KÂLÎ

Défense des droits

KÂLÎ propose un accompagnement aux femmes étrangères subissant, ou ayant subi, une situation de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe.

qui sommes-nous ?

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Notre mission

GENÈSE

 

 

 

L'association KÂLÎ est née de la mise en commun par 7 femmes de leurs énergies, leurs compétences et leurs réseaux respectifs. Face à la situation précaire déjà connue des femmes sans-papiers et à la "crise des migrants" (depuis janvier 2015, 1 122 907 migrants sont arrivés en Europe) dont les femmes représentent une part toujours plus importante, elles ont décidé de s'allier. Elles souhaitent proposer un accompagnement protéiforme aux femmes et jeunes filles étrangères ayant subi ou subissant une situation de violence et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe. Ces femmes se retrouvent au croisement de deux situations de précarité : sans titre de séjour et de sexe féminin, elles sont davantage sujettes aux violences et/ou à la vulnérabilité qui se manifestent en différents points de leurs parcours.

 

Dans leurs pays d’origine, souvent en proie aux conflits armés, on constate une augmentation de la violence domestique, des abus sexuels et de la marginalisation économique ce qui les contraint à fuir pour trouver une vie meilleure loin de leur famille, leurs amis, leur travail et leur culture.

 

Sur la route de l'exil, elles se retrouvent visées par des réseaux de prostitution ou de mariages arrangés parfois afin de bénéficier de la protection d'un homme durant le trajet. Elles subissent harcèlements sexuels, agressions et viols par des passeurs et compagnons d'infortune.

 

Aux portes de l'Europe, elles souffrent à nouveau d'une grande vulnérabilité dans les camps de détention. En effet, les dortoirs et les sanitaires sont pour certains mixtes les empêchant ainsi de se rendre aux toilettes la nuit par peur des agressions sexuelles. Cette promiscuité contrevient à la sécurité des femmes et jeunes filles qui subissent à nouveau des actes de harcèlement et d'agression de la part de la police, de certains humanitaires ou des autres migrants. Des femmes ayant transité dans ces camps rapportent également des échanges de services sexuels contre de la nourriture ou parlent de prostitution forcée avec les autorités de police qui surveillent les camps, parfois même en état d'ébriété.

 

A l'arrivée en France, la situation n’en n’est pas plus sereine. Face au manque de logements adéquats, certaines dorment à la rue quand d'autres partagent des chambres dans des centres non adaptés, les obligeant parfois à se barricader la nuit pour leur sécurité. La situation des camps à ciel ouvert est aussi très préoccupante. Pour exemple, dans la jungle de Calais, seul le centre Jules Ferry, d'une capacité de 200 places, peut mettre à l'abri les femmes pour la nuit. Les autres connaissent donc elles aussi leur lot d'horreurs : prostitution forcée, agressions, etc.
Une fois installées, les femmes sans-papiers connaissant vulnérabilité ou violences en raison de leur sexe se retrouvent très souvent en marge de la société et de la protection dont elles ont besoin. Pour certaines, dans le cas où elles sont en règle, on peut parler d'une véritable situation d'asservissement à leur conjoint ou leur employeur sans lesquels elles risquent de basculer dans l'irrégularité les privant ainsi d'un accès aux soins, aux services sociaux, de police ou judiciaires ou encore à des centres d'hébergement adaptés.

 

Ce bilan nous a donc conduites à nous poser une question fondamentale :

Comment une personne n'ayant eu ni protection, ni secours, ni recours peut-elle continuer à “exister” ?

Comment, lorsque l'on a vécu de telles violences sans qu'à aucun moment nos droits fondamentaux n'aient été ni respectés par les auteurs, ni garantis par les institutions, peut-on encore se considérer comme un être humain, égal aux autres ?

C’est donc pour tenter de remédier au cloisonnement et à l’enfermement de ces femmes dont l’auto-estime est abîmée et qui sont victimes d’une sorte de “double peine” que KÂLÎ s’est donné pour mission de leur proposer un accompagnement protéiforme. A travers cet accompagnement l’idée est de  créer ou renforcer le lien avec la société française, de valoriser leurs compétences afin de leur permettre de retrouver respect, estime de soir et dignité et enfin de replacer l’humanité au centre de la réflexion et de la lutte pour les femmes victimes de vulnérabilité et/ou de violences en raison de leur sexe.

 

 

 

STRATÉGIE

 

 

 

KÂLÎ adhère à un mouvement de solidarité, en tant que témoin de la société civile, à l’égard des femmes victimes de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe et plus largement des personnes victimes de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur orientation ou identité sexuelles.

Elle se positionne comme un accompagnant et en aucun cas comme une structure visant à infantiliser et influencer le libre-arbitre des femmes accompagnées. Elle refuse de les essentialiser dans une position de victime ou de les réduire à des “bénéficiaires” des luttes féministes. Elle insiste sur le fait que c’est à chaque femme de définir sa place, son rôle et son action. Ainsi KÂLÎ s’inscrit dans une démarche d’autonomisation afin d’encourager la prise de décision indépendante et la participation active des femmes à la structure.

 

À cet égard, son action repose sur 2 piliers :

 

Un accompagnement protéiforme

 

KÂLÎ propose trois types d’accompagnement :

Un accompagnement juridique.

Aide à la régularisation ou au renouvellement du titre de séjour (public non mixte)

Un accompagnement psycho-corporel.

Proposition de consultations dans des services de psychotraumatologie et dans des cliniques d’ostéopathie en île de France

Un accompagnement à la fois social et éducatif.

Ateliers socio-linguistiques (public non mixte), cours de danse/théâtre/auto-défense (public non mixte), mise en contact avec un réseau de baby-sitting et d’hébergement solidaire, aide au déplacement, mise en place d’échange de services et de compétences, proposition de sorties culturelles.

 

KÂLÎ souhaite aussi proposer au sein de ses locaux des “temps libres” de discussions, d’activités ou de regroupements entre elles et sans la présence d’aucun membre de l’association.

 

Un plaidoyer inter-associatif pour la création d’un statut légal français et européen

 

KÂLÎ aspire à mener une action, en partenariat avec d’autres associations, de reconnaissance d’un statut juridique et officiel des personnes ayant subi ou subissant une situation de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle.

 

Elle souhaite interpeller la société française et les pouvoirs publics sur le manque de protection juridique dans lequel se trouvent ces personnes actuellement.

Concernant les étrangers victimes de violences conjugales, la loi leur permet d’être renouvelé dans leur droit au séjour si l’absence de communauté de vie entre les époux est consécutive à des violences conjugales avérées mais ce renouvellement n’a, pour autant, qu’un caractère facultatif et reste à la libre appréciation du Préfet au terme d’une analyse précise de la situation personnelle de l’étranger.

Le cadre législatif permet aussi à des personnes étrangères malades d’obtenir à l’issue d’une procédure encadrée un titre de séjour.

En 2014, la France a également ratifié la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Celle-ci consacre un chapitre entier aux femmes migrantes et aux demandeuses d'asile confrontées à la violence en raison de leur sexe et  introduit par exemple la possibilité d'accorder aux femmes étrangères qui sont victimes de violences domestiques et dont le statut en matière de séjour dépend de celui de leur époux ou de leur partenaire, un permis de séjour propre lorsque la relation cesse, leur permettant ainsi de cesser cette relation sans perdre leur statut en matière de séjour.
La France doit s’inspirer de cette Convention et de son droit positif afin de mettre en place de nouveaux mécanismes permettant aux personnes subissant, ou ayant subi, une situation de violences et/ou de vulnérabilité en raison du sexe, de l’identité ou de l’orientation sexuelle, de déposer une demande de séjour. Elle pourrait par exemple emprunter au cadre juridique espagnol qui permet aux femmes ayant subi des violences particulières d’avoir accès aux services nécessaires, sans tenir compte de leur statut d’immigrée. Avec cette approche non discriminatoire face à la violence, l’Espagne place la protection et la reconstruction des victimes de violence en raison de leur sexe au-dessus du statut administratif.

 

D’autre part, elle se donne également pour mission d’alerter la communauté européenne et internationale. La Convention de Genève par exemple fait mention de persécutions en cas de retour dans le pays d’origine pour obtenir le statut de réfugié “politique” ce qui exclut une grande partie des personnes ayant subi, ou subissant, des violences et/ou de la vulnérabilité en raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle. Si l’on sait que l’asile peut être obtenu par une personne homosexuelle, bisexuelle ou transexuelle, son obtention reste encore occasionnelle notamment en raison des preuves que requièrent la procédure. En revanche en ce qui concerne les violences ou la vulnérabilité sexuelle vécue sur le chemin de l’exil ou à l’arrivée en Europe, la Convention est muette. Ainsi au même titre que l’on parle de réfugiés de guerre ou de réfugiés climatiques ces dernières années, il faut appeler à un vrai débat sur les réfugiés “sexuels”.

 

 

 

MISSIONS

 

 

 

Rassembler

 

L’association entend rassembler divers acteurs de la société autour de l’accompagnement des femmes subissant ou ayant subi des situations de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe.

Premièrement, elle souhaite faire un appel à des bénévoles afin d’initier une dynamique citoyenne solidaire.

Deuxièmement, elle compte mobiliser d’autres associations afin de constituer un réseau solidaire et complémentaire auprès des personnes accompagnées par la structure.

Troisièmement, elle tient à créer des contacts avec des services institutionnels dans le but d’élargir et de garantir les différents types d’accompagnement.

 

 

Accueillir et accompagner

 

KÂLÎ prévoit de recevoir les femmes victimes de violences et/ou vulnérabilité en raison de leur sexe et répondre de la manière la plus adaptée aux demandes d’accompagnement et d’écoute qu’elles formuleront.

Les différents accompagnements se divisent en trois pôles.

Un pôle juridique afin d’accompagner ces femmes dans leurs démarches de régularisation ou de renouvellement de leur titre de séjour.

Un pôle médical qui se décompose en un soutien psychologique dans des services de victimologie et traumatologie adaptés ainsi qu’un soutien “corporel” de type ostéopathie, acupuncture, yoga, etc.

Un pôle socio-éducatif. Le côté social regroupe une aide à l’hébergement solidaire adapté (place chez un/des particuliers de sexe féminin uniquement, une aide financière pour une place en foyer), une aide au déplacement (tickets de transport, mise en contact avec des associations constructrices de moyens de transports), un appel à bénévoles pour assurer des sorties culturelles, un réseau de baby-sitting solidaire, une proposition d’échanges de services (mise en contact d’une femme accompagnée par la structure avec un/une particulier(e) afin de créer du lien social, revaloriser les compétences et répondre aux besoins et nécessités de chacun des acteurs/actrices). L’aspect éducatif quant à lui se compose de cours de français, de cours de danse, de théâtre, de self-défense, d’art-thérapie, etc avec des personnes sensibilisées à la problématique des violences et de la vulnérabilité sexuelles.

 

 

Sensibiliser, alerter et mobiliser

 

KÂLÎ compte utiliser tous les moyens d’expressions publics à sa disposition afin de faire valoir et de témoigner de son travail de terrain auprès de l’opinion publique. Elle entend ainsi faire évoluer juridiquement la situation des personnes victimes de violences et/ou de vulnérabilité en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle.

A ce titre elle souhaite diffuser son message à travers la presse, les réseaux sociaux mais aussi en participant à des tables rondes inter-associatives, des conférences etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONTACTS

association.kali@gmail.com

facebook : assokali






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