Soutenons les migrant.e.s à Lâayun ! // Support the migrants in Lâayoun!

par Kalliôpé

Faire un don

Soutenons les migrant.e.s à Lâayun ! // Support the migrants in Lâayoun!

par Kalliôpé

Faire un don

Besoin de soutien pour payer le loyer de la maison d'accueil, des frais de justices, et soutenir les familles de victimes

**english below **

De l’argent, pour quoi faire ??

*Payer le loyer de la maison d’accueil : pour aider les migrants à avoir un toit. Nous n’avons pas de budget ni de subvention. Aussi acheter des couvertures, matelas, nourriture, et avoir des loyers payés d’avance car la crise sanitaire n’est pas prête de s’arrêter.

*Faire du soutien juridique et financier avec les gens qui sont enfermés et leur famille (payer des frais de justice, les avocats, etc.)

*Aider les familles des victimes mortes en mer à rester digne, en leur permettant de venir chercher le corps de leur proche et de le rapatrier, élargir le champ de recherche pour identifier les défunt.e.s et prévenir les familles, aller à la rencontre de ces familles dans différents pays d’Afrique de l’ouest (Sénégal, Mali, Guinée et la Côte d'Ivoire)


Contexte

En 2005-2006, apparaît ce qu'on appellera la "crise des Cayucos", vague de départs en pirogues entre le Sénégal et les Îles Canaries, archipel espagnol au large de Lââyun (Sahara Occidental). Beaucoup de personnes disparaissent dans l’océan en tentant la traversée, et ça continue encore aujourd’hui. La zone de Lââyun est alors devenue un endroit stratégique pour tenter l’aventure vers l’Europe, brassant énormément d’allées et venues. Certain.e.s sont amenés à y rester plusieurs mois d’affilés, et ont besoin de soutien pour se loger, se nourrir, obtenir un accompagnement médical, juridique, matériel et psychologique.

Les années passent et le constat reste le même : de plus en plus de migrant.e.s se retrouvent forcé.e.s à dormir dans les rues, les gares routières, les forêts, faute de moyens et d’endroit où se sentir en sécurité. Il devient urgent de créer une maison d’accueil, pour tout le monde, pas forcément que pour les personnes en transit – pour éviter que les gens dorment dans la rue. En 2015, une maison, avec deux appartements dedans, est louée. Le paiement des loyers se fait grâce à une cotisation mensuelle avec les migrants qui sont installés, « intégrés » à Lâayun : celles et ceux qui travaillent participent aux loyers pour aider leurs frères/sœurs nouvellement arrivé.e.s. La section de Laayoune de l'Association des ressortissants Sénégalais Résidents aux Maroc est créée en 2016. Elle aide en donnant des matelas, couvertures, de la nourriture, mais aussi un accompagnement médical et psychologique.

Mais depuis l’arrivée de la pandémie, il n’y a plus de travail et ce n’est donc plus possible de payer les cotisations. Il y a maintenant des dettes, des risques d’expulsion par les propriétaires, avec le risque que tout le monde se retrouve à la rue. Cette maison, constituée de deux appartements, accueille jusqu’à 40 personnes en même temps, qui tournent et laissent la place une fois qu’ils/elles ont trouvé une meilleure situation. Ce qui n’arrive plus depuis bientôt un an (mars 2020).


En parallèle, des personnes continuent de se noyer chaque jour sur cette route extrêmement dangereuse qui relie la côte ouest africaine aux îles Canaries. De nombreuses familles pleurent un.e proche disparu.e et réclament leur corps pour les enterrer dignement près des leurs. Le rapatriement des corps et les funérailles coûtent très cher, cette campagne de dons vise aussi à aider les familles à vivre leur deuil dignement.


Enfin, la criminalisation de l'immigration illégale s'intensifie. Dans le but de dissuader les départs, des personnes ayant échoué à traverser, ou même leur famille, se retrouvent souvent accusées de trafic d'êtres humains ou d'aide au passage, avec des frais de justice insurmontables et parfois même de la prison ferme.

Voir par exemple : https://www.infomigrants.net/fr/post/28984/au-senegal-le-pere-du-jeune-doudou-condamne-a-deux-ans-de-prison-dont-un-mois-ferme



Concrètement

10€ = 5 repas pour 1 personne ou une couverture

100€ = 1 mois de  loyer pour un des 2 appartements

200€ = 1 mois de loyer pour la maison

1000€ = Rapatriement d'une corps d'un migrant pour le faire enterrer dans son pays OU payer l'avocat d'un migrant accusé et arrêté par les autorités marocaines 

Qui somme nous ?

Babacar Ndiaye est président de l’Association des Ressortissants Sénégalais Résidants au Maroc (ARSEREM)– section de Laâyoune. Lui-même ressortissant sénégalais ayant tenté la route vers l’Europe. Il s’installe à Lâayun en 2013 et fait rapidement le lien entre l’association et les personnes en transit, majoritairement d’origine subsaharienne. Il propose des médiations, des accompagnements, et des conseils pour les migrants. Projet de cagnotte en collaboration avec Alarmphone à Marseille et Migreurop.



♥ Merci infiniment ♥

*************************************************************************************************************

**ENGLISH **

Money to do what??

*Pay rent for a shelter: to help migrants have a roof over their head. We do not have money nor do we have funding. We also need to buy blankets, mattresses, food and prepay rent, as the health crisis is not yet going to end.

* Provide legal and financial support to people in prison and their families (pay legal fees, lawyers, etc.)

* Support families of people who died at sea to keep their dignity by letting them come to look for the bodies of their loved ones and repatriate them, increase the research to identify the deceased and inform their families and go and meet these families in different West African countries (Senegal, Mali, Guinea and Ivory Coast).



Context

In 2005-2006 what is referred to as “crisis of Cayucos” took place, with waves of departures on wooden boats between Senegal and the Canary Islands, a group of Spanish islands off Laayoune (Western Sahara). Many people disappeared in the ocean trying to cross, and this continues to this day. The region around Laayoune has thus become a strategic place for adventuring towards Europe with a lot of people coming and going. Some are forced to stay several months, and need support for accommodation, food, receiving medical treatment, legal issues, as well as material and psychological support.

The years are passing by and the situation remains the same: more and more migrants find themselves forced to sleep in the street, in the train stations, the forests, without means and a place where they can feel safe. A shelter for everyone is urgently needed, not necessarily only for people in transit, in order to avoid people sleeping in the street. In 2015, a house with two apartments inside was rented. Rent is paid thanks to a monthly contribution by migrants who have settled, “integrated”in Laayoune: those who work contribute to the rent to help their brothers and sisters who just arrived. The Laayoune department of the association of Senegalese nationals residents in Morocco was created in 2016. It helps by providing mattresses, blankets, food, but also medical and psychological support.

But since the beginning of the pandemic, there is no more work and it is therefore not possible for the people to contribute financially. Right now there are debts and risk of eviction by the landlords which would put everyone at danger of ending up in the street. This house, made of two apartments, is hosting up to 40 people at a time, who leave again when they find a better situation. Something that has not happened in almost a year (March 2020).

At the same time, people continue to drown every day on the extremely dangerous route connecting the West African coast to the Canary Islands. Numerous families mourn the disappearance of their loved ones and need their bodies in order to give them a dignified burial close to them. Repatriation of bodies and the funerals are very expensive. This donation campaign also aims to help families mourn in a dignified way.

Finally, the criminalisation of illigalised migration intensifies. In order to discourage departures, people who have failed to cross (/who have been intercepted), or even their families, are often accused of trafficking or aiding illegal migration, with huge legal costs and sometimes even prison sentences.

See for example: https://www.infomigrants.net/en/post/28998/fathers-in-senegal-sentenced-to-jail-for-pushing-their-sons-to-migrate



Examples of costs:

10€ = 5 meals or a blanket

100€ = 1 month rent for one of the two flats

200€ = 1 months rent for the house.

1000€ = Repatriation of a body to send it back to the person’s country of origin, OR paying a lawyer for a migrant who is accused and arrested by the Moroccan authorities.



Who are we ?

Babacar Ndiaye is president of the Association of Senegalese nationals residents in Morocco (ARSEREM) – Laayoune section. He himself is a Senegalese national who attempted to travel to Europe. He settled in Laayoune in 2013 and quickly made a link between the association and the people in transit, mainly SubSaharans. It offers mediation, accompaniment and advice for migrants. This crowfounding project is in collaboration with Alarm Phone in Marseille and Migreurop.



Thanks a lot!




Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 200 euros

HelloAsso est une entreprise sociale et solidaire, qui fournit gratuitement ses technologies de paiement à l’organisme Kalliôpé. Une contribution au fonctionnement de HelloAsso, modifiable et facultative, vous sera proposée avant la validation de votre paiement.

Plateforme de paiement 100% sécurisée

Toutes les informations bancaires pour traiter ce paiement sont totalement sécurisées. Grâce au cryptage SSL de vos données bancaires, vous êtes assurés de la fiabilité de vos transactions sur HelloAsso.

Carte bleue VISA Mastercard PCI-DSS
S
Stéphanie
22/04/2021
U
Ulrich
22/04/2021
A
Annalisa
09/04/2021
Signaler la page