Aidez-nous à rester paysans à la ferme de la Borie !

par La Belle Cause

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Aidez-nous à rester paysans à la ferme de la Borie ! - La Belle Cause

Le combat d'un couple de paysans installé depuis 14 ans en bio dans les Cévennes pour conserver son statut agricole et ses anciens jardins

Patrick et Delphine, paysans bio sur la ferme de la Borie depuis près de 15 ans, ont été menacés d’expulsion par le tribunal d'Alès. D'abord menacés d'une très forte amende puis de l'expulsion par les forces de l'ordre s'ils ne quittaient pas les lieux dans les 2 mois, ils ont obtenu du tribunal l'appel suspensif. Une première victoire qui leur a laissé quelques mois supplémentaires pour récolter leurs légumes, s'organiser, continuer le procès en appel dans cette situation judiciaire complexe. Contraints d’abandonner leur maison et leur terre ? Non ! Début 2019, le tribunal a reconnu la validité de leur bail d'habitation, mais pas celle du bail rural à cause d'un détail administratif. Ils doivent donc déménager tout leur outil de production du bâtiment agricole et libérer leurs parcelles, car dans le cas contraire, ils devront payer une astreinte journalière à la Commune de St Jean du Gard.

Grâce à vos dons précédents en 2018, ils ont pu payer les honoraires d'un avocat spécialisé et les frais de justice liés à plusieurs procédures. Ils ont même gagné la reconnaissance du bail d'habitation en Cour d'appel : merci à vous tous, c'est une grande victoire !!

Aujourd'hui, ils ont du faire l'avance des honoraires de déplacements et diligences de leur avocat, qui s'est rendu une première fois à la sous préfecture d'Alès, puis une seconde à la mairie de St Jean du Gard pour des réunions de concertation, qui n'ont pas encore abouti. Ils sont contraints de saisir à nouveau le tribunal pour effectuer une requête en interprétation, dans le but d'éclaircir un point juridique que ne valide pas la commune de St Jean du Gard : les paysans sont donc contraint de payer les frais d'une nouvelle procédure, dont le résultat est attendu courant mai.

Leur but est d'obtenir un bail rural de 5000 m2 sur les jardins qu'ils ont cultivé à la Borie et sur les bâtiments agricoles : aidez-les à récupérer l'outil de travail qu'ils ont mis 14 ans à organiser !


La Borie : un projet agricole et un projet de vie

Pourquoi ? En 2005, Delphine est installée comme apicultrice par une association environnementale à laquelle le Conseil Général du Gard, qui était propriétaire du site à l’époque, avait délégué la gestion. Une promesse de bail est signée, elle commence à payer des loyers… puis plus rien. Les loyers lui sont retournés, la promesse du bail n'est jamais concrétisée par la mairie (entre temps, c’est la commune de Saint-Jean-du-Gard qui est devenue propriétaire).

Elle est rejointe par Patrick qui s'occupe de cultiver les terres. Le temps passe et le couple ne se démonte pas. Ils continuent de mettre sur un compte à part, tous les mois l’équivalent d’un loyer. Avec cet argent, au fil des années, ils réalisent les travaux qui normalement incombent aux propriétaires. Ils entretiennent la maison, les parcelles : environ 3000 m2 en terrasse où ils cultivent selon les principes de la permaculture et tout à la main, et 2000 m2 de parcours autour d'un poulailler auto-construit en châtaignier.

Patrick et sa grelinette travaille dans son champ de pommes de terre, la principale matière première des fameuses criques

« Cette expulsion est une conséquence de la démission des responsables locaux, sourds, depuis 2006, à notre demande de bail rural. Tout ce que nous souhaitons, c’est vivre en paix et continuer notre activité agricole. » raconte Delphine.

Alors ils ont décidé de se battre, pour cela ils font appel à un avocat en qui ils ont toute confiance. Le 1 objectif a été atteint en juillet 2018. Ils ont obtenu l’appel suspensif, c’est-à-dire que les sanctions ne s’appliquent pas tant que le procès n’est pas terminé. Et poursuivre la procédure judiciaire pour que justice soit rendue. Le 2ème objectif a été partiellement atteint en février 2019 : la Cour d'appel de Nîmes a reconnu la validité de leur bail d'habitation, mais pas celle de leur bail rural, à cause d'un détail administratif (la mention du prix n'était pas indiquée), ce qui leur a coûté leur outil de travail. Ainsi, ils ne peuvent plus exercer pour le moment leur métier de paysans maraîchers.

Ils ont été contraints d'adapter leur activité agricole en démarrant une activité d'herboristes cueilleurs, en attendant de récupérer le terrain agricole qu'ils cultivaient.

C’est là que vous intervenez !

Delphine et ses ruches

A quoi servira l'argent collecté ?

L'union faisant la force, grâce à vous, nous avons réussi à payer les frais de justice qui nous ont permis d'aller et gagner en référé, et donc d'obtenir, grâce à la réactivité et la pugnacité de notre avocat de Nîmes de SUSPENDRE L'EXECUTION DU PREMIER JUGEMENT !
Ensuite, toujours grâce à vos dons, nous avons réussi à aller jusqu'en appel, et donc à obtenir LA RECONNAISSANCE DU BAIL D'HABITATION !

Mais les frais d’honoraires de l’avocat pour la procédure judiciaire ne sont pas encore couverts, ils sont estimés :

-   A 480 € pour une requête en interprétation auprès de la Cour d'appel de Nîmes, la préparation puis la présentation du dossier par notre avocat en audience,

-   A 600 € par  réunion officielle en sous préfecture et/ou en mairie pour les diligences effectuées par notre avocat : préparation, déplacements, courriers, comptes rendus, etc. Tout cela dans le but d'obtenir, par la négociation amiable, un bail rural concernant 5000 m2 de terres et de bâtiments agricoles.

Au total, nous estimons avoir besoin en 2019 d'une aide de 3000 € supplémentaires.

« Merci par avance pour votre aide et vos encouragements, car nous en avons un besoin urgent, au vu des frais liés à notre défense.
Et un très gros MERCI à vous tous et toutes qui nous avez soutenus, et surtout, n'hésitez pas à relayer ce mail à vos réseaux, toutes les bonnes idées sont bienvenues, vos gestes, même les plus petits, font de belles rivières, on en a tous les jours la preuve ! »

Delphine et Patrick

La rivière en contre bas de notre ferme où Lixi notre chienne adore se baigner

Notre ferme, une grande histoire d'amour

En 2005, Delphine, après plusieurs métiers et plusieurs vies, part s’installer, ses 3 enfants sous le bras, à la Borie dans les Cévennes pour être apicultrice. C’est là qu’elle rencontre Patrick, un maraîcher, un passionné, un militant, un vrai !

Ensemble, depuis 14 ans, ils vivent simplement sur le site préservé et sauvage du hameau de la Borie. C’est là qu’ils se sont mariés, qu’ils ont élevé leurs 6 enfants (3 chacun), qu’ils vivent et qu’ils cultivent des légumes bio. Ils font d'abord du miel, des poulets, du maraîchage, des cueillettes, et depuis peu, des préparations à base de plantes sauvages. Ils ont choisi le bio, oui mais comme une philosophie de vie. Pour eux, ce n’est pas « juste » produire sans pesticide ; ça implique aussi d’être le plus autonome possible, d’être solidaire et impliqué dans la vie de leur territoire. Toutes ces valeurs, ils les retrouvent en étant adhérents, depuis le début, chez Nature et Progrès dont ils respectent la charte et les cahiers des charges. D'ailleurs, cette année, puisqu'ils n'ont pas pu faire de jardin maraîcher, ils consacrent une partie de leur temps à visiter et instruire le dossier des fermes et entreprises "Nature et Progrès" qui demandent ou renouvellent la mention en 2019 : elles sont de plus en plus nombreuses !

Ici, la porte est restée ouverte à la famille, aux amis de passage, aux personnes dans le besoin… malgré l'espace réduit à l'habitation et à la baignade, tout le monde est le bienvenu, du moment qu'on passe de bons moments ensemble. D’ailleurs, vous avez l’adresse ? Alors passez donc faire un tour !

Leur stand de restauration fermière sur les grandes foires et salons bio a du s'adapter au changement imposé et s'est réduit en personnel, en surface, et en nombre de produits présentés, mais ils seront malgré tout présents aux salons Marjolaine à Paris, début novembre 2019 et Primevère à Lyon en février ou mars 2020.

Leurs spécialités ? Les criques fourrés aux légumes, ces délicieuses galettes de pommes de terre. Tout est fait avec les conserves des produits du jardin et de productions fermières de collègues paysans adhérents à Nature et Progrès.


Un coup de main de la famille sur notre stand pendant les foires bio les années précédentes


Produits de la ferme sur notre stand
Le jardin en 2018 a été plus productif que jamais !


Donner 10 euros

c'est déjà super

passe quand tu veux découvrir notre environnement

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un grand merci

passe nous voir pour un repas partagé à la table familiale

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c'est génial, tu nous aides beaucoup

passe nous voir pour un repas sur notre stand ou à la ferme

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c'est vraiment généreux !

un week end à la maison en bord de rivière

Donner 500 euros

on peut t'appeler sauveur ?

petit séjour dépaysant chez de vrais paysans et conserves maison

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