Le Temps du Vent

Arts et culture

Le fonctionnement HORS-SOL de nos sociétés est pathogène pour l'Homo sapiens et mortifère pour le “reste” du Vivant. Il est à transmuter en cultivant les valeurs de beauté, simplicité, relation. Nous avons adopté cette éthique du RÉ-ANCRAGE et l'appliquons à la valorisation de voiliers patrimoniaux.

Nos actions en cours

Nous sommes actuellement en train de mettre en place nos prochaines initiatives. Revenez bientôt pour ne rien manquer !

Qui sommes-nous ?

L'association des ami·e·s de Marie-Galante et du Grand Large

Amoureux des voiliers traditionnels

Réuni·e·s autour de 3 grands voiliers cumulant 300 années de navigation, de labeur, de joies, d'épreuves, de rêves et pesant à eux 3, … 300 tonnes. Bateaux de travail à l'origine, ils ont été reconvertis en bateaux de plaisance dans les années 1980. Parfaits modèles de résilience donc !

Deux sont en bois, en chêne, et ont été construits dans le même chantier naval il y a près d'un siècle : Samsara (1924) et Labora (1939).

Samsara est labellisé “Bateau d'Intérêt Patrimonial” par la FONDATION du PATRIMOINE MARITIME et FLUVIAL et a obtenu le premier Prix du Concours d’Élégance de la Antigua Classic Yacht Regatta.

Le troisième voilier - Stahlratte - est en acier, il a été construit en 1903. C'est le plus imposant - 31 mètres de pont et 200 tonnes - il peut accueillir 30 personnes en croisière.

Ancré·e·s sur l'île de Marie-Galante

La baie d'attache de notre association ? Celle de Saint-Louis, sous le vent de l'île de Marie-Galante, dans les Caraïbes, une magnifique île rurale, l'île aux cent moulins.

Nos bateaux sont eux, reliés à différents territoires de l'archipel guadeloupéen : Labora à Nord Basse-Terre, Stahlratte à Sud Basse-Terre et Samsara à Marie-Galante. Ainsi positionnés, ils constituent des vecteurs du développement de l'économie régionale dite “bleue” (activités économiques liées aux océans, aux mers et à leurs côtes). L'idée étant qu'ils en deviennent des acteurs emblématiques.

Terre, Mer, Vent, le Temps du Vent, nous y voilà.

Ambitieuse & Audacieuse

  • Assurer la maintenance, la restauration, la (re)construction de toutes sortes de bateaux patrimoniaux.
  • Les lancer sur l'Océan pour composer des épopées et créer ainsi de nouveaux imaginaires.
  • Projeter généreusement ces imaginaires auprès d'un public le plus large possible.

         Des imaginaires pour le XXIème siècle, donc des imaginaires de bifurcation,

radicale (relatif à la racine, à l'essence de quelque chose),

désirable (l'objet d'une aspiration de l'âme, du cœur, de l'esprit).

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Une armada hétéroclite et pacifique !

>> Favorisant l'émergence de nouvelles manières de sentir, de s'émouvoir, de penser et d’agir en phase avec les enjeux écologiques, et ce, à travers,

  • la transmission de savoir-faire traditionnels : navigation, charpente, menuiserie, mécanique, voilerie, etc. ;
  • l'accueil de créateurs en résidence : artistes, chercheurs, scientifiques / concerts, expos, séminaires ;
  • une production audiovisuelle : éco-téléréalité, série, documentaire, fiction ;
  • une offre marchande “classique” : sortie à la journée, privatisation pour événements professionnels et familiaux, apéro coucher de soleil, tiers-lieu (lieu hybride), croisières, …

>> Arrimée à une éthique du RÉ-ANCRAGE cultivant les valeurs de beauté, simplicité, relation.

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Devise

“Navigare necesse est, vivere non est necesse”

("Vivre n’est pas nécessaire, naviguer l’est") est d'abord une citation latine de Pompée le Grand (-106/-48), reprise par Pétrarque (1304/1374), puis adoptée comme devise, d'abord par La Hanse fondée au XIIIe siècle, ensuite par l'école de Sagres d'Henri le navigateur (courant XVe siècle).

Fernando Pessoa (1888/1935) a rendu cette expression populaire en portugais (“Navegar é preciso, viver não é preciso”) dans un poème célèbre en lui donnant un sens différent : “créer est nécessaire, vivre vient après”. Enfin, le compositeur et chanteur brésilien Caetano Veloso, dans sa chanson Les Argonautes, reprend la formule en refrain :

Navegar é preciso
Viver não é preciso

STAHLRATTE (1903 - 200 tonnes)
LABORA au premier plan (1939 - 60 tonnes) et SAMSARA (1924 - 40 tonnes)