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MARIE STUART

par Les Ateliers de CriBeau

Le 24 novembre 2017 de 19:30 à 21:00

MARIE STUART - Les Ateliers de CriBeau

Lecture spectacle de l'œuvre de Dacia Maraini

«  Marie Stuart »


de Dacia Maraini


Lecture scénique avec Maria Laura Baccarini et Crescenza Guarnieri

Mise en scène : Crescenza Guarnieri

Spectacle en italien surtitré en français


“Bien que la pièce porte le nom d’une femme dans le célèbre texte de Schiller, les femmes sont peu représentées. Alors j’ai eu l’idée de bouleverser toute l’histoire, en multipliant les rôles féminins, pour décrire le rapport entre femmes et leur diverses attitudes face au pouvoir” (Dacia Maraini)
Marie Stuart, Elisabeth I: l’histoire avec un grand H, qui les élève, les précipite et les oblige à abandonner leur être “féminin” ou  le vivre comme une entrave”.
Ce qui nous a fascinées c’est l’univers si réel, pur, sensoriel que Dacia Maraini a magistralement créé dans cette pièce. C’est la possibilité d’explorer la “femme” dans une société masculine, la “femme” et le pouvoir, la femme” et l’amour, et tout ce à quoi elle est obligée de renoncer malgré elle, comme si être “femme”, être “féminine” était en totale contradiction avec la lucidité et la ruse. Il se peut que les sentiments soient un obstacle au calcul rationnel, à la stratégie..
Mais la femme est aussi autre chose: instinct,  conscience,  force nourrie et consacrée par sa propre fragilité,  élan dynamique de l’intellect, intuition.
Et le corps?
Le corps qui vit la maturation naturelle de l’âge, n’est même plus regardé dans le miroir. Il n’est que ressenti. Mais voici qu’émerge le monde intérieur de deux reines aux antipodes et dans le même temps si proches, l’une en face de l’autre, se traversant sans jamais se rencontrer.
Dacia Maraini nous le jette au visage le corps de ces deux femmes, défait, humilié, usé, suffoqué, contraint, palpitant.
La clef de cette rencontre, les yeux fermés, est dans le paradoxe: Marie et Elisabeth sont des âmes soeurs, aussi distantes que fusionnelles.
Le texte est d’une force extraordinaire, il suffit de lâcher prise, de s’y abandonner pour en éprouver la chair, le sang, les muscles, les odeurs, les humeurs, les sens tendus à l’extrême.
Dans le texte, qui “multiplie les rôles féminins”, comme le dit Dacia Maraini, nous trouvons Elisabeth et sa chambrière, Marie, sa dame de compagnie, lesquelles en se confrontant, s’affrontant, s’aimant et se soutenant mutuellement, mettent à jour les doutes et les questions que toute femme porte en soi.

Maria Laura Baccarini e Crescenza Guarnieri



"C’est à un duel de deux grands talents, Maria Laura Baccarini et Crescenza Guarnieri, que l’on assiste dans l’émouvante version de “Marie Stuart” adaptée du texte de Dacia Maraini. Grâce aussi, sans doute, au cadre suggestif de l’ex-Salle des Armes du Château Charles V de Monopoli, la lecture scénique proposée par les deux actrices était magnifique. Une heure environ pendant laquelle le public est resté fasciné, le souffle coupé, aux prises avec l’émotion que les interprètes, plongées dans un jeu très efficace de lumières, nous ont sans cesse offert, servies par une mise en scène originale de Crescenza Guarnieri elle-même; les choix musicaux et les mélodies originales étaient de Maria Laura Baccarini.
Fidèles au texte d’origine qui prévoit un “échange de rôles” continuel, les deux actrices s’habillent et se déshabillent avec de gracieux mouvement scéniques, endossant tour à tour les costumes des deux reines
( Baccarini dans celui de “ l’immense garce“ qu’est Elisabeth I, la bâtarde protestante; Guarnieri dans celui d’une Marie Stuart passionnée et viscérale, héritière la plus proche du trône d’Angleterre), et dans les habits de leurs respectives dames de compagnie et servantes (Baccarini interprète la servile et adorante Kennedy, Guarnieri en revanche la dure Nany, âme noire et sans concessions d’Elisabeth.)
Ce texte de Dacia Maraini est en réalité une relecture “à l’envers” de l’oeuvre homonyme de Schiller. Or l’oeil attentif et  la plume admirable de l’auteure ne pouvait que miser sur une réélaboration plus intimement féminine, laissant aux femmes tout l’espace scénique. Nombreux sont les thèmes: le rapport compliqué des femmes au pouvoir; la lutte contre le monde politique et totalement masculin pour affirmer leur propre caractère et leurs propres décisions; le schisme religieux entre catholiques et anglicans (Marie est la fille d’Ann Boleyn et de Henri VIII, responsable du schisme). Le tout sur le fond d’un siècle, le seizième, si éloigné de nous et pourtant si actuel.
Sans entrer dans le vif du sujet, qui est bien connu, de la relation entre les deux cousines et de leur destin (tragique assurément celui de la catholique, héritière du trône d’Ecosse, qui finira décapitée sur ordre de sa “soeur bien-aimée”), deux sont les éléments qui nous frappent: le fait que les deux femmes ne se rencontreront jamais sinon en rêve et que les personnages masculins ne sont en quelque sorte qu’”évoqués”, comme si leur rôle dans le déroulement des faits n’était d’aucune importance. Rappelons que l’auteur est une femme et que cette femme est Dacia Maraini.
Inutile de citer le curriculum des deux interprètes: Maria Laura Baccarini et Crescenza Guarnieri sont deux actrices confirmées de la scène, qui ont su trouver le juste équilibre entre deux caractères et deux personnalités différentes et nous offrir une pièce vibrante et assurément réussie. A ne pas manquer."
Dino Cassone (Sic CGL Puglia)





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