Les 4 Saisons d'Ailleurs - Les Cahiers de l'Égaré

Arts et culture

Les Cahiers de l'Égaré est une maison d'édition sous statut loi 1901, existant depuis juillet 1988, ayant édité 225 titres en théâtre, philosophie, poésie

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Qui sommes-nous ?

Les Cahiers de l'Égaré sont nés en juillet 1988 avec la parution du 1° Cahier, Feu, texte du spectacle Feu, créé au stade du Revest, écrit et joué par Laurent Vercelletto et Philippe Vincenot, N° qui a connu plusieurs éditions, ce spectacle ayant bien tourné. 

Deux ans après, le 1° juillet 1990, c’était l’inauguration par Marcel Maréchal de la Maison des Comoni dont la responsabilité artistique fut confiée aux 4 Saisons du Revest et à Jean-Claude Grosse.

Aujourd'hui, Les Cahiers de l'Égaré, c'est 225 titres dont de nombreux textes de théâtre, créés et joués. 

Comme créateur-directeur de la revue Aporie (1982-1990, 14 N°), Jean-Claude Grosse avait noué des amitiés poétiques avec ce qu'il appelle des poètes de haute altitude comme Lorand Gaspar (création du spectacle Égée-Judée), Salah Stétié (création du spectacle Madelaine Musique, édition de Lumière sur lumière ou l'Islam créateur, du Voyage d'Alep) et Tristan Cabral (édition de L'enfant d'eau - journal d'un égaré 1940-1950). Et une amitié de très longue durée (depuis 1967) avec le philosophe Marcel Conche (édition de Heidegger par gros temps, De l'amour, La voie certaine vers “Dieu”, Entretiens avec Marcel Conche, Avec Marcel Conche, Le silence d'Émilie en édition Hors Commerce)

Les Cahiers de l'Égaré se sont essayés aux livres pluriels. Il s'agit d'oeuvres de « commande » :

sur des sujets « brûlants »:  l'affaire Gabrielle Russier (Gabrielle Russier/Antigone), le viol et l'assassinat de la jeune Agnès Marin, 14 ans par un mineur de 17 ans Matthieu Moulinas au collège du Cévenol à Chambon-sur-Lignon (Elle s'appelait Agnès), la perte d'un fils (Au bord des falaises ou comment se relever de ses morts ?)…

sur des célébrations : les 50 ans de la mort de Marilyn, les 300 ans de la naissance de Diderot, les 400 ans de la mort le même jour de Shakespeare et Cervantes, la Méditerranée, le Passage du temps.

Les Cahiers de l'Égaré, ce sont aussi des coups de cœur :

liés à des rencontres : la correspondance heureuse avec Emmanuelle Arsan, l'auteur des  Emmanuelle. Ou les poèmes et essais de la poétesse lyonnaise Nouria Rabeh (Les tourterelles sacrées, 100 poèmes pour cent femmes réelles). Ou les farces de É Say Salé, écrivain vivant au Burkina Faso (Moi, Avide 1°, l'Élu ou Vols de voix sur la présidentielle de  2017). Ou la rencontre entre François Carrassan et Bernard Plossu particulièrement fructueuse (L'incertaine apparence de l'Île de Port-Cros) et avec Rudy Ricciotti (La nature prisonnière).

liés à des envies « d'agiter le bocal »: sur le sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 à Toulon, sur les attentats du 11 septembre 2001, sur les 40 ans en juillet 2002 de l'indépendance de l'Algérie et le retour des pieds-noirs. 

liés à des compagnonnages, par exemple avec l’atelier d’écriture Point de mire du Revest, à des accompagnements de projets pédagogiques comme le projet Antigone aujourd’hui ? avec le CFA de l’Agricampus à Hyères, à des initiatives d'intelligence collective créatrice avec le Cahier des futurs désirés pour Corsavy (un cahier 21 X 29,7 de 48 pages qui fera date) ou le Cahier Gaïa, en préparation, d’après un récit de Taï-Marc Le Than, adapté par Dominique Lardenois, illustré par Rébéca Dautremer

Une telle politique éditoriale ne conçoit pas le livre comme une marchandise. Le livre est une œuvre vivante avec des auteurs vivants. La publication est un geste d'enthousiasme et de confiance intégrale envers les auteurs que nous ne censurons jamais et  dont nous soutenons l'investissement pendant et après l'écriture, en particulier pour la relation avec les publics au travers de lectures publiques. Dit autrement, Les Cahiers de l'Égaré se considèrent au service des auteurs, n'hésitant pas à dire oui à un projet en quelques minutes parce que considérant qu'il s'agit d'un projet d'intérêt public, une sorte de mission. Dernier exemple en date : la décision prise le 25 février 2021 de publier le livre d'André Neyton sur les 30 ans du Théâtre Comedia à Toulon, Fallait-il être fou ..., à paraître pour mai 2021.  Déjà, Les Cahiers de l'Égaré avait contribué à conserver la légende d'Orphéon à Cuers et La Seyne-Sur-Mer, 40 ans d'existence. Ce travail de mémoire n'a pu se faire pour l'oeuvre de César Gattegno du Théâtre du Rocher à La Garde ou pour celle de Gaston Beltrame à La Seyne. La légende des 4 Saisons du Revest est racontée dans Donjon Soleil et dans De l'impasse à la Traverse.

Nous continuerons à publier des livres qui nous font rire, nous émeuvent, nous aident à penser.