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CINÉ ET CONCERT

par KINO CINÉ

Le 18 octobre 2019 de 20:15 à 22:15

Soirée Folk, Blues, Gospel et Bluegrass résonneront pour cette projection !

Nous organisons une soirée ciné-concert avec la diffusion de Bungalow Sessions, documentaire musical regroupant des géants du genre, nous aurons en effet le plaisir de recevoir son réalisateur Nicolas Drolc mais aussi le troubadour de l'Alabama Andy Dale Petty qui proposera un concert live en bonus de la projection !
Pour le plaisir des yeux et des oreilles... Un buffet offert par le cinéma clôturera cette soirée.

Certaines tribus indiennes sont persuadées qu'il est impossible de réellement connaître un lieu qui se tiendrait au delà d'un périmètre de 500m autour de son tipi. Le réalisateur Nicolas Drolc partage visiblement cette idée. Il voulait réaliser un film rendant compte du bouillonnement de la scene folk, blues et gospel américaine actuelle, sans pouvoir toutefois quitter sa base -son "bungalow"- situé quelque part dans la ville de Nancy.

Il a résolu le problème géographique en invitant ses musiciens préférés à venir jouer dans le bistrot du coin, à dormir chez lui puis à se plier à un jeu de questions/réponses improvisées
le lendemain des concerts - induisant par là une session d'enregistrement acoustique. 

Le film réunit ainsi le troubadour de l'Alabama Andy Dale Petty, la légende de la scène garage de Detroit Danny Kroha, le prêcheur à un oeil Reverend Deadeye, le prophète du folk californien Willy Tea Taylor, le songwriter et instit Possessed by Paul James et le grand seigneur du gospel de cave The Dad Horse Experience. Bienvenue dans les Bungalow Sessions !

" Son film est un film de musique, d’images de musique, et aussi d’images de musiciens. Des musiciens bien vivants, comme leur musique. Et le film de Drolc – un hommage vibrant à une musique vivante – regorge de la même vitalité, de la même intensité que nous percevons immédiatement dans les chansons que ces musiciens nous offrent.

Car ces musiciens interprètent spécialement pour le film une ou deux chansons, que nous avons la chance de pouvoir écouter du début à la fin, sans interruption, sans coupure. Ils sont filmés comme en direct, en une seule prise. Ils s’accompagnent simplement avec leur guitare – ou un banjo, une mandoline ou même un violon. Les images sont en noir et blanc – un noir et blanc particulièrement expressif. Un noir et blanc qui renforce l’intimité de la rencontre avec le musicien, comme l’ensemble du filmage d’ailleurs. Drolc multiplie les gros plans, montrant les doigts sur les cordes de l’instrument, et s’arrêtant sur les visages, les barbes, les lunettes, les bagues aux doigts. Lorsqu’ils chantent les musiciens sont souvent filmés en légère contre-plongée. Nous sommes très près d’eux, mais il y a aussi dans certains plans, cette distance qui permet à la musique et à la voix de cheminer jusqu’à nous, nous laissant l’espace – et le temps – nécessaire pour la saisir, pour l’appréhender et la faire notre.

Le film ne s’adresse pas aux spécialistes. Il se situe plutôt du côté de la découverte pour les plus jeunes, ou de la réminiscence pour ceux qui n’ont pas tout à fait oublié les vinyles d’antan. Mais un tel film, véritablement à contre-courant de toutes les modes, il fallait une grande détermination pour l’entreprendre, et ne persévérance sans faille pour le mener à son terme.

Entre les chansons, Drolc s’entretient avec les musiciens. Et leurs propos sont aussi passionnants que leur musique. Ils évoquent d’abord leurs chansons, car ce sont toujours des compositions originales. Leurs références littéraires peuvent aller de soi (Steinbeck), mais peuvent aussi surprendre, Kierkegaard par exemple. Certains se sont consacrés à la musique après avoir quitté leur ancien job, des boulots plutôt manuels, sur des chantiers de construction. Tous partagent un engagement social, du côté de la culture ouvrière dont ils sont issus et qu’ils veulent contribuer à préserver. Aucun ne recherche la gloire. Devenir une star ne les intéresse pas. La musique pour eux n’a rien d’un commerce ou d’une industrie. La musique, c’est leur âme. Elle doit avant tout être sincère. Pour pouvoir partager des émotions avec leur public.

Une sincérité que le cinéaste a su capter. Son film est aussi un partage."


BUNGALOW SESSIONS

Un film de Nicolas Drolc
France – 2019 - 69 minutes. HD - VOstf - N&B - Son MONO


avec Andy Dale Petty / Danny Kroha / Reverend Deadeye / the Dad Horse Experience / Willy Tea Taylor / Possessed by Paul James

LES INVITES :

Nicolas Drolc est né en 1987 à Nancy où il vit et travaille toujours. Avec sa société de production "Les Films furax" il écrit, produit, tourne, monte réalise et distribue des documentaires pour le cinéma, en totale indépendance et loin des formatages télévisuels. A travers ses films Drolc s'est intéressé aux révoltes qui ont embrasés les prisons françaises au début des années 70 (Sur les toits), a réalisé le portrait de Serge Livrozet, perceur de coffres-forts anarchiste septuagénaire (La Mort se mérite). et tourné dans son jardin ce troisième film documentaire sur des musiciens américains de country et de blues.

Andy Dale Petty est un musicien de Folk et de Blue Grass dans la tradition de Woody Guthrie et Mississippi John Hurt. Né en Géorgie du nord en 1985, il est élevé par sa mère et un clan de cousins. Son premier instrument est l'harmonica, puis le ukulele qui l'amène vers la guitare et le banjo. Il devient musicien de rue, arpente les petites villes du Tennessee avant de sillonner l'Amérique en train et à pied. Ce troubadour a également tracé sa route en Europe et est de retour pour cette tournée Bungalow Sessions.

Kino Ciné

Rue du Barreau
59650 Villeneuve-d'Ascq
France

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