Sortir du cadre

par Lent ciné

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Sortir du cadre

par Lent ciné

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Un film et une série documentaire sur les artistes et les œuvres sous licences libres et ouvertes dans l’art.


Synopsis


Alors que le nombre d’artistes augmente constamment, et qu’il n’a jamais été aussi simple de créer, les artistes sont de plus en plus précaires. Pourtant, dans une société qui envisage l’art comme une marchandise et l’artiste comme une profession, des personnes cherchent à transformer les conditions d’échange des œuvres et imaginent des économies alternatives, fondées sur la liberté et le partage.


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Des nouvelles du projet par ici : l’envers du décor, la personnage principale du film, le crowdfunding et comment participer au projet.


Présentation


Sortir du cadre,c’est d’abord un film documentaire en cours de création, né du besoin d’expliquer l’intérêt des licences libres dans l’art. C’est également une série, également en cours de création, qui va à la rencontre des personnes œuvrant pour ces dernières. Pour en savoir plus sur les licences libres et de libre diffusion, les plus utilisées sont la licence Art Libre et les différentes licences Creative Commons.

Le film

Sortir du cadre est un documentaire qui prend place dans des combats en cours, ceux du libre et de la défense des droits des artistes. Notre objectif est de récolter la parole des principaux·ales acteur·rices de cette lutte et de mettre en lumière les actions quotidiennes qui nous rapprochent lentement mais sûrement d’alternatives viables au système capitaliste actuel.

  • L’artiste - personnage principal

Nous avons décidé de construire le documentaire autour d’une artiste qui place aujourd’hui la majorité de sa production sous licence libre ou ouverte. Cette artiste agirait en tant que personnage principal dans le film et guiderait les spectateur·rices tout au long de l’évolution du discours. Tout en instaurant un cadre, nous voulons laisser le maximum de liberté à cette personne afin d’en tirer une pensée spontanée et sincère.

Ces séquences seront également l’occasion d’intégrer des respirations par rapport au discours technique et juridique des licences et du droit d’auteur. Nous tenons à rendre le sujet humain, sensible. Car, malgré son apparente austérité, les notions qu’il développe concernent la vie elle-même.

  • Les artistes au travail

Les artistes seront au centre du documentaire. Nous voulons nous attacher au geste, au processus créatif et montrer ce qui est rarement visible, la face immergée des œuvres. Nous voulons également faire coïncider, par analogie plus au moins lointaine, le discours « abstrait » et la création « concrète ». En privilégiant les plans serrés, nous voulons laisser une grande place aux artistes et à leurs gestes, puisque nous avons peu l’occasion de voir des artistes au travail.

  • Les emprunts d’œuvres

A ces images d’artistes viendront s’intercaler des images d’œuvres sous licence libres ou ouverte. Elles serviront à montrer le travail fini des artistes et elles participeront activement au partage et à la circulation des œuvres d’art que nous voulons défendre dans le film. Faire cela nous permettra de démontrer concrètement qu’il est possible de s’approprier des images et des idées sans pour autant porter préjudice à son auteur·rice. Toute œuvre créée est le fruit d’inspirations, de vécu, d’idées, d’images, de sons qui ont d’abord été empruntées à d’autres œuvres avant d’émerger sous une nouvelle forme.

  • Les entretiens

Enfin, il nous paraît indispensable de passer par une forme d’entretiens face caméra pour traiter notre sujet. En effet, il y a un fond qui reste très didactique et qui met en tension des notions qui peuvent sembler complexes de prime abord. C’est pour cela qu’il est important de parfois poser la caméra et de laisser se dérouler une pensée sans entrave. C’est aussi l’un de nos objectifs principaux : donner la parole aux personnes qui luttent pour des alternatives plus juste.


La série

Il est frustrant d’interroger des personnes pendant une heure ou deux, mais de n’en garder que quelques secondes, voir rien du tout. C’est ainsi que nous est venu l’idée de créer une série documentaire à partir de ces entretiens.Chaque épisode reprendra l’interview avec une ou des personnes qui luttent pour des alternatives plus juste. Les entretiens reviennent sur leur vie et leurs expériences, leur travail et leurs espoirs. Et nous avons déjà des idées pour une éventuelle saison 2…


Les participant·es


  • Antoine Moreau, co-rédacteur de licence art libre, artiste peut-être et maître de conférences au département Multimédia de l’Université Franche-Comté.

  • Lorenzo Papace, directeur artistique, réalisateur et compositeur

  • Aryeom, réalisatrice de films d'animation indépendants et Jehan, scénariste et développeur, du projet ZeMarmot

  • Benjamin Jean, Juriste spécialisé en propriété intellectuelle dans le cadre de modèles ouverts

  • Niccolò Moscatelli et Blandine Bernardin de l’association Polynome, collectif curatorial

  • Alain Imbaud aka Aisyk et Nomys_Tempar de l’association Musique libre, qui milite pour que la musique soit accessible à tou⋅te⋅s, dans le respect des droits d’auteur.

  • David Revoy, illustrateur et enseignant.

  • Gee, docteur en informatique et auteur-dessinateur de BD.


Ainsi que d’autres personnes, à venir…


Historique


Membres fondateurs de l’association Lent ciné, qui permet la création et la diffusion d’œuvres audiovisuelles sous licences libre et de libre diffusion, nous réfléchissons depuis quelques années aux processus créatifs et à leurs conditions. Nous nous sommes entourés d’artistes pour créer, nous en avons rencontré lors de kino cabarets, nous avons découvert des auteur·rice·s en projetant leurs films. Toutes ces personnes avec qui nous avons échangé sur leurs expériences et les nôtres, ont nourri nos réflexions. Plusieurs constats en ressortent, notamment l’extrême difficulté à vivre de son art et à financer ses créations ainsi que la grande méconnaissance du droit.

Peu d’artistes connaissent vraiment le fonctionnement du droit d’auteur. Cet ensemble de droits régit pourtant leur création et leur donne un statut juridique qui les protège eux et leurs œuvres. Il leur confère ainsi la maîtrise économique de leur création. Pourtant, beaucoup de fantasmes subsistent : par exemple, le droit d’auteur n’a pas besoin de la mention copyright apposée sur les œuvres pour être effectif, puisqu’il s’applique dès leur création. Et alors qu’il devait protéger, le système contemporain du droit d’auteur fragilise et paupérise la majorité des artistes. Parce que nous sommes engagés dans la culture du libre, nous discutons souvent de ces questions, et de celles des licences libre et de libre diffusion avec d’autres. Ces dernières, qui permettent de concéder tout ou partie des droits conférés par le droit d’auteur, sont encore plus méconnues. Les licences libre et de libre diffusion se développent pourtant depuis une vingtaine d’années. En plus de pouvoir aider les œuvres à trouver leur public en facilitant leur circulation, elles permettent d’imaginer de nouveaux modèles économiques pour les auteurs.

Bien que nous travaillions sur ces sujets depuis plusieurs années, nous en apprenons encore chaque jour. Le droit d’auteur et les licences libres et de libre diffusion sont intimement liés aux processus créatifs, et c’est pourquoi nous avons décidé de créer une œuvre pour essayer de comprendre et de faire comprendre.


A quoi servira l’argent collecté



Jusque-là, nous avons financé le tournage sur nos deniers propres, mais nous arrivons au bout de nos possibilités. Nous avons passé beaucoup de temps à écrire des dossiers pour obtenir des financements (collectivités, bourses de structures du cinéma, fondation), mais la critique du droit d’auteur et la mise en avant des licences libres rebutent les financeurs.


2500€, c’est un minimum pour que le tournage puisse arriver à son terme. Cela ne paye pas la post-production du film (montage, mixage, étalonnage), ni les deux réalisateurs, seulement la possibilité matériel du tournage.

Nous allons à la rencontre de personnes, un peu partout en France, ce qui suppose des coûts liés aux transports et à la nourriture. Évidemment, nous ne faisons pas de folie : nous prenons nos billets longtemps à l’avance, et quand le train est trop cher, notre trajet dure plus longtemps en bus. Et nous trouvons toujours le moyen de nous faire héberger gratuitement. Nous souhaitons faire appel à une personne pour prendre le son des séquences avec l’artiste qui sera le personnage principal du film. Cela nous paraît essentiel pour le rendu du film, et nous ne pouvons pas le faire nous-même.

Si la somme récoltée dépasse l’objectif initiale de 2500€, cela nous permettra d’abord d’envisager plus sereinement la post-production, dont nous avons évalué le coût minimal à 5000€ (location de salle de montage, de mixage et d’étalonnage, rémunération de technicien·nes).

Si la somme récoltée dépasse les 7500€, alors nous pourrons envisager de nous rémunérer pour notre travail de réalisation sur le film.

Attention, lors de votre paiement, helloasso propose de lui faire un don, et fixe un montant par défaut. Vous pouvez le modifier et le mettre à zéro si vous le souhaitez.

Les contreparties : le don


Parce que nous ne souhaitons pas reproduire les inégalités qui ont cours partout autour de nous, nous avons décidé qu’il n’y aurait pas de contrepartie. Vous n’aurez pas droit à quelque chose parce que vous avez payé. Nous préférons le don : vous aurez accès au film et à la série lorsqu'ils sortiront.

Ainsi nous les placerons sous les licences Art Libre et Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International (CC BY-SA 4.0). Nous vous enverrons également des informations sur l’avancée du projet. Et enfin, nous organiserons une tournée de projections, en espérant pouvoir passer dans votre coin. Et si vous le souhaitez, votre nom ou pseudo apparaîtra dans les remerciements du générique de fin du film.

Licences Art libre et CC By-SA


Le collectif


Logo Lent ciné

Collectif de production et diffusion audiovisuelle, Lent ciné a pour objectif la création et la diffusion d’œuvres libres.

L’objectif du collectif est de créer, de montrer, de partager et d’échanger. Nous souhaitons créer des œuvres qui font réfléchir, pour décoloniser nos imaginaires et déconstruire les présupposés qui habitent nos cerveaux. Pour cela nous produisons des films et organisons des kino cabarets (48h ou plus pour créer collectivement des œuvres). Nous œuvrons ensuite pour les montrer, en les diffusant nous-mêmes, ou en les faisant connaître, pour que d’autres collectifs aient des outils pour aborder différentes thématiques. En plus de projections régulière, nous organisons chaque année un festival de films libres de critique sociale : Nos désirs sont désordres. Lent ciné est aussi l’occasion de partager les savoirs (techniques et autres) afin de permettre au plus grand nombre de s’exprimer. Il est un moyen de rencontrer et de tisser des liens avec d’autres collectifs. Enfin, le collectif soutient et tente de faire connaître le mouvement du libre, en utilisant des outils libres et des licences libres.

Pablo Albandea

Pablo se forme à la vidéo et à l’image en parallèle de ses études de cinéma et d’audiovisuel à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Depuis 2015, il multiplie et expérimente tous les domaines artistiques qui se trouvent à sa portée. D’abord tourné vers la performance audiovisuelle, il évolue aujourd’hui aussi bien dans le cinéma que dans le théâtre, la danse ou l’art contemporain. Il collabore régulièrement avec des artistes comme Damien Jibert (Reflet, exposé au Centre Pompidou en 2015), le chorégraphe Thomas Ballèvre (Super[p]oser, Autopilote)ou le groupe de musique électronique expérimentale Grand 8. Par ailleurs, il fait partie de la compagnie Les Enfants Sauvages (Choisir l’Écume, Game Over)et du groupe audiovisuel Asié Usu (Gingko, La Lune Vague). Il a réalisé son premier court-métrage Météores au printemps 2019, produit par Lent ciné et Le Fresnoy, studio national des arts contemporains.

Pablo fait partie du conseil d’administration du cinéma associatif lillois l’Univers. Il gère notamment une partie du labo photo et film argentique. Il est également membre du collège solidaire de Lent ciné, avec qui il organise des projections de films libres et met en place Hors Ciné, un projet de plateforme de vidéo à la demande composée uniquement de films placés sous licence libre ou de libre diffusion.

Son site : http://pabloalbandea.com

Dispositif de l'entretien

Tristan Duval

Très engagé, il se forme sur le tas à l’image et au son. Après l’animation d’une émission de radio sur radio campus Lille, il entreprend, avec d’autres, la réalisation d’un film. Ce sera Et vos rêves ?, qui suit les militants antipub de Lille qui préparent le procès de deux d’entre eux pour barbouillage de supports publicitaires.

Tristan prend goût à ce medium, et continue à créer, tout en se formant, à la fois aux outils et à la théorie. Son travail met l’humain au centre, tout en essayant de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans nos sociétés.

Aujourd’hui, Tristan continue à travailler sur ses projets de films, à s’investir avec Lent ciné, et participe à la gestion et à l’animation de différents projets et lieux, notamment à Poitiers, tout en se formant à la photographie et à la musique.

Son site : http://tristetemps.tuxfamily.org/



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HelloAsso est une entreprise sociale et solidaire, qui fournit gratuitement ses technologies de paiement à l’association Lent ciné. Une contribution au fonctionnement de HelloAsso, modifiable et facultative, vous sera proposée avant la validation de votre paiement.

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Thomas KUNTZ
17/02/2020
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Tangui Morlier
17/02/2020
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Jade Bernard
17/02/2020
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