même dans chaque culture, sans parler de qui s’occupe des enfants.

Kaloum peut donc proposer une alternative : un dimanche en famille avec des espaces pour chacun.


Trouver des « couples amis » n’est pas évident quand on est en couple mixte. En effet, selon le degré de différence culturelle, et le réseau de chacun, cela devient même impossible dans certaines situations. Le couple peut donc se trouver isolé et stigmatisé, et ne plus être invité d’aucun côté à cause de trop grandes incompréhensions de la part de l’extérieur.

C’est pourquoi il peut-être utile pour ces couples d’avoir un lieu où se retrouver et échanger, même de manière informelle sur leurs pratiques et les solutions trouvées par chacun.


Certains couples mixtes se forment à l’étranger et viennent s’installer à Marseille, dans ce cas la personne « immigrée » doit s’intégrer dans le milieu de l’autre, ce qui n’est pas toujours facile. A Kaloum, ces personnes peuvent trouver un espace commun pour rencontrer des gens en commun.


Les mères et pères isolés 


Malheureusement un grand nombre de couples mixtes se transforment en mères et pères isolés à causes des nombreuses difficultés liées à cette situation interculturelle complexe.


Il nous semble important de penser aux enfants métis issus de ces unions, qui parfois n’ont plus aucun contact avec une de leurs cultures d’origine.



Il est par exemple difficile pour une mère d’origine française de donner une ouverture sur l’Afrique à son enfant métis d’origine africaine, si elle n’a plus de contact avec le père.

D’autre part pour le parent d’origine africaine, il  n’est pas non plus facile de transmettre sa culture lorsqu’il réside en France.

Nous souhaitons donc permettre aux enfants d’origine africaine d’avoir une « connexion » avec l’Afrique, et aux autres enfants d’avoir une ouverture sur le monde en général.


Il n’est pas simple non plus de trouver des activités originales, sympathiques et collectives le dimanche après-midi, notamment l’hiver, pour des parents isolés qui ne voient leurs enfants qu’un week-end sur deux. Kaloum étant un lieu particulièrement convivial, il peut permettre à des adultes isolés de passer des dimanches après-midi festifs avec leurs enfants qui trouveront des amis sur place.

Les enfants métis


Même si à Marseille les enfants métis ne sont pas des exceptions, le métissage suscite toujours des questions chez les enfants.


Nous souhaitons offrir à ces enfants, de quelques origines qu’ils soient, un espace « africain » à Marseille, afin qu’ils découvrent les richesses culturelles, mais aussi humaines de ce continent. C’est une ouverture sur le monde, une ouverture interculturelle qui sera un bagage enrichissant pour leur devenir.


Les enfants d’origines africaines pourront, grâce à ces après-midi à Kaloum, valoriser leurs origines et en montrer les richesses à leurs amis en les invitant à venir avec eux.

La valorisation des origines africaines des enfants nés en France est pour nous essentielle. Elle permet à l’enfant de se construire avec une image positive de ces origines et d’en faire une force plutôt qu’une faiblesse. Nous pensons que le métissage (humain, culturel, social…) est une richesse s’il est bien équilibré, alors qu’il devient un handicap lorsque qu’une des parties est niée ou dévalorisée.


A travers cet espace africain que nous proposons aux enfants, nous souhaîtons transmettre les valeurs de tolérance, de respect interculturel et aborder la différence et la pluralité comme des richesses.

Siège social

3, rue de l'Arc 13001 Marseille

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