Le Creux de l'Enfer - Centre d'art contemporain d'intérêt national

Arts et culture

Le Creux de l’enfer est un centre d’art contemporain labellisé “d’intérêt national” situé dans le site emblématique de la vallée des usines de Thiers, ancien fleuron de la production coutelière.

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Qui sommes-nous ?

Le Creux de l’enfer est un centre d’art contemporain labellisé “d’intérêt national” situé dans le site emblématique de la Vallée des usines de Thiers, ancien fleuron de la production coutelière. Le Creux de l’enfer accompagne les artistes plasticiens dans leurs recherches ainsi que dans la production et la diffusion de leurs œuvres. Il s’agit d’un lieu d’expérimentations propice à l’émergence d’œuvres souvent inédites, portées par des artistes renommés ou émergents, qui crée les conditions d’un échange fructueux avec les publics de tout horizon. En 2021, le Creux de l’enfer s’est agrandi et déploie également son projet artistique et culturel dans un bâtiment voisin, l’Usine du May, qui met en valeur de nouveaux projets en lien étroit avec des acteurs du territoire. 

L’usine du Creux de l’enfer

Le bâtiment originel du centre d'art est un écrin historique remarquable, une architecture industrielle du 19ème siècle répartie sur quatre niveaux. Il dispose ainsi de larges baies vitrées, de grandes poulies suspendues au rez-de-chaussée, d’un toit terrasse. La présence de la roche est visible à tous les niveaux. A l’opposé du white cube, le centre d’art contemporain du Creux de l’enfer a pour vocation d’inviter des plasticiens à développer un travail en relation avec le site.

L’usine du Creux de l’enfer fermera ses portes en 2022 pour au moins 2 ans pour des travaux de restauration et d’aménagement. 

L’usine du May

A deux pas du Creux de l’enfer se trouve l’Usine du May, investie par le centre d’art contemporain depuis 2021.

Édifiée dans les années 1890 par l’entreprise de coutellerie Grange-Lepage, cette usine de près de 1000 m ² s’étend sur 4 niveaux. Ses encadrements de fenêtres et son toit-terrasse ornés de briques rouges et de pierre de Volvic prouvent le soin apporté à son architecture. Les quatre niveaux que compte le bâtiment sont desservis par un élégant escalier intérieur au centre duquel se trouve un monte-charge directement actionné par la turbine hydraulique.

Ces choix architecturaux et techniques inhabituels à Thiers sont spécifiques d’un courant parisien moderne pour l’époque. Le toit-terrasse remarquable de cette usine est le premier de ce type à avoir été installé dans la vallée.

La boutique-librairie

Nouveau lieu à découvrir pour flâner à la découverte d’objets d’art et d’artisanat locaux de qualité, la boutique du Creux de l’enfer offre une sélection d’objets et de créations originales, mis en valeur au sein d’un mobilier conçu par le designer Christophe Dubois.  Bijoux, céramiques ou œuvres tissées côtoient des articles d’épicerie de la région ainsi que des cartes postales ou des publications du centre d’art. Le boutique de l’Usine du May met en valeur des créateurs implantés dans la région mais aussi des artistes entretenant un lien d’amitié avec le Creux de l’enfer.

Le Pont de l’épée et les passerelles de George Trakas

Les passerelles et le Pont de l'épée réalisés par George Trakas au cours des années 1980-1990 permettent de relier les usines du Creux de l'enfer et du May.

Espaces de cheminement et de contemplation au cœur de la vallée, les passerelles donnent accès à des zones habituellement impraticables en permettant de longer la rivière, les façades des deux usines mais également de s'arrêter pour s'asseoir, observer, photographier.

Le Pont de l'épée (appelé aussi Pont miroir) est une passerelle courbe en inox qui franchit la rivière et passe au-dessus de la chute d’eau. Sa surface réfléchissante fait directement référence à la surface lisse et brillante des lames de couteaux.

« En 1985, j’ai fait les passerelles pour mettre les gens tout près de la rivière, au centre de l’âme, pour ressentir la Durolle dans notre ventre » G. Trakas

Depuis une dizaine d'années, les passerelles se sont considérablement dégradées, les rendant pour la plupart inaccessibles au public. 

Un projet de restauration de cette œuvre monumentale est en cours auprès de la Fondation du Patrimoine. Il s’agit de redonner une fonctionnalité et un sens au projet d’origine de l’artiste et de faciliter l’accès du public à l'ensemble du parcours.

Dans le cadre de ce projet de restauration, le Creux de l’enfer est à la recherche de mécénat financier et de compétence portant sur la liste des travaux nécessaires à la sauvegarde de l’œuvre de George Trakas.