Danse Orientale Traditionnelle

par Le Serpent Qui Danse

Danse Orientale Traditionnelle

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le lundi de 20:00 à 21:30 - Avancé - Adultes

Tarif d'essai

gratuit
le lundi de 18:30 à 20:00 - Débutant/Intermédiaire - Adultes

Tarif d'essai

gratuit

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0 €

Danse Orientale Traditionnelle

Le style de danse orientale le plus connu actuellement est le raqs sharki, une forme occidentalisée qui s’est fortement développé au milieu du XX e siècle dans les cabarets et le cinéma Hollywoodien. Témoin de cette occidentalisation, le costume deux pièces et une gestuelle dont la technique, aujourd’hui, se rapproche des danses plus institutionnelles comme le Modern’Jazz. Cependant, de multiples autres styles façonnent les danses orientales. On ne peut oublier que, dans les termes de « danses orientales » se cachent des danses qui recouvrent un territoire historique et géographique bien plus vaste que les cabarets du Caire dans les années 1950. Ces styles traditionnels relèvent d’un corps plus global et d’un mouvement intérieur riche. La « danse intérieure », par opposition à la « danse extérieure » est une expression que j’ai entendu pour la première fois dans un stage donné par Yasmine Louati. Elle établit une différence entre une danse aux apparences techniques impressionnantes et une danse, plus sobre et pudique, qui engage tant le corps que l’âme de la danseuse. L’intériorité de ce mouvement, si elle le rend moins spectaculaire, permet de se connecter à son être profond. Les danses traditionnelles nous enseignent comment le langage corporel peut se substituer à la parole et nous offrent un espace d’expressivité et de créativité dont les frontières peuvent être sans cesse modifiées et adaptées. En cours, cela se traduit par une approche de la danse plus respectueuse du corps et de son fonctionnement. Le travail consiste à retrouver des sensations harmonieuses qui permettent reprendre conscience des chaînes musculaires, de trouver une posture de danse naturelle et ainsi de créer un mouvement unique, propre à chaque danseuse, et qui traduira sa propre personnalité. Le travail des premières années de formation s’oriente principalement vers les rythmes et danses d’Egypte : le Chaabi – danse rurale et terrienne construite sur le rythme, le Baladi – danse féminine et codifiée, basée sur l’improvisation et « importée » notamment au Caire lors de l’exode rural, le saïdi – danse plus masculine, verticale et guerrière, inspirée de l’art martial égyptien le Tahtib, le Zaar – danse sacrée, de transe, féminine (Zikr dans sa version masculine), également appelée « la danse des cheveux ». Chacun de ces styles permet d’explorer un aspect particulier de la danse et du corps. Et ces aspects sont ensuite réutilisés lors de l’étude d’autres styles : danses et rythmes du Maghreb, danses tziganes, Yiddish… Les possibilités du mouvement traditionnel sont infinies, car la tradition, malgré ce que l’on veut en croire, évolue constamment au contact d’autres traditions. Elle n’est pas figée dans un « folklore » (qui, selon Marie Al Fajr n’est que l’expression « javellisée » de la tradition) destiné à attirer les touristes et à ranger les peuples dans des cases inamovibles. Ainsi, l’étude du mouvement traditionnel n’exclue pas, à mon sens, de travailler avec des rythmes contemporains.

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