Les Enfants du Canal

Action sociale
Association d'aide au logement, à l'hébergement et à l'insertion sociale
qui sommes-nous ?
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Notre mission

L’association a pour objet de créer et faire fonctionner des structures passerelles pilotes pour les personnes sans abri et mal-logés afin d’accéder à un logement adapté voir autonome.

L'association mène des actions touchant l'hébergement, le logement et l'insertion des personnes sans abri.

Les actions de notre association

Le Busabri

Dans le XIVe arrondissement parisien, Les Enfants du canal ont installé un accueil de jour dans un bus à impériale. Dotée d’une équipe composée de travailleurs sociaux, de travailleurs pairs et de bénévoles, cette structure innovante accueille des personnes sans abri souvent très isolées.

A Paris, en face du 17, rue Froidevaux, entre bâtiments Art déco et cimetière, est installé un drôle de bus à impériale. Habillé d’un trompe-l’œil évoquant la façade d’un immeuble cosy et accueillant, avec des commerces de rez-de-chaussée et des habitations au premier, il est enrichi de références aux principes fondamentaux de la République. Quatre jours par semaine, le Busabri ouvre ses portes aux personnes sans domicile, dès 8heures. Chaque journée débute par l’installation du groupe électrogène ronflant qui alimentera le dispositif jusqu’à 18 heures. Les deux ou trois premiers habitués patientent, avant de prendre place sur les sièges du bus spécifiquement aménagé. Au rez-de-chaussée, un espace de convivialité, avec une kitchenette et des tables pour jouer à un jeu de société, discuter, lire le journal… A l’étage, en haut d’un étroit escalier, le petit bureau de l’assistante de service social qu’une cloison sépare d’un espace de réunion où se tiennent des activités d’animation. Aujourd’hui, Maurice Boisset, l’un des agents d’accueil, prépare le café pour tout le monde. « J’ai été dans la rue, moi aussi, et on m’a accueilli. Alors maintenant, c’est bien que j’aide les autres à mon tour », explique-t-il. Car le Busabri n’est pas un simple accueil de jour, c’est aussi un chantier d’insertion pour huit personnes qui ont elles-mêmes expérimenté la vie de sans-domicile fixe et ont entamé un parcours d’insertion.

Les maraudes

La ville de Paris à été découpée en quatre secteurs de maraudes (Nord, Sud, Est et Ouest) dont la gestion a été confiée à quatre associations (Emmaüs, Les Enfants du Canal, Aux Captifs la Libération et Aurore). Paris Sud concerne le 5ème, 6ème, 7ème, 13ème et 14ème arrondissements.

C’est depuis le mois de Décembre 2009 qu’à été mise en place sur Paris une « mission de coordination des équipes de maraudes » et ce afin d’assurer à toute personne vivant dans la rue la possibilité de rencontrer des travailleurs sociaux, d’être informée de ses droits ou d’être orientée vers une structure sociale ou médicosociale pouvant l’accompagner.

Rencontre avec Pierre-Yves Laurent, Coordinateur maraudes Paris-Sud* aux Enfants du Canal

En quoi consiste précisément votre mission ?

Pierre-Yves Laurent : Mon rôle est de soutenir les équipes de maraude dans leurs actions, de veiller à la mise en place d’une organisation efficiente sur le territoire, de favoriser la connaissance mutuelle des acteurs pour les amener à travailler ensemble et de faciliter la circulation des informations entre les différents opérateurs. Pour donner un exemple concret, je peux être amené à intervenir sur une situation individuelle préoccupante en mobilisant des acteurs locaux pour tenter de trouver une solution répondant à la demande exprimée par la personne. J’assure également l’animation technique du réseau, en organisant des rencontres ou des réunions d’informations, afin d’optimiser le service rendu à la population en situation de précarité et d’errance. Malheureusement, faute de moyens, des arrondissements entiers ne sont pas couverts par des maraudes d’interventions sociales. Aujourd’hui garantir un maillage complet et précis du territoire afin que toutes les personnes de la rue soient rencontrées par des travailleurs sociaux n’est pas possible !

Travaillez-vous avec d’autres acteurs que les associations ?

Pierre-Yves Laurent : Bien sûr, j’ai un rôle d’interlocuteur avec les Pouvoirs publics (Mairies, Commissariats, etc.) et je suis aussi amené à travailler avec des représentants de diverses institutions (Hôpitaux, Conseils de quartier, Gares, etc.) des arrondissements concernés. Ma mission est plus large que le simple objectif de mise à l’abri des personnes, je ne suis pas un acteur de l’urgence. L’objectif de mon travail est de coordonner / collaborer avec les acteurs de proximité afin d’accompagner les personnes en situation d’exclusion dans la mise en place d’un projet pérenne de « sortie de rue ».

 

Hébergement

Centre d'hébergement de la rue vésale : 24 résidents

“L’autonomie au centre des préoccupations"

Comme à la maison, ou presque. “Ici, mon indépendance est parfaitement respectée, je me sens en location plutôt qu’en hébergement d’urgence”. Ces dix dernières années, passées sur la Petite ceinture parisienne ou dans le bois de Vincennes, “Titi” avait toujours préféré la rue aux structures d’aide. “Ca détruit les gens”, assure-t-il. Depuis deux semaines, le voici pourtant pensionnaire du centre d’hébergement d’urgence et de stabilisation de la rue Vésale (5ème). Preuve que l’endroit, première étape sur la voie du relogement, est en passe de réussir son pari. “Si l’on veut éviter que les gens ne préfèrent retrouver la rue, il faut au maximum favoriser leur autonomie et arrêter de les infantiliser”, témoigne Christophe Louis, directeur des Enfants du Canal, association en charge du lieu, dont l’accueil est garanti 24 heures sur 24.

A chacun sa chambre D’où la volonté forcenée de traiter les 24 pensionnaires en véritables locataires. Chacun a donc sa clé et sa propre chambre, meublée d’un armoire et d’un lit – trois d’entre elles sont dédiées à des couples, sept peuvent accueillir des animaux. A l’instar de “Titi”, qui a rapatrié un aquarium et quelques étagères, chacun est aussi libre de décorer sa pièce comme bon lui semble. Les invités, eux, sont autorisés. De leurs côtés, les résidents en transit pour dix-huit mois environ, s’engagent à rencontrer chaque semaine un travailleur social, afin de soutenir les démarches administratives, médicales etc. Autre obligation : celle de verser une compensation équivalente à 20% de leurs revenus. “C’est une manière de les responsabiliser et des réaccoutumer aux gestes du quotidien, insiste Christophe Louis. Dans le même esprit, on leur demande d’assurer à tour de rôle le ménage des parties communes et de préparer leurs repas, une cuisine collective étant à leur disposition -une buanderie aussi. Autant de petits gestes qui leur permettront de se reconstruire”.

Insertion

Gestion de chantiers d'insertion

Siège social

5 Rue Vesale 75005 Paris

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dm celine
22 janvier 2016
Bonjour' comment fait on pour etre membre de lassociation afin daider les sdf? Merci

de Les Enfants du Canal, 22 janvier 2016
Bonjour Céline,

Merci de l'intérêt que vous nous portez!
Je vous invite à nous contacter à l'adresse suivante: lesenfantsducanal@orange.fr
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