Film-collage 2 - La surface de dernière diffusion

Projet de long métrage d'Anaïs Ibert

 

Présentation du film

S Y N O P S I S


J'ai rêvé que j'étais enfermée, emmurée dans une maison en béton. En fait j'étais en quatre murs,…mais il n'y avait pas de toit. Et à un moment je ne sais pas comment, j'ai réussi à sortir. Quelque chose s'est ouvert…"

Une jeune femme écoute son amie lui raconter le rêve qu’elle a fait la nuit passée. Cette petite histoire va résonner en elle et bouleverser sa perception du monde.

 

 

D E M A R C H E


Depuis deux ans, je réalise un film séquence après séquence, au gré de mes moyens, et avec une équipe magnifique. Ce projet de long-métrage parle des rêves, de langages, du cosmos, et d’une image de l’amour. Il réunit plusieurs lieux, temporalités et personnages.

 Je filme les moments d'abandon. Ceux-ci prennent dans le film plusieurs formes : les personnages rient, dansent, parlent avec passion, rêvent, ou font l'amour. Dans ces moments furtifs je ressens avec force ma présence au monde. Ces instants sont rares et importants, et éveillent en moi une infinie tendresse. J’espère qu’il en sera de même pour le spectateur.

 

Depuis le début de mon travail sur le film, j’ai déjà réalisé quelques séquences qui forment pour l’instant la première matière du projet. Un premier montage de ces séquences a abouti à un court métrage de 06 minutes : Film-collage 2 - introduction. Cette petite forme à part entière a déjà été sélectionnée en festivals (36ème Festival Tous Courts,  Ecole supérieure d’Art d’Aix-en-Provence – France ; Revolutions per Minute Festival,  University of Massachusetts Boston – USA ; 6th KINODOT Experimental Film Festival,  Saint-Pétersbourg – Russie…).

Composer des formes courtes pendant la création de ce long métrage me permet de confronter mon travail aux regards des spectateurs. Je peux ainsi découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, qui alimentent la réalisation du projet.

De nouvelles séquences se sont ajoutées à ce premier court métrage pour former un ensemble de 15 minutes qui est pour l’instant le début du film.

 

D E B U T  D U  F I L M



                                                 Astrid Defrance, qui interprète le personnage principal du film

(copie de travail, sans étalonnage, le travail du son n’est pas terminé, 15 minutes)


L A  S U I T E  D U  F I L M

 

Il faut maintenant pouvoir continuer le film. Ce projet est une forme libre, en dehors de toute possibilité de financement pour le moment, car il ne se fait pas à partir d’un scénario habituel mais plutôt à la manière d’un collage. Pour continuer les tournages, je sollicite donc aujourd’hui un financement participatif, qui me permettrait d’avancer pour pouvoir ensuite chercher des financements plus institutionnels. J’ai déjà en projet plusieurs séquences à tourner.

                                   

F R A N C E  /  P a r i s 

Je continuerai le tournage en filmant à la fois des improvisations et des textes que j’écris. J’ai déjà filmé en Inde, en Normandie et à Paris. Je souhaite poursuivre dans le 19ème arrondissement de Paris, où je vis actuellement, et filmer une conversation nocturne entre le personnage principal du film, interprété par Astrid Defrance, et un jeune homme, interprété par Victor De Las Heras. Il s’agit là d’un dialogue qui parle de l’amour et de l’attachement que l’on porte à l’autre, à travers des notions d’astrophysique.

Je filmerai ensuite une scène d’amour entre un homme et une femme. Cette séquence de sexe sera tournée dans un studio avec au sol un matelas et un rideau à la fenêtre. Il ne s’agira pas là de re-créer l’ambiance d’un appartement parisien, mais de filmer ces corps de manière plus symbolique. Je souhaite effleurer qui sont ces deux personnages en m’attardant sur la manière qu’ils ont de communiquer, par leurs corps, leurs regards, et par le sexe. J’aspire, à travers ces scènes, à parler du langage, de la confrontation de deux mondes intérieurs, et de l’intimité. Il s’agit là de filmer à nouveau, comme beaucoup l’ont fait avant moi, une image de l’amour. Nous interpréterons avec le comédien Sébastien Turner ce couple à l’écran.

 

   R U S S I E  /  S a i n t  -  P é t e r s b o u r g

Je voudrais filmer une partie du film à Saint-Pétersbourg. J’ai découvert cette ville il y a trois ans lors du festival Message to Man où j’ai présenté mon court métrage Malagueña.J’y ai également séjourné en juin 2018 où j’étais en résidence de création au centre d’art Pushkinskaya-10 pour créer des collages, et où j’ai également montré pour la première fois mon dernier film, le court métrage qui initie ce film, Film-collage 2  introduction, au festival Kinodot.

J’aimerais y retourner pour tourner des images de cette ville de manière documentaire, comme je l’ai fait dans la ville de Varanasi en Inde.

Je veux filmer cette ville. Elle est pour moi aussi délicate que brutale. Et n’est que contradiction. J’ai commencé les repérages lors de mon séjour en 2018. Mon attention s’est portée sur un toit, une gare, une verrière abandonnée et le lac de Komarovo (ville voisine de St-Pétersbourg).

 

A L L E R   V E R S   L ' I N C O N N U

Je ne sais pas encore où je tournerai la fin du film, ni comment il se conclura. Je me laisse la liberté de découvrir où la réalisation de ce projet m’emmènera.

 Comme je demande à toute mon équipe de me faire confiance, je vous demande à vous également de croire à ce projet sans savoir la destination de ce voyage intérieur.

Note d'intention de la réalisatrice

Depuis des années, mon travail s’articule autour de trois pratiques : la réalisation de films, la photographie argentique, et la pratique du collage papier sur support bois. Prendre des photographies et réaliser des films me permet de me libérer du temps linéaire. De montrer le rythme singulier de chaque personne ou personnage. De capter les mouvements intérieurs des êtres et des lieux. Je réalise un film comme je fais un collage.

J’aime que l’on ne sache pas à l’avance si ce qui est filmé a vraiment eu lieu, si cela est imaginé par un des personnages, ou si cela est un rêve. Qu’un lieu se transforme selon qui le regarde. Je pense que les moments rêvés, ou imaginés, sont aussi importants que ceux que l’on vit réellement. Le spectateur accepte alors peu à peu de ne pas forcément tout comprendre, se laisse plus facilement aller à ressentir des sensations personnelles. Je veux laisser la place à chaque personne de comprendre et de voir ce qui le questionne dans sa vie au moment présent. Je ne veux rien imposer.

Je tiens à filmer en pellicule 16 mm et Super 8, supports avec lesquels je suis habituée à tourner mes films. Ce choix est guidé d’une part par des raisons esthétiques : le grain et les pulsations d’un obturateur mécanique créent une image brute, plus organique que mathématique. Ce choix se justifie aussi parce qu’il est en adéquation avec mon désir d’inscrire ces images dans une époque indéterminée, car il est impossible de dater une image argentique, à l’image d’un rêve où l’on ne sait jamais vraiment où l’on est, ni où l’on va. D’autre part, tourner en argentique implique une énergie et une concentration différente sur le tournage notamment par l’obligation économique de ne pas pouvoir multiplier les prises aussi facilement qu’en numérique.

Je tourne dans les lieux que j’habite, qui ont une importance pour moi. A l’opposé, j’aime tout autant filmer des endroits totalement inconnus mais qui m’interrogent ou résonnent en moi. Des lieux que je ne reverrai probablement jamais, mais qui se sont présentés sur mon chemin, comme Varanasi en Inde par exemple où j’ai tourné, de manière plus documentaire qu’à mon habitude, des images en Super 8 pour mon projet.

Je travaille sans scénario complet, les acteurs ne connaissant que les scènes dans lesquelles ils jouent.  Je leur demande de me faire confiance, ainsi qu’à toute mon équipe. Je n’écris pas de scénario car je n’ai pas envie de figer mon projet sur du papier, pour ensuite m’y tenir et tenter de calquer cette continuité dans le réel de la réalisation du film.

J’ai conscience des difficultés que cette approche engendre, particulièrement pour trouver des financements. C’est pour cette raison que je produis mes films depuis longtemps. Je travaille avec mes collaborateurs artistiques depuis plusieurs années maintenant. Néanmoins, pour ce projet, je ressens le besoin de solliciter une aide, car ce film est plus long et ambitieux que ce que j’ai fait auparavant.


A quoi servira l'argent collecté ?

Ce film est réalisé de manière bénévole. Cependant il engage des frais techniques importants. Je sollicite 5000 euros pour pouvoir continuer la fabrication du film. Je souhaite me servir de cet argent pour développer et numériser des images déjà tournées en Super 8. Je souhaite également continuer le tournage des séquences à Paris et à Saint Pétersbourg. L’argent ira dans l’achat de pellicule, la location de matériels de tournage, ainsi que dans le développement des images.

Tout.e.s les contributeurs et contributrices seront cité.e.s et remercié.e.s au générique du film.

5000 Euros :

Achat de pellicule 16mm et Super 8 : 1250 €

Location de matériel de tournage : 500 €

Développement des images : 1000 €

Numérisation des images : 1000 €

Régie sur les tournages : 250 €

Voyage à saint petersbourg : 1000 €

 

STRUCTURE DE PRODUCTION :

La surface de dernière diffusion

« Aussi brillante et opaque que la surface du Soleil, la surface de dernière diffusion est l’instant où les grains de lumière furent pour la première fois libérés de la matière brûlante et purent enfin voyager en ligne droite dans un univers devenu assez froid pour être transparent. C’est la première image du monde. »

La surface de dernière diffusion est une structure de production et de diffusion cinématographique née de l’association de trois cinéastes et artistes, Anaïs Ibert, Frédérique Menant et Agnès Perrais, en décembre 2018. Elle s’ancre dans la nécessité de permettre à des films de recherche d’expérimenter des écritures singulières, et a pour vocation de soutenir les auteurs aux stades de l’écriture et du développement, avant qu’ils ne trouvent une production. Les œuvres produites par l’association travaillent les lisières du réel et de l’imaginaire par une pratique de recherche formelle plastique. Elles cherchent à questionner et perturber les frontières entre les espaces, les temps, les disciplines artistiques.


L'équipe du film

Je collabore avec plusieurs chefs opérateurs et ingénieurs du son pour le même projet, chacun apportant sa sensibilité et son approche singulière de créer des atmosphères :

A l’Image : Frédérique Menant, Martín Molina Gola.

Au Son : François Boudet, Leïla Colin-Navaï, Jean-Barthélémy Velay.

Je travaille avec des actrices et acteurs professionnels ou non professionnels : Astrid Defrance, Frédérique Menant, Orlando Pereira Dos Santos, Jacques Ibert, Maria Mercado, Victor De Las Heras, Sébastien Turner, Anca Sandu, Agnès Perrais, Mariya Nikiforova.

Lieu- laboratoire partagé : Je suis membre du laboratoire cinématographique partagé l’Abominableà La Courneuve depuis plusieurs années. Nous nous soutenons entre réalisateurs, et j’y travaille la pellicule. J’y développerai les images du film tournées en 16mm.


F I L M O G R A P H I E  D ' A N A Ï S  I B E R T

(liste non exhaustive) 

2018 Film-collage 2 – introduction,  fiction, 06min, 16mm et Super 8 sur numérique

A propos du film :  
« Des personnages ensommeillés qui se meuvent avec grâce. Des détails inattendus. Des paysages irréels. Une absence de logique narrative. Tout semble indiquer que nous sommes dans un rêve. Mais non. La précision extrême des transitions et de la mise en scène témoigne de la réalité du réel. Nous voyons la vie comme un mystère avant qu’elle se fasse histoire. Rares sont ceux qui peuvent maîtriser cet état de devenir. Et l’empreinte est indélébile. »

Alexei Medvedev, programmateur et critique de film

2015Malagueña (Siboney – film-collage 1),  fiction, 11min, 16mm et Super 8 sur numérique

2014 Folia,  co-réalisé avec Victor De Las Heras, film musical, 11min30, 16mm

2011 Cahier noir : « hush hush hush »,  collaborateur de création : Victor De Las Heras, vidéo intéractive / installation, ~ 10min, numérique

2008ibü,  co-réalisé avec Victor De Las Heras, film d’animation d’objets en image par image, 8min30, numérique

 

F E S T I V A L S  E T  P R O J E C T I O N S

(liste non exhaustive)

 

* 2019 - Séance « Ciné-Art I Anaïs Ibert » En parallèle de ses cours d’Histoire de l’Art, Martine Baransky vous propose un rendez-vous mensuel cinéma. Cinéma le Café des images, Hérouville Saint-Clair – France

* 2019 - 36ème Festival Tous Courts – programmation de films expérimentaux « Objets Singuliers » (« Cette séance spécifique se propose de diffuser à l’école supérieure d’art des courts métrages qui affichent avec force leur caractère de recherche expérimentale : des objets singuliers. Au carrefour de l’art contemporain et du cinéma, ils nous entraînent dans un tourbillon visuel imprévisible… »), Ecole supérieure d’Art d’Aix-en-Provence – France

* 2019 - Revolutions per Minute Festival « All That We See or Seem, Is But a Dream Within a Dream »‘s Program, University of Massachusetts Boston – USA

* 2019 - Experiments in Cinema v14.2 - Department of Cinematic Arts, Albuquerque, New Mexico – USA

* 2018 -  6th KINODOT Experimental Film Festival, Saint-Pétersbourg – Russie

* 2017- Séance spéciale de films expérimentaux du Festival International Message to Man, Moscou – Russie

* 2016 - 26ème Festival International Message to Man – In Silico Experimental Competition, Saint-Pétersbourg – Russie

* 2016 - 2ème Festival Meconio – Muestras de Nuevos Cineastas, Madrid – Espagne

* 2015 - 22th Festival L’Alternativa – programació Laboratoris col·lectius independents, Barcelone – Espagne

* 2015 - (S8) Mostra de Cinema Periférico : Focus on Artist-Run Film Labs, La Corogne – Espagne

* 2015 - Cinéma de résistance : aux ateliers de Paris, galerie Schalten und Walten, Cologne – Allemagne

* 2014 - Balagan presents…Recent works from Collectif Jeune Cinéma, Harvard University, Cambridge – USA

* 2014 - Festival AnalogMania, Timisoara – Roumanie

* 2010 - 8th TiNDIRINDIS International Animation Film Festival, Vilnius – Lituanie

* 2009 - 16th KROK International Animated Film Festival, Kiev, Zaporijjia, Kherson, Sevastopol, Odessa – Ukraine

* 2009 - 6th BALKANIMA European Festival of Animated Film, Belgrade – Serbie  > ZOPTIK SPECIAL AWARD (Pour ibü « for creating beauty by infusing life into junk, showing the true nature of animated film»)



 

Donner 10 euros

Donner 20 euros

Donner 50 euros

Donner 100 euros

Donner 200 euros

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Martine Baransky
04/07/2020
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Eve Line
03/07/2020
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Éloïse Baille
03/07/2020
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